Mon parcours est peut-être atypique, mais c’est le mien et je l’assume.

Finalement, et parce que c’est le photographe qui fait la photo et non l’appareil, même s’il aide à sa réalisation de par ses qualités, voire ses défauts qui sont comme des signatures. J’ai finalement arrêté mon choix de matériel, qui évoluera sans doute un peu, mais pas rapidement.

Pourquoi parler de mon matériel sur un site tel que celui-ci ?

Simplement, comme j’ai tenté d’expliquer ma démarche, mes errances, mes coups de cœur argentiques ou numériques, il me semblait normal de terminer cet espèce de cycle en énumérant les appareils avec lesquels je travaille et qui correspondent, finalement, à ma pratique.

Au cas où cela vous aurait échappé, tous mes appareils sont des appareils d’occasion.

Pourquoi ? Par choix philosophique et pécuniaire. Philosophique parce que je trouve inutile cette course effrénée vers le toujours dernier appareil à la mode ou à la pointe de la technologie. N’oubliez pas que cette escalade ne concerne pas que votre appareil mais aussi toute la chaine informatique qui est derrière ! Un fichier de 20 millions de pixel est déjà lourd à traiter. Que dire de ceux de 40 millions et plus que l’on nous vante ? A moins d’être pro et d’avoir l’absolue nécessité de ce type d’appareil, j’estime que, pour ma pratique, ce n’est absolument pas nécessaire. Pécuniaire parce que mes argentiques m’ont généralement peu coûté, sauf quelques uns, il est vrai plus rares et exotiques, comme le Canon P, venu en droite ligne du Japon, ou les Leica, parce que se sont … des Leica !

Quant à mes numériques, la fourchette reste très raisonnable elle aussi car j’ai là encore fait le choix de la seconde main. Et je vous assure que l’on peut être encore surpris des résultats d’appareils anciens, vous le verrez dans quelques articles.

Mes optiques sont toutes des occasions, qui ont nécessité de la patience, un brin de chance et quelques négociations.

Tous les appareils décris sur le site ont été, aussi, forcément des occasions, achetées par curiosité, intérêt, envie du moment. Ils ont tous été nettoyé de fonds en comble, les mousses parfois changées, des télémètres nettoyés avec prudence, des piles souvent bricolées pour remplacer celles au mercure qui équipaient les anciens appareils, notamment les Minolta, les Yashica Electro, les Canonet, les Minox, les Ricoh. Et ceux qui avaient satisfait ma curiosité, mon intérêt, mon envie du moment ont été revendu et fait le bonheur de nouveaux chasseurs d’image.

Bien évidemment, la liste de mes appareils évolue, pour le plaisir souvent et parce que j’ai bien envie de tester des choses différentes. Vous verrez dans les différents articles qui leur sont consacrés qui ils sont et pourquoi ils m’accompagnent alors.