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Bilora Gevabox pour Gevaert

C’est donc la société allemande Bilora qui a fabriqué, de 1955 à 1959, ce Gevabox, pour compte de la société Gevaert.

Commençons par l’aspect « technique » car cela va aller vite : 3 vitesses d’obturation : 1/100, 1/50 et B. Son objectif est un 105 mm à mise au point fixe avec des ouvertures f11 et f16. Il utilise du film en bobine de 120 pour un format de 6x9cm. Autrement dit, pas plus de 8 photos par bobine. Ah, et il y a une griffe porte flash, pas très esthétique.

Reste l’aspect général de l’appareil : un gros « cube » aux formes arrondies (si, si, ça existe), surmonté d’un étrange viseur en bakélite (un tunnel quoi). Tout en métal, hormis donc le viseur, il est léger.

Un peu d’histoire, en passant. Gevaert est un fabriquant belge de produits chimiques et de papiers photographiques, qui fusionnera avec Agfa en 1964. Il fera construire des appareils photos, avec le nom Gevaert, par d’autres constructeurs.

Le Gevabox existe en trois versions :

  • une version en bakélite (1950 – 1951)
  • une version métallique (1951 – 1954) fabriquées en Allemagne par Hermann Wolf GMBH
  • une version métallique avec viseur tubulaire (1955 – 1959) fabriquée par Bilora. Celui qui nous occupe ici.

Il s’agit toujours d’appareils très simples, le but étant clairement de vendre du papier et du film photo par le biais de l’utilisation par le plus grand nombre de ce type d’appareil (Kodak n’a pas fait autre chose !).

Au point de vue manipulation, il faut tourner un gros verrou placé sur le côté gauche de l’appareil pour libérer la partie droite, solidaire de la poignée de maintien, ce qui, je l’avoue, n’est guère pratique. On reçoit alors en main le « magasin » de l’appareil. Le film se met en dessous et on le tire vers la bobine du dessus. Cependant, la fenêtre rouge inactinique est de mauvaise qualité, qui rend difficile la lecture des chiffres annonçant les photos et comme il n’y en a déjà que 8 à tirer, faudra faire très attention.

L’avance du film se fait avec le gros bouton situé sur la droite de l’appareil, en prise directe avec la tige de la bobine. L’avancement n’arme pas l’obturateur, qui – de fait – ouvre dès que l’on appuie dessus. Pratique pour les doubles expositions, redoutable pour les distraits ! Notons qu’il est muni d’un filetage, contrairement au Dualflex, ce qui le rend plus pratique en cas d’utilisation de la pause B.

Voilà, voilà …. je pense avoir fait le tour du propriétaire. Je vais y mettre une Porta 160. Vu les réglages, j’éviterai sans doute le souci que je pressens avec le Dualflex, que j’avais chargé en Porta 400, par grand soleil.

Je pense que je vais de nouveau faire un tour dans la Ville de Mons pour le tester.

Donc, comme on dit, la suite au prochain numéro !

Et voilà la suite de cet essai, fait le 19 août 2020, non pas dans la Ville de Mons mais dans un des plus beaux villages de Belgique, j’ai nommé Ménil (près de Jodoigne).

Et je vous avoue que c’est un fiasco complet !

L’appareil est difficile à charger car la lanière tient toujours au côté qui s’ouvre, ce qui rend la manœuvre délicate. Quand j’y suis enfin arrivé, comme je le signalais plus haut, la fenêtre inactinique rend la lecture du film quasi impossible.

Je croyais avoir pu distinguer le premier chiffre, qui indiquait la première vue. Ben, je n’en suis pas certain …

Je crois que je n’ai pu faire que 4 photos sur les 8, et encore, je ne suis pas certain qu’elles aient été bien positionnées et que j’en ai superposées la plupart.

Impossible de voir l’avancement du film ni de « sentir » celui-ci car je n’avais aucun point de repères pour savoir combien de tours effectuer pour faire progresser les vues du film.

Bref, de prime abord, une catastrophe. Je verrai la réalité lors du développement et cette fois je ne demanderai qu’un tirage, sans passer par la numérisation en HD.

En résumé, un appareil qui a toute sa place comme … presse papier ou cale-livres !

Je reviens de nouveau sur cet appareil, car j’ai reçu le film développé et scanné.

Comme je le craignais, seules 3 photos ont pu être « sauvées », mais je vous avoue ma grande surprise, au moins pour l’une d’elles, elle est magnifique !

Sans doute la pellicule y est elle pour quelque chose (Kodak Porta 160) mais je trouve, vu les caractéristiques basiques de l’appareil, que c’est vraiment pas mal.

Nous passerons vite sur les 2 autres

Franchement, j’ai beaucoup d’admiration pour nos grands-parents qui arrivaient à tirer quelque chose de ce genre d’appareil. Ok, la fenêtre inactinique était sans doute en meilleur état à l’époque, ce qui permettait d’en rater moins; ils prenaient peut-être plus le temps et maitrisaient mieux les réglages, pourtant basiques… je ne sais pas.

En tout cas, quand on parvient à en tirer quelque chose, le résultat est étonnamment bon. Bien mieux qu’avec le Dualflex, dont vous pourrez découvrir les photos … heu, spéciales !

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