J’aime beaucoup la chanson de Brel, « le Plat Pays ». Honnêtement, si j’étais homme politique, c’est cette chanson que je choisirais comme hymne national plutôt que la brabançonne !

Et dans ce texte merveilleux, il y a cette phrase : « Avec un ciel si bas qu’un canal s’est perdu, Avec un ciel si bas qu’il fait l’humilité, Avec un ciel si gris qu’un canal s’est pendu, Avec un ciel si gris qu’il faut lui pardonner ».

Lorsque le ciel est changeant et que je me promène près d’un canal, ces paroles résonnent au rythme de mes pas …

Avec la mer du Nord pour dernier terrain vague,
Et des vagues de dunes pour arrêter les vagues,
Et de vagues rochers que les marées dépassent,
Et qui ont à jamais le cœur à marée basse.
Avec infiniment de brumes à venir
Avec le vent d’ouest écoutez le tenir
Le plat pays qui est le mien.

Avec des cathédrales pour uniques montagnes,
Et de noirs clochers comme mats de cocagne
Ou des diables en pierres décrochent les nuages,
Avec le fil des jours pour unique voyage,
Et des chemins de pluie pour unique bonsoir,
Avec le vent de l’est écoutez le vouloir,
Le plat pays qui est le mien.

Avec un ciel si bas qu’un canal s’est perdu,
Avec un ciel si bas qu’il fait l’humilité
Avec un ciel si gris qu’un canal s’est pendu,
Avec un ciel si gris qu’il faut lui pardonner.
Avec le vent du nord qui vient s’écarteler,
Avec le vent du nord écoutez le craquer,
Le plat pays qui est le mien.

Avec de l’Italie qui descendrait l’Escaut,
Avec Frida la Blonde quand elle devient Margot,
Quand les fils de Novembre nous reviennent en Mai,
Quand la plaine est fumante et tremble sous Juillet,
Quand le vent est au rire quand le vent est au blé,
Quand le vent est sud écoutez le chanter,
Le plat pays qui est le mien.

Le canal du Centre historique est un beau lieu de promenades, à pieds ou à vélo (idée de la carte par Filimages, merci encore)