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Zorki C

Une petite précision tout d’abord : celui que nous appelons le Zorki C est n fait un Zorki S mais en écriture cyrillique, le S s’écrit C ! Ça va, vous suivez toujours ?

Ensuite, d’aucun prétende qu’il s’agit d’une copie du Leica II, ce dont je ne suis pas certain, au vu des images ci-dessous. Il y a bien « un petit air de » mais ça s’arrête là !

Esthétiquement le Zorki est moins « équilibré » notamment avec la molette des vitesses en surplomb alors que sur le Leica, tout est à la même hauteur.

Ceci étant, les 2 appareils sont un peu « torturés » au sens où il y a quand même beaucoup de boutons et molettes.

Pour le reste, remarquez la longueur de la base télémétrique, qui est sensiblement la même pour les deux appareils, gage généralement d’une meilleure précision lors de la visée.

Pour tout dire, le Zorki C a généralement moins la cote que le Zorki 3 (à cause de son esthétique particulière) mais il ne démérite pas et si vous voulez entrer à moindre coût dans la famille des télémétriques « à l’ancienne », c’est une belle opportunité, son prix étant toujours contenu.

Ah, encore, la différence entre le Zorki C et le Zorki 2C tient au fait que le second possède des œillets pour le porter.

Techniquement :

  • télémétrique à objectif au standard Ltm 39 (Leica visant)
  • calibré pour une focale de 50mm mais vous pouvez lui adjoindre un viseur dédié à d’autre focale (du 35 au 90mm souvent – en deçà et au delà, la visée est compliquée)
  • toujours armer avant de modifier les vitesses sous peine d’abimer la mécanique irrémédiablement
  • vitesses de 1/25 à 1/500 plus pause B
  • en dessous de la molette des vitesses se trouve une collerette pour la synchronisation des vitesses du flash
  • griffe flash avec un contact sur la face avant (mais on utilise rarement un flash avec ces appareils)
  • compteur mécanique et manuel pour le nombre de photos (penser à le remettre à zéro à chaque nouvelle pellicule)
  • deux œilletons à l’arrière : à gauche, le télémètre, à droite, le viseur proprement dit (cadrage) – ça c’est comme sur le Leica
  • le déclencheur est niché entre la molette des vitesses et la roue du compteur de vue qui est aussi la molette pour faire avancer le film
  • sur le déclencheur, notons les 2 positions matérialisées par un point de couleur, celle notée d’un Л (en rouge) indique la position pour rembobiner le film
  • à l’autre extrémité, la tige pour rembobiner le film en fin de course.
  • en dessous, une clé pour ouvrir le compartiment dans lequel vous allez insérer le film (vérifier toujours, en cas d’achat, qu’il y a bien une bobine réceptrice dans l’appareil) – comme sur les Leica de l’époque et même jusqu’au célèbre M.. Ce n’est pas le plus pratique, mais on s’y fait vite et il y a plein de tuto pour vous montrer comment ça marche (voir ci-dessous une petite vidéo d’exemple)

Cet appareil fut fabriqué de 1955 à 1958 à 472.702 unités. Pas mal du tout ! Quand je vous disais que les Russes ont produit le plus grand nombre de télémétriques au monde …

Mais qu’a t-il d’intéressant cet appareil, finalement ?

Sa compacité, proche de celle, par exemple, du Zorki 1c que j’ai déjà présenté, surtout si vous lui adjoignez un 50mm dit « rentrant ». Vous pourrez le glisser dans une poche (heu… de manteau ou blouson).

Sa solidité : tout est en métal ici, même les bobines à l’intérieur.

Avec lui, vous irez à l’origine de la photo 24×36, avec ses bons moments et ses (rares) galères. Mais quel plaisir de photographier différemment.

En plus, comme je le répète souvent, un boitier est une boîte noire plus ou moins sophistiquée et celle-ci ne convertira les rayons lumineux que si l’objectif est de qualité (et les réglages les plus corrects possibles – quoique le N/B vous laisse quelques latitudes). Alors, au prix où sont ces boitiers, faits vous plaisir et investissez dans une bonne optique, qui ne doit pas forcément être du Leica pour être bonne. Les russes en ont aussi quelques unes qui sortent du lot, comme les Jupiter 3 ouvrant à f1,5 ou les Jupiter 8 ouvrant à f2.

Franchement, à essayer !

J’ai trouvé une video sympa (en espagnol, pour changer) pour présenter l’appareil

petite video pour vous montrer comment charger votre appareil – attention, j’y fais une remarque toute personnelle : ne laissez pas la languette découpée avec un angle vif mais arrondissez le, cela risquera de moins coincer dans l’appareil.

Surtout je vous ai trouvé une petite vidéo (espagnole) sous titrée en français qui explique comment utiliser ces appareils russes. C’est super bien fait et très instructif.

Cette fois-ci, j’espère vous avoir donné l’envie d’utiliser ces vieux appareils sympathiques et encore bien abordables.

Encore un lien, en rapport cette fois avec la manière de couper la languette du film (en anglais mais très illustré).

Enfin, si vous tombiez sur un appareil peu fringant, soit vous l’envoyez chez Oleg Photocameras ou vous vous essayez à le réparer vous-même.

Quelques références : https://camerapedia.fandom.com/wiki/Zorki_2-S , http://www.sovietcams.com/index.php?2082523149, http://mattsclassiccameras.com/rangefinders-compacts/zorki-s/ en anglais, http://www.mes-appareils-photos.fr/Zorki-S.htm en français

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