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Un appareil « bijou » : le Penti II

Parfois, au hasard d’un tiroir, on redécouvre des appareils anciens, plein de charme et d’histoires.

Celui que je vais vous présenter aujourd’hui à la saveur des histoires familiales, de ces photos conservées précieusement dans les albums que l’on feuillette avec bonheur et un brin de nostalgie.

Il a appartenu à ma belle-mère, que je n’ai pas eu le plaisir de rencontrer mais mon épouse a gardé précieusement ce témoin de ses premiers pas, des rencontres familiales, des évènements fondateurs d’une famille.

Lorsque l’on ôte son « sac tout prêt » en cuir beige, garni de feutrine rouge, on hésite, de prime abord : est-ce un appareil photo ou un de ces petits objets de dame des années soixante (un poudrier, un étuis de maquillage, un petit miroir, … ?)

Non, il y a un viseur et un objectif niché dans un écrin doré finement quadrillé.

Bon, d’abord, de qui s’agit-il ? Je le tourne et le retourne pour trouver une marque. Sur le pourtour de l’objectif, ultra plat, je trouve un mot Penti, suivi des chiffres romains II.

Petit tour sur le site de Sylvain Halgand (décidément incontournable) et je découvre les racines de l’appareil.

Il s’agit d’un Penti II. daté vraisemblablement de 1964. Le Penti fut fabriqué dès 1960 à l’origine par Welta-Kamera-Werk dans l’ex Allemagne de l’Est (RDA) à Dresde. La société Welta sera absorbé par la VEB Pentacon en 1964 alors que cet appareil était encore en production. Ceux qui seront fabriqués après la fusion ont été alors appelé Pentacon Penti II (le logo Pentacom – voir folder ci-dessous – est repris sur le dessous de l’appareil)

Techniquement, il propose quelques particularités intéressantes :

Je reviens aussi un instant sur la cassette Agfa, dite « rapid ». C’est un type de film qui était réservé à quelques appareils destinés aux amateurs. Connu sous le nom de SL System (Schnell Lade ou chargement rapide en allemand). En fait les cassettes n’ont pas d’axe sur lequel le film s’enroule.

Comme ces cassettes n’existent plus, il devrait être possible de charger, dans le noir absolu, une longueur de film équivalent à 12 vues dans une des cassettes (n’oubliez pas que c’est un demi format, donc vous aurez 24 photos). Pas certain que ce soit efficace car les encoches pour faire avancer le film risquent de ne pas correspondre et il faut découper l’amorce comme montré dans l’illustration ci-dessous..

Ici, je vais prendre une illustration d’un site très intéressant pour vous montrer le principe car il y a toujours un film dans celui que nous avons retrouvé. Sans doute des souvenirs que mon épouse ne veut pas perdre, je la comprends.

En fait, les 2 cassettes sont insérées dans le corps de l’appareil. Il faut tirer une amorce du film, l’amener vers la seconde cassette, qui est tenu par un loquet, et refermer la trappe qui « pousse » sur le film pour assurer son avancement et sa planéité

Très originaux dans leur conception, les Penti ont été conçu par Walter Henning lorsqu’il travaillait chez … Zeiss Ikon mais côté RDA (Allemagne de l’Est de l’après guerre). Finalement, il fut produit par la société Welta et son nom original était Welta Orix (produit exclusivement en 1958). Puis l’appareil devint Penti puis Pentacon Penti. Produit de 1959 à 1977, ces appareils ont été vendu à près de 800.000 exemplaires.

Cet appareil a été conçu comme un véritable accessoire de mode destiné aux dames. Les illustrations de l’époque le présentent comme tel

Pour le mode d’emploi, c’est ICI

Des références : http://www.collection-appareils.fr/x/html/appareil-970-Pentacon_Penti%20II.html en français, https://www.mikeeckman.com/2018/12/pentacon-penti-ii-1961/ , https://apenasimagens.com/en/penti-ii-pentacon/, http://www.analogadvocates.com/page/penti en anglais

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