Argentique

FED 3b

J’ai reçu un gros carton, qui avait manifestement souffert de son long voyage au delà de la … Manche !

Déballage un peu inquiet, mais l’intérieur est gavé de papier serré et l’appareil entouré de plastique bulle. Ouf, tout va bien et l’appareil est intact.

Je le tourne et retourne dans mes mains : il est propre, l’objectif aussi, le viseur clair et, surtout, l’armement est d’une onctuosité rare – j’ai l’impression que les rouages baignent dans une graisse fluide, je sens à peine l’armement; enfin le déclenchement est finalement discret : un « flop » presque inaudible.

J’ouvre les deux clés sous la semelle et je fais glisser le dos entier vers le bas. Un peu d’oxydation sur les rails mais rien de grave, les rideaux ont l’air en très bon état et il ne manque pas la bobine réceptrice. Jusque là, tout va bien.

Attardons nous un peu sur l’histoire de cet appareil.

Je ne reviens pas sur l’histoire de FED, que vous trouverez ICI mais je vais m’attarder sur ce modèle en particulier.

Soyons honnête, il n’est pas « sexy ». Il est relativement carré même si les bords sont arrondis, pour alléger un peu la forme. Tout est là mais sans recherche particulière en ergonomie, même si tout tombe bien sous les doigts.

Au dessus, le gros boutons à droite est le compteur de vue, avec une espèce de « mémo » pour le type de film utilisé, et le bras d’armement est en prise directe. Le déclencheur est à côté et ensuite la molette pour les vitesses. De l’autre côté, la bobine réceptrice, qui tourne au fur et à mesure de l’avancement du film et que l’on tourne dans l’autre sens lorsque le film est terminé, pour rembobiner..

En dessous, deux clés permettent de déverrouiller le dos, pour le chargement du film. Plus facile que sur le Fed 1 G qui , à l’instar des Leica, demande de glisser le film, accroché à la bobine réceptrice, dans le corps de l’appareil.

Techniquement, l’obturateur est un plan focal horizontal avec un rideau caoutchouté, ce qui limitera la vitesse d’obturation (ici 1/500 s). Les vitesses vont de 30 secondes + pause B jusqu’au 1/500 s donc.

Ici aussi, toujours armer avant de changer les vitesses sous peine de tout abîmer.

Il y a encore une griffe pour monter un flash et une prise de synchronisation sur la façade avant mais pas de contact tel que nous les connaissons aujourd’hui.

Au dessus de l’objectif, deux fenêtres : la carrée est celle du viseur, la ronde, celle du télémètre. Justement, le patch du télémètre est visualisé par un cercle jaune, assez visible. Le cadre naturel du Fed 3b est le 50mm. Ici aussi, si vous voulez monter une autre focale, il vous faudra investir dans une tourelle ou un viseur dédié, que vous fixerez dans le griffe du flash.

La monture est en Ltm 39, celle des Leica dit visant, assez universelle même si délaissée de nos jours. Mais cette monture offre une gamme assez incroyable d’optiques, toutes marques confondues, de Leica à Canon, Nikon, Minolta, les objectifs russes comme les Fed, les Jupiter, les Industar, etc. Il y en a pour toutes les bourses, tous les styles de photographie, de l’ultra précis à celle d’un contour assez, heu…. indéfini

Ne cherchez pas la cellule, il n’y en a pas. Prenez en une avec vous.

Même si le viseur est plus grand et pratique que celui du Fed 1G, il n’a pas la clarté d’un Canon P ou d’un Leica M, par exemple. Ici aussi, le principe du zone focus sera d’une grande aide. Je l’avais qualifié « d’autofocus le plus rapide du monde » et c’est le plus pratique à utiliser en photo de rue notamment. Petite particularité intéressante à signaler : le viseur (la grosse roue crantée à l’arrière) permet une correction dioptrique en « vissant » ou « dévissant » la couronne. Pratique.

L’appareil que j’ai reçu est monté d’un Industar 61, un 52mm ouvrant à f2,8. Les bagues sont fluides et les crantages autour du fut sont pratiques pour le réglage de la distance, rapidement. Mais si j’en crois ceux qui l’on déjà utilisé, ce n’est pas le plus performant. Je vais le tester. Ne pas oublier qu’il s’agit d’un objectif à viser, donc ne pas le serrer trop fort contre la monture sous peine d’éprouver quelques difficultés pour le changer ensuite. Assurez-vous qu’il est bien contre, puis un petit coup de poignet et ça tiendra vraiment bien. Les distances sont exprimées en pieds (ft), ça nécessite un peu d’entrainement.

Et là – mais je vais me faire incendier – je vais le mettre en comparaison avec une autre « brique », mon Leica M5

En terme de taille, c’est sensiblement la même chose, mais le second a déjà une cellule. Remarquez néanmoins la taille du viseur et du télémètre du Leica, fort proche du M3 par rapport à celui du Fed 3b.

L’engin fait son poids : 620gr et de surcroit, les ingénieurs russes n’ont pas cru bon d’ajouter des œillets pour pouvoir le porter. Il faut se munir d’une gaine, en cuir épais, qui offre la particularité d’être en une seule pièce. Bref, la majorité des utilisateurs opèrent une coupe chirurgicale de la moitié inutile de la gaine, et pour ceux qui n’en ont pas, un petit sac fera l’affaire.

Honnêtement, ce n’est pas le plus beau des appareils, mais la douceur de ses commandes sont assez exceptionnelles. Il est beaucoup plus agréable à utiliser qu’un Zorki 4K par exemple. Et je trouve qu’il fait aussi moins daté que le dit Zorki 4K. Il fait très « années soixante » et cela contribue à son charme désuet.

Autant les Fed 1G, Zorki 1c, Leica IIIf font « vieils appareils », autant le Fed 3b semble « moderne » … pour l’époque. Surtout si vous le comparez au Fed 3 produit de 1961 à 1969, soit en même temps que le Fed 3b. Ce Fed3 là ressemble à s’y méprendre au Zorki 4, dont les silhouettes semblent hésiter entre l’ancien et le moderne.

De fait, le Fed 3 ressemble beaucoup aux Zorki 5 et 6, dont les commandes sont aussi étonnamment douces (l’armement ne fait aucun bruit si l’appareil est bien réglé). J’y reviendrai sans doute.

En résume, voici un appareil parfaitement fonctionnel, agréable à utiliser même s’il n’est pas toujours pratique de l’emporter. Qui aura sans nul doute son petit effet (allez, avouons-le, ça compte aussi !) lorsque vous le sortirez. Nous pourrions lui reprocher sa vitesse maximale de 1/500s mais la plupart des appareils de l’époque ne faisait guère mieux, si pas pire (un Olympus Trip 35 ne dépasse pas le 1/200s, un Canonet Ql 19 atteint le 1/500s). A son crédit, même si ça parait un détail, le correcteur dioptrique, puis le chargement du film assez simplifié, sa robustesse, son onctuosité, la possibilité de changer sa focale (grand parc d’optiques possibles).

Si vous en trouvez un en bon état – et il y en a beaucoup – faites vous plaisir, c’est un appareil attachant.

Ne perdons pas nos bonnes habitudes, quelques liens bien utiles : https://www.danstacuve.org/test-fed-3b-voyage-argentique-en-ex-urss/, https://www.mes-appareils-photos.fr/FED_3b.htm, http://www.collection-appareils.fr/avoscrayons/html/Boitiers_russes.php en français, http://mattsclassiccameras.com/rangefinders-compacts/fed-3b/, http://www.photoethnography.com/ClassicCameras/index-frameset.html?Fed3.html~mainFrame en anglais

Pour le mode d’emploi, c’est ICI

Et je vous ai trouvé une petite video pour son utilisation.

Argentique

Le vrai FED 1G

Produite de 1953 à 1955, cette série particulière, c-à-d. avec le numéro de série gravé sur le dos de l’appareil et non plus sur le dessus, fut produite à 205.000 exemplaires.

Mais commençons par le début … « La marque FED a été fondée en 1927 par Felix Edmundovitch Djerzinski. C’est ce Monsieur qui fonda à la même époque la Tcheka, ancêtre du GPU, lui même ancêtre du NKVD, lui même ancêtre du KGB ! (attention : beaucoup de Fed 1 sont gravés « NKVD », mais cela ne signifie pas qu’ils aient appartenu à cette même institution ! Nous ne sommes pas dans un James Bond, ce ne sont pas des appareils d’espions !) La production d’appareils photo a débuté en 1934. Ceux-ci étaient montés par des jeunes délinquants en voie de « réinsertion » sous la direction d’Anton Makarenko. C’est également ce Monsieur qui décida de prendre pour modèle le Leica » – source Sylvain Halgand

D’autres, aux mêmes époques, avaient décidé de « copier » Contax. En fait, ils avaient carrément pris l’usine, ses ingénieurs et les produits finis ou presque pour les transporter en Ukraine : ce sont les Kiev.

Ce qui est frappant avec ces appareils, c’est leur ressemblance parfois troublante avec le modèle d’inspiration. Ainsi, le FED qui nous préoccupe est une copie assez conforme d’un Leica II de …1932 alors que lui fut fabriqué de 1934 jusqu’en 1955 !

Et comme je vous parlais des Kiev, il faut savoir qu’un Kiev 4 reste une copie assez conforme du Contax d’origine (1932 aussi) et qu’il fut fabriqué jusqu’au seuil des années quatre-vingt sans grands changements.

Ces appareils ont fait perdurer le télémétrique plus que toutes autres marques, à l’exception de Leica (1913 – 2018) et du Zeiss Ikon ZM (2006 – 2012) et ils sont les télémétriques les plus vendus au monde (le Zorki 4 seul fut fabriqué à plus de 1.700.000 exemplaires pendant 16 ans).

En conclusion, vous en trouverez de très nombreux, souvent en très bon état, et à des prix très bas (en tout cas comparés à ceux des Leica), même si les pays autrefois de l’Est commencent à monnayer un peu mieux le prix de ces appareils.

Enfin, si d’aventures vous en trouvez un bel exemplaire, dont vous voulez vous servir, sachez que le meilleur artisan pour des réparations ou réglages se trouve ICI.

Mais revenons à notre Fed 1 G.

Le Fed 1 G est une des dernières variantes du Fed 1 original, sorti en 1934. Qui était une copie fidèle, comme je l’ai écris, du Leica II.

Honnêtement, vous aurez les mêmes sensations avec les deux appareils, qui demandent un peu d’attention pour pouvoir s’en servir correctement : à l’arrière, il y a deux « viseurs », celui de droite (vu de dos) étant le vrai, celui de gauche, le réglage du télémètre.

Ne vous y trompez pas, comme sur les Leica de la même époque, la visée est médiocre. En fait, il fallut attendre l’arrivée du Leica M (1953) pour avoir un vrai viseur, clair et précis, avec le télémètre dans une seule et même fenêtre, mais c’est une autre histoire (que vous trouverez ICI).

Avec ce type d’appareil, vous travaillerez le plus souvent en zone focus, c-à-d. en préparant à l’avance une zone de netteté dans laquelle vous ferez entrer votre sujet. Et de ce fait, c’est facile à utiliser : un coup d’œil à la cellule à main (à moins de savoir « lire » la lumière par expérience), armer l’appareil, régler la vitesse – et toujours dans cette ordre, je vais y revenir, régler le zone focus et vous voilà parti dans les rues, le cœur léger ! Juste un coup d’œil dans le viseur pour le cadrage du sujet.

C’est comme ça que travaillaient les grands noms de la photographie de rue, de HCB à Doisneau et confrères.

J’ai écris quelques lignes ci-dessus que je revenais sur un point important, celui du réglage des vitesses. Sur ce type d’appareil il est impératif d’armer avant de changer la vitesse !

Vous remarquerez d’ailleurs, lorsque vous faites la manœuvre d’avancer le film (d’armer en somme) que la roue des vitesses tourne en même temps. Donc, si vous voulez éviter une salade de pignons et abîmer irrémédiablement votre bel appareil, toujours armer avant de changer la vitesse (là ça va, j’ai assez insisté ?)

Techniquement, vous avez un appareil qui accepte toutes les optiques au standard Ltm 39 (Leica visant). Pas de réglage de la sensibilité du film, le compteur est manuel et vous devez penser à le remettre à zéro à chaque nouvelle bobine, il n’y a pas de retardateur mais le déclencheur est fileté ce qui vous permet d’y adjoindre une de ces merveilles d’ingéniosité mécanique que sont les retardateurs proposés en option (mécaniques, à l’eau, par pression , etc), la visée est calculée pour un objectif 50mm; si vous voulez en changer (35 ou 90mm p.ex.) il vous faut trouver une espèce de tourelle à monter sur la griffe porte flash avec les viseurs correspondant; les vitesses sont 1/25s, 1/50s, 1/100s, 1/250s, 1/500s + B, le flash n’est pas synchronisé. Difficile de faire plus simple, non ?

« Mais alors, me direz-vous, quel intérêt de photographier avec ce type d’appareil ? »

Mais le plaisir, tout simplement ! Celui d’avoir dans votre poche ou dans votre sac un peu de l’histoire de la photo.

Ne vous y trompez pas, j’ai bien écris « dans votre poche » car cet appareil est très petit, relativement léger (même si tout en métal), surtout s’il est accompagné, comme le mien, d’un objectif dit rentrant, qui le rend encore plus compact.

Et la qualité d’image, qui dépend, je le rappelle, de l’objectif (le reste étant une chambre noire plus ou moins sophistiquée) est très bonne, même avec les objectifs russes, qui sont aussi des copies de leurs homologues allemands. Admettons qu’il faille y regarder de plus près pour trouver le bon modèle, mais au prix où ils sont, faites vous plaisir.

Je vais même aller plus loin -là, je sens que je ne vais pas me faire que des amis – vu le prix que vous aurez mis pour votre appareil, généralement de 5 à 10 fois moins cher que le Leica, investissez dans une belle optique Zeiss et vous obtiendrez le même résultat !

« Bon, mais qu’est ce qui différencie ces appareils ? Pourquoi le Leica est-il si cher ? »

Nous parlons ici d’appareil fabriqué en 1953, basé sur un original datant de 1932. En 1953, Leica sortait le M qui allait révolutionner le télémétrique (en fait, surtout la visée). Les appareils russes, et les Fed en particulier, n’ont pas la réputation de rigueur de leur inspirateur allemand. Des soucis de constance dans les fabrications font qu’ils ne sont pas toujours bien réglés. Des détails de conception font qu’un Leica sera mieux construit et pensé, c’est un fait évident. Mais je persiste à dire que l’appareil n’est jamais que le réceptacle des faisceaux lumineux, qui viendront frapper une pellicule et c’est la qualité de l’objectif qui respectera au mieux la lumière.

Ensuite, c’est une question d’agrément à l’utilisation de l’appareil qui fera que vous accrocherez ou pas à ce modèle.

Mais de nos jours, un réparateur spécialisé comme celui que je vous ai cité plus haut est capable de corriger ces petits défaut et de rendre votre appareil fiable et parfaitement opérationnel.

Donc faire croire que seul un Leica peut être réparé et réglé est une contre vérité. Seul le tarif sera différent !

Honnêtement, pour avoir eu en mains un Fed 1g, un Zorki 1c et un Leica IIIf, je reconnais une certaine onctuosité dans l’utilisation des commandes du Leica mais elle ne s’inscrit pas dans une sensation « tout noir – tout blanc » ! A mes yeux, elle ne justifie pas les différences de prix demandés (notez que ceci s’entend pour des appareils identiquement réglés et performants).

Méfiez vous plutôt des vrais-faux Leica qui ne sont en fait que des Zorki ou Fed re badgé d’un nom plus prestigieux qui n’a d’autre but que de gruger le gogo.

Si vous voulez photographier à « l’ancienne », pour le plaisir de la découverte, un vrai – vrai Fed ou Zorki fera très bien l’affaire.

Si vous voulez investir (quel vilain mot !) dans une collection d’appareils authentiques, apprenez à en connaître toutes les infimes subtilités. A ce sujet – et je remercie Patrice pour ce lien – voici un article (en anglais) assez édifiant sur les vrais-faux.

Enfin, pour le plaisir, je ne résiste pas à vous présenter côte à côte le Fed 1G authentique et le Fed 1G digitalisé … c’est ce qui m’a incité à mettre le titre de cet article « le vrai Fed 1 G ».

Comme d’habitude, les sites de référence : https://camerapedia.fandom.com/wiki/FED_(Original)_(_FED_NKVD,_FED-S,_FED-1), http://www.sovietcams.com/index.php?2143765385 en anglais, http://www.collection-appareils.fr/avoscrayons/html/Boitiers_russes.php, http://t.hacquard.free.fr/site1/fed_1.html, https://sovietcameras-fed.monsite-orange.fr/autresappareilsfed/index.html en français

les impropables

Le plaisir de photographier différemment …

Vous le savez, j’aime découvrir des appareils qui sortent de l’ordinaire ou de beaux objets, qui ont une histoire, que j’ai envie de partager avec vous.

Et puis, il y a des rencontres improbables, comme celle du Fed digitalisé que je vous ai présenté il y a peu.

Son inventeur et moi avons échangé quelques mails au sujet de cet appareil étonnant et j’ai reçu quelques images de ses autres réalisations, toujours aussi belles et décalées.

Puis je lui ai proposé un échange téléphonique, pour mieux comprendre sa démarche, ses envies, ses réalisations. Un matin donc, nous avons pu parler à bâtons rompus de tout cela et, avec son autorisation, je vous livre ici le résumé de nos échanges.

Georges, retraité, pour combler ses moments perdus, s’est lancé dans la réalisation d’objets insolites : montre habillée de bois, manomètre industriel transformé en pendule, vieux reflex MAMIYA  transformé en radio transistor, téléphone rétro transformé en poste à galène ! … et puis un jour …la reproduction d’un LEICA en BUIS

Ensuite pourquoi ne pas faire la rencontre avec le passé, ces merveilleuses  pièces de collection, et ces  » indécents »  APN  dont certains ressemblaient plutôt à des « savonnettes » tout en proposant des photos acceptables, et surtout, accessibles à tous .

Une première expo a retenu l’attention des dirigeants d’un club bien connu et l’idée a fait son chemin avec la transformation d’appareils en panne voire des épaves.

Un site a été créé et rapidement des échanges et demandes se sont faits.

La production est faible, il faut compter de 60 à 80 heures pour une transformation, quelques fois avec des échecs, par exemple lors d’un dérapage de fer à souder sur une carte électronique d’un APN

L’intérêt étant, outre le plaisir de bricoler, les nombreux retours et contacts avec les personnes qui ont acheté un appareil, dont certains venant de très loin de son Beaujolais.

Vous découvrirez son lien  sur l’excellent site du CLUB NIEPCE LUMIERE   à  Georges Durand .

Argentique

Le Minolta MG 16. Qui n’a pas rêvé d’être un jour un(e) espion(ne) ?

Hé oui, voilà un « métier » qui fait toujours fantasmer et la « réalité » des films d’action, James Bond en tête, sont bien loin de celle de ces fonctionnaires, respectueux de limites bien réelles !

Mais, l’espace d’un moment, nous pouvons nous mettre dans le personnage, qu’il soit 007 ou, plus près, le Commissaire Laurence Swan, de la série des Petits meurtres d’Agatha Christie, et utiliser un de ses « sub miniatures » d’espion !

Le plus célèbre est le Minox, que l’on a vu dans de nombreux films d’action et d’espionnage.

Mais d’autres constructeurs se sont plié à l’exercice de ces tout petits appareils, dont Minolta.

C’est donc un Minolta 16 – MG que je vais vous présenter.

D’entrée, il est plus grand que le Minox et il utilise un film en cassette au format 16mm pour des photos en 10×14. Au départ, cette cassette était métallique puis fut remplacée par du plastique. Minolta produisait lui-même ses propres cassettes, en fait en reconditionnant du film dans celles-ci. Mais cette cassette, facile d’utilisation devint peu à peu le standard de ce type d’appareil.

Le Minolta 16 – MG fut fabriqué de 1966 à 1972, à la suite des premiers modèles sortis dès 1955 sur un brevet Konan datant de 1947.

Mécaniquement, le 16 – MG possède un posemètre couplé (cellule au sélénium) et un obturateur à la priorité au diaphragme. Il fonctionne sans pile. C’est un vrai « point and shoot » avec un viseur étonnamment clair même s’il reste petit, avec juste un cadre collimaté pour l’indication de la parallaxe.

Sur le dessus, la grand molette sert à faire avancer le film – pas de tirer-pousser comme le Minox – et est aussi le compteur de vue, qui se remet à zéro automatiquement. La seconde, plus petite, sert à noter la sensibilité ( de 25 à 400 Asa) et l’ouverture choisie, de f2,8 à f16. La vitesse d’obturation est comprise entre 1/30s et 1/250s. En cas de luminosité trop faible, il est possible de lui adjoindre un mini flash. Un bouton au dos de l’appareil permet de choisir le mode flash et dans ce cas, l’appareil synchronise la vitesse au flash.La distance minimale de mise au point est de 20cm.

Parlons justement de l’objectif de ce petit bijou. C’est un Minolta Rokkor 1: 2,8 / 20 mm avec 4 éléments en 3 groupes. Une astucieuse porte coulissante découvre l’objectif. Il y a deux petits boutons pour tirer la porte coulissante et l’un d’eux présente un élément de portrait, ce qui permet de cadrer en carré si l’on veut photographier en portrait.

Toute une série d’accessoires ont été pensé pour accompagner le Minolta 16 – MG : le flash, des porte-filtres, une dragonne métallique, une gaine en cuir.

Des versions spéciales ont vu le jour, dont une en plaqué or … pour espion fortuné sans doute et ne craignant pas d’être repéré !

Ceci étant, si l’appareil est petit, sympa à tenir en mains – enfin, entre les doigts plutôt – il faut reconnaître qu’il est difficile d’encore s’en servir car on ne fabrique plus, à ma connaissance, le film et même s’il était encore fabriqué, je doute qu’il y ai encore des labos qui le développe.

Paradoxalement, on fabrique toujours le film pour le Minox, qui est encore plus petit (8×11). Vous les trouverez chez Fotoimpex

D’ailleurs, en 1972, Kodak sonnait (déjà) le glas de ce format en introduisant le 110, un peu plus grand, et qui allait révolutionner la taille des appareils, à défaut de révolutionner la qualité des photos.

Les plus de 40 ans ont tous en tête des exemples d’appareils photo en 110, les fameux pocket. Si certains n’étaient pas franchement mauvais, le plus grand nombre était juste acceptable au niveau qualité photographique s’entend.

Comme toujours, des sites de références : http://www.suaudeau.eu/memo/collection/divers/minolta-16mg.html et http://www.minolta.suaudeau.eu/histoire/Minolta_16/Minolta_16.html en français, https://simonhawketts.co.uk/2017/01/22/minolta-16-mg-miniature-16mm-camera/, http://www.submin.com/16mm/collection/minolta/index.htm et http://www.submin.com/16mm/collection/minolta/cameras/revue_kb_chrome_small_box.htm en anglais

Et si vous cherchez le mode d’emploi, c’est par ICI

Argentique

Ricoh RZ 115

En mettant de l’ordre, j’ai retrouvé un Ricoh RZ 115 dans mes appareils « en attente ».

Comme j’ai déjà fait une belle liste d’appareil des années nonante intéressants, je vous présente encore celui-ci qui date de … 2002.

Autant dire quasi à la fin de la production de ce type d’appareil.

Et chose étonnante, j’ai eu beau chercher sur la Grande Toile, je n’ai pas trouvé pléthore d’infos à son sujet !

Commençons alors par sa présentation physique. Un bon rectangle dans une livrée argentée, fort commune à l’époque. Tout en plastique et pourtant il donne une sensation de poids pas désagréable et même rassurante quant à sa stabilité. Pourtant il ne pèse que 250Gr.

Il tient bien en main, même si son revêtement est un rien glissant. Le déclencheur tombe bien sous l’index, tout comme les deux touches en caoutchouc gris qui actionnent le zoom.

Car nous avons ici un 38 -115 ouvrant à f3,9, construit en 6 éléments en 6 groupes, finalement très compact et qui se déploie assez rapidement, tout en assurant la mise au point en continu. Sa mise au point minimale est de 60cm, voire 30 cm quant il est en position « super macro » (une touche dédiée qui reste éclairée quand on la met en service).

Sur le capot, au dessus, outre le déclencheur et les commandes du zoom, il y a aussi une commande pour le retardateur, la mise en tension ou non du flash; la touche « super macro », le bouton de mise en tension de l’appareil et un petit écran qui reprend les différents commandes appelées. Simple mais efficace.

Le viseur n’est pas très grand mais il est clair. Les infos ne s’y bousculent pas, juste l’ovale qui assure la mise au point (au centre), un cadre collimaté qui donne une indication de la parallaxe et lorsque vous appuyez sur le déclencheur et que la lumière est bonne, une diode verte vous signale que vous pouvez prendre la photo. Notez que l’appui à mi-course verrouille la mise au point et permet le recadrage. Et une particularité qui peut être utile : il y a un correcteur dioptrique pour le viseur ! Assez rare que pour être signalé.

Le chargement est très simple : vous ouvrez l’appareil, déposez le film bien au dessus des roues dentées, tirez la languette jusqu’à la bobine réceptrice et vous refermez le tout : l’appareil charge la pellicule tout seul et décode la sensibilité du film. Le moteur n’est pas bruyant, c’est une bonne chose. Le compteur est électronique, sur l’écran LCD.

La cellule au CDs gère tout automatiquement et, semble t’il, elle le fait bien. La pile CR123 alimente cette dernière, la motorisation du zoom et le moteur. Mais tout cela ne consomme pas trop, sauf si vous utilisez le flash régulièrement. Pensez à le débrayer quant il n’est pas vraiment nécessaire.

C’est clairement l’appareil qui attiraient les personnes désireuses de faire des photos sans se compliquer la vie. Et les résultats ne sont pas mauvais, loin de là.

A recommander si vous voulez vous aussi quelque chose de facile, que vous ne regretterez pas d’embarquer dans vos folles aventures.

Les infos techniques, comme d’habitude : http://www.collection-appareils.fr/x/html/affich_FT.php?id_appareil=15344 en français

Le Zinc du photographe

Olympus OM-D E-M1

Si vous vous en souvenez, j’ai déjà eu un Olumpus, OM-D. Il s’agissait du E-M5.

Je l’avais cédé à un ami photographe, qui l’apprécie pour sa compacité et sa légèreté outre ses qualités photographiques.

Pourquoi l’avais-je revendu ?

Pour deux raisons : la première, j’avais difficile de me faire à l’image qui n’est pas directement issue de ce que je vois, comme sur un réflex classique, mais bien une vision que me renvoie le capteur; la seconde, je voulais revenir chez Canon, ma marque habituelle.

Mais le Canon Eos 5 D Mark II, puis le Mark III, qui sont des appareils exceptionnels au niveau qualitatif ont eu raison de mes vertèbres abîmées !

Je garde toujours un full frame chez eux, le Canon Eos 6D mais il me fallait lui trouver un compagnon.

Et donc, comme je n’arrive pas (encore) à me décider, j’ai racheté un Olympus OM-D E-M1. Celui-ci était considéré comme le haut de gamme des Olympus OM-D E-Mxxx., dont les premiers exemplaires sont sortis en 2013. Depuis, ils en sont à la troisième mouture (OM-D E-M1 Mark III) et il reste un appareil d’exception.

Résumons : micro 4/3 pour la baïonnette, 16Mpx, topicalisé, silencieux, rapide, léger, très compact, avec un très beau parc optique, des menus pas toujours faciles à appréhender mais archi-complets, l’avantage de voir vos manipulations techniques en temps réels (pause longue p. ex.), stabilisé sur 5 axes, son viseur est large et très clair, autofocus rapide et très précis, écran tactile et orientable, boitier en alliage, fait pour durer et encaisser (un peu), toutes les commandes tombent naturellement sous les doigts.

Le capteur est un micro 4/3 offrant une définition de 16Mpx sans filtre basse-bas, qui donne d’excellents résultats dans la restitution de détails. En plus de la qualité d’image, l’autre force de ce capteur c’est son autofocus hybride. Il couple la détection de contraste des hybrides à la détection de phase des reflex, l’E-M1 se place au top de la compétition, à quasi-égalité avec les reflex pro type Canon 1D. C’est assez impressionnant sur les sujets en mouvement où l’OM-D E-M1 accroche parfaitement, en déplacement latéral, son sujet.

Attention cependant : c’est en mesure totale que le l’E-M1 est le plus rapide. En mode spot – mise au point sur un collimateur central – l’E-M1 peine parfois un peu, notamment en basses lumières ou sur des sujets très proches (moins de 50 cm), je viens de le tester sur un magnifique champignon et j’ai dû m’y reprendre à plusieurs reprises pour être net..

Presque un sans faute, comme le titrait Les Numériques dans leur présentation de l’appareil.

De plus, depuis l’annonce de la vente par Olympus de sa division photo à un groupe d’investissement, certains bradent littéralement leur boitier. et je vous avoue que j’en ai profité pour racheter celui-ci.

J’y ai monté un objectif Olympus 14-42 f3,5 – 5,6 pancake, ce qui le rend éminemment portable et discret.

Une remarque au sujet des objectifs, car je viens d’avoir la blague : les objectifs Olympus Zuiko comme les 12 – 60 ED ne fonctionnent pas sur cet appareil parce que se sont des 4/3 et lui un micro 4/3. La baïonnette n’est pas la même.

Il faut acheter une bague d’adaptation pour les rendre compatibles et comme je ne suis pas doué, sans doute, j’en ai acheté une qui ne fonctionne pas !

De fait, si je monte la baïonnette sur l’objectif et l’ensemble sur mon Lumix GX9, tout fonctionne mais si je le monte sur l’Olympus, j’obtiens juste un écran noir. Je pense que la bague n’est pas compatible avec l’Olympus mais je ne sais pas encore pourquoi, je creuse …

Hormis cet ennui, l’appareil fonctionne super bien et délivre de magnifiques images.

« Mais, me direz-vous, si vous êtes Canon, pourquoi ne pas avoir investi dans un boitier R ? »

Ben parce que mes fonds ne sont pas illimités et que le ticket d’entrée, chez Canon, Nikon, Lumix S, Sony et même Fuji est hors de prix !

Et ils ne sont pas encore accessibles en occasion. Celui-ci, oui et en toute franchise, ne tardez pas si vous en trouvez un car ils vont partir vite, le temps que les vrais amateurs de bons appareils ne se rendent compte de l’aubaine.

Je vais donc le tester car, comme je l’écrivais au début de cet article, j’hésite toujours entre lui et racheter un Canon Eos en format APC-S. Je songe notamment au 7D.

Pour des infos plus « techniquement » complètes, quelques liens : https://www.01net.com/tests/test-olympus-omd-e-m1-l-hybride-que-les-pros-attendaient-3881.html, https://www.lesnumeriques.com/reflex-hybride/olympus-om-d-e-m1-p17220/test.html

Le Zinc du photographe

Des liens particuliers

Dans la grande famille des photographes, il y a des liens particuliers qui se nouent, parce que nous nous sommes rencontrés, avons partagé des séances photos, ou simplement parlé de notre passion commune, parce que nous faisons partie d’un même collectif, ou … des tas d’autres raisons qui font que j’ai envie de partager avec vous ces liens plus étroits.

Vous trouverez ici des liens vers d’autres sites inspirants, vers des Instagram, des Flickr, des 500px, … vers de nombreux endroits où – je l’espère – vous aimerez vous perdre et qui pourront vous apporter du plaisir.

Samuel Buchin :

Photographe passionné, qui aime partager ses regards, des idées, des conseils, pour grandir et peaufiner sa pratique photographique.

https://500px.com/p/samazriel?view=photos

Anne Lemaire :

Une amie à l’univers bien personnel, engagée, qui mérite le détour et la découverte.

http://www.photographiesannelemaire.be/fr/accueil.html

Argentique

Un baroudeur, le Nikon L 35 AF AW AD

Quand j’écrivais qu’un bon vieil argentique n’avait pas peur de se mouiller, c’était sans penser au Nikon L 35 AF AW AD que je viens de recevoir !

En fait, dans la lignée du Canon AF 35 M, du Konica C 35 AF, du Fujica DL-100, il y a le Nikon L 35 AF, que je ne vous ai pas présenté, à défaut d’en avoir trouvé un à un prix raisonnable.

Sorti en 1983, Il est aussi reconnu pour la qualité de son objectif, un 35mm ouvrant à f2,8 en 5 éléments et 4 groupes, que celle de son autofocus, précis et rapide, outre sa qualité de fabrication (encore du métal dans la construction alors que les autres optaient pour le plastique).

Bref, un collector, mais dont le prix est souvent (très) élevé.

Comme tout bon appareil, celui-ci a donné naissance à une digne descendance, dont celui que je vous présente aujourd’hui, le Nikon L 35 AF AW AD, le baroudeur de la famille.

Nikon L 35, pour la lignée et la focale, AF pour autofocus, AW pour All Weather et enfin AD parce que ce modèle possède un dos dateur.

Cet appareil a gardé les qualités de son ainé et il a ajouté des joints un peu partout lui permettant d’affronter le sable, le froid, la pluie et de plonger sous l’eau (bon, 3 mètres maxi mais c’est déjà pas mal).

En fait, avec cet appareil, vous en avez « deux en un », un aérien et un sous marin !

Je m’explique : dans l’eau, l’autofocus ne sert à rien (autofocus à infra rouges, qui se perdent dans l’eau), il est donc débrayable sur l’appareil et quand vous revenez au sec, il reprend son autofocus performant mais il reste résistant à la pluie, par exemple.

Il a existé en plusieurs livrées, noires, oranges, bleues et rouges. A l’époque, il faisait partie des appareils chers et il ne fut pas produit longtemps malgré ses qualités (1986 à 1989).

L’avoir en mains est une expérience : il est lourd, costaud même s’il a gardé à peu près le gabarit de son ainé, ses boutons son gros, prévus pour être manipulé sous l’eau aussi. Il n’est pas désagréable à tenir, il faut juste s’habituer à son poids, qui est aussi gage de stabilité, dans l’eau notamment.

Ceci étant, il a gardé les atouts qui en font un appareil facile à utiliser : motorisé pour le chargement du film et l’avancement de celui-ci, lecture code DX (sensibilité du film), mise au point à 50c m sous l’eau et 70 cm à l’air, autofocus, cellule au CDs précise, lecture des infos faciles dans le viseur, avec cadre collimaté et correction de la parallaxe et indication de la distance au moment de la prise de vue, flash intégré débrayable.

Bref, une machine à emporter partout, par tous les temps, qui vous offrira de très belles images, sans se soucier du temps qu’il fait.

Comme d’habitude, quelques liens utiles : https://www.kenrockwell.com/nikon/l35af.htm, en anglais et https://www.lomography.fr/magazine/327128-lomopedia-appareil-argentique-nikon-l35-af et http://www.collection-appareils.fr/x/html/appareil-12763.html en français, https://theshuttergoesclick.blogspot.com/2014/02/nikon-l35-aw-af-is-point-and-shoot-that.html en anglais.

Argentique

Rollei 35

Ou comment faire entrer un maximum de possibilités dans un minimum de place !

Comme souvent avec ce qui va devenir un best seller, l’histoire du ROLLEI 35 est une véritable saga !

Imaginé par Heinz Waaske dès 1963 (vous vous souvenez, l’ingénieur génial qui a aussi dessiné le Rollei A110 et le non moins étonnant Rolleimatic) , le prototype fut présenté à Henry WIRGIN, de chez Edixa, qui le refusa. H. Waaske avait déjà réalisé pour Wirgin le reflex EDIXA (d’abord appelé KOMET) et le minuscule EDIXA 16.

Mais le projet fut agréé par ROLLEI et ce fut le départ d’un énorme succès malgré un prix plutôt élevé. D’une compacité incroyable (l’encombrement d’un 1/2 format 18×24), très innovant par la disposition originale de l’obturateur, doté d’une optique irréprochable, le Tessar de Zeiss, bien construit, le ROLLEI 35 fut à la base d’une longue série de modèles.

L’aventure commencée en 1966 se terminera avec le Rollei 35SE en 1981.

Pour plus d’informations techniques, je vous renvoie sur le super site iconomécanophile (je traduis, collectionneur d’appareils photo) de Philcameras, incontournable et belge.

Quoiqu’il en soit, l’appareil est vraiment petit, honnêtement pas forcément facile à manipuler, mais quelle mécanique !

  • l’objectif, un CARL ZEISS TESSAR f1:3,5 40mm en 4 lentilles, monté sur un tube rétractable. Mise au point à partir de 90cm, double échelles avec indications de profondeur de champ. Les distances 2m et 4m sont repérées en rouge
  • le levier d’armement, qui se trouve à gauche sur le boitier
  • obturateur central ROLLEI-COMPUR de 1/2 seconde au 1/500e + B dont le mécanisme est non pas autour de la monture de l’objectif mais réparti derrière la face avant du boîtier, Les molettes de sélection des vitesses et du diaphragme sont en façade de part et d’autre de l »objectif. La molette de réglage de diaphragme est munie d’un blocage qu’il faut enfoncer pour permettre sa rotation. Couplage de l’obturateur avec la cellule semi-automatique.
  • la manivelle de rembobinage, située sous la semelle
  • la pile est dans le corps de l’appareil, au dessus de la bobine de film
  • la prise de flash, située sous l’appareil
  • le viseur est lumineux, avec le cadre bien clair, un grossissement de 0,62x et des indications pour la parallaxe.
  • compteur de vue sous la semelle, avec remise à zéro automatique
  • sa taille : 97x32x60 mm pour 370 gr (et je vous assure qu’il donne l’impression d’être plus lourd vu sa compacité)

Comme le disait un ami, on compare souvent les mécanismes des appareils complexes à de l’horlogerie. Oui et non, car l’horlogerie est répétitive, au sens où on reproduit les mêmes mécanismes pour obtenir le même résultat : l’heure juste. Tandis qu’en photographie, les mécanismes ont toujours évolué pour obtenir de meilleurs résultats, différents : des photos à chaque fois singulières.

Ici nous sommes arrivés à un haut degré de sophistication en terme de complexité mécanique et pourtant, c’est très solide, très précis et quarante ans plus tard, ça fonctionne toujours parfaitement.

Pour autant que vous ayez pris soin du matériel, comme par exemple le fait de devoir armer avant de débloquer le tube de l’objectif et de le rentrer, en appuyant sur le petit bouton poussoir qui est à côté du déclencheur.

C’est un appareil finalement très discret, silencieux et redoutable d’efficacité si vous utilisez le zone focus (repères de mise au point sur l’objectif).

Personnellement, et parce que j’ai la vue qui baise, c’est comme avec les Minox, j’ai difficile sans chausser mes lunettes de faire les réglages.

Sinon, c’est un appareil qui a marqué son époque et qui a donné lieu à une belle descendance que la marque a eu l’intelligence de ne pas dénaturer dans sa qualité de fabrication, même si certains modèles sont plus simples que d’autres (le Rollei B35 p. ex.) .

Comme toutes les légendes, les prix des beaux exemplaires sont à la hauteur de la sophistication et de la singularité de l’appareil mais en cherchant bien …

Mes appareils et leurs accessoires

Pour la photo de rue (évolution octobre 2020)

Après quelques remises en question, j’avais revu mon matériel, pour toutes les disciplines que j’essaie de couvrir.

Ce qui ne m’empêche pas de le faire évoluer si besoin.

Et, notamment :

  • en numérique : j’avais écris que si je changeais le Lumix DMC-GX80, ce serait pour prendre un … Lumix, mais le DMC_GX9, toujours un 4/3 petit, performant, qui tient dans la main, réagit vite et sort de veille sans délai, absolument silencieux, que j’ai équipé du Lumix 14 mm f2,5 (soit un équivalent 28 mm en 24×36) pancake (très compact), . Comme j’ai reçu avec l’appareil deux batteries supplémentaires, j’ai de quoi voir venir.J’aime toujours bien son viseur télémétrique, dans la tradition de ce type d’appareil car on peut viser avec les deux yeux ouverts si besoin. Et, en plus, il est inclinable, pour des prises de vue originales, tout comme l’écran, tactile.. Ses menus sont toujours moins compliqués que chez Sony ou Fuji mais moins simples que chez Canon, pour moi encore et toujours les meilleurs dans ce domaine.
  • en argentique : le Ricoh R1 et le Leica M5 restent seuls en lice.

Voilà … selon l’humeur du moment, j’ai donc toujours dans mon sac le Lumix GX9 et l’un des deux autres avec moi.

Si je dois alimenter rapidement mes sites, j’utilise principalement le Lumix. Si j’ai le temps, j’alterne les prises de vue avec l’un ou l’autre, sachant que pour les argentiques, je devrai déposer le film, attendre le développement et le scan pour pouvoir exploiter les photos.

Ah oui, et pour le fun, j’ai ajouté le Zorki Digital à mes sorties impromptues.

Pour la photo de rue

Lumix DMC-GX9

Je vous ai présenté le Lumix DMC-GX80 il y a peu et je ne reviens pas sur ce que j’ai écris à son sujet, à savoir que c’est un merveilleux petit appareil, idéal pour la photo de rue, discret et rapide.

Si je comprends bien la logique de Panasonic, les DMC-GX à deux chiffres sont ceux destinés aux familles, et c’est tant mieux, tant la qualité de ces appareils est bonne.

Tandis que la famille à un chiffre est considérée comme « expert », avec des réglages et quelques améliorations ergonomiques utiles si on veut aller plus loin.

En fait, j’ai eu l’occasion, pour le prix de mon DMC-GX80 de trouver un Lumix DMC-GX9. Je n’ai donc pas hésité et il est arrivé hier.

Bon, une petite présentation d’abord de la gamme, ce sera plus facile pour comprendre.

Sur le site de Panasonic, pour la gamme des GX, voici ce qu’ils en disent « Découvrez la gamme d’appareils photo Lumix pensée pour le street photographie, au design vintage et boitiers compacts ».

En 2013, ils sortaient le Panasonic Lumix GX7, qui était présenté comme le « Ninja » de la photo de rue par la presse spécialisée. Châssis en magnésium, discret, rapide, très bien fabriqué, excellent en qualité photo.

En 2015, Panasonic réitérait l’exploit du premier opus en présentant le GX8, encore plus performant. Voici ce que titrait le magazine en ligne Les Numériques : « Test Panasonic Lumix GX8, plus loin, plus beau, plus fort, plus rapide. Il a tout, il fait tout, il le fait vite, et bien »

Le seul reproche que l’on pouvait faire à ces deux boitiers était peut-être leur taille, qui ne permettait pas de les glisser dans toutes les poches.

Pour cela, le GX80 était parfait car plus petit et capable, lui, de se glisser dans toutes les poches ou petits sacs.

Alors, en 2018 les ingénieurs de Panasonic ont sorti le GX9, soit un boitier de la taille du GX80 mais emportant la technologie du GX8 !

Pour vous donner une idée, quelques photos seront plus parlantes :

Ce qu’il faut en retenir, c’est qu’il allie compacité et performances en reprenant le gabarit contenu du GX80 et les principales caractéristiques techniques du GX8, dont le capteur 4/3″ Live CMOS 20,3 Mpx sans filtre passe-bas (ce qui améliorerait la qualité des images) et le processeur Venus Engine optimisé. Il offre un écran orientable agréable et tactile, un viseur électronique excellent, lui aussi orientable pour des prises de vues originales, une réactivité redoutable, une stabilisation 5 axes efficace qui pardonne les tremblements du photographe – ben oui, l’hiver approche ! – et qui se combine avec la stabilisation des objectifs, magnifique pour travailler en basses lumières.

« Mais on doit bien pouvoir lui reprocher quelque chose, non ? » – Oui, en ergotant sur les détails, il lui manquerait une âme, une fantaisie qu’offre, par exemple, le Pen F d’Olympus ou les Fuji X100 encore plus typés rétro vintage. Et il n’est pas tropicalisé, il faudra y faire attention en cas d’averse.

Voilà, je vous présente le mien, tel qu’il ma été livré hier, et auquel j’ai ajouté le 14MM avec son pare-soleil. Il est muni d’une poignée, je crois réalisée avec une imprimante 3D, fort réussie et qui améliore encore la pris en mains.

Et bien il me reste à le tester là où il est paraît il le meilleur, en rue.

A bientôt avec ses premières photos.

PS, il y a un Lumix DMC-GX80 dans la rubrique A VENDRE !

Le Zinc du photographe

J’en rêvais … il l’a fait ! Un Fed Digital

Vous qui me suivez, vous savez que j’aime les appareils qui sortent de l’ordinaire mais qui savent rester fonctionnel.

Et dans un de mes délires, je rêvais de mélanger un bon vieux télémétrique avec un appareil … digital !

Seulement, il faut bien le reconnaître, je suis nul en électronique et après avoir déjà démonté un Zorki 4 en (tous) petits morceaux et un petit Samsung digital, pour cet accouplement improbable, je me suis rendu compte de l’ampleur de la tâche. Et donc, je continuais de rêver.

Mais voilà, c’était sans compter sur le hasard d’une petite annonce qui proposait un « Leica copie Fed numérique Unique » sur un grand site de vente en ligne.

Je scrute les photos, le travail a l’air superbe. Je commande l’appareil et je l’ai reçu ce matin.

Tout d’abord, emballage super sécurisé. Ensuite, l’appareil est muni d’une magnifique sangle sans doute elle aussi artisanale, avec un petit porte-clé clin d’œil en forme d’appareil photo, et une enveloppe qui contient le mode d’emploi et la carte de visite de l’artisan, Georges. Très classe, vraiment.

L’appareil est en fait un Fed 1g, très inspiré du Leica II, construit entre 1953 et 1955, il bénéficie généralement d’une meilleure finition que les premiers Fed, dont l’inconstance au niveau fabrication est légendaire.

Mais il faut savoir que « la marque FED a été fondée en 1927 par Felix Edmundovitch Djerzinski. C’est ce Monsieur qui fonda à la même époque la Tcheka, ancêtre du GPU, lui même ancêtre du NKVD, lui même ancêtre du KGB ! (attention : beaucoup de Fed 1 sont gravés « NKVD », mais cela ne signifie pas qu’ils aient appartenu à cette même institution ! Nous ne sommes pas dans un James Bond, ce ne sont pas des appareils d’espions !) La production d’appareils photo a débuté en 1934. Ceux-ci étaient montés par des jeunes délinquants en voie de « réinsertion » sous la direction d’Anton Makarenko. C’est également ce Monsieur qui décida de prendre pour modèle le Leica » (source : Collection appareil, Sylvain Halgand).

Il a, manifestement, été découpé avec minutie pour y faire entrer un Lumix FS 50

Le Panasonic Lumix DMC-FS50 a un capteur CCD de taille 1/2.33″ (6.08×4.56 mm) permettant de réaliser des clichés de 16.1 MP avec une définition d’image maximum de 4608×3456 pixels. Cet appareil photo à objectif intégré accueille un zoom optique de 4 x, avec une distance focale de 26-130 mm. Il possède un stabilisateur de type optique.

L’artisan qui l’a réalisé a choisi des éléments de bonne facture, merci à lui.

L’objectif de l’appareil, un antique Fed 50mm f 3,5, initialement rétractable, a été bloqué en position fermée et vidé de son optique pour que celle du Lumix puisse s’y déployer à la mise sous tension et lors de l’action du zoom.

A l’arrière de l’appareil, l’écran et les commandes du Lumix ont nécessité des découpes précises, tout comme sur l’avant de l’appareil, pour y laisser passer les témoins pour régler l’AF.

Honnêtement, si je devais ergoter, c’est de ne pas avoir laissé une « vitre » sur le devant de l’objectif, pour éviter que des poussières n’y entrent. Mais sans doute était-ce impossible ou techniquement délicat, en effet, une vitre pourrait créer des flare au soleil.. Peut-être y fixer un filtre, je vais voir ..

Pour le reste, toutes les commandes « historiques » du Fed ont été condamnées ou réutilisées. Ainsi, c’est le barillet des vitesses qui est utilisé pour mettre sous tension ou éteindre l’appareil. Le déclencheur est logé dans l’ancienne coupelle de celui du Fed, inversée. Toutes les autres commandes de l’appareil sont situées au dos, comme pour tout bon APN qui se respecte.

Un nouveau revêtement a été posé, imitation peau de serpent.

Pour le charger, il faut ôter la semelle du Fed et la prise se trouve sur le corps du Lumix, fixé dans le le corps de l’appareil ancien.

En, résumé, me voilà l’heureux possesseur d’un vrai appareil hybride – au sens classique du terme – avec lequel je sens que je vais m’amuser. Pensez donc, je pourrai faire des photos sans trop éveiller l’attention car on me prendra pour un doux farfelu qui essaie un vieil appareil argentique. Jubilatoire à l’avance !

Encore merci Georges, le génial artisan à l’origine de ce bel appareil, pour cette sensationnelle réalisation.

D’autres se sont lancés dans ce type de réalisations :

Mais c’est la première fois que je vois un des ces appareils en vente.

Je vais essayer d’obtenir quelques informations sur cet artisan, qui réalise d’autres exploits et je lui consacrerai un article, s’il accepte.

Quelques liens utiles : http://www.collection-appareils.fr/x/html/appareil-10829-Fed_1g.html, http://www.collection-appareils.fr/avoscrayons/html/Boitiers_russes.php, http://priice.fr/appareil-photo-numerique/panasonic-lumix-dmc-fs50/

Argentique

Olympus AF-10

Voici donc le second appareil trouvé dans une caisse ce dimanche matin.

Je vous passe les détails du nettoyage intensif dont il a fait l’objet, mais il est très présentable et particulièrement petit.

Plus petit qu’un Olympus XA, pour vous donner une idée. Et avec un flash intégré en plus !

En fait, le progrès a parfois du bon : plus petit donc qu’un XA, avec un moteur, un flash intégré, un autofocus performant, la reconnaissance DX des sensibilités de film, le chargement et l’armement tout aussi automatique.

A mettre dans tous les sacs pour partir en vadrouille, en ville ou à la campagne.

Question technique, c’est du tout simple, fait – comme le voulait Olympus – pour les familles.

L’objectif est un 35mm ouvrant à f3,5 dont la mise au point minimale est de 0,65m jusque l’infini. Il est – vraiment – tout automatique, du chargement de la pellicule, à la lecture du code DX, à l’autofocus, au réarmement et à la fonction flash.

Flash que l’on ne peut, malheureusement, pas débrayer.

Pour le mettre en route, rien de plus simple : vous lui mettez deux piles AAA, ouvrez la porte qui protège son objectif et il est en fonction (une petite diode rouge clignote uen seconde pour vous le signaler) !

Son autofocus accroche vite et bien, pratique si vous devez « dégainer » rapidement en photo de rue. A ce sujet, il est relativement discret, du moins pour le déclencheur, le moteur un peu moins mais comme il travaille vite, on ne l’entend pas longtemps.

Le viseur reste confortable, avec un cadre pour bien viser et un point au centre qui indique où le focus sera fait. Notez qu’en appuyant à mi-course sur le déclencheur, vous pouvez verrouiller la mise au point et une diode verte apparait pour vous signaler que celle-ci est bien faite.

Voilà donc un petit appareil, apparu au Japon dès 1987, que vous aurez rencontré souvent, dans un tiroir, vu sur des photos familiales, ou trouvé dans une brocante !

Une excellente alternative aux jetables et récupérables inutiles.

Quelques liens de références : https://benber.fr/revue-olympus-af-10/, http://www.collection-appareils.fr/x/html/appareil-5495-Olympus_AF-10.html en français.

Argentique

Rolleimat F

… et donc, ce dimanche matin, sur la brocante, en fouillant dans une caisse d’un vendeur installé à l’intérieur d’un hangar (partie couverte de la brocante), je déniche deux appareils dignes d’intérêt : un Rolleimat F et un Olympus AF 10, qui fera l’objet d’un autre article.

La marque Rollei est surtout connue pour ses Rolleiflex, archétype du TLR (twins lens reflex, soit reflex à double objectifs) en 6×6. Certains atteignent des prix astronomiques, parfois largement surfaits même si ces appareils sont mythiques (mais les mythes s’entretiennent chèrement).

Je vous en avais présenté un exemplaire ICI.

Mais la marque est aussi connue pour d’autres appareils, extrêmement compacts et très qualitatifs, eux aussi. Le Rollei 35, le Rolleimatic, le Rollei A110 en sont les plus beaux exemples.

Je vous renvoie aussi sur le site de Philcameras, qui est belge et une mine d’or de renseignements à propos de ces appareils.

Et donc le Rolleimat F, couvert de poussière, tapis dans le fonds de la caisse, qui avait encore son cache objectif et sa dragonne, a attiré mon attention.

Il a plus ou moins le gabarit d’un Canon A35 F, et il fait partie de ces rares « point and shot » de la fin des années septante, début quatre-vingt a posséder un flash intégré, en plus d’un objectif qualitatif.

Mais il n’est pas autofocus, ce sera pour plus tard.

Cet appareil donc, fut construit de 1978 à 1981 par … Nitto pour Rollei, à 120.000 exemplaires

Hé oui, cet appareil, pourtant encore presque tout en métal, fut considéré comme « low cost » par Rollei, qui le conçu mais en confia le cahier des charges et la réalisation à la société japonaise Nitto.

Ne nous y trompons pas, il est beau dans sa robe noire.

D’accord, il est simplifié presque à l’extrême mais c’est ce que recherchaient les acheteurs de l’époque : un appareil fiable, précis mais très facile d’utilisation.

Ce qui n’empêche pas de soigner le produit : regardez sur la première photo de la seconde ligne, le petit ergot placé sous la semelle, qui permet de poser l’appareil bien à plat sur la semelle. Notez encore la manivelle de rembobinage, située justement sur la semelle, pour équilibrer l’appareil.

Deux compartiments à piles : le premier sur le dos, près du viseur, accepte une LR43 classique et il alimente une cellule CdS couplée à l’automatisme située au dessus de l’optique, prenant en compte la correction pour d’éventuels filtres, tandis que le second, sur la tranche à gauche, accueille deux piles AA pour alimenter le flash.

Le flash, justement est un « pop up », que vous devrez faire sortir manuellement (pas de déclenchement intempestifs). Un rappel est situé sur le capot. Ce petit ajout est un grand avantage par rapport aux appareils des générations précédentes qui devaient embarquer un flash d’appoint à fixer sur la griffe prévue à cet effet.

L’objectif est un Rolleinon de 38mm ouvrant à f2,8 à 4 lentilles. Vous le réglez avec des symboles repris sur le dessus qui en fait sont respectivement les distances de 1m (mise au point minimale) représenté par un visage – 1,5 m, représenté par un couple – 3m, représenté par une famille et l’infini, représenté par une montagne.

Le viseur est clair et large, avec cadre lumineux et repères pour la parallaxe.. Adroite, une échelle reprend les diaphragmes de 2,8 à 22, sur laquelle l’aiguille de la cellule se déplace. Si vous n’avez pas assez de lumière, une diode rouge clignote et vous averti de sortir le flash

L’obturateur est central et mécanique de marque COPAL couplé à la cellule pour un automatisme programmé de 1/60e à 2,8 jusqu’à 1/350e à 22. Il y a un retardateur mécanique, en façade (+/- 10 sec.)

Je vous ai trouvé une petite vidéo pour illustrer cet appareil (en français pour changer):

En résumé, un appareil facile a utiliser, très bien construit, avec une cellule précise, peu bruyant et un objectif de qualité.

Comme je ne sais pas toujours essayer tous les appareils que je vous présente, je vous mets en lien le site de Lomography où sont exposées des photos réalisées avec cet appareil.

Bonne découverte.

Les nouveautés en un lieu

Pluie et brocante ce dimanche matin

Brrr… premier petit matin frisquet entre brouillard et fine pluie … bref, un matin de brocante d’octobre.

Merci Decatlon pour tes petits pulls pas chers et vraiment chauds et – surtout – le petit blouson imperméable car la fine pluie fut bientôt averse soutenue, au grand dam de certains exposants un peu imprévoyants et qui n’avaient pas pensé à prendre des bâches pour couvrir leurs étals.

« Mais pourquoi il nous parle de ça plutôt que de son appareil ? » Parce que j’en profite pour faire une mise en garde quand vous achetez en brocante. En effet, sur au moins trois stands, j’ai vu des appareils prendre eau de toute part sans émouvoir le moins du monde les vendeurs qui, l’averse passée, les ont juste un peu essuyés.

Pas certain que le Canon T70, le Pentax et le Minolta 101 SRT aient apprécié !

Quand je vous écrivais que les vendeurs avaient peu de respect pour nos vieilles machines … mais cela suppose que vous devrez faire deux fois plus attention lors de l’achat d’un appareil sur brocante. Démontez les objectifs pour traquer les traces d’oxydations, les coulées; ouvrez les dos pour faire les mêmes recherches (mousse gorgée d’eau ou moisie); ouvrez les compartiments des piles (humidité ?), surtout s’il y a eu une petite averse avant votre passage sur le stand.

Regardez les bacs du vendeur : ont ils pris la pluie ou ont-ils été protégé; le vendeur fait-il attention à ce qu’il vend (bien rangé ou « brol » indéfinissable dans des caisses en carton)?

Regardez ses autres articles, ont ils déjà pris l’eau (résidu d’eau) ou est il équipé qu’une bâche ?

Vous ne serez jamais à l’abri d’un vendeur peu scrupuleux mais essayez, dans la mesure du possible de vous prémunir d’une mauvaise surprise en adoptant ces quelques précautions.

Pour le reste, je vous renvoie ICI pour mettre toutes les chances de votre côté.