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Rollei A 110

Dans les années ’70 et ’71, Kodak met sur le marché un film en cassette appelé 110. Le film est plus grand que la cassette courbe des 16 mm des appareils dits « espions » de l’époque, mais le film est environ 1,5 moins grand qu’un film 24×36 classique.

Cette réduction drastique du film va permettre la création d’appareils très petits, et pas forcément toujours de bonne qualité. Rappelez-vous tous les pockets 110 de votre enfance (enfin, pour ceux qui ont plus de 20 ans !)

En 1974, Rollei présente le Rollei A 110, considéré comme le plus petit pocket du monde à l’époque. Ce fut aussi le pocket le plus cher de l’époque. Qualité de construction, cellule au sélénium, avance du film par pousser-glisser, objectif superlatif (un Carl Zeiss Tessar 23 mm ouvrant à f1:2,8) : des ingrédients qui expliquent ce prix élevé et la longévité de cet appareil.

Paradoxalement, malgré sa (toute) petite taille, le viseur est grand et bien visible. En haut de celui-ci, le rappel de la distance sélectionnée avec le curseur orange, en dessous de l’objectif. Les symboles sont archi simples : 1m – 1 personnage en tronc = 1,5m – 2m – 2 personnages = 3m – montage = infini. C’est la cellule qui sélectionne la vitesse appropriée et lorsque vous déclenchez à mi-course, une diode verte vous indique que c’est ok et vous appuyez à fonds pour prendre la photo.

En cas de trop faible luminosité, vous pouvez accrocher sur le côté gauche un petit flash. Enfin, je dirais plutôt un support de lampe flash (les cubes d’antan). La vitesse se synchronise avec le flash.

Aussi étonnant que cela paraisse, on l’a bien en main, enfin, entre les doigts. Vous l’ouvrez, il s’arme; vous visez et déclenchez, puis un pousser – ouvrir et il est réarmé, prêt pour la photo suivante.

Il ne fait quasiment pas de bruits, tant en réarmant qu’au déclenchement. Vraiment très discret !

En fait, le plus difficile, c’est de l’extirper de sa jolie gaine en cuir noir, qui épouse parfaitement son contour et que vous pouvez, toujours aussi discrètement, accrocher à votre ceinture. L’appareil sera relié à un passant de ceinture ou une boutonnière par sa dragonne en métal, ce qui évitera les chutes.

L’ingénieur Monsieur Heinz Waaske, qui fut le « papa » du Rolleiflex SL26, du Rollei A110 et du Rolleimatic a vraiment fait ici un « condensé » de technologie et de technique. Notons qu’il avait commencé sa carrière chez Edixa, où il avait imaginé le fameux Edixa 16mm, un subminiature qui marqua les esprits non seulement pour sa taille mais surtout pour son degré de sophistication.

Nous voilà avec un second appareil de poche, si je le compare au Asahi Pentax Auto 110, parfaitement utilisable, contrairement aux appareils en 16 mm, pour lesquels il est difficile de trouver des films et, surtout, de les faire développer.

Celui-là aussi je l’ai chargé d’une pellicule en 110 (200 Asa) et j’espère pouvoir le sortir dès qu’il fera meilleur.

Comme d’habitude, pour les infos techniques, je vous renvoie chez https://collection-appareils.fr/x/html/appareil-2585-Rollei_A110.html en français et https://www.lomography.com/magazine/23226-rollei-a110-one-of-the-best-subminiature-cameras en anglais.

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