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Le Canon MC

Finalement, j’aime bien vous parler de ces appareils qui sont devenus des légendes.

Souvent, je les découvre avec vous, parce que je dois faire des recherches pour être le plus complet possible et savoir aussi comment utiliser ces vieilles machines quand j’arrive à en trouver une.

C’est aussi – souvent – l’occasion de les présenter en français car s’il existe des textes, c’est souvent en anglais, voire en allemand. Heureusement, il y a Deepl traducteur car vous me connaissez, les langues et moi !

Bref, je vous présente le dernier arrivé, le Canon MC que j’avais évoqué dans le second article sur les alternatives de l’Olympus Mju.

Le Canon MC – pour Mini Compact- fut présenté en avril 1984.

Sa première particularité, outre sa taille réduite, est d’être un autofocus. C’est sans aucun doute un des plus petits appareils plein cadre (35mm) doté de cet autofocus.

Sa lentille est protégée par un volet qui, en coulissant, met sous tension ou éteint l’appareil.

Tout a été pensé pour simplifier la vie de l’utilisateur : chargement, avancement et rembobinage du film sont entièrement automatiques et motorisés.

S’il n’y a pas encore de codage DX pour la sensibilité de la pellicule, une petite molette sous l’objectif vous permet de la régler, de 60 à 1000 Iso/Asa.

Son objectif est un 38mm ouvrant à f1:2,8 en 4 éléments et 4 groupes. Il est reconnu pour la finesse de ses détails.

Le viseur est grand et lumineux par rapport aux autres appareils de prise de vue automatique du moment. Comme la plupart de ses concurrents, il comporte des lignes de cadrage corrigées sans parallaxe indiquant la vue en angle semi-large, ainsi qu’une échelle de mise au point à base d’icônes sur la gauche et un indicateur de mise au point central de forme ovale. Si le système d’exposition détecte qu’un flash est recommandé, un voyant du viseur situé dans le coin supérieur gauche clignote.

Les autofocus de l’époque n’étaient encore capable de détecter plusieurs points de mise au point. Vous êtes donc « limité » à la mise au point automatique au centre de l’image.

Quoique chez Canon, ils ont imaginé quelque chose – certes peu pratique – mais qui permet de contourner cet écueil.

Tout d’abord, vous devez faire glisser l’interrupteur « Pre Focus / Self Timer » sur le dessus de l’appareil, puis centrer votre point de mise au point dans l’ovale central et appuyer complètement sur le déclencheur. Cela lance un compte à rebours de 10 secondes pour le retardateur, au cours duquel vous pouvez recomposer votre image comme vous le souhaitez. Une fois l’image réglée, une seconde pression sur le déclencheur annule le retardateur et expose l’image. Curieusement, une fois que vous avez commencé cette séquence, il n’y a aucun moyen d’annuler le compte à rebours du retardateur. L’appareil photo va déclencher l’obturateur dans 10 secondes ou chaque fois que vous appuyez une seconde fois sur le déclencheur.

Un autre point désarmant est l’échelle des distances, que vous voyez sur le côté gauche du viseur. En fait, elle ne vous donne la distance estimée qu’après avoir déclenché, ce qui est perturbant si vous voulez pouvoir tout maîtriser avant.

Ceci étant, il semble que l’appareil se trompe rarement, mais , avouons le , c’est étrange !

Dès éléments que j’ai pu recueillir, et avant d’y consacrer un film qui donnera un meilleur verdict, il semble que le Canon MC était considéré, à l’époque comme un « haut de gamme ». Pour ses automatismes performants, la qualité de ses optiques, la précision de son autofocus (lorsqu’on l’utilisait « plein cadre »), sa compacité.

Pour ma part, je l’ai tourné dans tous les sens, avec ou sans son flash (qui se clipse sur le côté) et j’avoue que c’est un appareil que l’on a bien en mains, malgré sa petite taille.

Celui que j’ai reçu est de plus doté d’un dos dateur, hélas en japonais. Mais si je me fie à celui du Canon AF 35 MII, je pense pouvoir le régler sans trop de soucis. Et je retrouve le même problème : impossible d’encoder l’année 2020, le compteur s’arrête à 100 (soit l’an 2000). Ce qui n’était pas mal comme espérance de vie … si ce n’est que ces appareils fonctionnent toujours ! Et ce dateur peut être mis sur OFF, évitant ainsi les disgracieuses indications sur la pellicule (franchement, je trouve que ça ne sert que dans le cadre d’un travail précis, telle l’expertise p. ex.)

Ensuite, au niveau alimentation, deux piles AA suffissent pour l’animer (plus une 2025 pour le dos dateur)

En résumé, un chouette petit appareil que j’ai hâte de sortir dans la rue (il n’est pas trop bruyant).

Il se négocie autour des 100€ en très bon état et avec sa lanière et son flash.

Je reviendrai donc vous mettre quelques exemples de photographies dès que j’en ai le temps.

Voilà, j’ai terminé le film de ce Canon MC la semaine passée (début septembre 2020). J’attends de recevoir les épreuves.

Mais voici mes impressions d’utilisateur de cet appareil.

Je reviens sur ce que j’écrivais, il est vraiment petit, surtout si comme moi vous laissez le flash à la maison. Si c’est un avantage pour le portage, il faut savoir où mettre ses doigts ! Rien de bien gênant mais faites attention à ne pas laisser un doigt dépasser sur la lentille (bon, on le voit quand ça arrive, mais le temps de l’ôter …).

Au niveau taille, je le remets aux Minox, avec cet avantage indubitable de posséder un autofocus alors qu’avec le Minox, vous devez utiliser le zone focus (et mettre vos lunettes pour lire les indications de prise de vue). Il est juste un peu plus épais et plus lourd.

Je vous indiquais aussi, ci-dessus, que le fait de voir « a posteriori » l’endroit visé par l’autofocus devait être perturbant. En fait, c’est tellement nous avons l’habitude de nous faire assister avec nos appareils modernes que ça semble étrange car lorsque vous visez, c’est l’objet ou l’endroit choisi qui est accroché par l’autofocus (petit cadre au milieu qui sert à faire la mise au point). S’il vous indique l’icône montagne, c’est parce que vous étiez au delà des 6m lors de votre visée.

Finalement, on s’y fait. Toutefois, pour avoir utilisé le Minolta DL500 Mini Wide après le Canon, c’est vrai que j’ai retrouvé les sensations « modernes » avec le Minolta car il fait la mise au point « avant » le déclenchement. Mais près de 10 ans séparent ces deux compacts.

Les sites de références ont été indiqués dans l‘article précédant

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