Non classé

Les Kiev II – III – 4 et 4AM

J’ai hésité à réécrire des articles touchant des appareils russes, le contexte actuel étant ce qu’il est. Toutefois, ces machines ont déjà traversé tant d’Histoire qu’il serait vain de les laisser encore dans l’ombre parce qu’un dirigeant politique est un despote mal éclairé.

Alors si demain ce site disparait c’est soit parce que la CIA est tombée dessus, soit le KGB. Bah, il faut vivre hors de la poutine parfois !

Voici dont deux Kiev, que j’ai déjà abordés rapidement dans un article qui traitait des appareils russes, en général.

Ils méritent bien plus que quelques lignes, vous allez comprendre pourquoi. J’ajoute que ces appareils viennent de la collection pour laquelle j’ai commis un article.

Plus haut, j’ai écris le mot « Histoire » avec une majuscule car cet appareil fait partie de celle-ci, même s’il s’agit de sa part sombre, celle de la seconde guerre mondiale.

Mais commençons. En 1925, un certain Oskar Barnak imagine un petit appareil facile à emporter partout et qui utilise un film de petite taille, issu du monde cinématographique, le 24x36mm.

Ce fut assez rapidement un succès parce que l’appareil était « ultra portable » et le film assez facile d’usage, surtout après 1934 lorsque Kodak le met en bobines préchargées.

Qui dit succès commercial dit envie de faire mieux et/ou autrement chez les concurrents. C’est ainsi qu’en 1936 Zeiss lance son Contax II, un autre télémétrique de légende.

Au petit jeu des différences, voici un rapide résumé : le Contax II combine ses vitesses dans un seul cadran alors que le Leica II en utilise deux (vitesses lentes et rapides) ; le viseur et le télémètre sont dans une seule et même fenêtre chez Contax alors que Leica en utilise encore deux séparées ; la base du télémère du Contax fait presque 9cm alors que celle du Leica atteint difficilement les 5cm ; le chargement du film est aisé chez Contax car le dos s’escamote entièrement alors que chez Leica il faut charger le film par la semelle pour le glisser dans la chambre ; le Contax propose un retardateur qui ne fera son apparition que bien plus tard chez Leica (avec le III) ; Le Contax utilise une baïonnette propriétaire là où Leica vise ses objectifs sur le boitier ; l’obturateur du Contax donne une vitesse maximale de 1/1250s alors que son concurrent atteint le 1/1000s.

Bon, je sens que je ne vais pas me faire que des amis mais le Contax, créé par Zeiss, était considéré à l’époque comme supérieur au Leica, y compris pour ses optiques de légende.
Il était pensé pour être plus rapidement manipulable (dos ouvrant, grande base du télémètre, vitesses plus rapides, baïonnette) que son concurrent. Le Contax était prisé des photojournalistes (comme Robert Cappa) tandis que le Leica faisait la joie des artistes et des photographes aisés (comme Rotchenko).

Le Zeiss Contax est produit à Iéna et Dresde, en Allemagne donc. Mais voilà que la tragédie de l’Histoire intervient car la seconde guerre mondiale éclate et l’Allemagne est défaite après des années de combats acharnés.

Il est temps de penser aux réparations et aux dommages de guerre. C’est pourquoi la Russie transfère les usines, le matériel encore exploitable et les techniciens allemands de chez Contax vers Kiev, chez Arsenal.

« l’Entreprise d’État de production d’appareils spéciaux Arsenal », fut créée en 1764 pour l’armement de l’armée impériale russe, ce qui restera son rôle dans la Russie devenue Union Soviétique. Elle sera réorganisée au sortir de la guerre et la section d’armement portera un autre nom. Il est à noter que l’usine d’Arsenal a continué à produire des équipements optiques pendant la guerre froide et le programme spatial russe. Les appareils photo n’ont toujours représenté qu’une petite partie de ses activités.

C’est donc là qu’ils vont poursuivre la fabrication du Contax II rebaptisé Kiev II.

Les premiers Kiev II, qui apparaissent en 1947, contiennent encore des pièces originales des Contax embarqués de force. Les premiers objectifs qui accompagneront ces appareils auront aussi des éléments issus des stocks de chez Contax.

Quelques très rares et très chers Kiev II des tout débuts ont même gardé le nom Contax gravé dans le métal et une plaquette avec le nom Kiev était superposée sur le boitier. Amis collectionneurs … et ne cherchez pas un Kiev I, ça n’a jamais existé.

Pendant un (long) moment, les deux appareils ont suivi le même chemin : Kiev II contre Contax II, Kiev III contre Contax III. Mais comme souvent, celui qui fut une copie s’émancipât et devint un Kiev original à part entière. A partir du Kiev 4A et 4AM en fait. Et ceux-là seront produit jusqu’en 1987, à plus d’un million de boitiers.

Chronologiquement, le Kiev II sera produit de 1947 à 1957 à environ 100.000 exemplaires.

Il proposait les vitesses suivantes : 1/2s, 1/5s, 1/10s, 1/50s, 1/125s, 1/2509s, 1/500s, 1/1250s et une pause B. L’appareil était livré avec des objectifs ZK de 50mm ouvrant à f2, ZK de 50mm ouvrant à f1,5, ZK Zorki de 50mm ouvrant à f2, Jupiter 8 de 50mm ouvrant à f2.

Le Kiev-II a été suivi du Kiev-III, une copie du Contax III, qui est un Contax II avec un posemètre au sélénium, non couplé, sur le dessus du boitier.

Ensuite il y eut un Kiev IIa qui gagne une prise PC pour la synchronisation du flash sur le devant du boitier. Et un Kiev IIIa, le même mais avec une cellule au sélénium sur le dessus.

Quelques corrections esthétiques plus tard (semelle et boutons modifiés), le Kiev-4 (avec posemètre) et le Kiev-4A (sans) adoptent un flash synchronisé. Ils seront en production des années 1950 à la fin des années 1980.

Enfin, la dernière variation sur un même thème, le Kiev-4M, est équipée d’une manivelle de rembobinage au lieu d’un gros bouton, d’une griffe porte-accessoires, de modifications des boutons et du retardateur et la vitesse maximale descend au 1/1000s. Il garde la cellule au sélénium, toujours pas couplée, tandis que le 4 AM a les mêmes atouts mais sans la cellule.

Enfin, rien que pour compliquer la tâche des collectionneurs, il a existé quelques modèles sans marquages ni numéros, tous avec de légères modifications, surtout esthétiques.

Tous les modèles utilisent la monture originale à baïonnette Contax.

Petit résumé rapide des modèles :

Je vous encourage à aller voir les différents modèles sur Soviet Cam

Si les tous premiers Kiev sont encore des Contax (et nous avons lu pourquoi), petit à petit ils deviendront des vrais Kiev, les stocks de pièces n’étant pas infinis. C’est là que le modèle s’émancipe peu à peu de l’original.

Les mauvaises langues diront que la qualité de la production se détériore au fil du temps, surtout les boitiers de la fin des années quatre-vingt. Sans doute, comme dans beaucoup de domaine, le modèle de planification du régime soviétique n’encourageait pas la qualité mais la quantité et il est reconnu que de la fin des années septante à nonante, lorsque le régime commence à vaciller, les produits ne sont plus aussi bien assemblés qu’à leur début.

Normalement, vous pouvez estimer la date de naissance de votre boitier avec le numéro de série, les deux premiers chiffre étant ceux de l’année de fabrication.

Sur cet exemplaire de Kiev 4 (sans cellule), la date de fabrication doit être 1984.

Un dernier mot sur les Contax : étant donné qu’au sortir de la guerre les usines allemandes n’avaient pas pu retrouver ni leurs outils ni leurs ingénieurs, elles ont recommencé à produire des appareils dès 1950 mais qui seront simplifiés et qui bénéficieront de quelques améliorations, qui ne seront pas transposées sur le Kiev.

Ici, je vais m’attarder sur le Kiev 4 AM et le Kiev 4, ceux que j’ai achetés. Ils seront fabriqués de 1947 à 1987, une sorte de record en soi.

Ecrivons le tout de suite, il y aura des évolutions mais les différences ne sont guère fondamentales, plutôt des ajustements, parfois simplement cosmétiques et d’autres plus intéressantes car elles apportent un petit plus, comme l’ajout de la cellule sur le 4 AM.

Un mot d’abord sur l’objectif de base qui accompagne le Kiev : c’est un Jupiter 8, un 50mm ouvrant à f2. Cette optique est une copie très convaincante du Zeiss Sonnar de 1929 (6 éléments en 3 groupes). Si en 1931 Zeiss repense son Sonnar (7 éléments en 3 groupes avec une ouverture de f1,5), le Jupiter 8 ne bénéficie pas de ces améliorations. Il faudra attendre 1957 et le Jupiter 8M qui ajoute des arrêts sur la bague des diaphragmes.

Il pouvait aussi recevoir en dotation un Helios 103 de 53mm ouvrant à f1,8, qui est une réplique du Biotar de chez Zeiss. Ces deux objectifs sont excellents et de nombreux amateurs les montent de nos jours sur des hybrides car leur bokeh assez spécifique est très recherché.

Hélios 103. Notez la baïonnette spécifique et les lames du diaphragme.

Le posemètre, non couplé, est et restera au sélénium. Il n’aura jamais besoin de pile mais pour le garder en bon état, il faut le protéger de la lumière. Un clapet à ressort sera monté devant, qu’il ne faudra ouvrir qu’au moment de l’utilisation de mesure de la lumière. Bon, si jamais votre cellule ne fonctionnait plus, ce ne serait pas un drame : vous devriez en prendre une indépendante ou appliquer la règle du sunny 16.

Le Kiev 4 possède un obturateur horizontal à lamelles métalliques, paradoxalement aussi silencieux que celui en toile du Leica mais moins sensible aux effets du soleil en cas d’exposition prolongée (si, on peut « griller » le rideau d’un appareil en le laissant avec l’objectif – qui est comme une loupe – tourné vers le soleil).

Venons-en à la particularité de ce Contax, heu … Kiev 4 : son télémètre et la manière de s’en servir.

Source : Kosmo foto

Pour ceux qui n’ont jamais utilisé un appareil télémétrique, petite explication : avec un « zone focus » vous déterminez des distances (1-3m ; 3-6m par exemple) dans lesquels vous placerez vos sujets ; avec un réflex, vous voyez, à travers l’objectif directement, la « bonne distance » vis-à-vis de votre sujet ; avec un télémétrique, vous allez devoir faire coïncider deux images en les superposant l’une sur l’autre par un mécanisme optique lié au mécanisme de mise au point. Ainsi, lorsque l’image du télémètre coïncide avec l’image du viseur, l’objectif est correctement mis au point. Un grand « patch » orangé facilite encore la mise au point.

Pour effectuer la mise au point, il suffit de faire tourner la bague des distances de l’objectif.

Avec le Kiev (et le Contax) vous pourrez aussi le faire grâce à une petite molette placée sur le dessus de l’appareil et qui va agir directement sur le mécanisme de mise au point.

Source : Kosmo foto

Si cette mécanique est précise, elle n’est pas fragile. En fait, il y a deux éléments : la molette proprement dite et un petit levier derrière. Ce levier verrouille l’objectif lorsque l’on fait la mise au point sur l’infini. Une petite pression dessus et l’objectif peut de nouveau faire la mise au point à partir de 90cm et jusque … l’infini.

Regardez l’image ci-dessous car l’utilisation de cette molette et ce levier demande un peu d’habitude pour éviter de placer l’index droit devant la fenêtre. Il faut s’habituer à la prise en main, pas tout à fait naturelle.

Source : Kosmo foto

Ceci étant, il est toujours possible de régler la distance directement avec la bague de l’objectif.

Un mot aussi sur la baïonnette spécifique du Contax – Kiev : en fait, elle se compose de 2 montures. Une interne pour le 50mm et une seconde, externe, pour les focales plus longues.

L’avantage d’une baïonnette est la rapidité de mise en œuvre : vous portez l’objectif devant l’orifice, vous tournez un quart de tour (sens horaire) et l’objectif est fixé fermement. Pour déverrouiller, on appuie sur le levier et on tourne un autre quart de tour (anti horaire) pour enlever l’optique.

Source : Kosmo foto

Ici pas de risque de mal viser l’objectif et donc d’abîmer le fil du pas de vis, ni la crainte de ne pas avoir bien serré l’optique contre le boitier. Cependant comme la baïonnette est propriétaire (pas universelle), vous ne pourrez monter que des objectifs munis de cette monture spécifique. Vous aurez du choix tant chez les fournisseurs du Kiev que chez Carl Zeiss, qui a une réputation d’excellence pour ses optiques.

Puisqu’on commence par y voir plus clair avec cet appareil, essayons d’yn mettre un film. Comme je le mentionnais plus haut, ici, tout le dos s’escamote, facilitant grandement la mise en place du film.

Il faut déverrouiller les deux clés pour faire glisser ensuite le dos sur « ses rails » et découvrir ainsi la chambre.

Vous remarquez tout de suite le store de l’obturateur, horizontal à lamelles métalliques. Puis la bobine réceptrice, qui doit être présente avec l’appareil que vous voulez acheter. Ici elle est en plastique mais elle peut être aussi métallique.

Vous placez la cartouche du film à gauche, tirez l’amorce sur la bobine réceptrice à droite, faites avancer une fois ou deux puis refermez le dos en le faisant glisser dans les rails prévus et refermez les deux clés en dessous pour assurer une bonne étanchéité à la lumière (il faut parfois faire un peu bouger la clé sous la bobine pour qu’elle s’engage correctement et assure une bonne fermeture).

Ensuite, armez et déclenchez encore au moins deux fois, vous êtes prêts. Ah, ne pas oublier de remettre le compteur de vue à zéro, cela ne se fait pas automatiquement.

Comme j’ai noté que je parlerais des Kiev 4 et 4A (avec et sans cellule donc), un mot sur l’utilisation de celle-ci.

Tout d’abord il faut régler sa sensibilité, en GOST. Attention, les valeurs en GOST et ISO/ASA sont sensiblement les mêmes mais pas identiques. Si vous deviez utiliser du film diapo, c’est important.

Source : Kataan.org

Vous devez faire coïncider la valeur avec le triangle rouge en faisant tourner le disque muni de deux minuscules boutons.

Puis, en ouvrant la fenêtre de protection de la cellule, vous verrez une aiguille qui va s’animer lorsque vous ferrez bouger la grande couronne (marquée des vitesses et ouvertures). Lorsque celle-ci sera sur la marque en forme de losange dans la fenêtre du posemètre, vous pourrez lire la combinaison ouverture/vitesse sur l’anneau externe. Simple mais bien pensé.

Et si par malheur il n’y avait pas assez de lumière, guidez l’aiguille vers les repères -2 ou -4 et divisez les vitesses d’obturation par 2 ou 4, respectivement.

Sur cette photo du 4A, vous voyez la languette au pourtour de la baïonnette et sur laquelle il faut appuyer pour déverrouiller l’objectif. L’ ergo (flèche verte) sert à débloquer la position sur l’infini quand vous utilisez la molette de réglage de la distance. Avec un peu d’habitude, c’est assez confortable, même si le trajet semble long lors des réglages, mais ils sont très précis.

Petite revue pour en terminer avec ces deux appareils attachants :

Vous noterez que sur ce « nouveau » modèle la vitesse maximale n’est plus que de 1/1000s.

Il est frappant de voir que sur le modèle avec cellule, on a juste ajouté une protubérance sur le modèle de base, ce qui lui donne un petit air de réflex sans prisme.

Attention, pour changer les vitesses, il faut soulever la molette des vitesses et la faire tourner sur la vitesse que vous avez décidée ou celle désignée après la lecture des données de la cellule. Comme pour tous les appareils russes anciens (et le Contax), vous devez d’abord armer l’appareil avant de changer les vitesses sous peine de casser la mécanique.

Un mot aussi sur le viseur, clair et lumineux mais dépourvu de toutes indications de cadres ou de parallaxe. Il a été réglé pour un objectif de 50mm, point !

Si vous voulez utiliser d’autres focales, comme pour ses frères russes, il faut ajouter une tourelle dans la griffe porte-accessoires. Mais attention à la correction de parallaxe.

Seuls les porteurs de lunettes devront faire attention car le cercle autour du viseur est cranté. Pour éviter de rayer leurs verres, il est recommandé de coller dessus un rond en caoutchouc ou en feutre.

Dernier point, le retardateur, mécanique, qui ne doit être actionné qu’après avoir armé l’obturateur. Il vous laissera environ 15 secondes pour être sur la photo.

Que retenir de ces appareils ?

Tout en métal (en tout cas pour les premières décennies), il respire la solidité même s’il emporte une mécanique sophistiquée. Le seul point noir est, parfois, l’obturateur qui tient à un fil de soie. Si celui-ci se rompt, bonjour les dégâts.

Autrefois on pouvait envoyer ce type de boitiers en Ukraine, qui possédait encore des sorciers capables de les réparer à prix raisonnable, mais les temps troublés qui nous préoccupent empêchent de nos jours de recourir à leurs services.

Sinon, ce sont des engins redoutables car les objectifs qui les accompagnent sont excellents. Surtout ceux des années antérieures aux années septante. Les optiques. Zeiss ont souvent été les meilleures de leur époque, devançant même celle de Leitz.

Ils ne sont pas rares en soi car produit à plus d’un million d’exemplaire mais ils ne franchissaient pas toujours les frontières du bloc ex-soviétique. L’Allemagne et l’Angleterre, paradoxalement, étaient terres d’asile plus fréquentes.

Disons qu’un bel exemplaire, avec son sac tout prêt, son objectifs Jupiter 8 ou Hélios 103, doit pouvoir se négocier autour des 80€.

Croyez-moi, si vous le sortez en rue, vous ne manquerez pas de vous faire remarquer car il a finalement un « look » tout à fait particulier et attachant.

Videos d’illustration :

Pour le mode d’emploi, c’est par ICI.

Des références : https://kosmofoto.com/2021/03/kiev-4-review/, https://www.35mmc.com/20/02/2019/kiev-4-review/, http://camera-wiki.org/wiki/Kiev_4, http://www.diariodeunpixel.com/2021/01/kiev-4/, https://oldcamera.blog/2016/10/20/kiev-4-%D0%BA%D0%B8%D0%B5%D0%B2-4/, https://www.lomography.com/magazine/187079-kiev-4-am-a-silent-sniper, https://photothinking.com/2018-10-26-kiev-4-the-non-clone/, https://www.lomography.com/magazine/187182-my-first-roll-with-a-kiev-4-camera, https://mattsclassiccameras.com/rangefinders-compacts/kiev-4/, https://mikeeckman.com/2015/05/kiev-4-type-3-1969/, https://www.martinmadeanu.com/2017/3/4/kiev-4am-review, https://flynngraphics.ca/kiev-4am/, https://filmphotograph.com/kiev-4am-1983, https://kosmofoto.com/2021/03/kiev-4-review/, https://www.sovietcams.com/cameras/detail/4w7pnxgyed7hg25rsgakgb1x4w en anglais ; https://benber.fr/revue-kiev-4am/, http://www.appaphot.be/fr/brands/kiev/kiev-4-am/, https://www.collection-appareils.fr/x/html/page_standard.php?id_appareil=45, https://fr.wikipedia.org/wiki/Contax en français ; http://www.diariodeunpixel.com/2021/01/kiev-4/, en espagnol.

Les nouveautés en un lieu

Avez-vous de l’argent à gaspiller ?

Si la réponse à cette question est OUI, alors je vous propose de vous laisser gruger par cette offre :

ou encore celle-ci, la dernière sortie :

Si vous vous en souvenez, la première annonce avait déjà affolé mon peace maker. Mais voilà que Lomography remet ça avec des pockets à plus de 100€ !

Vous le savez, j’aime l’attitude Lomo qui consiste à décomplexer la photographie argentique (et/ou numérique aussi d’ailleurs).

Mais encore une fois dans une époque où on nous bassine de la « green attitude » à tous les coins de rue, là je dis NON.

Les pockets sont apparus dans les années septante, ils ont été distribué par millions et toutes les personnes au moins de ma génération en ont reçu pour un anniversaire, une communion. Il doit encore y en avoir quelques centaines de milliers qui dorment dans des tiroirs, des caisses, des placards.

Si certains étaient minimalistes, quelques uns ont offert de belles performances (je vous encourage à aller découvrir la rubrique consacrée aux pockets).

Je songe notamment aux Agfamatic 6008, Agfamatic 901, Agfamatic 4000, Fujica Pocket 400, Rollei A110, voire même au Pentax Auto 110 qui reste à ce jour le plus petit reflex à objectifs interchangeables du monde.

Tous utilisent la cassette de film au format 110, qui simplifie le chargement du film.

Et tous se négocient trèèèèès largement sous les 100€ (les deux exceptions pouvant être le Rollei et le Pentax). Si vous fouinez bien, vous pourriez les trouver pour un prix compris dans la fourchette de 5 à 10€, parfois même encore emballé !

Que Lomogaphy ait l’excellente idée d’encore proposer les films 110 et ce dans des déclinaisons amusantes (purple, N/B, etc.), ça c’est une très bonne idée et j’applaudis.

Mais qu’il nous sorte un pocket à 120€, là c’est se f… des gens ou exploiter la niaiserie des gogos, ce qui revient au même …

Aussi bien construits qu’ils aient pu l’être, aussi sophistiqués que certains aient pu l’être encore, le format et la conception inhérente au film n’ont jamais permis d’atteindre un standard de qualité extrêmement élevé, bien que certains aient été capables du meilleur.

Les as du marketing de chez Lomo ont beau nous en remettre une couche avec leurs objectifs en verre, leur exposition automatique, leur fonction créative, il n’en demeure pas moins qu’on n’a jamais pu tendre correctement le film, ni placer un plateau presseur pour en assurer la planéité, ni assurer un agrandissement extrême des images captées.

Pourtant la plupart étaient motorisés, certains ont même eu des téléobjectifs ou des positions pour faire de la proxy-photographie (ne parlons pas de macro, soyons réalistes), ils étaient presque tous totalement automatiques avec gestion de l’exposition et/ou de l’ouverture via la cellule.

Bref, si vous voulez « être à la mode » et sortir discrètement un pocket 110 de votre poche lors d’une sortie entre ami(e)s, allez faire un tour dans les tiroirs des parents et grands-parents, les brocantes, les vide-greniers, les Emmaüs, vous en trouverez à des prix décents (dans les tiroirs, c’est même gratuit).

Cela vous permettra ensuite d’acheter des kilos de films si vous voulez …

Les nouveautés en un lieu

Adieu à Pierre MONS

Ce nom vous est peut-être inconnu mais c’était un ami.

Photographe, peintre, amateur de vieux appareils et objectifs russes, notamment, nous avions de longues conversations sur la photographie et l’art en général.

Cultivé, friand d’anecdotes qu’il glanait ici et là sur la grande toile à ses heures perdues, il partageait avec enthousiasme ses découvertes déconcertantes qui touchaient nos pratiques.

C’est grâce à lui que j’ai découvert la richesse des optiques russes, qu’il achetait régulièrement et testait avec passion sur son vieux Nex 3 équipé de toute une série de bagues d’adaptation. Et il m’envoyait ensuite ses résultats et ses analyses : combien de fois aie-je vu passer ce tableau inspiré de Van Gogh qu’il avait peint et qui lui servait de mire ?

« Ah, il est « arty » celui-là, t’as vu son piqué, même dans les coins, et j’étais à f8 … »

Lorsque je le rencontrais chez lui, dans son brol (son surnom était d’ailleurs Brol Master Anyway), il pouvait discourir sans fin sur sa collection de Zenit, ses Hélios 44-2 qu’il avait tous démontés et réglés aux « petits oignons », la qualité intrinsèque de tel Jupiter 8 ou Jupiter 3, ses achats (toujours mesurés) d’optiques exotiques qu’il aimait tant tester et comparer.

Mais voilà, son cœur était fatigué, sa vie n’ayant pas été un long fleuve tranquille.

Le 26 janvier, il entrait à l’hôpital pour une intervention qui devait être commune. Hélas, le 22 février, il ne se réveillait pas des soins intensifs à Mons.

Têtu comme une mule, il avait juste pris la peine de nommer une personne de contact au cas où : Anne-Marie l’a accompagné pour ses derniers instants. Et c’est parce que François et moi avons fait de nos pieds et mains que nous avons appris la terrible nouvelle, cinq jours après son décès.

Les détours par une administration lourde et impersonnelles font que ce n’est qu’aujourd’hui que nous pouvons l’accompagner pour son dernier voyage.

Adieu l’ami, tu vas nous manquer …

Argentique

Le Minox 35 GT

Ah, si je vous dis que j’ai déjà eu toute la collection des Minox, me croirez-vous ?

Ben oui, c’était avant que ne me vienne l’idée de la création du blog. Je les avais acheté à un charmant vieux Monsieur qui ne pouvait plus s’en servir à cause d’une vue déficiente et de ses doigts que l’arthrite gagnait inexorablement.

Après les avoir tous essayés, je les ai revendus les uns après les autres car je les trouvais bien sympathiques mais peu maniables. Et si vous vous en souvenez, j’ai même fait un article sur le Chinon Bellami où je racontais cette anecdote.

Le Chinon a suivi le même chemin, tout comme l’Olympus XA et le XA-2, et quelques autres qui, s’ils étaient minuscules quoique performants, me ne permettaient plus d’y voir assez clair pour bien m’en servir. Place aux jeunes !

Mais revenons un instant sur la saga de cet appareil, qui étonne encore par sa compacité, sa qualité de fabrication et celle des images qu’il délivre.

Source : http://www.submin.com/35mm/manuals/minox/

Il faut bien chercher pour trouver qui dépose les premiers brevet de cet appareil passionnant : c’est un bureau en ingénierie (Krull & Co GmbH Ernst) qui dépose, pour Minox, un brevet pour un appareil avec abattant et objectif rétractable. Nous sommes en février 1974.

Ensuite, la construction de l’appareil sera confié à Balda, Minox n’ayant pas l’expérience d’une fabrication à base de plastique. Les Balda CE 35 et CA 35 sont d’ailleurs très proches du premier Minox, le 35.

Par la suite, Ricoh déposera encore des brevets pour faire progresser le concept, en 1978 – 1979. Ce sera d’ailleurs un jeu de va-et-vient entre les deux marques, chacune apportant une modification pour peaufiner le principe.

Source : Collection-appareils, qui vous livre toute l’histoire des brevets.

Pendant près de 25 ans l’appareil évoluera par petites touches, au gré de la capacité à miniaturiser toujours mieux certains composants, dont l’électronique.

Source : Minox35mm pour avoir une idée des différent modèles.

Pourquoi le Minox 35 ? Le Rollei 35 fut longtemps l’appareil le plus compact jamais fabriqué (excepté les appareils « espions », dont Minox était le spécialiste) utilisant une pellicule de 24x36mm. Nous étions en 1966.

Dans les années septante, la technologie des plastiques à permis de fabriquer des appareils plus légers, plus résistants que ceux tout en métal. Les formules optiques ne sont pas restées en reste, ni, évidemment, l’électronique, celle des obturateurs en particulier.

Voilà pourquoi Minox propose, en 1975, un appareil plus petit, plus léger, avec une exposition automatique et des contrôles d’exposition plus variés que le Rollei 35. Plus question non plus de se battre avec un objectif rétractable et une gymnastique bizarre pour armer l’appareil. Voilà le Minox 35 EL qui pointe le bout de son abattant, celui qui protège si bien l’objectif.

C’est le début d’une aventure avec plus de 22 modèles (et des séries spéciales) qui représenteront environ 2 millions de boitiers sur les 25 ans de fabrication du nouveau mythe.

Le Minox 35 GT sera sans doute le plus populaire. Je suis donc très content d’en avoir trouvé un sur une brocante bruxelloise, dans sa boite et avec un mode d’emploi en allemand (j’en ai trouvé un en français par après).

Le vendeur m’a expliqué que cet appareil l’avait accompagné lors de nombreux voyages, notamment au Vietnam et au Cambodge, où il faisait merveille car il se glissait réellement dans une poche de chemise et restait très discret.

Il vient sur le marché en 1981, après le EL et le GL. Dans la liste des améliorations, il apporte un retardateur électronique, avec une LED clignotante au-dessus du nom de l’appareil photo, un levier d’armement remanié.

Petit mais bien pensé : toutes les commandes sont au bon endroit, facile d’accès, mais à la taille de l’engin, soyons réaliste.

Ah, une petit astuce pour reconnaitre les différents Minox : la couleur de leur déclencheur ! En effet, pour différencier les séries d’appareils, il avait chacun une couleur différente. En vrac : le PL est vert, le GT est orange, le GT-E est rouge, le ML est jaune, le AL est blanc, il y eut même un déclencheur en or, sans compter sur les séries spéciales qui viennent parfois brouiller les pistes !

Avant d’entamer la présentation, une remarque : à l’origine, la pile du 35 GT était au mercure, une PX 27 de 5,6 volts. Elle peut être remplacée par une S27PX mais qui fait 6v ou plus simplement par des SR44 (ou LR44). Une correction peut être nécessaires Il existe différents adaptateurs, dont un fournit à l’époque par la marque. Les autres sont régulièrement en vente sur Ebay (Minox 35 battery adapter).

Source : https://www.thingiverse.com/thing:2980519
Ici avec l’adaptateur d’époque.

Fabriqué en Makrolon, un plastique particulièrement résistant, renforcé de fibres de verre, il est très léger et solide. Même sans trop le ménager, vous ne verrez pas vite les affres du temps s’inscrire sur ce petit corps tout en rondeur. Au fait, la couleur noir mat est nécessaire car la fibre de verre à tendance à être « brillante ». Il fallait donc la neutraliser pour éviter des soucis lors des prises de vue.

Le rabat, qui protège l’objectif sert aussi d’interrupteur car lorsque vous le descendez, il fait sortir l’objectif, met en route la cellule et arme le déclencheur. Si l’abattant est fermé, impossible de déclencher.

Tout d’abord c’est un petit appareil tout automatique, un priorité ouverture. Vous la réglez et il donne la vitesse pour une bonne exposition.

Pour le réglage des distances, c’est un zone focus. Le télémétrique viendra plus tard. Ici, vous estimez une zone de mise au point et selon l’ouverture choisie correctement, avec les effets voulus (bokeh ou grande zone de netteté, selon les sujets).

Attention, ça veut aussi dire que vous devrez contrôler la vitesse indiquée dans le viseur pour éviter les sur expositions (au delà du 1/500s) et les risques de flou avec une vitesses trop lente (sous le 1/30s).

Vous constaterez que l’anneau autour de l’objectif, s’il est petit, est relativement épais. Personnellement, je regrette qu’il n’y ait pas de « clics » qui confirme la position.

Même chose pour la bague des distances, à l’avant. Si elle est facile à manœuvrer, elle peut aussi rapidement se dérégler.

L’objectif est un Color-Minotar 35mm ouvrant à f2,8, formule Tessar à 4 lentilles en 3 groupes. Tous les auteurs reconnaissent la qualité de ce dernier, tant au niveau de la neutralité des couleurs que de sa restitution des détails pour autant qu’on l’utilise de f5,6 à f11, au delà et en deçà il perd de sa vigueur sur les bords surtout. Sa distance minimale de mise au point est de 90cm.

Si cette manière de travailler (le zone focus) est parfaite pour la photo de rue, elle le sera moins pour d’autres techniques, comme le portrait, qui demande une mise au point parfaite. Là, ça va être plus compliqué, voire impossible.

Idéalement, il faut utiliser des films de 100 à 400Asa maximum et rester dans la fourchette de f5,6 à f11. De cette façon on reste dans les limites de l’obturateur même en cas de soleil. Les films trop lents vont demander des ouvertures trop grandes avec un risque de mise au point trop aléatoire.

A noter que la cellule est située autour de l’objectif. Je devrais écrire les cellules car de fait il y en a deux : une pour l’affichage des vitesses et une seconde pour le réglage de l’obturateur. Elles travaillent de concert pour donner une exposition correcte.

L’exposition est une mesure globale. Comme le Minox est réputé pour être sensible aux contre-jours et aux lumières parasites, il y a une petite touche bien utile, la touche X2 qui permet de surexposer d’un diaphragme.

Comme je le notais, il faut utiliser des piles modernes, qui donnent 6v et non plus 5,6v. Il est conseillé de vérifier si cela influe sur la mesure de votre exemplaire, c’est variable.

La solution simple c’est de tromper la cellule en affichant un réglage ISO plus bas ou plus haut selon le cas.

Imaginons que votre Minox GT sous-expose : il faut le caler à 64 ISO pour un film 200 ISO, ce qui donne +1,7 diaph de correction. Le réglage de la sensibilité se fait avec une roue qui se trouve au milieu d’un cadran avec les chiffres en Din/Asa. Là malheureusement la peinture s’en va plus vite qu’ailleurs et il devient impossible de lire les informations (comme sur mon exemplaire). Il est conseillé de se refaire une grille à coller à la place de celle d’origine devenue inutile.

Réglage ISO d'un Minox 35
Affichage à 64 ISO pour un film 200 ISO.

L’obturateur est électronique donc sans piles, pas de photo. Le logement de celles-ci est sous l’abattant donc aisées à changer. Ça a l’air évident mais une remarque importante à faire ici : si les piles sont vides, vous aurez l’impression de pouvoir déclencher (vous entendrez un « clic » discret) mais en fait l’obturateur ne s’ouvrira pas. Pour éviter ses désagréments, il y a un testeur de pile sur le dessus.

L’obturateur se déclenchera entre 1s et 1/500s, mais avec des durées plus longues pour les films à faible iso. Ainsi, pour un film 25Iso, le Minox maintiendra l’obturateur ouvert pendant 15 secondes maximum. Mais le meilleur, c’est que l’obturateur, central, est incroyablement silencieux et totalement exempt de vibrations.

Le levier d’armement, bien intégré au design de l’ensemble demande un mouvement en deux temps (il arme en deux demi-mouvements). Il entraine aussi la protection contre la double exposition si vous ne faites pas avancer le film après un déclenchement.

Bien que petit (et orange), le déclencheur tombe naturellement sous l’index. Mais il est trop souple et comme l’appareil est particulièrement silencieux, on peut appuyer dessus pour inadvertance et gâcher de la pellicule. Remarquez le petit trou juste à côté, sur le capot : c’est l’emplacement pour viser un câble de déclenchement souple.

Un mot aussi sur le viseur, lumineux et confortable malgré la petite taille de l’ensemble. Les lignes de cadre, tout comme l’indicateur de vitesses, à droite, ne seront sans doute pas toujours bien visibles mais ils existent bien. Les porteurs de lunettes surtout risquent de le trouver moins agréable.

Source : https://tdacunha.com/minox-35-gt-utilisation-reparation/

Vous l’aurez remarqué,il y a une griffe pour le flash, avec contact de synchro au centre. Vous ne pourrez, normalement, pas y monter n’importe quel flash mais bien ceux dédiés aux différents modèles, et ils ne sont pas tous compatibles entre eux.

Source : http://www.submin.com/35mm/collection/minox/

Le flash prévu pour ce modèle est le Minox FC-35

Il faut bien reconnaître qu’une fois le flash monté sur l’appareil, il n’a plus rien de minuscule, celui-ci étant quasi aussi grand que le boitier. Peu de gens s’en sont servi à cause de cela. C’est encore un peu le cas du tout petit Pentax 110 qui, affublé de son flash, fait deux fois plus grand. Celui de l’Olympus XA, qui se branche sur le côté, rend l’ensemble moins imposant. Le Balda CE35 avait aussi choisi cette solution, qui préserve la silhouette de l’ensemble.

Ce tout petit appareil pouvait aussi compter sur une série d’accessoires : un flash, un trépied, une gaine, etc.

Source : http://www.submin.com/35mm/manuals/minox/

Pour charger l’appareil d’un nouveau film, il faut déverrouiller, en dessous, le gros verrou sur la semelle. Attention, c’est tout le dos qui s’escamote. Ensuite, il suffit de glisser une bobine à gauche, de tirer l’amorce jusqu’à la bobine réceptrice à droite, la glisser dans les fentes et armer au moins deux fois avant de tout refermer. Soyez attentif à bien remettre le dos dans les rainures avant de reverrouiller le verrou, pour ne pas forcer. Ensuite, encore deux armements/déclenchement et vous êtes prêt pour vos premières images.

Alors, que penser de ce Minox GT ?

Pari tenu, il tient dans une poche de chemise, sans trop la froisser !

Il a un charme certain et son design semble assez intemporel. Il a été bien pensé et séduit toujours.

Pourtant, il n’est pas exempt de défauts : le déclencheur, trop sensible ; le viseur, pas très lisible ; le changement de pile qui demande des adaptations pas évidentes aux non-initiés ; s’il est solide, il n’est pas étanche à la poussière et à l’humidité, il faut donc y faire très attention ; il n’y a pas la possibilité de fixer une dragonne pour le porter. C’est donc dans la poche ou dans un petit sac (pas facile à trouver en occasion) fait expressément sur mesure, car c’est lui qui porte la sangle. Enfin, le défaut de sa qualité : il est (tout) petit et dès lors pas simple à régler quand on a des problèmes de vue ni des gros doigts.

Reste que comme tous les mythes, ses défauts deviennent comme des signatures et ceux qui veulent en posséder un n’en ont cure.

Reste à se demander si les prix sont bien réalistes : on frôle parfois les 200€ pour un très bel exemplaire mais il faut compter plus de 100€ pour les autres. Un peu comme son concurrent de toujours, l’Olympus XA, qui partage les mêmes avantages et inconvénients, in fine.

Petite revue en images :

Petites videos d’illustration :

Bref résumé technique :

  • Appareil photo compact de type 35 mm
  • Taille 100 mm x 61 mm x 31 mm (L x H x P)
  • Poids 200 grammes (avec batterie)
  • Format d’image 24 x 36 mm (L x H)
  • Objectif Minox Color-Minotar, 35 mm f/2.8, sans filetage de filtre (les filtres propriétaires se clipsent).
  • Diaphragme à lames, réglable en continu de f/2,8 à f/16.
  • Mise au point grâce à une échelle sur l’objectif mettant au point de 0,9 m à l’infini.
  • Vitesses d’obturation 1/500 seconde, vitesse la plus longue dépendant de la sensibilité du film, par ex. 15 secondes à 25 ISO, 1 seconde à 400 ISO. Correcteur d’exposition +2
  • Viseur direct avec échelle à aiguille, marquages ​​pour 1/500, 1/125, 1/30 seconde, zones pour indiquer une surexposition et avertissement de vitesse lente.
  • Chargement manuel du film, tout le dos glisse pour charger la bobine
  • Transport du film par levier à double course.
  • Flash Contact Griffe, X synchronisé, commutation automatique du temps à 1/90s
  • Douille pour trépied 1/4″
  • Batterie PX 27 au mercure à remplacer par 4xLR44 – SR44 empilées

Les références si vous deviez démonter : https://www.modesdemploi.fr/minox/35-gt/mode-d-emploi?p=4

Des références : https://benber.fr/revue-express-minox-35-gt/, https://www.danstacuve.org/minox-35-gt-petit-mais-costaud/, https://collection-appareils.fr/x/html/appareil-33-Minox_35%20GT.html, https://www.jeanchristophewiart.com/analog-trip-to-berlin/, https://tdacunha.com/minox-35-gt-utilisation-reparation/, https://www.club-niepce-lumiere.org/fondamentaux-54-les-minox-35-a-mise-au-point-manuelle/ en français ; https://www.analog.cafe/r/minox-35-gt-camera-review-0kl1, https://www.35mmc.com/11/01/2019/minox-35-gt-guest-review/, https://www.35mmc.com/02/02/2021/minox-35-gt-e-review-scale-focusing-a-pocket-camera-by-anton-yakovlev/, http://camera-wiki.org/wiki/Minox_35_GT, https://www.lomography.com/magazine/127748-minox-35-gt-a-must-have-camera-for-its-time, http://www.submin.com/35mm/collection/minox/, http://www.submin.com/35mm/manuals/minox/ (une mine d’informations) en anglais.