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Le Yashica 35 MF

Celui-ci est le dernier appareil que j’ai acheté sur la brocante de Thuin (voir le Canon Prima Super 105u, le Nikon EF500SV, le Minolta AF35 Big Finder, l’Olympus Quickmatic EEM, le Pentax Esmpio Zoom 35 – 70 Full Macro).

Eh oui, la moisson avait été bonne ce jour-là !

En fait, j’en avais déjà pris en main plus d’une fois, dans d’autres endroits, et à chaque fois je les avais reposés, les piles du flash ayant coulé dedans, les rendant inutilisables.

Cette fois, autre variante qui me fit hésiter, la porte des piles s’était fait la malle, mais le compartiment était propre, ouf !

Pour le reste, la cellule fonctionne et il est (relativement) propre. Petite négociation, avec cette porte disparue comme argument, et me voilà avec le sac à dos encore alourdi d’un compact, ancien celui-là.

Nous retrouvons ici les formes et l’allure des compacts d’avant l’autofocus et la motorisation. Pas vraiment compact mais maniable et bien construit, nous sommes en 1976.

Il pourrait être considéré comme le successeur des célébrissimes Electros 35, quoique …

Il arbore une magnifique robe noire, il est équipé d’un objectif Yashinon de 38mm, ouvrant à f2,8 mais son objectif est fixe (plus de télémétrique donc) avec une mise au point signalée par des pictogrammes situés sur le fut, visibles par le haut et il est entièrement automatique. La mise au point minima est de 1m jusque l’infini.

La cellule, alimentée par une LR44 classique, est au CdS et se règle sur l’objectif, de 25 à 500 Iso. Une aiguille, située à l’intérieur du viseur, affiche le réglage de l’ouverture, allant de f2,8 à f 16, mais pas la vitesse.

Puisque nous parlons des vitesses, sachez que l’obturateur- un Copal électronique – travaille de 1/60s à 1/250s.

Un mot sur les piles : normalement, l’appareil travaillait avec des piles au mercure de 1,35v, heureusement disparues. Vous pouvez les remplacer sans soucis par une LR ou SR44 de 1,5v. L’électronique des Yashica accepte très bien cette petite différence de voltage sans répercussion sur les mesures de la cellule.

Et pour l’alimentation du flash, il faut deux piles AA tout ce qu’il y a de plus classiques.

Puisque j’aborde le flash, il n’est pas automatique, vous devez le mettre en œuvre en appuyant,t sur le bouton sur la face avant et en réglant la bague autour de l’objectif. L’ouverture s’ajuste en fonction du réglage de la distance de mise au point. Il est particulièrement efficace dans les fill-in, pour déboucher les ombres. Une lampe sur le capot signale qu’il est prêt à être utilisé.

-« Mais, me direz-vous, c’est là un appareil assez banal ! »

Oui … et non ! Rappelons d’abord son objectif, un Yashica Lens (formule Tessar) de 38mm ouvrant à f2,8 qui a toujours eu une excellente réputation et ne l’a pas perdue sur cet appareil.

Ensuite, sa cellule, certes au CdS, est bien calibrée et les expositions, même dans des conditions délicates, sont justes (voir les exemples donnés ci-plus bas). Elle est montée dans le pourtour de l’objectif. Ce qui est pratique lorsque l’on monte des filtres sur l’objectif car la cellule en tient compte.

Ah oui, gardez à l’esprit que si la luminosité est faible, l’obturateur ne sera pas verrouillé, empêchant de prendre une photo sous exposée et donc le risque de photos floues est bien réel dans ces cas là..

Et puis c’est un appareil que l’on a bien en mains, avec un poids raisonnable (environ 400gr), bien réparti, qui stabilise l’appareil.

Le viseur est clair, collimaté et, rappelons-le, ce n’est pas un télémétrique : vous devez régler la zone (il y en a quatre), qui apparait sur le dessus (c’est pratique)

1. marque de correction de la parallaxe, 2. cadre lumineux, 3. voyant « prêt », 4. limite de surexposition, 5. zone de bonne exposition, 6. aiguille de la cellule, 7. échelle d’exposition, 8. zone de sous exposition

En 1979, le Yashica MF-1 prendra la relève avec pour seule modification la manière de faire sortir le flash (en appuyant dessus et non plus sur un bouton). Lui -même sera remplacé par le MF-2 en 1980 mais qui s’éloignait radicalement de ses ainés, ne proposant plus qu’une focale fixe ouvrant à f4.

Si je résume, c’est un boitier que j’aime bien, assez dans la tradition des fameux Electro 35. Il est agréable à prendre en mains, facile à utiliser, tout à fait un appareil taillé pour le Street (vous réglez les distances à l’avance et puis vous shootez, l’appareil calcule la juste exposition efficacement).

Il n’est pas rare d’en trouver mais faites bien attention aux piles. Celle pour la cellule et celles pour le flash. ne doivent pas avoir coulé, sous peine de rendre le tout inutilisable (l’acide coule partout et outre qu’il rende le flash hors service, il a tendance à « griller » et gripper les mécanismes ainsi que le reste de l’électronique).

Pour le mien, j’ai trouvé une « porte » que je devrai bricoler, avant d’en trouver une autre compatible, mais mon bricolage m’a permis de vérifier que le flash fonctionne parfaitement bien.

Si vous croisez la route d’un bel exemplaire, ne le laissez pas passer, il en vaut la peine. Ne dépensez pas non plus des fortunes, il ne devrait pas dépasser 35€.

Vous aurez la chance de photographier avec quelque chose de différent mais d’efficace, qui a réjouit des générations d’autres photographes, vos parents ou grands parents peut-être.

https://i0.wp.com/www.collection-appareils.fr/gestion_catalogue/images/1276684396.jpg?w=695&ssl=1
source : Collection-appareils, Sears 1977.

Quelques données techniques :
Type : compact zone focus à objectif fixe
Viseur : clair avec cadre de correction de la parallaxe
Objectif : Yashica Lens 1:2.8 f=38 mm – mise au point par icônes
Mesure de l’exposition : posemètre CDS couplé – indication des ouvertures dans le viseur
Sensibilité du film : 25 à 500 ASA
Obturateur : central Copal électronique de 1/60 s à 1/250 s – retardateur de 8 s
Déclencheur : sur le capot avec embout fileté pour déclencheur souple
Flash électronique : télescopique intégré avec témoin de charge
Armement : levier à une seule manœuvre – compteur de vues avec remise à zéro lors de l’ouverture du dos
Rembobinage du film : par bouton et manivelle télescopique

Petite video d’illustration

Des exemples de photos prises avec cet appareil LA

Pour le mode d' »emploi, c’est par ICI

Quelques références : http://camera-wiki.org/wiki/Yashica_35_MF, https://filmadvance.com/2012/10/favourite-cameras-yashica-35mf/, https://casualphotophile.com/2019/08/21/a-day-in-the-life-as-seen-through-a-yashica-35-mf/, en anglais, http://fexmania.fr/picture.php?/51, https://www.collection-appareils.fr/x/html/page_standard.php?id_appareil=11903 en français.

4 réponses »

    • C’est pas toujours comme ça, mais j’ai noté dans mon agenda que l’an prochain je ne devais pas la rater cette brocante, sait-on jamais … Le tout maintenant c’est de pouvoir revendre tout ça car mes armoires craquent ! Bon weekend Phil.

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