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L’autofocus le plus rapide du monde …

Et il est …manuel !

Les deux termes sont l’hyperfocale et le « zone focusing », ce dernier que l’on pourrait traduire par zone de netteté. C’est dire que nous allons, avec cette technique, tenter de déterminer, à l’avance, une plage de netteté, dans laquelle nous essaierons de placer notre sujet (enfin, le but, c’est d’y arriver !).

En fait, nous allons faire la mise au point, mais … avant de cadrer et de viser. Le but étant d’évaluer avec la meilleure précision possible la distance à laquelle va se trouver le sujet de notre image. Sachant que dans une photo, il y a un peu de flou devant et derrière ce sujet, mais entre ces deux zones, tout est net. Et c’est dans cet espace que nous allons placer notre sujet.

Avec ce principe, nous ne faisons pas de uniquement de l’hyperfocale, dont le principe est très proche. Parce que nous ne chercherons pas toujours à être net jusque l’infini. Non, nous cherchons à être net dans une zone utile, à la profondeur qui peut être variable, mais qui ne dépasse pas quelques mètres. Ce qui permet de détacher notre sujet principal du fonds.

Génial, et ça marche comment ?

Tout d’abord ce principe sera très utile en photo de rue ou de reportage, surtout si vous travaillez en argentique ou lorsque votre autofocus à toutes les chances de patiner dans la semoule (ou sera trop lent !). Personnellement, je l’utilise quand je sors mes vieux télémétriques car là, forcément, c’était avant l’idée même que l’autofocus n’existât un jour.

Vous utiliserez ce principe avec – surtout – d’anciens objectifs qui ont la chance d’avoir une échelle de profondeur de champ gravée sur leur fut. Et tant que nous parlons objectif, sachez que ce principe fonctionne à merveille avec des grands angles (35 mm min en 24×36, le 28 mm étant l’idéal), parce que les courtes focales offrent une profondeur de champ suffisante, notamment autour de f5,6/8.

Encore, pensez à débrancher votre autofocus si vous utilisez ce principe car il essaiera sans doute de faire la mise au point là où vous ne voulez pas et travaillez en mode priorité à l’ouverture, qui permet le choix du diaphragme offrant la profondeur de champ souhaitée. Ça c’est pour ceux qui utilisent un appareil numérique.

Pour les autres, foin de tout ça, vous sélectionnez la vitesse avec votre cellule à main en fonction de l’ouverture choisie et puis vous regardez votre objectif :

Explication des images :

en premier lieu, l’hyperfocale :

en second lieu, le principe du zone focus :

En résumé, il vous suffit, avant de commencer vos prises de vue, de sélectionner l’ouverture qui vous offrira la plus grande plage de netteté, tenant compte de la vitesse que vous devrez utiliser pour éviter les flous (voir votre cellule à main). Et – mais c’est ce qui vous demandera des essais-erreurs – vous essayerez de placer votre sujet dans ces distances.

Cela demande un peu de pratique mais cela vous évitera, lorsque vous devez agir rapidement, de pouvoir réagir et ne pas rater la photo désirée.

Pour la petite histoire, c’est la technique que j’ai utilisée lors de mes essais des Zorki 1c, Leica IIIf, Leica M3 et M5, du Canon P. Parce que les viseurs du Zorki 1c et du Leica IIIf sont un peu difficiles, et même si ceux des Leica M et du Canon P sont beaucoup plus confortables et rapides, on manque parfois de temps pour effectuer une mise au point précise, dans le feu de l’action. Je vous mettrai les résultats lorsque j’aurai pu faire développer les films.

Comme d’habitude, des liens pour voir plus loin et ici, en images : https://www.youtube.com/watch?v=idaIzAnctf8 et la suite, https://www.youtube.com/watch?v=AMBuM5WKoZs, en français, puis https://www.youtube.com/watch?v=099t7rDQruA et https://www.youtube.com/watch?v=6vueOfDr4sQ en anglais.

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