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Canon Eos 5D mark III

Il est tout frais, il vient d’arriver … d’Espagne (tiens, comme l’Eos 6D qu’il va remplacer !).

En superbe état, avec sa boîte et tous ses accessoires, j’ai hâte de l’essayer.

Ce que je viens de faire, un peu par hasard (vous comprendrez mieux si vous lisez mon article sur le doubleur de focale Canon) et franchement, il a l’air épatant.

Un premier constat toutefois : il ressemble plus à un Eos 6D qu’à mon bon vieux Eos 5D Mark II. C.-à-d. qu’il est un peu plus léger, plus compact, avec une poignée mieux marquée et agréable à saisir, et un bouton pour l’allumer qui se situe autour du barillet des modes d’exposition (alors que sur le 5D MI il est sur la face arrière, avec 3 crans). Il fait moins « costaud » que son grand frère et pourtant il a les mêmes caractéristiques au niveau protection – tropicalisation). C’est vraiment un premier jet, je vous en parlerai plus dans les jours qui viennent.

Mais voilà donc un nouveau pensionnaire pour mon sac et un nouveau copain pour les objectifs Canon qui s’y trouvent. Il y restera en compagnie de l’Eos 6D.

Voilà, nous sommes le 09 juin (2020) et je reviens – enfin – sur le Canon Eos 5D mark III, que j’avais un peu laissé de côté, occupé à découvrir le Zeiss Ikon ZM.

Peut être tout d’abord, un petit comparatif entre le Mark II et le Mark III, sans tomber dans le descriptif trop technique :

Ils sont tous les deux tropicalisés, avec un peu plus de joints sur le MIII.

Au fait, petite précision sur cette notion de tropicalisation : cela veut dire que votre appareil résistera à un ruissellement, même important (genre « drache » nationale du 21 juillet en Belgique) mais en aucun cas il ne résistera à une immersion. Tropicalisation ne veut pas dire étanche ! Et après avoir été arrosé, même copieusement, votre appareil appréciera beaucoup que vous l’essuyez complètement (d’où l’utilité du carré de micro-fibres ultra absorbant dans votre sac). D’autant plus s’il y a des différences de températures importantes entre le dedans et le dehors car un autre élément risque de faire mourir votre chère électronique, la condensation. Donc, le mot d’ordre est : essuyez tout le matériel. Enfin, dernier petit truc utile : ne jetez plus les petits sachets de dessicant que vous trouverez dans de nombreux achats, notamment d’appareils électroniques et mettez les dans votre sac, ils vous sauveront la mise (et ils sont réutilisables après un petit passage au micro-ondes). Voyez aussi l’article « il pleut (encore) ! »

La question qui tue : l’Eos 5D mark II est il encore une référence intéressante ? La réponse est oui, cent fois oui. Les améliorations du Mark III ne le rendent pas complètement obsolète et il fera le plaisir de nombreux photographes qui n’osaient pas, faute de budget, faire le pas vers le plein format.

Sa solidité, ses capacités ont pleinement satisfait des générations de photographes pro ou experts, non sans raison. Si l’Eos 5D première génération est lui dépassé (18Mp et plus reconnu par les systèmes informatiques nouveaux), l’Eos 5D seconde génération est largement encore dans le coup, surtout si votre pratique est celle du studio et du paysage.

Pour en revenir à notre Canon Eos 5D mark III, il devient mon boitier principal, épaulé par l’Eos 6D.

Je le teste avec le doubleur et le 70-200 mm sur des Rouges-Gorges, Geais, Mésanges et quelques écureuils facétieux et gourmands. Les photos seront bientôt dans la rubrique « La Terre est belle« .

A ce sujet, je pense avoir trouvé l’explication de pourquoi l’autofocus du Eos 5D mark II et du Eos 6D ont déclaré forfait. Je vous la livre telle quelle : « … le module AF de Canon est le plus complet du moment avec 61 points dont 41 en croix et 5 en double croix. Mais attention, ces chiffres varient en fonction de la luminosité des optiques et des modèles. Ainsi, les 5 points en double croix ne sont actifs qu’avec certaines optique à f/2,8 ou plus lumineuses. A f/4, 5 les 5 poins en double croix ne fonctionnent plus et il faudra se «contenter» des 41 collimateurs en croix. À f/5,6 seuls les 21 collimateurs centraux en croix sont actifs, les 20 restant sur les 61 points sont linéaires. Avec certaines optiques le nombre total de collimateurs se réduit à 33.

Avec une ouverture à f/8, l’autofocus ne fonctionne simplement pas. Ainsi, les optiques f/4 utilisées avec un doubleur 2x ne disposeront pas d’autofocus ». Dixit un test fait par « Les numériques » (https://www.lesnumeriques.com/appareil-photo-numerique/canon-5d-mark-iii-p46451/test.html, pages consultées le 09/06/’20). Là où je pense que l’explication peut être logique avec le 6D et le 5D, elle est erronée avec l’Eos 5D mark III car il fonctionne parfaitement avec le doubleur, il suffit de monter un peu dans les ISO.

C’est donc un nouveau compagnon, bien agréable à prendre en mains et je vous avoue que j’aimerais pouvoir prendre quelques jours de vacances pour le tester en paysages, autres que ceux de mon quartier !

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