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L’Olympus Trip 300

Si vous vous en souvenez, j’ai déjà parlé de Olympus μ [mju] 1, dessiné par le célèbre Maitani Yoshihisa auteur aussi du XA, autre best-seller de la marque.

Introduit en 1991, il présentait la particularité de se loger parfaitement dans la main, avec sa forme de « savonnette ». Son objectif, de qualité puisque hérité du Trip 35 (1967 quand même), était protégé par un clapet coulissant, et il possédait un petit flash avec plusieurs modes. Il fit un malheur et fut vendu à plus de 5 millions d’exemplaires.

Donc, lorsqu’un vendeur vous déclare, la main sur le cœur, qu’il est rare et qu’il vaut bien les 200€ qu’il vous propose, faites comme moi, riez !

D’abord c’est un appareil tout en plastique et au fur et à mesure des années (il a trente ans quand même), il s’use (difficulté pour entrainer le film) quand il ne tombe pas tout simplement en panne, son électronique ayant rendu l’âme.

Reconnaissons qu’il est facile d’utilisation : vous visez, l’autofocus fait le reste et vous n’avez plus qu’à déclencher, c’est dans la boîte.

-« Bon, mais pourquoi il nous parle du Mju ? »

Eh bien parce que l’Olympus Trip 300 lui ressemble étrangement …

Bon, décodons le nom :

  • Olympus, tout le monde connait
  • Trip, comme le célébrissime Trip 35, qui date de 1967 et qui a ouvert la voie au 35mm compact de qualité (une référence)
  • 300 …. ben sans soute parce que les autres chiffres avaient déjà été pris !

En résumé, ils ont essayé, en 1994, de nous sortir un appareil avec le look du Mju mais simplifié et plus accessible.

Car celui-ci hérite du clapet coulissant qui libère l’objectif et le viseur, d’une forme assez semblable même si un peu plus épaisse, d’un petit flash automatique mais c’est un « point and shoot », sans autofocus donc.

Ici, vous visez à partir d’un mètre cinquante environ et vous êtes bon jusque l’infini avec le 35mm dont est doté le Trip 300. Nous n’avons plus ici l’excellent 35mm f3,5 mais un f5,6.

On peut pallier à cela en utilisant des films plus « rapides » (400Iso p. ex.)

Le flash est automatique, sans possibilité de le débrayer. Utile en cas de faible luminosité, il a toutefois parfois tendance à se déclencher un peu intempestivement.

La chambre est classique, tout en plastique mais bien structurée pour éviter les fuites de lumière, avec une petite fenêtre pour vérifier la présence d’un film.

L’appareil est muni d’un compteur de vue, qui se remet à zéro lors de l’ouverture. Si vous deviez interrompre le film en cours, un petit curseur sur le dessus de l’appareil vous autorise à rembobiner anticipativement (attention, la languette est avalée dans la cartouche).

Et en parlant du film, le codage DX de la cartouche est lu lors de l’introduction, ce qui règle automatiquement la sensibilité de la cellule. Mais vous ne pouvez pas le modifier manuellement.

Que penser de ce boitier ?

Sous ces vrais-faux airs de Mju, c’est un appareil simplifié. Ça ne veut pas dire mauvais, mais bénéficiant de moins de réglages et fonctionnalités. Ce qui a parfois du bon si on ne veut pas s’embarrasser de « techniques » chronophages : on vise, on appuie, c’est dans la boîte !

Il est léger (172gr tout nu). Facilement alimenté par 2 piles AA très courantes et que l’on trouve même au bout du monde (enfin, presque).

Relativement peu bruyant, même avec son moteur intégré qui réarme en faisant avancer le film d’une vue (pas possible de faire des surimpressions).

Nous n’en sommes plus à la qualité du Trip 35, premier du nom, nous ne sommes pas à celle du Mju premier aussi, mais ce n’est pas un mauvais appareil.

Un de ceux que l’on glisse dans une poche et que l’on emmène partout, sans remords.

Si vous en croisez un aux alentours des 20€ maximum, ne résistez pas, c’est une bonne affaire. Mais ne donnez pas plus.

Les données techniques :

  • Objectif Olympus 34 mm 1:5,6,
  • mise au point fixe 1,5 m – infini
  • Vitesse d’obturation unique 1/60
  • Avance et rembobinage automatiques
  • Couverture du flash intégré : 1,5 – 2,5 m
  • Le fait de faire coulisser le cache de l’objectif allume l’appareil photo et le flash
  • code DX plage ISO : 100 – 400Asa
  • Alimenté par deux piles AA
  • Taille : 122 x 70 x 53 mm – Poids : 172 g

Petite video d’illustration

Des exemples d’images avec l’appareil ICI

Quelques références : http://camera-wiki.org/wiki/Olympus_Trip_300, https://www.olympusamerica.com/cpg_section/cpg_support_product.asp?id=1001, https://35mmco.com/products/olympus-trip-300 en anglais, https://www.flickr.com/photos/raulm/6631302471 en portugais

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