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Nikon F 50

Je continue ma petite exploration des appareils aux alentours de 50€ et je reviens chez Nikon.

Après le F65 que je vous ai présenté il y a peu, voici le Nikon F 50.

Cet appareil est une version moins chère du F90 dont le prix, costaud, freinait les ventes. Malgré cela, le F50 restait généralement assez cher par rapport à ses concurrents de l’époque

source : collections-appareils.fr

Il a été produit de 1994 à 1999 et se vendait souvent en kit avec un Nikon AF 35 – 80

Depuis l’introduction du reflex autofocus grand public en 1985 (avec le Minolta 7000 AF, pour mémoire) et jusqu’à sa disparition au début des années 2000, le marché était incroyablement compétitif et tous les appareils photo se sont radicalement améliorés pendant près de 25 ans à tous égards : fonctionnalités, vitesse de l’autofocus, menus sur LCD, informations multiples dans le viseur, pilotage des flashs, etc. Toutefois, vers la fin des années nonante, comme on dit par ici « trop is te veel  » (trop c’est trop) et à force d’ajouter des modes dits « intelligents », les constructeurs en sont arrivés à rendre leurs appareils trop compliqués et rébarbatifs pour le néophyte et même le pro qui perdait un temps précieux à paramétrer son boitier (tiens, ça ne vous rappelle rien ?).

À partir de 1986 avec le N2020, Nikon a produit une série d’appareils photo autofocus très efficaces – le N4004 (1987), le N8008 (1988), le N4004S (1989), le N6006 (1990), le N4004S (1991) et le N8008S (1991). Ceux-ci ont été suivis par le F90 / N90 appareil « expert » en 1992, suivi par le F90x / N90 mis à jour en 1994. En 1994, le F90x / N90 était le meilleur de la bande et était à peu près le tremplin entre le Nikon F4 (1988) et le F5 (1996), appareils pro.

En 1994 donc, parallèlement à l’introduction du F90x, Nikon a lancé deux appareils photo grand public : le F70 et le F50. Le F90X était le sommet de la pyramide, le F70 représentant le milieu de gamme et le F50 était une offre d’entrée de gamme. Le F50 est considéré comme le successeur spirituel des N4004 de 1989.

Le F50 était souvent livré avec deux objectifs zoom «en kit» – un AF-D 35-80 / 4-5,6 et un AF-D 80-200 / 4,5-5,6. De quoi commencer avec un bon bagage.

Voilà pour la présentation « historique ». Mais que penser de cet appareil ?

Généralement, Nikon ne brade pas sa technologique et même s’il la « simplifie », il ne retire pas les éléments essentiels aux photographes, fussent ils « amateurs ».

Honnêtement, hormis l’absence d’écran à l’arrière, cet appareil est fort proche de nos boitiers modernes.

Sauf que vous devez y mettre un film ! Ceci étant, comme pour ses concurrents, la chose est aisée : vous ouvrez le dos de l’appareil, glissez la cartouche dans le logement ad hoc, tirez l’amorce jusqu’au repère rouge, vérifiez que le film est bien face aux molettes d’entrainement et vous refermez. Le boitier va lire le codage DX (sensibilité) du film, charger le film et l’avancer à la première vue. Du grand classique.

Bon, vous y avez mis le film et vous voudriez commencer à photographier, c’est très bien … alors partons à sa découverte.

D’origine, l’autofocus est réglé sur « autofocus ponctuel ». Ce qui signifie qu’une fois le sujet correctement mis au point, celle-ci reste mémorisée tant que vous maintenez le déclencheur à mi-course. Cela permet de recadrer le sujet si besoin et celui-ci restera net (pour autant que vous gardiez la même distance avec le sujet, évidemment). Si le sujet à changé de place, relâchez le déclencheur et refaites la mise au point.

En mode « évolué », en plus du mode autofocus ponctuel, vous bénéficiez de l’autofocus en continu. Ce qui veut dire que l’automatisme de mise au point reste continuellement activé temps que vous maintenez le déclencheur à mi-course. Ce mode est particulièrement recommandé pour les sujets mobiles et le sport.

L’appareil vous propose quatre modes d’expositions : programme auto = P, automatique à priorité vitesse = S, automatique à priorité ouverture =A et enfin le mode manuel = M.

Ces quatre modes « auto » s »ajoutent à ce que Nikon appelle les modes simples (ou programmes résultats), symbolisés par des pictogrammes représentant le mode universel, paysage, portrait et gros plan.

Et puis il y a les modes « évolués », qui sont aussi au nombre de quatre : sport, silhouette, scène nocturne et effet de filé.

Le micro processeur de l’appareil détermine automatiquement la meilleure combinaison de vitesse et d’ouverture pour obtenir une exposition correcte.

Ici il n’y a plus de molettes de réglages mais des boutons, le plus important étant celui de sélection des modes (c’était très moderne pour l’époque). Pentax s’y était attaché aussi et avait lancé le mouvement dès 1987 (voir le Pentax SFX)

Une fois vos réglages faits, vous vérifiez le témoin de mise au point (un rond en bas de l’écran) puis il ne vous reste qu’à appuyer sur le déclencheur.

Le viseur est clair et il vous donne toutes les informations utiles pour la prise de vue

Le flash intégré n’est pas de style « pop up » (qui se déclenche seul) si la lumière est trop faible, vous devez l’actionner par le petit bouton près du prisme si l’appareil signale un risque de trop faible lumière et vous pouvez le solliciter pour un contre jour (technique du fill in) où si vous estimez la lumière trop sombre.

Comme je l’écrivais, ici tout se règle avec les boutons disséminés autour de l’écran LCD, en suivant les indications de cet écran.

Un petit truc astucieux à relever, comme le mode Time, qui vous permet de régler le retardateur pour faire des pauses longues pour le temps que vous désirez. Le déclencheur ne se meut qu’après 0,5 seconde pour éviter tout risque de flou (à n’utiliser que sur trépied, évidemment).

Par contre, un autre petit truc, mais plus agaçant (peut-être) : lorsque vous voulez garder l’exposition sur un sujet, vous appuyez à mi-course le déclencheur pour effectuer la mise au point et la mesure de l’exposition mais si vous devez décaler votre sujet, pour garder en mémoire l’exposition, vous devrez appuyer sur un petit bouton – AE-L, derrière l’écran LCD et le maintenir enfoncé lors de la prise de vue ! Pourquoi ne pas avoir confié cette fonction au déclencheur ?

La mise au point se fait en tout automatique ou manuellement, nous l’avons vu. Il suffit de faire basculer le petit curseur, près de l’objectif, sur la position M. Ne pas oublier dans ce cas de faire la même chose sur l’objectif si lui aussi peut être débrayé.

En résumé, que retenir de ce boitier, déclaré d’entrée de gamme mais déjà bien fourni si vous voulez vous lancer dans l’argentique avec un « grand » nom ?

L’appareil est bien doté, il est léger, facile à prendre en mains et suffisamment performant que pour vous inciter à le sortir souvent.

D’autant que son prix ne vous freinera pas : vous pourrez le trouver généralement sous les 50€, avec un des objectifs du kit de base (le 35 – 80) car souvent les personnes qui continuent en Nikon gardent leurs objectifs, autres que ceux « de base », puisqu’ils sont réutilisable sur quasi tous les autres boitiers de la marque (et ce depuis 1959 !)

Donc, si vous voulez vous lancer avec un boitier de marque, ce Nikon F 50 sera sans doute votre premier Nikon.

Résumé technique :

  • Vitesses d’obturation de 30 s à 1/2000 s
  • Comme tous les reflex de l’époque, le F50 est motorisé effectue le chargement automatique du film, l’avance et le rembobinage automatique.
  • Si vous utilisez une bobine de film codée DX, l’appareil photo va régler la sensibilité de 25 à 5000 Iso et si vous voulez la régler manuellement, ce sera de 6 à 6000 Iso
  • Autofocus / Mise au point manuelle se fait via un interrupteur situé à l’avant de l’appareil photo, on peut basculer de l’autofocus à la mise au point manuelle.
  • L’Autofocus est le module AM200 de Nikon. C’est le même que celui du Nikon F4 de 1988. Les performances de l’autofocus sont donc à peu près les mêmes que celles du F4
  • La mesure est matricielle à six segments. En mode de prise de vue manuelle, seule la mesure pondérée centrale fonctionne. Le verrouillage de l’exposition n’est pas activé en enfonçant à moitié le déclencheur, mais en appuyant et en maintenant enfoncé un bouton à l’arrière – là, on aurait pu rêver plus simple
  • Le flash est synchronisé au 1/125 et plus lent. Le F50 peut utiliser toute la gamme de flashes Nikon TTL disponibles à l’époque et même ceux fabriqués ultérieurement.
  • Une seule batterie au lithium 2CR5 assure l’alimentation du boitier
  • Poids: 580 grammes.

Comme d’habitude, une petite video d’illustration

pour bénéficier de sous-titres dans votre langue, aller sur paramètres, cliquez sur « anglais généré automatiquement », puis traduire automatiquement et choisissez parmi celles offertes

Quelques idées de photos prises avec cet appareil chez Lomography

Pour le mode d’emploi, c’est par ICI et par LA en français (chouette le mode d’emploi, seulement 71 pages et les traditionnels « attention » ou « précautions » sont illustrées de petits dessins sur seulement 3 pages)

Quelques références : https://davidde.com/2020/02/23/review-the-nikon-n50-f50/, https://www.mir.com.my/rb/photography/companies/nikon/htmls/models/specroom98/f50/f50spec.htm, https://en.wikipedia.org/wiki/Nikon_F50, https://imaging.nikon.com/lineup/filmcamera/slr/f50_f50d/, http://camera-wiki.org/wiki/Nikon_F50_%28N50%29, https://radojuva.com/en/2019/05/nikon-f50-obzor/ en anglais, http://www.collection-appareils.fr/x/html/appareil-15379-Nikon_F50.html en français

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