Les Yashica Electro 35

Yashica Electro 35 GX

Quelques lectures sur les plus beaux télémétriques anciens ont attiré ma curiosité vers les Yashica Electro 35.

Comme d’habitude, les bonnes adresses sont en bas de page.

Et donc, je me suis laissé tenter par un Electro 35 GSN, en premier. Fabuleuse machine des années ’70 avec, là aussi, un objectif magique de 45 mm ouvrant à f1:1,7. Une visée claire, facile à régler, un déclencheur très discret.

Ensuite, je suis passé à l’Elecro 35 GT, en noir. Petite anecdote de ces années-là : le noir passait pour faire professionnel. Outre ce petit clin d’œil, en noir, les Electro 35 sont magnifiques.

Puis, pour faire la balance, j’ai trouvé un Electro 35 GTN, l’équivalent du GSN, mais en mode « pro ». Du plaisir tout simple et un fabuleux moyen de communication en Street Photography.

Quant vous prenez quelqu’un en photo, et qu’il s’en aperçoit, (presque) à tous les coups, c’est l’occasion de parler souvenirs et photos à l’ancienne, au point qu’il en oublie ensuite d’avoir été mis en boîte.

Enfin, pour clôturer ma trilogie, j’ai craqué pour le petit dernier de la série : l’Electro 35 GX. Plus petit que ses prédécesseurs, toujours aussi agile et magnifique en noir, c’est un excellent appareil pour la photo de rue.

Honnêtement, c’est un plaisir de travailler avec ces appareils : lumineux, faciles à utiliser, discrets. Juste un petit travail pour trouver les piles adéquates, mais les bonnes vieilles LR 44 et CR123 font l’affaire (et un peu de bricolage sur le GX pour les faire tenir dans le logement ad hoc).

Ces appareils valent largement une marque célèbre mais inabordable. Peut on leur reprocher un objectif unique, non interchangeable ? Peut-être mais, franchement, quand vous êtes habitué à une focale, en changez-vous souvent ? Un objectif fixe, c’est un exercice de style : celui d’appréhender la juste distance (surtout en photo de rue), de maîtriser son cadre en jouant des particularités de l’optique. Et quand on peut – enfin – jongler avec ces possibilités, rare sont les fois où l’on change son caillou.

Yashica Electro 35 GTN

Encore un petit dernier, un Electro 35 MC, trouvé dans une brocante, mal en point : couvert de poussière avec un vilain coup sur le pourtour de l’objectif. Je le teste, il déclenche; le télémètre fonctionne. Allez, je négocie pour le plaisir et je l’emporte pour une bouchée de pain.

Rentré à la maison, je le nettoie délicatement, parviens à redresser le tour de l’objectif, trouve une pile et test : tout fonctionne parfaitement. Vraiment solide ces appareils ! Il date des années ’70 (1972) pourtant. Et comme vous pouvez le voir sur la photo ci-dessous, il tient dans la main.

Yashica Electro 35 MC

Contrairement à ses grands frères, il est automatique avec priorité à l’ouverture. L’utilisateur sélectionne celle-ci (en fonction de la sensibilité du film et des conditions météorologiques) et l’appareil règle la vitesse d’obturation. Son automatisme n’est pas débrayable.

Pour le reste, ce sont de magnifiques objets, solides, qui fonctionnent presque comme au premier jour sans grand entretien ni intervention. A essayer, vraiment, pour le plaisir.

Ici encore, je vous renvoie au site de Monsieur Suaudau, décidément une mine de renseignements, en français : http://www.suaudeau.eu/memo/pratique/tel_yas.html. Là encore, un petit tour sur le site http://35mm-compact.com/compact/yashicaelectro35gx.htm pour comprendre l’intérêt de ce petit bijou, dont un objectif de 40 mm ouvrant à f1:1,8. Et puis sur http://www.collection-appareils.fr/x/html/appareil-1377-Yashica_Electro%2035%20GSN.html et sur https://mgroleau.com/photo/japon/yashica/yashica_electro35.html ou encore https://francoislegeait.blogspot.com/2015/11/yashica-electro-35-gt-une-occasion-en-or.html

Une idée des tailles : Yashica Electro 35 GX, au fonds, Electro 35 MC au milieu et un Canon Ixus 2 (APS) devant

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