C’est en cherchant les papiers de la voiture de mon père que je suis tombé (sans me faire mal) sur ce petit compact Canon, dans la boite à gants (ancien terme bien désuet, non ?).

J’essaie de le mettre en route, batteries mortes (oui, il y en avait une de réserve dans le petit sac), il fallait s’y attendre ! Heureusement que j’ai toujours un chargeur universel pour ce type de situation et je « regonfle » les batteries en quelques heures.

Voyons voir ce que donne l’engin …

Sorti en août 2004, il succède au Canon PowerShot S60, présenté lui en juin de la même année.

En gros, il garde la plupart des spécifications du S60 comme le capteur CCD 1/1,8″ de 7,1 mégapixels (celui qui équipait à l’époque le Powershot G6, le « pro » de la bande), comme le « même zoom optique grand angle 3,6x que le S60, qui, réalisant une plage de zoom équivalente à 28-100 mm au format 35 mm, permet aux utilisateurs la flexibilité de tout photographier, des paysages panoramiques aux portraits en gros plan. Doté d’un objectif asphérique à indice de réfraction ultra élevé (UA) moulé en verre, qui possède l’indice de réfraction le plus élevé au monde  » (dixit le Musée Canon).

Mais alors, me direz-vous, pourquoi avoir sorti un nouvel appareil ?

Il faut bien vendre mon bon Monsieur …

Voyons un peu ce qu’il apporte de mieux : en fait, il est une évolution du S60 qui permet – enfin – de prendre en charge la sélection de la zone AF dans les modes de prises de vue Programme, Tv (time value ou priorité vitesse), Av (aperture value ou priorité ouverture) et Manuel même si le cadre AF est fixé au centre lorsque vous photographiez. Ensuite la mise au point et le bracketing AE sont présents, ainsi qu’un réglage de la puissance du flash.

Les ingénieurs – qui n’avaient sans doute pas eu le temps de fourrer tout ça dans le S60 – ont ajouté une fonction macro jusqu’à 4cm, une vitesse d’obturation maximale de 1/2000 de seconde, un préréglage de balance des blancs « sous-marin » (eh, gaffe, il est pas étanche !), l’enregistrement de clips vidéo VGA (640 x 480 pixels) et, lors de la prise de vue au format RAW, la possibilité de sélectionner la résolution de l’image d’aperçu JPEG qui est enregistrée simultanément avec le fichier RAW.

Le S70 pouvait aussi se mettre en branle un peu plus vite que son prédécesseur, soit un peu moins de 3 secondes (on prenait le temps à l’époque, maintenant on râle quand on compte en millisecondes !).

Ça c’était le côté technique de la présentation, passons au côté « je le prends en main ».

C’est un petit bloc rectangulaire qui inspire confiance. Il est dense sans être lourd (un peu moins de 300gr) et il est construit comme Canon sait le faire, sérieusement.

Un volet coulissant cache l’objectif, qu’il protège. C’est aussi « l’interrupteur » pour allumer l’appareil et déployer l’objectif.

Les commandes tombent assez naturellement sous les doigts, comme celles du zoom qu’on manipule du pouce, la molette de sélection PSAM et les quelques boutons autour de la roue, qui agit comme le « trèfle » que nous connaissons de nos jours.

Les menus sont clairs, dans la tradition Canon, faciles à appréhender et suffisamment complets que pour tirer le meilleur de l’appareil.

Le viseur n’est pas le plus grand que j’ai pu voir, mais il y a un viseur. C’est quand même toujours plus facile de viser ainsi qu’avec un écran qui devient illisible au moindre rayon de soleil !

J’avoue que j’ai encore du mal de comprendre pourquoi les différents constructeurs ont abandonné cette idée. Il n’y a qu’a voir l’engouement des Fuji X10 et X20, puis leurs successeurs pour se rendre compte que les photographes attendaient que le viseur revienne sur les compacts !

Mais c’est là un autre débat …

Revenons à notre Powershot S70. A-t-il encore un avenir ?

De prime abord, nous pourrions nous dire qu’avec ses 7,1Mp c’est cuit !

Ben non, car avec une telle résolution vous pouvez quand même imprimer un 20x30cm sans soucis, mais vous ne pourrez pas recadrer, à moins de choisir de faire du 10x15cm

Pour Internet, c’est encore largement suffisant.

Dès lors, à qui destiner cet appareil, que vous trouverez pour une bouchée de pain de nos jours ? A vos enfants, par exemple, qui auront là un bon compact pour apprendre, à vous aussi, qui pourrez l’utiliser comme bloc-notes ou aide-mémoire (usage auquel il était destiné dans la boite à gants du paternel)

-« Mais j’ai mon GSM pour ça ! »

Peut-être, mais sur votre téléphone intelligent, vous n’aurez pas un vrai zoom 28-100 mm, un vrai viseur pour cadrer correctement, des modes vraiment intelligents pour prendre de vraies photos, na !

C’est du bon, de l’éprouvé, du Canon (simplicité d’utilisation) et du … pas cher.

Une petite vidéo d’illustration

Tiens et s’il vous prenait l’envie de connaître les capacité d’impression des appareils, voilà un site fort bien fait : https://avecunphotographe.fr/resolution-et-definition-de-limage/

Quelques références : https://global.canon/en/c-museum/product/dcc500.html, https://www.dpreview.com/reviews/canons70, https://www.photoreview.com.au/reviews/other-cameras/canon-powershot-s70/ en anglais