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Le Minolta XG 2

Si vous avez lu l’article sur le Minolta XG-1, vous êtes déjà un peu au courant de cette série des XG chez Minolta, sortie en même temps que le (alors) révolutionnaire XD-7, et présentée en 1977.

Cette série commençait avec le XG-7, le haut de gamme de la série XG, qui était en fait la version « économique » du XD-7.

Heu… au USA c’est bien un XG-7 mais un XG-2 en Europe et un XG-E au Japon.

Alors, comme d’habitude, puisqu’on descend d’un cran, on ne garde pas toutes les options mais on préserve celles qui sont toujours utiles.

Par exemple, il garde le mode automatique mais les contrôles sont disposés un peu différemment, et pour faire bonne mesure, on ajoute de nouvelles fonctions comme le « touch switch » qui utilise la conductivité de la peau humaine pour mettre en service le circuit de la cellule (un contact sensitif très en avance sur son temps).

Mais ils ont sucré quelques autres petites choses, comme le mode priorité à la vitesse, ils ont remplacé le rideau métallique par un classique rideau en tissu (ce qui limite la vitesse de synchro flash au 1/60s), la cellule n’est pas en service quand on passe en mode manuel, la sensibilité est limitée de 25 à 1600 Asa, la cellule est au CdS et pas au sélénium et il n’est pas possible de faire des expositions multiples.

Tout ça pour économiser quelques Yens …. mais en même temps le rendre plus accessible.

Bon, tout cela n’empêche pas l’appareil d’être efficace et utilisable, et il fit le bonheur de nombreux amateurs, même pointilleux, mais moins argentés que ceux qui se payaient le XD-7.

Franchement, pour aller d’un point A à un point B, vous le faites aussi bien avec une 2CV qu’avec une Mercedes …. en plus, heu …. rustique, mais vous y arrivez quand même.

Si je vous ai énuméré ce qu’il n’avait pas, voici quand même tout ce qu’il possède :

Le viseur, clair et net, contient les éléments utiles pour la prise de vue

1. Stigmomètre de mise au point et microprisme, 2. Échelle de vitesse 3. Voyants lumineux (mode automatique uniquement : affiche la vitesse d’obturation sélectionnée par le système d’exposition automatique ; en mode manuel et automatique, la diode « 60 » correspond également à un signal prêt pour le flash) 4. les indicateurs à diodes au-dessus ou au-dessous de la plage (mode automatique uniquement)
La commande pour allumer/éteindre, lancer le minuteur, le témoin de batterie – de l’autre côté, la molette des vitesses et le réglage des sensibilités, ainsi que le réglage de sur/sous exposition

En résumé, c’est un appareil en double mode : priorité ouverture (A), mesurée en enfonçant à mi-course le déclencheur. Dans ce cas, une diode rouge vous indique la vitesse sélectionnée. Ou manuel, mais qui nécessite qu’une pile soit dans l’appareil pour fonctionner et sans vous donner d’indication de la mesure de la cellule.

Il est, comme la série XD, le successeur des gammes précédentes des SR (1950) et SRT (1960), en plus petit, moins lourd et – forcément – plus performant. Il utilise aussi la nouvelle monture MD, créée pour le XD.

Personnellement, je le trouve bien complet et, j’avoue, j’aime bien qu’un appareil soit à priorité ouverture, comme le Canon AV-1 moins connu et couru que son cousin le AE-1 qui est un priorité vitesse. Vous pouvez mieux maîtriser ce qui entoure votre sujet.

Il est agréable à prendre an mains, à manipuler. Son viseur est lumineux et on y trouve vite ses repères.

Honnêtement, c’est vraiment dommage que cette marque ne soit pas plus reconnue. Elle a eu le tort de disparaître trop tôt, trop brutalement. Pourtant, elle nous a offert – et avec le temps nous offre encore – de beaux spécimens d’appareils performants des années septante et quatre-vingt pour les tout mécaniques (et il en sera de même avec les autofocus, plus tard).

Quoique en y réfléchissant, c’est une aubaine si vous cherchez des appareils moins suivis et donc plus abordables qui proposent tout ce dont nous avons besoin pour (re)découvrir la photographie argentique, sans se ruiner.

Car question budget, lorsque vous évitez les XD-7 et XD-11 trop chers, vous vous en sortez à 50€ maximum pour un boitier et son objectif.

Et c’est un appareil fait pour durer, la preuve, 44 ans plus tard, j’en parle encore … en bien !

source : Collection-appareils, Sears 1978

Video d’illustration

Si vous cherchez le mode d’emploi, c’est ICI

Résumé d’un test effectué à l’époque de la sortie des Minolta XG-1 et XG-2

Quelques références : https://cameragocamera.com/2019/01/19/minolta-xg2/, https://camerapedia.fandom.com/wiki/Minolta_XG_series, http://www.rokkorfiles.com/XG%20Series.htm, https://www.mikeeckman.com/2015/03/minolta-xg7-1977/ en anglais, http://collection-argentiques.net/?p=2683, http://www.suaudeau.eu/memo/histoire/Histoire_reflexes_Minolta/Histoire-minolta-5.html, http://www.collection-appareils.fr/x/html/appareil-11526.html en français

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