C’est toujours un grand plaisir de participer aux stages organisés par Philippe Vanoudenhove.

Non seulement on y apprend à peaufiner sa technique photographique, on s’inspire du travail des uns et des autres et on partage de bons moments, entre photographes.

Si vous vous en souvenez, j’avais participé à un premier stage à la Côte d’Opale, en juin et je n’étais pas totalement satisfait de mes photos.

Alors, quand Philippe a proposé un second stage en ce mois d’octobre, je m’y suis inscrit avec la volonté de mieux maitriser non seulement la technique mais aussi la poésie des lieux.

La particularité des stages organisés par Philippe, c’est le partage de nos regards croisés : nous étions tous aux mêmes endroits et pourtant, toutes nos images, nos histoires sont différentes.

Je vous invite d’ailleurs à aller découvrir ce travail ICI. C’est tellement riche de nos passions et de notre enthousiasme.

Et, modestement, je vous livre les quelques photos que j’ai retenues pour illustrer ces balades au bord de l’eau, lors des grandes marées d’octobre.

Un mot du matériel utilisé.

Lors du stage précédent, j’avais dû jeter un filtre Rangers, complètement ruiné. Et j’ai acheté un filtre magnétique de la marque K&F Concept pour le remplacer.

Il est facile d’utilisation, avec un minimum de précautions auxquelles il faut s’astreindre (le remettre dans sa boite entre 2 manipulations, ne pas le laisser tomber dans le sable ni l’eau salée, le souffler régulièrement, le nettoyer souvent avec un carré de microfibres pour effacer les gouttelettes et les embruns).

Ce que je regrettais par contre, c’est que si je voulais acheter d’autres densités, je ne pouvais le faire qu’en rachetant à chaque fois la bague à viser sur l’objectif. Ce qui est parfaitement inutile, une seule suffit. D’autant que si vous avez plusieurs objectifs de diamètres différents, ça commence à se compliquer singulièrement.

Bref, M’sieurs – Dames de chez K&F Concept, vous m’avez entendu râler, car ils proposent maintenant un kit de filtres à un prix raisonnable.

Pour le calcul des temps de pause, une application sous Android très facile : Lee Stopper App.

Un mot encore du trépied. Vu le vent, souvent présent en bord de mer, prévoir un pied stable si possible avec un crochet pour l’alourdir en cas de vent violent. Personnellement, j’avais acheté un Cullman, très maniable et léger, que j’ai pu, pour certaines photos, mettre au ras du sol, mais pas assez haut pour d’autres prises de vue.

Et en revenant à la maison, grande douche à l’eau douce pour enlever les résidus de sel et de sable, sinon vous allez ruiner rapidement les mécanismes et le coulissement des sections.

Enfin, dernier accessoire indispensable, une télécommande pour les poses longues. D’aucuns me diront qu’on peut faire ça avec son smartphone.

Vous connaissez mes opinions sur ces téléphones intelligents ! Non, rien ne vaut une télécommande filaire, voire radio commandée (mais ça coûte plus cher). Pas besoin d’un truc trop sophistiqué – vous avez déjà dû vous farcir le monde d’emploi de l’appareil – mais elle doit, à minima, avoir un chronomètre (ou une minuterie si vous décomptez) et un bouton que l’on peut bloquer pendant la durée de la pose. Personnellement, c’est une Rollei que j’ai acheté pour le Sony A7 et elle m’a donné toute satisfaction.

Ah oui, ne pas oublier un poncho ou une veste bien imperméable, ainsi qu’un sac étanche à glisser au dessus de votre sac photo (on en trouve de pas chers et de toutes les tailles chez Décathlon) car en bord de mer, nous avons eu, sur la même journée, du soleil, de la pluie, du vent et des grêles. De quoi baptiser tout le matériel.