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Le Nikon F 65

Nous sommes en 2001, le numérique n’est pas loin mais on fabrique toujours d’excellents appareils argentiques. Ce Nikon F 65 en est la preuve.

Bon, ce n’est pas un haut de gamme, plutôt un entrée de gamme mais tout le savoir faire de Nikon y est pour vous aider à réaliser de bonnes photos.

Réduction des coûts dit généralement boitier en polycarbonate, léger et agréable à porter, ce qui est important si vous voulez avoir du plaisir à sortir votre appareil pour faire des photos, souvent. Toutefois, la monture de la baïonnette est en métal, pour monter tous les objectifs de la gamme.

Il a existé soit en robe noire, soit comme ici, argenté et noir. Affaire de goût, je ne tranche pas, ce n’est pas ça qui fait de bonnes photos.

C’est plutôt ce qui est dedans et là vous avez du tout bon. Comme c’est un appareil destiné aux amateurs qui veulent pouvoir progresser, les automatismes sont bien présents mais vous pourrez prendre la main en manuel lorsque vous serez prêt.

Les modes programmes vous permettent de vous concentrer sur la prise de vue, le plus important en fait : le fameux PSAM : mode Program, priorité vitesse, priorité ouverture, manuel, cinq Vari-programme (l’équivalent des modes scène chez Canon).

L’autofocus (AF) est dit « dynamique » et travaille sur 5 zones et une large plage pour assurer une parfaite netteté des sujets et vise à éliminer les risques de flou. La mesure est dite matricielle, c.-à-d. en simplifiant, que la mesure est faite sur cinq plages différentes. Pour chacune, la luminosité est mesurée, ainsi le contraste de la scène est déduit. Puis les mesures sont comparées à 25 cas enregistrés dans la mémoire de l’appareil. Le programme en déduit une adaptation de sa pondération de mesure. Il est possible de basculer en mesure centrée. La mesure matricielle n’est possible qu’avec les objectifs AF toutefois. Vous pouvez même contrôler la profondeur de champ (intéressant lorsque vous voulez éliminer les arrières plan disgracieux)

Vous bénéficiez d’un flash intégré automatique, qui permet le dosage du flash par rapport à l’ambiance et qui émet l’exacte quantité de lumière nécessaire pour garantir une photo équilibrée. Si besoin, vous pouvez ajouter un flash externe, dont on pourrait regretter que la vitesse de synchronisation est un peu lente : 1/90s. Mais à moins d’avoir besoin d’utiliser régulièrement un flash pour votre pratique, ce n’est pas handicapant.

Ensuite, le grand écran de contrôle CL, bien lisible, vous permet de vérifier d’un seul coup d’œil tous les réglages de l’appareil. Du retardateur au choix de la zone de l’autofocus en passant par le bracketing ou les modifications d’ouverture ou vitesse, les multi expositions.

Le viseur contient tout ce dont vous avez besoin pour contrôler la prise de vue. L’autofocus est performant et vous pouvez avoir une assistance pour la mise au point (lampe d’assistance AF) ,

Pour le charger, c’est comme chez Canon : vous posez la bobine dans la chambre, l’appareil lit le codage DX (sensibilité), vous tirer l’amorce jusqu’à un repère et vous refermez l’appareil. Il charge le film et c’est près pour la première photo.

Enfin, pour parler des optiques, comme chez Canon ou Pentax, le choix est vaste et de qualité. Il faut toutefois faire attention à ce que ce soit des Nikkor AF G pour bénéficier de tous les automatismes.

Au sujet des optiques, petite digression utile : Chez Njkon et chez Pentax, leur monture originelle est toujours de mise. Ça veut dire que vous pouvez toujours utiliser sur des boitiers plus récents des optiques parfois sorties il y a soixante ans, la baïonnette n’ayant pas changé. Soyons de bons comptes cependant : si vous pouvez toujours les monter, soyez réaliste, des perfectionnements ont eu lieu et les derniers comme les contacteurs électriques, voire les puces internes des nouvelles optiques vous permettent de bénéficier des avancées des nouveaux boitiers (p. ex. autofocus, stabilisation, réglages particuliers). Donc, si vous montez un objectif qui a soixante ans sur un boitier plus récent, vous devrez tout régler à la main mais vous pourrez toujours photographier avec.

Chez Canon, ils ont créé une nouvelle monture en 1987, la fameuse Canon EF. Qui contient déjà des contacts électriques pour assurer la liaison avec les boitiers. Donc si vous montez une optique ancienne sur un nouveau boitier, vous ne perdrez pas tous les automatismes mais certaines nouvelles fonctions ne seront pas disponibles (p. ex. commande de stabilisation)

En résumé, si c’est un appareil d’entrée de gamme, il possède certaines des caractéristiques techniques qui n’en sont pas moins communes au reste de la gamme, même au niveau le plus élevé. Nikon ne va pas « brader » ses produits.

Généralement boudé par les puristes de la marque, il se trouve facilement à des prix raisonnables, autour des 40€ nu. Ça vous permet de choisir ensuite les bonnes optiques qui iront avec. Comme d’habitude, un bon vieux 50mm ou un mini trans standard style 24 – 70 mais là aussi évitez les objectifs trop pointus.

Là encore vous ferez un bon achat.

Si vous cherchez son mode d’emploi, c’est par ICI (en français)

Enfin, une petite vidéo d’illustration

Quelques références : https://www.nikon.be/fr_BE/product/discontinued/film-cameras/2006/film-slr-camera-f65-black, http://www.collection-appareils.fr/x/html/appareil-1910-Nikon_F65.html en français, https://www.kenrockwell.com/nikon/n65.htm en anglais

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