Les beaux jours vont revenir (si, si, soyons optimistes) et les envies de photographier léger aussi.

Léger mais argentique, pour le plaisir de sortir un bel appareil de son placard.

Alors voici le Yashica MF-2, un petit compact sympa dans sa robe noire, qui lui sied à merveille.

Cependant, restons de bon compte, nous ne sommes plus au temps de la splendeur des Yashica Electro 35, ni des Lynx, ni même des Minister D.

Ici le métal se fait rare (ouiiii la manivelle de rembobinage est en métal !) même si la construction reste très propre et tout est bien agencé.

Issu de la lignée du Yashica 35 MF (1977), son grand-frère sera le Yashica MF-1 (1979). Tous deux étaient à mise au point par des pictogrammes, indiquant des zones de distances (portrait, photo de groupe, paysage).

Logiquement, le MF-2 est un MF-1 simplifié car si le MF-1 possédait un programme d’exposition automatique, en utilisant la cellule de mesure CdS à l’avant de l’objectif pour faire varier à la fois la vitesse d’obturation et l’ouverture par le programme, sur le MF-2, la cellule de mesure sert uniquement à avertir de la sous-exposition, grâce à une LED rouge qui apparait dans le viseur, vous incitant à sortir le flash intégré.

Ici, s’il garde un objectif de 38mm, ce dernier ouvre à f4 maintenant. Ce n’est plus un Yashinon mais un Yashica Lens et c’est un fix-focus. Vos sujets devront être placé vers 1,5m pour être nets.

S’il n’y a pas de véritable contrôle de l’exposition, vous agissez quand même sur la sensibilité de la cellule, réglable de 100 à 400Iso.

Notons que les films ayant faits d’énormes progrès depuis la sortie de l’appareil, en 1980, vous n’aurez pas trop de soucis à vous faire, à moins de vouloir photographier, sans flash, dans un endroit particulièrement sombre.

Deux piles AA, très courantes, alimentent tant le flash que la cellule.

Un mot sur le flash, justement : afin d’éviter les yeux de lapin pour vos sujets, placez les à au moins 2m de l’appareil. Pour le mettre en route, une poussée sur le dessus du flash le libère et il se met à charger (bruit caractéristique de moustique). Heu … comptez jusqu’à 8 pour voir le témoin s’allumer, indiquant qu’il est prêt.

Pour la visée, un grand viseur avec un cadre assez lumineux à l’intérieur.. Hormis la LED rouge qui vous signalera le risque de sous exposition, rien d’autre à signaler. Ah si, le témoin du flash étant proche, vous le voyez sans quitter le viseur des yeux pendant la prise de vue.

Est-il toujours d’actualité ?

Oui si vous acceptez que le verrou pour ouvrir la porte arrière demande des petits doigts et un peu de patience (ou d’habitude, c’est selon). Pour le reste, c’est un beau petit compact des années quatre-vingt, simple d’utilisation mais qui donne de bons résultats, pour autant que l’on tienne compte de ses spécificités (voir les liens vers des exemples de photos ci-dessous).

Il n’est pas trop difficile d’en trouver, en bon état. Disons qu’avec sa lanière et son sac d’origine, vous ne devriez pas dépenser plus de 25€ pour un bel exemplaire.

C’est un petit compagnon facile à transporter et qui affiche gaiement son côté « vintage ». Si vous en trouvez un, prenez le avec vous, il ne vous décevra pas.

Source : Collection-appareils Phokina 1982-83,

Pour des exemples de photos prises avec cet appareil, c’est par ICI et par LA

Petite vidéo d’illustration

Quelques références : http://camera-wiki.org/wiki/Yashica_MF-2,https://camerapedia.fandom.com/wiki/Yashica_MF_2 en anglais, https://benber.fr/revue-yashica-mf-2/, https://www.collection-appareils.fr/x/html/page_standard_eng.php?id_appareil=13098 en français