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Zeiss Ikon Contessamat SBE

Après Voigtländer, une autre légende, Zeiss Ikon.

Zeiss Ikon, avant la première guerre mondiale, était l’une des plus grandes entreprises de matériel photographique dans le monde. Fondée en 1926 par la fusion de quatre sociétés (IKON = ICA + Contessa-Nettel et Ernemann, Goerz), elle faisait partie de la fondation Carl Zeiss.et fut rejointe encore par d’autres grosses entreprises. Si le siège social était établi à Dresde, elle possédait des usines à Stuttgart et Berlin

Ce qui explique que la plupart des appareils produits seront équipés des optiques signées Zeiss

Puis vint la seconde guerre mondiale. La société fut divisée en deux parties, comme beaucoup d’autres fleurons de l’industrie allemande, et une partie se retrouva en Allemagne de l’Ouest et l’autre à L’Est.

Je ne vous ferai pas ici l’histoire de la marque, passionnante, car vous trouverez facilement elle-ci sur la Grande Toile.

Arrêtons-nous sur cet appareil, que j’ai acquis en son temps dans un lot d’appareils anciens (le Vito CLR et le Vitoret que je vous ai présentés en faisaient partie).

Il n’est pas toujours aisé de s’y retrouver dans les gammes d’appareil de Zeiss Ikon, qui essayait de couvrir tous les créneaux possibles, du plus basique au plus sophistiqué.

La gamme Contessa a été produite à Stuttgart dans les périodes 1950-1955 et 1960-1971, elle comporte de nombreux appareils de milieu et de haut de gamme. Ces appareils ont été conçus par Hubert Nerwin. Les versions des Contessa et Contina dont la désignation se termine par « E » comportent une visée télémétrique.

La gamme Contessamat fut déclinée en Contessamat, Contessamat SE, Contessamat STE et Contessamat SBE, qui était le haut de gamme de la série. Il fut produit de 1963 à 1967.

Que propose t’il qui justifie cette appellation de « haut de gamme » ?

Bon, ceci étant dit, comme le Vito CLR, on le sent bien en mains, même s’il est un peu plus léger (630gr).

Le déclencheur est plus habituel, sur le haut du capot. Très discret aussi. La manivelle de rembobinage est en dessous de la semelle et vous la déverrouillez en appuyant sur le petit bouton à côté.

La cellule est sur le haut du capot et il faut aussi quitter la visée des yeux pour la voir.

Esthétiquement, il est plus carré que le Vito CLR, mais c’est un design « classique » des années soixante.

Lui aussi est accompagné du fameux « sac tout prêt », dont la partie avant peut se détacher pour faciliter les prises de vue et qui permet de le porter (les lanières sont sur le sac). L’autre avantage de ce sac est de préserver la cellule, au sélénium, de la lumière qui l’épuise avec le temps. Celle de mon appareil est toujours fonctionnelle et l’appareil à plus de cinquante ans !

Franchement, ce qui impressionne avec cet appareil, c’est … son nom, promesse de qualité et que l’on voit bien (un peu à la Leica !)

Pour ma part, je le trouve tout à fait exploitable, même à notre époque. Il a ce qu’il faut pour photographier, mais sans courir : ces appareils demandent à s’apprivoiser pour donner le meilleur d’eux-mêmes.

Maintenant, si je devais choisir entre le Zeiss Ikon Contessamat SBE et le Voitgländer Vito CLR et bien … ce serait difficile !

Une petite vidéo (en anglais)

Et pour le mode d’emploi, c’est par LA

Des références, comme souvent : https://fr.wikibooks.org/wiki/Photographie/Fabricants/Zeiss_Ikon en français, https://pacificrimcamera.com/pp/zicontessamat.htm, https://camerapedia.fandom.com/wiki/Zeiss_Ikon_Contessamat en anglais, http://fotobox.over-blog.fr/article-zeiss-ikon-contessa-et-contessamat-110280841.html, http://www.collection-appareils.fr/x/html/page_standard.php?id_appareil=12909 en français, https://ilostrado.wordpress.com/2011/08/11/zeiss-ikon-contessamat-sbe-test-shoot-in-rome/ en anglais mais pour quelques idées de photos réalisées avec l’appareil

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