C’est grâce à Mathis, que je remercie encore, que je reviens avec cet article.

Si vous vous en souvenez, je vous ai présenté le Fuji DL 200 il y a quelques mois.

Je faisais allusion au soucis causé par le changement des piles, soudées à l’origine par l’usine et qui nécessitait que l’on renvoie l’appareil pour les changer.

Les ingénieurs ayant estimé que celles-ci dureraient 8 ans et environ 1000 déclenchements.

Mais voilà, certains de ces appareils refont surface aujourd’hui, soit 40 ans après son lancement !

Autant se dire qu’avec un peu de chance, les piles n’auront pas coulé mais elles sont mortes.

Reste donc que je vous avais mis une petite video qui semblait apporter une solution mais en la regardant de nouveau je me suis aperçu de deux choses : le bricolage ne peut tenir comme indiqué et ça ne peut fonctionner car … il n’y a pas de fils soudés au support !

Décidément, avec YouTube, tout fonctionne, c’est ça la magie du numérique !

Alors il pourrait s’agir du Fuji DL200 II mais en aucun cas du premier du nom.

Tout d’abord, plantons le décor : je suis nul en électricité, fut-elle délivrée par une ou des piles. Et donc, je vais essayer, avec mes modestes moyens, de trouver une solution pérenne pour remplacer ces satanées piles et redonner vie à ce petit appareil sympathique et pas dénué de capacités.

L’idée de la CR-P 2 est séduisante, mais elle n’est pas envisageable car l’ensemble est plus grand que le montage d’origine et surtout, il y a les fils qu’il faut bien mettre quelque part !

Voici le montage d’origine

Vu en perspective, voici la différence de taille des deux ensembles

Oui, je sais, c’est encore flou, je n’avais pas mis mes lunettes !

Il fallait donc trouver une autre solution, si possible élégante et fonctionnelle.

Et puis je ne suis souvenu que j’avais acheté ça pour d’autres bricolages que j’avais en tête.

En fait, il s’agit de petits boitiers dans lesquels on peut glisser une ou deux piles de 3V.

Comme j’ai besoin de 6v, j’ai choisi le petit rond, dans lequel j’ai pu insérer deux CR 2032 de 3v.

J’ai donc dessoudé les piles d’origine (qui n’avaient pas coulé, ouf)

Je pouvais ainsi récupérer les deux fils d’origine, sur lesquels je vais greffer mon nouveau porte-pile.

Là je dois bien vous avouer que je ne suis pas un as de la soudure, mais j’y suis arrivé en démontant délicatement les petites pièces du support. La solution de facilité aurait été de souder les fils du porte-pile à ceux existant, mais je suis têtu et je voulais qu’il y ait le moins de fils qui trainent.

Bref, voici le résultat final. Et si vous regardez bien, il y a même un petit interrupteur si on veut économiser ses piles au lithium ! Mais bon, ça voudrait dire ouvrir et fermer à chaque fois tout l’ensemble du dos de l’appareil, ce qui n’est pas pratique.

L’avantage du montage, c’est que tout rentre sans forcer dans l’espace libéré, les piles 2032 ou 2025 sont très courantes et assurent une bonne longévité (piles des télécommande de voiture), elles seront facilement remplacées quand nécessaire.

Voilà, voilà … à vos fers à souder et bon bricolage.

Eh bien, ça ne fonctionne pas !

Les piles se vident à une vitesse effrayante : lorsque je ferme la porte, le moteur ronronne bien, comme pour enrouler le film, puis j’entends que la vitesse chute et puis … plus rien. Pas possible de déclencher, rien quand on ouvre la porte qui protège l’objectif, rien, le grand silence. Et j’en suis au second jeu de piles neuves.

Moi qui croyait avoir trouvé LA solution, je repart au turbin, et je demande l’indulgence de Mathis, qui y a cru avec moi.

Reprenons le problème à la source : à l’origine, il y avait 2 piles CR123 ou CR 123A, au lithium, soudées entre elles.

Le soucis, c’est de souder ces piles, car ça les fait chauffer si on ne possède pas le matériel de soudure « par point » ad hoc. Et faire chauffer une pile, ce n’est jamais bon (Olivier me l’a bien rappelé).

J’ai été voir sur un grand site qui vend de tout et n’importe quoi, en Chine, où j’ai trouvé ceci :

Ce pourrait être une solution mais je crains que les 2, cote à cote, ne soient trop larges pour l’emplacement, déjà juste pour les 2 piles.

L’avantage, c’est qu’on peut facilement souder les fils nécessaires.

Il existe des boites doubles mais que je ne retiens pas parce qu’elles sont encore plus grosses.

Puis il existe ceci:

Ce sont des supports utilisés pour construire des « rack » de piles au lithium, comme par exemple pour remplacer celles d’une batterie de perceuse.

Il n’y a pas de point métallique pour souder quoique ce soit, mais on peut y ajouter des « lames » en métal nickelé ou des clips comme ceux-ci

Et ces clips ou lamelles, on peut les souder aux fils dans un montage quelconque.

Il faudrait ensuite les glisser dans les fentes prévues au bord des mini rack pour les faire tenir contre les pôles des piles.

Mais, comme vous aurez raison de me le faire remarquer, il faudra quand même les souder pour assurer un contact durable et sûr.

Donc, je vais voir pour un mini poste à souder par points

Dont coût environ 30€. Ça reste raisonnable si on pense faire relativement souvent à souvent ce type d’intervention.

Mais le soucis reste, in fine, le même : quand les piles sont HS, on jette le tout ?

Quant la place manque, il faut se résoudre à trouver des solutions à minima. A l’origine, les ingénieurs de Fuji considéraient que les piles d’origine tiendraient 8 ans ou 1.000 déclenchements (dont la moitié avec le flash).

Si la soudure est mieux faite grâce à ce mini pointeur, il ne resterait qu’à dessouder le fil d’alimentation et le négatif, et ne jeter que le jeu de piles unies pour la vie et le trépas. C’est un moindre mal, finalement.

Bon, je résume : exit les supports en plastique qui risquent de prendre trop de place (dont coût 3€ pour 5 pièces, livraison comprise); exit les mini racks en plastique qui ne sont pas pourvu de lames métalliques (dont coût 3€ livraison comprise pour 10 pièces).

Reste les lames nickelées (3,5€ pour 100 pièces, livraison comprise), le mini pointeur (30€ livraison comprise), et – à mon avis – un élastique ou mieux, une bande de caoutchouc auto serrant fin pour bien faire tenir les piles l’une contre l’autre.

En fin de vie de l’ensemble, on dessoude les fils d’alimentation et négatif et on recommence un assemblage.

J’ai commandé le nécessaire et je vous raconte la suite au prochain numéro …