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Les moyens formats

Des appareils mythiques dont les plus connus sont les Rolleiflex, les Hasselblad, les Mamya, les Kiev 88 … mais il y en a plein d’autres encore, moins auréolés de renommée mais qui font aussi d’excellentes photos.

Bref, c’est un monde différent qui s’ouvre à vous avec ces machines : celle du temps pour composer vos photos, les capter.

Pourtant, de grands noms s’en sont servis au quotidien, tels Viviane Maier, Robert Cappa – pour ne citer que les 2 noms qui me viennent immédiatement à l’esprit.

D’excellents sites, y compris en français (je me permets de citer celui de Steven Berruyer : https://www.stevenberruyer.com/argentique-2/guide-dachat-moyen-format/) sont des mines d’or pour les infos utiles.

Maintenant, que dire de ces appareils ? Qu’il faut prendre le temps de les apprivoiser, de les manipuler, eux et les accessoires qui y sont souvent associés, comme une cellule indépendante. Mais ensuite, ils vous entrainent dans le mode précis des grands formats : 4,5×6, 6×6, 6×7, 6×9 pour les plus courants.

Pour ma part, j’ai essayé un Mamya M 645 – aux environs des années 1975, un Yashica C et un Yashica D – daté de 1959 et 1974 – et un Rolleiflex Automat 4KB 3,5 bay 1 (ou si vous préférez, Rolleiflex MY – EVS type 1, 3,5 bay 1) daté entre 1954 et 1956. Et j’allais oublier un Libutel 2 : un OVNI en bakélite issu de la Grande Russie (fabriqué de 1955 à 1977) mais qui permet sans se ruiner de découvrir les joies et contraintes du moyen format. Enfin, un Zenza Bronica S2A, avec dos interchangeables (sauf le mien – de dos – car l’engin frise les 2kg à emporter !), qui date des environs de 1965.

Lubitel 2, en bakélite
la visée du Lubitel 2

Sauf pour le Mamya M645, qui permet de viser comme avec un réflex (en tout cas le mien parce que j’avais un viseur à prisme et non à capuchon), les autres donnent une posture d’humilité face au sujet à photographier : en effet, on baise la tête pour voir à travers le dépoli. Ce qui, au dire de beaucoup, influence la photo et le photographié, qui se sent moins agressé de par ce type de visée. Pourquoi pas ?

Pour ma part, je préfère le Mamya car il permet une visée directe. Car pour les autres, il faut toujours penser à inverser l’image vue sur le dépoli et – perso – j’ai difficile avec cet exercice. Ceci dit, le Mamya, comme son nom l’indique, n’est pas un « vrai » 6×6 mais un 6×4,5 (modèle M645). N’empêche, cela ferait un sacré grand capteur en numérique !

Ceci étant, les négatifs sont sublimes, avec une foule de détails, qui permettent de beaux agrandissements si nécessaires.

Et, franchement, même si ces appareils sont un peu chers en occasion (comptez au minimum 100€ pour un Yashica C, 450€ pour un Rolleiflex, 450€ pour un Mamya, mais seulement 50€ pour un Lubitel) , ce n’est rien eu égard aux prix délirants de leurs homologues numériques (on commence le ticket d’entrée à 5000€, boîtier nu !)

Point de vue films, il est toujours facile d’en trouver même si l’offre se réduit. Souvent, je passe par Fotoimpex (https://www.fotoimpex.com/) ou Retro Camera (https://www.retrocamera.be/en/). Les labos les développent sans soucis, à moins que vous n’ayez votre propre labo photo.

Chaque photo a un coût (un film 120 permet généralement 12 vues en 6×6 et environ 15 en 4,5×6), ce qui impose de réfléchir avant d’appuyer sur le déclencheur. Mais le résultat en vaut la peine.

Voilà, en ces temps un peu compliqués, c’est peut-être l’occasion de les découvrir et de les essayer, à votre aise. Vous serez surpris de la qualité des détails qui apparaissent sur ces négatifs, qui vous autoriseront de grands tirages (vous aurez vos posters perso, chouette non ?)

Et, je le répète, les films sont toujours en vente et toujours développés sans soucis.

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