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Fujica AX-1

Vous le savez, si j’ai commencé la photo avec un Canon Ftb (qu’il faudra que je retrouve un jour chez les parents !), mon premier appareil reflex fut un Fujica ST 601.

Il aurait été impardonnable de ne pas consacrer quelques articles à cette autre marque nipponne qui fit partie des « grands » de l’époque d’or du reflex analogique (1970 – 1990).

J’ai encore dans une caisse un Fuji ST 701 noir du plus bel effet mais malheureusement, la pile a coulé et la cellule ne fonctionne plus, même s’il reste utilisable. J’y reviendrai sans doute.

Pour ce Fujica AX-1, nous sommes au Salon de la Photo de Paris, en 1979. Fujica propose coup sur coup quatre nouveaux appareils : le AX-1, le AX-3, le AX-5 et le … STX-1 (faut varier les plaisirs).

Bref, il s’agit là de la nouvelle gamme dite X, du nom de la nouvelle baïonnette X. Nouvelle gamme qui remplace la précédente, à vis.

Il a existé des bagues autorisant l’utilisation des anciennes optiques mais en perdant alors le double automatisme des nouveaux appareils.

Une vingtaine d’objectifs particuliers seront développés pour la nouvelle monture.

Beaucoup plus rapide et facile pour ajuster les objectifs aux appareils que le système à vis, elle sera toutefois abandonnée avec l’avènement de l’autofocus, en 1985.

Pour la petit histoire, Fuji reviendra sur le marché des reflex en 2000 avec une série d’appareils photo reflex numériques commençant par le FinePix S1 Pro, mais ceux-ci seront basés sur des conceptions Nikon et utiliseront la version autofocus du Nikon F-mount.

Attention toutefois à la confusion avec les Fujifilm X « moderne » qui est une monture conçue pour être utilisée avec les appareils numériques de la gamme X-série avec des capteurs APS-C. Ce type de monture ne doit pas être confondu avec la monture Fujica X abandonnée, qui n’est pas compatible avec la monture X plus récente sans adaptateur.

Cette série propose des appareils légers et petits (quoique le STX-1 soit un peu plus lourd que ses petits camarades). Plus léger ne veut pas pour autant dire que l’on a sacrifié la qualité : le capot et la semelle restent métalliques, le fut en aluminium. A ce moment, seul le Pentax ME est encore un peu plus petit (un fifrelin de moins, c’est dire !).

Pourquoi 3 modèles aux dénominations qui se succèdent et un « intrus » ? En fait, les trois premiers sont des automatiques alors que le dernier est un semi-automatique.

Les trois AX bénéficient de la mesure de l’exposition par deux cellules au silicium positionnées de part et d’autre de l’oculaire. La mesure est centrale pondérée. Vous pouvez corriger l’exposition, par 1/3, mais il n’est marqué que +1 et -1. Le déclencheur électromagnétique, très doux, réagit à une pression légère (on parle de 100gr de pression). Les viseurs sont très lumineux car le prisme argenté et le miroir sont traités et le verre est très bon. Tous les trois possèdent un testeur de profondeur de champ.

Nous pouvons encore citer un retardateur électronique (plus ou moins 12 secondes) lié à un signal sonore. D’aucun trouve que cela peut être gênant s’il faut opérer dans le silence.

Cet appareil à mémorisation d’exposition (AE) compacte, légère et à la priorité ouverture est dotée d’un micro-ordinateur intégré, produit du dernier cri en matière d’ingénierie électronique, pour assurer une exposition automatique de haute précision tant à la lumière du soleil qu’à la lumière des bougies.

Au niveau énergie, c’est une pile, logée dans la face avant qui s’y colle. Il faut juste faire attention car la porte du logement n’est pas montée sur une charnière (comme sur le Canon AE-1 p. ex.) et il serait dommage de l’égarer (sinon, retour à la solution du Gaffer à tout faire mais moins esthétique !).

J’adore trouver ce genre d’anciennes publicités (ici grâce à collection-appareils.fr). Elles n’étaient déjà pas avares de superlatifs mais il faut avouer qu’elles sont complètes … que vais-je pouvoir vous dire de plus ?

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Ah oui, quelles sont les différences entre les 3 AX, finalement ? Leurs modes d’exposition : l’AX-1 n’a qu’un seul mode de présélection, à l’ouverture, tandis que l’AX-3 est livré avec un mode manuel entièrement contrôlable et l’AX-5 dispose d’un mode de présélection d’ouverture et de vitesse d’obturation, ainsi que de modes d’exposition entièrement manuels et automatiques.

L’AX-1 est donc un automatique avec priorité à l’ouverture.

Il est l’entrée de gamme mais il n’est pas simpliste pour autant, plutôt simplifié pour avoir le plaisir d’apprendre : le barillet n’indique que Off, AE (mémorisation de l’exposition), 60x (synchro flash) et B.

Dans le viseur il n’y a pas de rappel de l’ouverture. Les vitesses sont indiquées deux par deux avec une LED pour chaque couple : 1000 et 500, 250 et 125, 60 et 30, 15 et 8, 4 et 2. Ensuite, une LED en léger décalage sur la gauche, à côté de celle du 1000/500 est celle du testeur de pile. La sur et sous-exposition sont indiquées par les deux Led à l’autre extrémité.


Franchement, en le prenant en mains, j’avais l’impression de prendre un Pentax ME tant ils sont proches en tailles et poids. C’est un petit boitier vraiment sympa, de ceux que l’on a envie d’emporter avec soi facilement, sans regret.

Juste une petite remarque, mais rien d’important (ben, faut bien que je trouve quelque chose à écrire, non ?) : pour changer la position de la molette de sélection, il faut appuyer sur un minuscule petit bouton. Si ça évite que l’option choisie ne change pas inadvertance, il ne faut pas oublier de le manœuvrer lorsque effectivement vous voulez la modifier.

Sinon le viseur est étonnamment large pour un si petit appareil, et confortable, même si un stigmomètre incliné aurait été un plus (mais peu d’appareils proposaient cette option – pourtant bien utile – à l’époque de toute manière).

A noter l’emplacement original du retardateur, sous la molette des vitesses mais tout à fait cohérent avec l’espace dévolu aux fonctions du (mini) boitier. Lorsqu’il est en fonction, il émet donc des bips sonores, histoire de vous tenir éveillé pendant au moins 10 secondes.

Et il propose un testeur de profondeur de champ, pas si courant sur un appareil considéré comme un entrée de gamme. Tout comme la possibilité de le motoriser (contacts en dessous, sur la semelle) avec un Auto Winder X, qui permet des « rafales » de 2 images/seconde.

Enfin, cerise sur l’obturateur, vous pourrez faire des multi expositions facilement, il suffit d’appuyer sur le bouton blanc marqué R au moment de tirer sur le levier d’armement : l’obturateur sera armé mais le film n’avancera pas. Vous pouvez répéter la manœuvre autant de fois que nécessaire. Attention, ça ne fonctionne pas avec le moteur.

N’oubliez pas de vérifier la pile si vous partez pour un long shooting car sans elle l’appareil ne fonctionne pas (heu… quand j’écris « long shooting », c’est au moins 6 mois non stop ou 250 bobines … ce n’est pas un hybride non plus !)

L’exemplaire que j’ai reçu proposait la lanière d’origine (à changer pour plus de confort, comme d’habitude) et la cuirette était un peu décollée à gauche, rien de bien méchant. Pour le reste, il était propre dans l’ensemble.

Au niveau prix, comptez plus ou moins 50€ pour un boitier et un objectif de base. Vous n’aurez pas d’excuse pour résister à son charme un brin vintage.

Dans ce bas monde où rien ne se perd, sachez que l’AX-1 a également été lancé par Porst sous l’appellation CR-3 automatique.

Résumé des caractéristiques :

Reflex 35mm avec AE (mémorisation de l’exposition)
Fujica X Mount pour la baïonnette
Champ de vision: 92% avec un grossissement de 0.98X
Dans le viseur: Indication de la vitesse d’obturation des LED, avertissement de surexposition et de surexposition, vérification de la batterie.
Modes d’exposition: AE et diaphragme préférés à l’ouverture (1/60 sec).
Obturateur électronique à plan focal en tissu , de 1/2 à 1/1000 sec
Photocellules (2) au silicium, système de mesure moyenne pondérée centrale.
Sensibilité de la cellule de 12 – 3200 ISO / ASA
Pile à oxyde d’argent 6V PX28 ou plus courante, une 4LR44, avec contrôle de la batterie
Retardateur contrôlé électroniquement pour 12 secondes de retard avec signal sonore.
Dimensions: 135 x 84 x 48,5 mm
Poids: 500g

Petite video d’illustration

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Pour le mode d’emploi, c’est par ICI

Quelques références : http://camera-wiki.org/wiki/Fujica_AX-1, https://en.wikipedia.org/wiki/Fujica_X-mount, https://cameragx.com/2017/05/08/a-final-word-about-the-fujica-x-cameras-of-the-eighties/, https://filmphotography.eu/en/fujica-ax-1/ en anglais, https://appareilsphotosargentiques.com/products/appareil-photo-argentique-fujica-ax1-objectif-55mm-1-6, https://fr.wikibooks.org/wiki/Photographie/Fabricants/Fujifilm/Fujifilm_Fujica_AX-1, http://www.app-phot-col.com/photcol/pdfr/B1/54.pdf, http://www.collection-appareils.fr/x/html/appareil-10270-Fujica_AX-1.html en français

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