Il y avais longtemps que je ne vous avais plus ennuyé avec les tribulations des appareils qui m’accompagnent.
Comme je l’écrivais, la pratique élimine ceux qui conviennent moins ou dont je me servais, in fine, très peu.
Le parc s’est donc considérablement restreint :
un Canon RP et son 24 – 105mm viennent remplacer le Sony A7 et l’Olympus OM-D EM-1
j’hésite encore avec le Canon 70D car en APS-C il me donne toujours un avantage avec le gros zoom Sigma 120 – 400 que j’utilise pour les animaux (coefficient de x1,6)
un Lomo’Instant Wide, un Fujifilm Intax 210 et un Kodak Classic Smile pour les photos instantanées
un Canon A-1 en reflex argentique avec un 50mm
un Zorki 3M en télémétrique avec un Jupiter 3 (50mm)
un Kiev 88 pour remplacer le Mamya 645 Super qui fait le bonheur de Fred en 6×6
et quelques coups de cœur que vous découvrez au fur et à mesure mais qui ne sont pas « mon bagage » photographique avec lequel je vais faire des photos habituellement
Voilà, voilà, c’est moins mais tellement plus réaliste que ce que je voulais garder précédemment. A force de vouloir trop avoir, je ne savais plus quel appareil prendre.
J’ai d’abord vu la boite, puis le nom de l’appareil et, curieux, j’ai ouvert celle-ci pour y trouver l’appareil dans sa pochette, les papiers habituels, et une boite de film non entamée, plus celui qui est à l’intérieur.
J’ai pourtant hésité car Samsung (Corée du Sud) n’est pas le plus (re)connu des fabricants d’appareils photos analogiques et celui-ci fleure bon la fin des années nonante (quatre-vingt-dix pour nos amis français).
De fait, Samsung fut présent dès la fin des années quatre-vingt sur le marché de la photographie. Le groupe Samsung possède surtout un savoir faire très développé dans le secteur de l’électronique grand public, notamment. Il développera donc assez naturellement des appareils qui utilisent ces technologies, comme les compacts autofocus de ces années-là.
Fin des années 2000, ils développeront même des appareils numériques.
Mais si le groupe est puissant, il n’a pas réellement un passé dans la photographie, pas comme les « historiques » que sont, par exemple, Canon, Nikon, Fuji, Leica, Olympus, Pentax, etc.
Ils essaieront donc de créer des associations avec d’autres constructeurs, tant d’appareils photo que d’objectifs plus connus qu’eux sur ce marché, mais sans grand résultats.
Peut-être un peu trop « sur eux-mêmes », ce sera un échec, malgré des appareils riches de fonctions innovantes. Les ventes resteront confidentielles et en 2015, le groupe jette l’éponge, se concentrant sur le marché en pleine expansion du Smartphone, avec les résultats que l’on connait maintenant.
Nous devrions donc retrouver dans ce Fino 70S tout le savoir-faire électronique de la marque.
Sans surprise, ce sera un appareil tout automatique, comme les concurrents du moment (2000). C.-à-d. que lorsque vous déposez un film dans la chambre, le boitier lit le codage DX de la cartouche et ajuste le réglage de sa cellule. Manuellement (si, si, un peu quand même) vous amenez l’amorce jusqu’au trait au dessus de la bobine réceptrice et refermez le dos. Le moteur enroule la pellicule et la prépare pour la première vue. Celles-ci s’enchainent automatiquement et en fin de course, l’appareil rembobine le film.
Du grand classique des compacts de ces années-là.
Avec une mention bien (pour les plus de quarante ans), une correction dioptrique à côté du viseur, ça aide toujours !
Revenons un instant sur ses particularités : un zoom d’une amplitude raisonnable, un 38 – 70mm ouvrant de f4,8 à 6,3. La mise au point se fait automatiquement, il suffit de viser votre sujet.
La cellule gère des sensibilités de 50 à 3200Iso et l’appareil calcule l’exposition la plus juste pour la prise de vue, sans que vous puissiez intervenir. Du classique toujours.
Le flash intégré peut être débrayé et vous avez plusieurs modes, allant du fill-in (débouchage des ombres), au flash avec pré-éclairs pour éviter à vos sujets d’avoir les yeux rouges.
Si le Fino 70S règle l’exposition, il règle aussi la vitesse d’obturation, encore une fois sans vous demander votre avis. Mais comme il le fait bien, laissons-le tranquille ou achetons un autre appareil qui en donne la possibilité.
Sachez toutefois que les vitesses s’échelonnent de 1/3s à 1/250s et propose une pose B, peu courante sur ces appareils.
Et l’inévitable retardateur de plus ou moins 10 sec. Un pas de vis vous permet de le fixer à un trépied si besoin.
Des modèles peuvent être équipés d’un dos dateur, assez en vogue à l’époque et gageons que pour ces appareils, il soit encore actif (ils n’ont qu’une vingtaine d’année en somme !).
Pour vous convaincre, quelques photos prises avec cet appareil sont visibles ICI.
Ah oui, pour l’alimentation, une simple pile CR123 suffit.
Cet appareil n’a pas révolutionné le monde des compacts des années 2000 mais il propose ce qui se faisait de bien à l’époque sous une robe flatteuse (le « S » du 70S indique qu’il est « silver » car il a existé en noir).
Donc, si vous cherchez un petit appareil, léger, facile à embarquer dans vos aventures, qui se débrouille plutôt bien pour donner vie à vos histoires photographiques, ce petit Samsung Fino 70S va répondre à ces demandes.
A l’éternelle question du prix, si vous en trouvez un tout beau (et tout complet comme ici), pas plus de 30€, pour ne pas le regretter, sinon 20€ est raisonnable.
Compact 35mm tout automatique Zoom 38 mm – 70 mm avec autofocus La plus grande ouverture f/4.8 Temps d’exposition1/250 s à 1/3 s, Bulb Sensibilité cellule : 50 à 3200Iso Modes d’exposition automatique Flash intégré Support de trépied Oui Retardateur Oui Alimentation 1x pile CR123A Taille 12,3 x 6,7 x 4,3 cm Poids 210 grammes
Histoire singulière pour cet appareil : je l’ai trouvé, neuf, dans sa boîte chez Emmaüs à Ghlin. Sans doute quelqu’un qui l’a retrouvé au fonds d’un tiroir et ne savait qu’en faire !
Je vais donc ouvrir cet emballage pour la première fois afin de découvrir avec vous ce qui s’y cache …
Ah, pas mal, un petit compact qui ne manque pas de charme avec ces deux tons, sa forme carrée aux coins arrondis, il donne une impression de « sérieux ».
Sorti en 1997, c’est un petit compact typique de ces années-là, tout automatique, et pourtant …
Résumons : autofocus, exposition automatique, codage DX pour la sensibilité du film, zoom, pour la base.
Mais il propose des petits plus bien sympathiques :
correction dioptrique pour le viseur (les plus de quarante ans apprécient)
on peut forcer l’appareil à faire la mise au point sur l’infini, bien utile si on veut photographier à travers une fenêtre, ou lorsqu’il y a beaucoup d’éléments au premier plan, ça désactive la mise au point automatique
un mode blub qui vous permet d’exposer jusqu’à 5 minutes (en tenant le doigt sur le déclencheur cependant) et un mode « bulb sync » qui ajoute une rafale d’éclairs au début de l’exposition
un mode panorama avec un cadre ad hoc qui apparait dans le viseur et vous permet de composer votre image en fonction (et sur le film, il y aura aussi un recadrage de la pellicule, ce n’est donc pas un « allongement » de la prise de vue, on reste sur le 24x36mm).
un écran ACL qui vous permet de voir le programme choisi et qui sert aussi de compteur de vue
un zoom qui s’étire du 38 au 115mm, composé de 7 éléments en 6 groupes L’ouverture va de f3,9 à f10,5
une belle variété de modes de prise de vue, y compris les modes portrait, paysage, sport et macro
un retardateur de 10 secondes
Et au rayon avantages, outre ce qui fut dit plus haut, on peut ajouter :
que les programmes sont bien étudiés et efficaces : en mode portrait, p. ex., le boitier met l’accent sur une faible profondeur de champ pour créer un agréable flou d’arrière-plan
et le mode macro permet vraiment de la « proxi photographie »
un système de mise au point fiable et efficace, difficile à prendre en défaut dans des conditions normales de prise de vue
sa flexibilité d’utilisation, soit le tout auto pour beaucoup ou les modes de prise de vues proposés
un viseur clair, avec cadre collimaté et correction de la parallaxe.
Que des qualités donc ?
Ben non, l’appareil parfait n’existe pas, cela se saurait !
Premier reproche, le bouton pour le mettre en route, qui nécessite des petits doigts, des ongles ou un canif suisse. Avantage, il ne s’allumera pas par inadvertance dans votre sac ou poche.
Il lui faut environ 2 secondes pour être opérationnel, c’est dans la moyenne de l’époque.
Son moteur est un peu bruyant, y compris celui du zoom. Rien d’affolant, mais évitez de l’utiliser au cours de yoga, par exemple.
le flash est un peu faible. En cas de très forte baise de luminosité, il ne sera pas d’un grand secours.
Bref, un petit compact de la fin des années nonante qui a son mot à dire et qui vous suivra bien partout, ou presque.
Question prix, à moins d’en trouver aussi un neuf dans sa boîte, il ne devrait pas excéder 20€ à mon sens s’il est en excellent état.
Vous en trouverez à plus de 100€ (si, si …) chez des marchands qui assureront qu’ils l’ont vérifié et testé et, surtout, qui devront vous appliquer une garantie de minimum 1 an (réglementation européenne).
A vous de voir mais pour moi, à 20€, ça me permet d’acheter quelques pellicules en plus.
Des exemples de photos prises avec cet appareil LA.
Encore un petit compact chiné dans une brocante, mais dans un état impeccable et dans une belle house qui, à défaut d’être d’origine, a pu le préserver.
Ceci étant, ce n’est pas un appareil qui a révolutionné le matériel photographique, même s’il possède l’une ou l’autre caractéristiques intéressantes, j’y reviendrai.
Typique de la production des années nonante (1995), il est tout automatique : chargement du film, avance de celui-ci, mise au point, calcul de l’exposition, flash (bien que celui-ci soit réglable et débrayable).
Et il propose un zoom conséquent de 35 à 120mm de 10 éléments en 8 groupes, de f4,5 à f8,7, la mise au point minimale étant de 60cm. Un zoom de 35 – 120mm ce qui devrait être une espèce de limite à ne pas franchir selon moi.
Petite astuce intéressante lorsque vous actionnez le zoom, il possède deux vitesses pour varier et il va très vite si vous appuyez fermement sur la commande.
Il possède un retardateur et un flash que l’on peut débrayer si besoin (les musées vous remercient). Le flash comporte aussi un dispositif « anti-yeux rouges » typique de l’époque (une salve de pré-éclairs empêche les yeux de ressembler à ceux d’un lapin affolé au milieu de vos phares !).
Alors, si vous aviez compris que le 120 désignait sa plus longue focale, à quoi sert le TC ?
Allez, je vous aide : c’est un accessoire qui était vendu séparément … Oui, vous avez trouvé, une télécommande infra rouge, qui actionne le retardateur !
Son viseur est clair et net, collimaté avec lignes pour la correction de la parallaxe.
Petite particularité : ne cherchez pas (comme moi) un quelconque interrupteur pour le mettre en batterie. Il faut faire saillir le flash, sur la droite pour voir l’appareil, pour l’allumer. Particulier mais efficace car là aussi ça évite les mises en route intempestives.
Pour l’alimenter, prévoir 2 CR123A. Elles ne sont pas données mais l’appareil n’est pas gourmand.
Sur cet exemplaire, il y a en plus un dos dateur, qui ne date plus rien, comme d’habitude. Les ingénieurs n’ont pas osé rêver que 30 ans plus tard on se serve encore de leur appareil !
Ah, une excellente nouvelle si vous comptez rester en Belgique, l’Olympus Superzoom 120 TC est traité Water Proof ! Il ne craindra donc pas les pluies, ni la poussière.
Ceci m’amène à une petite remarque utile pour ne rien abîmer : le verrou du dos doit se repositionner à la main, pas en « claquant » juste la porte arrière. Question de joint d’étanchéité.
Sa prise en mains est agréable, avantagée par le bossage sur la droite (logement des piles par dessous), mais faites attention où vous mettez les doigts, le majeur ayant tendance à venir empiéter sur la fenêtre du viseur.
Et puisque je cite celui-là, sachez qu’il est muni d’une correction de dioptrie et que son cadre est collimaté, avec correction de la parallaxe. Au centre, une vaste croix qui indique où l’autofocus fait le point.
Au rayon des trucs agaçants, la porte des piles : c’est un système à deux positions (ouvert/fermé) mais qui nécessite soit de longs ongles soit un canif suisse pour l’ouverture. Notez que ça va mieux si des piles sont dans le compartiment, leur poids aidant à l’ouverture.
Autre petit point gênant, lorsque vous allumez l’appareil sans film à l’intérieur, un « E » insistant apparait sur le petit écran ACL. Cela veut juste dire que l’appareil est vide, le voyant s’éteint si vous introduisez une cartouche dans la chambre.
Alors, que penser de cet Olympus Superzoom 120 TC ?
C’est un appareil dans la veine des bons compacts des années nonante, avec cet avantage de résister à l’eau et aux poussières, ce qui permet de l’emmener partout, par tout les temps.
Tout auto, il vous facilite la vie, vous n’avez plus qu’à vous concentrer sur la prise de vue, il fait le reste et il le fait bien, la réputation d’Olympus à ce niveau est excellente.
Quant au prix, sauf à l’acheter chez un pro qui vous délestera allègrement d’une bonne centaine d’euros parce qu’il l’aura vérifié et testé, avec une garantie d’un an, vous en trouverez en bon voire excellent état pour une vingtaine d’euros sur les brocantes et les vides-greniers.
Tiens, ça fait un moment que je n’ai plus eu de 110 en mains, vous savez, ces drôles d’appareils qui utilisent un petit film en cassette et qui existe toujours, quoiqu’en pensent certains esprits chagrins.
Certes, ce n’est pas le meilleur film qui fut inventé, sa petite taille associée souvent à des appareils bas de gamme n’ont pas toujours laissé un souvenir impérissable, mais il y eut des exceptions.
Bien de ces appareils ont été offert souvent aux communions, lors d’anniversaire des plus jeunes, car ils étaient facile à utiliser et, surtout, à emporter.
Longtemps ils se sont disputés la place dans le sac à dos des scouts/guides avec les Kodak Instamatic ou les Agfamatic Sensor, leurs ainés.
Mais j’imagine que je ravive là des souvenirs communs …
Et pour ceux qui découvrent ce format, je vous renvoie à cet article, qui l’explique.
Ensuite, tous les appareils dédiés à ce format n’étaient pas « des entrées de gamme » minimalistes, il y eut quelques petites perles. Si vous êtes curieux, je vous propose de visiter la rubrique dédiées aux « pocket’s » sur le site pour en découvrir quelques unes.
Mais venons-en à notre vedette du jour, trouvé sur une brocante hennuyère, entre deux orages de juillet.
Il s’agit d’un Fujica Pocket 400, assorti de son flash, le tout dans des petites gaines en cuir du plus bel effet.
Si, hélas, le flash est HS (c’est souvent le cas, les condensateurs vieillissent mal), l’appareil fonctionne parfaitement.
C’est un petit bloc métallique qui, contrairement à la majorité de ces appareils, ne doit pas se plier/déplier pour actionner le chargement et l’armement du déclencheur, une molette discrète sous le viseur s’en charge et le déclencheur est électromagnétique.
Ce qui veut dire que sans pile(s), pas de photo ! Alors j’ai mis « pile » au pluriel entre parenthèse car vous avez deux solutions pour l’alimenter : soit une pile 4LR44 ou quatre fois une pile LR44 que vous empilez dans le compartiment. Je préfère la seconde solution, les 4LR44 ont tendance à « serrer » dans le logement et elles sont dès lors difficiles à extraire.
Mais commençons par le début …
Fuji, contrairement à Minolta p. ex., n’a jamais produit d’appareils au format miniature 16mm. Ce qui était une erreur pour une société fabriquant des films et des appareils photo.
Lorsque le format 110 est apparu, ils ont décidé cette fois de ne pas rater un marché prometteur et ils ont produit dès lors une grande quantité d’appareils dans ce format, en privilégiant le design et la qualité (même s’ils ont produit aussi des appareils basiques).
Par exemple, en 1976 ils ont été les premiers à proposer un zoom sur un boitier 110; ils ont encore placé des objectifs ouvrant à f2,8 et proposé des focales en 20mm (équivalent au 40mm en 24×36), qui permettaient une plus grand profondeur de champ, idéal pour les photos de groupe et les paysages.
En gros, là ils ont mis la paquet et comblé leur retard en proposant des appareils qui ont fait le bonheur de pas mal de gens et qui le font encore quand vous tombez sur un bel exemplaire.
Etrange revanche aussi, la plupart des appareils Fuji n’utilise pas les perforations du film 110 pour armer l’obturateur. Ceci implique que ces appareils peuvent être rechargé avec du film 16mm dans une cassette 110, moyennant un peu de bricolage soit sur la cassette soit sur l’appareil lui-même. Fuji n’a pas tout perdu le marché du 16mm finalement !
Mais venons-en à notre Fujica Pocket 400, il est temps.
Il s’agit de l’édition de luxe du Pocket 300, qui était elle-même la version luxueuse du Pocket 200.
La chronologie des modèles ne reflètent pas ces évolutions car le Pocket 200 verra le jour en 1977 alors que le 300 date de 1975 et le 400 de 1974. En fait, Fujica a commencé avec du « haut de gamme » pour redescendre ensuite vers du simpliste.
Ce 200 est dans la section des « minimalistes », jugez plutôt : objectif à focale fixe de 29 mm ouvrant à f11, obturateur mécanique avec vitesse de 1/60s, pas de contrôle d’exposition mais il a un filetage pour trépied et le déclencheur accepte un câble souple; il a même un filtre UV intégré. Il a été conçu pour les films 100 ASA et il utilise des Magicubes pour le flash.
L’appareil évoluera pour proposer le Pocket 300, la version luxe donc du précédant avec un objectif de 26,5 mm ouvrant de f5.6 à f11 beaucoup plus rapide. La mise au point reste fixe, tout comme la vitesse mais qui atteint le 1/125s. Des symboles « météorologiques » (nuage, soleil, etc.) apparaissent pour le contrôle de l’exposition et il garde le filtre UV intégré ainsi que le filetage pour trépied et le déclenchement. Il utilise un flash attaché en cas de besoin. Son esthétique est proche du futur 400. Il connaitra aussi des évolutions.
Le Fujica Pocket 400 possède un objectif Fujinon légèrement plus long, il passe à 30 mm ouvrant à f5.6 et il gagne une mise au point par zones : 3 zones de 1-2 mètres, 2-5 mètres et 5 mètres à l’infini . Mais, grande innovation, il possède une cellule CdS qui permet de contrôler l’exposition de l’obturateur électronique avec des vitesses de 10s secondes au 1/400s. Pour l’utilisation du flash, il y a maintenant un sabot intégré et la synchronisation est à 1/40s. Il garde les filetages pour trépied, pour le déclenchement par câble et le filtre UV intégré.
Il y aura encore un Pocket 500 et 600, plus sophistiqués encore, mais c’est une autre histoire.
Au niveau agrément d’utilisation, ça peut nous sembler étrange aujourd’hui de coller un œil à ce drôle de rectangle pour prendre une photo. Pourtant la visée est agréable, le viseur est grand et clair, muni de cadre collimaté avec correction de la parallaxe.
Pas de rappel de la distance choisie dans le viseur comme c’était le cas avec l’Agfamatic 6008, ni compteur de vue (on voit le film avancer dans la fenêtre arrière) mais comme on travaille en zone focus, on fixe la distance pour rapport à son type de sujet et on est tranquille un moment (en photo de rue, p. ex., vous serrez entre 2 et 5 m).
C’est un appareil bien fini, agréable à prendre en mains même s’il est, par définition, petit. Le flash, qui se glisse dans une rainure assurant la synchronisation, augmente sa longueur d’un tiers mais ce n’est pas gênant si on le compare encore à l’Agfamatic 6008 qui utilisait lui des flash flip (en hauteur).
Reste la question des films. Comme je le précisait en préambule, ils existent toujours sur le marché et Lomography en propose en couleur et même en N/B. D’autres vendeurs ne sont pas en reste, seuls les magasins physiques restent frileux dans ce domaine (il doit bien y avoir des exceptions heureuses).
Hormis à vérifier que le compartiment pile est propre (pas de traces de piles anciennes oxydées) et le crochet de fermeture (en plastique) qui doit être intact, c’est un boitier qui ne pose pas de problème.
Ses concepteurs l’ont voulu aisé, pour respecter la philosophie du format : vous faites coulisser le verrou vers la droite pour ouvrir la chambre, la porte s’ouvre. Si c’est un premier usage, vous devrez ôter la plaque de protection du contact flash pour pouvoir faire glisser la trappe du compartiment des piles. Une fois celles-ci déposées, opération inverse pour tout refermer. Il n’y a plus qu’à déposer une cassette dans la chambre, refermer le dos et actionner la molette pour avancer à la première vue, c’est prêt.
Ah, une petite précision, j’y ai fait allusion plus haut, en passant : le film 110 implique de fait un coefficient de correction pour l’équivalent 24×36. On le calcule en faisant fois deux pour plus de facilité. Donc un objectif de 30mm comme sur le 400 devient de facto un 60mm. La taille du film est de 13x17mm soit quasi la moitié du standard 24×36
J’ai découvert ce tableau, fort bien fait, pour vous donner une idée de la production des films, de 1899 à nos jours.
Enfin, question prix, sauf les quelques appareils d’exception (les modèles phares de Minolta, Canon, Pentax, Fujica, Agfamatic, Kodak Pocket, Rollei, notamment), vous ne devriez pas débourser plus de 20€ pour un exemplaire complet et en état de fonctionnement, souvent moins d’ailleurs. Mais prenez le pas de choisir dans les « hauts de gamme » pour bénéficier de meilleurs performances.
Eh oui, quand il n’y en a plus, il y en a encore … telle pourrait être la devise de la saga Polaroid !
Car je suis tombé sur ce Polasonic 4000, avec son flash Polatronic 5, chez Emmaüs, et il m’a fait pitié …
Donc je l’ai pris, nettoyé et testé, y compris le flash, qui peut être fantaisiste, car finalement, il était comme le maillon manquant de la bande dont je vous ai déjà fait quelques articles, auxquels je vous renvoie, dont celui-ci.
Pour vous faire une opinion de la gamme complète, je m’en réfère à la liste établies par Collection-appareils (que je remercie) :
Je vous avoue que sa couleur ne me plait guère mais il est presque amusant avec son flash sur le dos, il ressemble à un gros … crapaud !
Si vous en trouvez un, dites-vous que ce n’est pas un mauvais appareil, son sonar étant une bonne idée pour la mise au point, performante.
Question prix, comptez dans les 20€ pour un exemplaire en bon état et fonctionnel.
Souvent je fais allusion à mon désappointement quand je tombe sur une caisse d’appareils maltraités.
Et je me désespère de pouvoir en sauver l’un ou l’autre, certains « vide-grenier » n’ont vraiment aucun respect pour les objets qui passent entre leurs mains et c’est ainsi que disparaissent parfois certains petits bijoux, faute de pouvoir leur redonner vie.
Mais Mathieu Stern, photographe expérimental français va nous montrer que (presque) tout est possible quand on tombe sur une perle que l’on veut absolument sauver.
En l’occurrence, un Edixa – Mat Reflex des années soixante qui a connu des jours bien meilleurs et plein de (mauvaises) surprises …
Mais je vous laisse découvrir la vidéo qu’il a réalisée à son sujet.
Bon, tous les appareils ne se démontent pas aussi facilement, mais ne boudons pas notre plaisir, le travail est excellent et voilà un beau boitier revenu à la vie.
Oui, je sais, j’aurais pu écrire cet article pour les juillettistes, mais bon, nous sauverons au moins les aoûtiens !
Car aujourd’hui, nous allons aborder le « comment préserver la sécurité de son matériel », surtout en vacances (quoique ces astuces restent valables en toutes circonstances et toute l’année).
Ce sont des réflexions de bon sens, essentiellement, mais il est parfois bon de revenir sur celles-ci car l’euphorie des vacances …
En premier lieu, où que vous soyez, faites-vous confiance et écoutez cette petite voix intérieure qu’on appelle parfois l’instinct.
C’est quelque chose que l’humain a gardé de son lointain passé et qui lui a plus d’une fois sauvé la mise. Alors si vous sentez qu’un lieu, un moment vous met mal à l’aise, partez, votre sécurité n’a pas de prix.
Et si c’était « pour rien », ça vous fera une anecdote amusante à raconter, mais vous pourrez la raconter.
Restez discret sur ce que vous transportez. Evitez donc un beau sac tout neuf siglé Nikon en jaune fluo ou Canon en rouge bien rouge !
Prenez plutôt un sac qui a déjà servi, usé et pas forcément un sac destiné à la photographie. Il existe nombre d’inserts que l’on peut glisser dans n’importe quel sac à dos ou à porter à l’épaule. Votre précieux matériel y sera à l’abri, sans éveiller les soupçons.
Tenez compte de votre apparence générale. Si vous avez suivi le conseil précédant mais que vous sortez un appareil avec une sangle qui crie la marque de votre appareil, du style « Eos 5R » ou « Nikon Z9 », quelques yeux (très) mal intentionnés ne vous lâcheront plus et attendrons le moment propice pour vous délester.
De même, habillez-vous discrètement selon le lieu. Bon, ça ne veut pas dire que vous devrez enfiler une djellaba, un gilet sans manches et un béret, ou un pagne pour faire couleur locale, mais gardez à l’esprit qu’arborer des marques voyantes, dans des couleurs agressives ne vous aidera pas beaucoup pour passer inaperçu.
Privilégiez le confort et le côté passe-partout d’un vêtement usagé, qui se fondra bien mieux dans le décor.
Gardez les yeux ouverts ! Avouez que pour un photographe, c’est le comble.
Autant on peut être absorbé dans sa recherche du bon cadre, de la belle lumière, du meilleur instant, autant il faut rester attentif à ce qui se passe autour de soi, surtout dans les lieux très fréquentés.
Un voleur peut surgir en courant ou en scooter pour vous arracher votre sac photo, votre sac à main. Si vous êtes attentif, vous remarquerez les mouvements de la foule induits par cette course et vous serez plus apte à réagir correctement.
Un truc tout simple, utilisez la réflexion de votre écran pour avoir un œil derrière vous, discrètement.
Ne portez pas votre sac n’importe comment. si c’est un sac à dos, portez-le avec les deux sangles aux épaules. S’il n’y a qu’une sangle qui tient, il est plus facile de l’arracher.
Pensez à fermer toutes les fermetures éclaires ou autres zip de fermeture. Et si vous êtes dans des lieux très fréquentés (marché, spectacle de rue, etc.), portez-le sur le ventre plutôt que sur le dos.
Et surtout, ne laissez jamais votre sac sans surveillance et loin de vous !
Si vous en avez l’occasion, photographiez à deux. Je m’explique : on peut aimer voyager en solo mais dans certains endroits il est judicieux d’avoir 4 yeux pour vérifier ce qui se passe autour de soi. Et si l’un photographie, l’autre regarde et vice-versa Soyez équitable dans les temps de photographie/surveillance, ça évite les disputes ou privilégiez des compagnons qui ne sont pas photographes.
Ok, ce n’est pas toujours évident d’avoir quelqu’un qui vous accompagne. Dans ce cas, si d’autres photographes sont sur la place, rapprochez-vous, ça crée un effet de groupe qui décourage souvent les voleurs.
Faites tourner vos cartes mémoires. Si vos photos sont précieuses, ne les laissez pas s’entasser sur une même et seule carte, fut-elle de grande capacité. Au contraire, si la moisson du jour a été (très)bonne, mettez la carte en sécurité quelque part, tant pour qu’on ne le dérobe que pour ne pas risquer de tout perdre en cas de problème.
Il existe des portes-cartes étanches et renforcés, que vous pouvez « planquer » facilement à peu près partout (faites confiance à votre imagination et à votre … mémoire).
Certains préconisent aussi de faire des sauvegardes sur un disque dur, le soir par exemple. Ceci implique d’emporter un PC ou un disque de « décharge ». Pourquoi pas ? Personnellement, je ne le fais jamais mais j’ai quelques cartes mémoires vierges et formatées sous la main si besoin.
Emportez éventuellement du matériel de secours. Bien évidemment, vous aurez investi dans du bon matos, boitier et objectifs, pour vos vacances mais gardez à l’esprit qu’un chute est toujours possible, tout comme un dégât des eaux et qu’il n’est rien de plus désespérant que de ne plus pouvoir faire de photos parce qu’on n’a pas pris un appareil de secours, que vous pouvez laisser à l’hôtel ou en tout autre endroit sûr.
Il peut être plus simple, moins lourd, moins performant même, mais il vous sauvera la mise si le premier matos vous lâche subitement.
Si l’endroit visité est vraiment peu sûr, n’emportez que le nécessaire et gardez le reste en sécurité dans votre chambre, p. ex.
Il existe des filets en maille, une sorte de treillis métallique, dans lequel vous pourrez enfermer le matériel non indispensable. Ce filet sera fixé à un endroit solide, avec un cadenas digne de ce nom.
Une autre technique consiste à utiliser des rangements rigides, comme les boites Pelican (p. ex.), qui sont étanches et réputées difficilement violables.
Le revers de la médaille, c’est que ces valises sont lourdes et peu confortables à porter (même si certaines sont munies de roues). Laissez-les donc dans un endroit sûr, elles serviront de « coffre-fort » pour le matériel.
Sachez ce que vous emportez en voyage ! Avant de partir, faites une liste des appareils, objectifs et accessoires (marque, modèle, numéro de série), avec -éventuellement – des photos de ceux-ci.
C’est particulièrement utile si du matériel volé est retrouvé et que vous devez pouvoir récupérer le vôtre dans le fouillis.
Il est même possible, de nos jours, de glisser une puce électronique pour suivre votre matériel au plus près. Ça peut même être utile si la compagnie d’aviation a « perdu » vos bagages. Les systèmes les plus sophistiqués vous permettent de les suivre en temps réel avec votre smartphone.
Même si ce n’est pas toujours évident, surtout si vous n’êtes pas professionnels, faites assurer votre matériel. Ça peut vous couter un peu mais toujours bien moins que de tout perdre en cas de vol ou autre situation épique.
En résumé, gardez à l’esprit que c’est d’abord votre vigilance la meilleure gardienne de votre matériel et votre capacité à vous écouter en cas de doute.
Avec ces quelques conseils de bon sens, profitez maintenant de votre voyage et ramenez-nous de belles images, de beaux récits de vos découvertes.
Ah, c’est bien le moment d’en reparler, le temps est exécrable depuis la mi-juillet en Belgique. Là, les nappes phréatiques ont fait le plein, c’est certain !
Alors quand on ne sait plus à quel saint s’adresser pour trouver une réponse aux « je m’ennuie » de vos enfants (normal, les saints n’étaient pas parents), une solution c’est de visiter un musée.
Mais pas n’importe lequel car celui que je vous propose, le « Matos Museum » ou musée des médias et des technologies obsolètes, va leur faire découvrir des technologies aujourd’hui dépassées, qui fleurent bon la nostalgie pour les parents et grands-parents.
En effet, Pascal Becker, l’initiateur de ce musée privé et gratuit, a eu la bonne idée de réunir de vieilles radios, des projecteurs, des appareils photos anciens, des vieux PC, d’anciennes calculatrices électroniques, des jeux vidéo, des GSM et téléphones.
Bref, de quoi se promener dans les années qui ont vu l’émergence puis l’ancrage d’appareils que nous utilisons tous les jours.
Curieux d’en savoir d’avantage ?
Commençons par l’adresse : Bierges (1301), rue Provinciale 171 (voir la carte).
Les visites se font sur RDV par mail (formulaire de contact) et Monsieur Becker est très réactif.
Si vous voulez visiter le site au préalable, c’est ICI.
L’entrée est gratuite et la visite est guidée.
Voilà, voilà … quand ils auront vu tout ça, les enfants ne s’ennuieront plus mais ils risquent de chiner au grenier ou à la cave à la recherche de vos trésors …
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