Argentique

Le Mamiya ZE

Si vous avez lu les autres articles consacrés aux Mamiya qui me sont passés entre les mains, vous savez que cette marque est surtout connue pour ses moyens formats réputés tels les M645 ou RB 67, ou l’étonnante gamme C avec les C330, appareil bi-objectifs aux optiques interchangeables ou encore le Mamiya Press.

Finalement, le secteur du format 24×36 était peu occupé même s’ils avaient sorti les excellents NC1000 et NC1000S, des automatiques à priorité vitesse (comme le Canon AE-1)

Mamiya n’a pas peur d’innover et de proposer des solutions originales, comme les doubles cellules qui permettent et la mesure spot et la mesure intégrale (comme sur le DSX 1000 et DSX 1000B).

Avec la série des ZE, ils vont essayer de se positionner dans le club assez fermé des reflex 24×36 et proposer ce qui devrait être une « vraie » série avec des technologies originales et évolutives : ils vont ainsi proposer à la fois l’automatisme à priorité à l’ouverture et le double automatisme (apanage d’un nombre restreint de constructeurs dont Minolta et Canon),

Trois boitiers ont ainsi été prévus dans la série des ZE :

  • le ZE : un automatique non débrayable à priorité ouverture, mise en mémoire de l’exposition (AE), la correction d’exposition et la possibilité d’y ajouter un moteur
  • ZE-1 : qui reprend les mêmes caractéristiques mais est un automatique débrayable
  • ZE-2 : qui reprend encore une fois les particularités de ses prédécesseurs mais propose en plus de double automatisme

Dès le 1er mars 1980, le Mamiya ZE est disponible, comme entrée de gamme (sans doute pour tester le positionnement de la marque). Ses concurrents de l’époque sont le Pentax MV et le Nikon EM, deux autres « tout automatique ».

La série inaugurait aussi une nouvelle gamme d’objectifs, les Mamiya Sekor E qui sont munis de 10 contacts de couplage électrique, répartis en 2 groupes (un de 6 contacts et un second de 4 contacts). Ce qui laisse présager des évolutions imaginées par la marque.

Petite remarque en passant : pour une fois, les optiques de la gamme des NC seront réutilisables avec les appareils de la série ZE (auparavant la compatibilité entre gammes n’était pas le fort de Mamiya)

Si nous regardons bien l’appareil, nous verrons que le barillet des vitesses est en fait réduit à sa plus simple expression, automatisme oblige

position auto verrouillable, position AE et deux autres pour la synchro flash et la pause B

Autre grande nouveauté mais qui ne se voit pas, c’est le pilotage du système par quartz, qui était jusqu’à présent l’apanage du Contax 139, et puis celles qui se voient, les contacts électriques entre le boitier et les objectifs.

Revenons un instant sur les transmissions objectif – boitier, assurées par les 10 contacts. Ils sont destinés à transmettre les paramètres optiques vers le boitier :

  • l’ouverture minimale
  • et l’ouverture maximale
  • celle affichée
  • la position automatique en priorité vitesse
  • la distance focale de l’objectif (utile pour les zooms)

Le moteur (en option) comporte aussi 10 contacts de couplage.

Si nous tenons compte que le ZE n’en utilise que trois (ouverture minima et maxima), cela nous laisse à penser que Mamiya avait prévu d’autres développements pour le reste de la gamme.

Que dire d’autre ? Lorsque j’ai reçu l’appareil, je venais de terminer un article sur le MSX500 et le DSX 1000B, deux boitiers des années septante, tout métalliques, lourds (sans être pesant) et bien construits.

Le ZE m’a paru beaucoup plus léger, quoique aussi bien fini mais clairement, il quittait le design des années antérieures pour se lancer dans celles des années quatre-vingt.

Cette réduction de poids est la conséquence de la réduction des pièces mécaniques, remplacées par l’électronique embarquée.

L’appareil est « électronique » ce qui signifie que sans piles rien ne marche, enfin si, il y a une vitesse mécanique « de secours » le 1/90s (celle de la synchro flash) pour se tirer d’affaire en cas de panne.

Et je reviens un instant sur ces piles, qui doivent impérativement être des LR44 (A76). J’avais mis, dans un premier temps des LR43 dans le « chargeur » mais rien ne fonctionnait. Comme je m’en étais ouvert au vendeur, il m’a précisé que l’appareil était fonctionnel en sortant de chez lui. Pris d’un doute, j’ai changé les piles et … les diodes ont pris vie !

Donc, toujours prévoir au moins 4 LR44 avec soi pour éviter toute déconvenue en balade.

Que retenir de cet appareil ?

  • obturateur Seiko à lamelles métalliques, piloté par quartz, autorisant des vitesses de 1s à 1/1000s en automatique et deux vitesses mécaniques, à savoir le 1/90s, qui est la synchro au flash et la pause B
  • la cellule travaille à travers l’objectif (TTL) via deux diodes au silicium, assurant l’exposition automatique à pleine ouverture avec prépondérance centrale
  • mémorisation de l’exposition sur la position AE lock ou par pression à mi-course du déclencheur
  • sensibilité de la cellule de 12 à 3200 Asa
  • possibilité de compensation de l’exposition de -2 à +2 via le barillet de gauche
  • visée avec miroir à retour automatique sur lentille de Fresnel avec centre à microprismes et dépoli fin plus stigmomètre incliné à 45° au centre
  • affichage par diodes rouges sur la droite du viseur des vitesses de 1/30s à 1/1000s, plus une diode LT pour les vitesses sous 1/30s jusqu’à 1s, si elle clignote, risque de sous ex, si la diode du millième clignote, c’est qu’il y a risque de surex; si toutes les diodes clignotent, il faut changer les piles
  • retardateur de 10s
  • possibilité de faire des multi expositions
  • fenêtre mémo au dos de l’appareil
  • remise à zéro automatique du compteur de vues

Une remarque utile : je vous indiquais qu’il s’agissait d’un appareil tout automatique, et pourtant il y a moyen de l’utiliser comme un semi-automatique grâce à la possibilité de pouvoir bloquer la mesure qui vient d’être faite par appuis à mi-course du déclencheur. En effet, grâce à l’indication dans le viseur, vous pouvez orienter l’appareil vers une autre source de lumière et faire recalculer la vitesse.

Maintenant, si vous êtes comme moi, parfois incapable de sentir la pression exercée sur le déclencheur, pour éviter de gâcher de la pellicule, il reste toujours la possibilité d’utiliser la correction d’exposition (verrouillage/déverrouillage par le petit bouton noir devant la couronne).

Un mot encore d’un accessoire que je n’ai pas cité, le flash. La marque avait développé le Mamiyalite qui fonctionne en parfaite adéquation avec les automatismes du boitier. Et il est toujours possible d’utiliser d’autres flashs de marques tiers, voire même encore des flashs qui doivent être raccordés par un cordon (prise sur le fut porte objectif)

Ah oui, à l’époque les « experts » des magazines photo lui reprochaient de ne pas avoir de testeur de profondeur de champ … et c’est tout.

Mamiya ZE
source : Collection -appareils, Photo Argus 1980

En résumé : un appareil très intéressant, qui fait le travail – et qui le fait bien – en (grande) partie à votre place. Si vous cherchez un appareil en argentique qui ne vous complique pas la vie, vous l’avez trouvé avec de Mamiya ZE.

C’est de l’excellent matériel, relativement peu connu en 24×36, ce qui autorise des prix intéressants.

Quand je pense qu’un Contax, qui utilise le même système de contrôle au quartz, ne se négocie pas en dessous de 200€, je me dis que là il y a moyen de faire une excellente affaire car, équipé d’un objectif, vous devriez le trouver dans les habituels 50€.

Voilà, si vous avez envie de sortir de la routine des autres marques, de posséder un appareil tout automatique performant, il est fait pour vous.

une video d’illustration

Quelques exemples de photos prises par cet appareil ICI

Pour le mode d’emploi, c’est par LA

Quelques références : https://camerapedia.fandom.com/wiki/Mamiya_ZE,http://classiccameraguy.com/2017/05/12/mamiya-ze-1980/, en anglais, http://www.collection-appareils.fr/x/html/appareil-4081-Mamiya_ZE.html, https://fr.wikibooks.org/wiki/Photographie/Fabricants/Mamiya/Mamiya_ZE, http://www.app-phot-col.com/photcol/pdfr/T37/2151.pdf en français, https://mamiya-ze.joerg-mueck.de/index1de.html en allemand

Argentique

Le Minolta Dynax 5

Moi j’aime bien ces entreprises qui refusent de baiser les bras alors que les carottes commencent à sentir le roussi …. et Minolta nous a fait quelques beaux barouds d’honneur, dont cet excellent Minolta Dynax 5

Comme l’Eos 300, son unique vrai concurrent, il est sorti au seuil des années 2000 (en juin 2001 pour être précis) au moment où le numérique commençait à prendre pied et à rendre les photographes schizophrènes : fallait il renier l’argentique et passer au numérique, ou attendre encore un peu …

Notez qu’aujourd’hui, l’histoire (comme d’habitude) se répète : je garde ma voiture atmosphérique ou je passe à l’électrique ?

Bon, je m’éloigne du sujet …

Donc, ce Dynax 5 (ou Maxxum 5 dans les Amériques, α-Sweet II au Japon et α-5 en Chine, vous êtes habitués maintenant) est un condensé de technologies dans un (tout) petit boitier, sympa et léger. Il a même embraqué des fonctions de son illustre prédécesseur pro, le Dynax 7, mais …. trop tard !

Ce Dynax est le troisième de la série à un chiffre : il y eut le 9, le 7 et lui. Et il a introduit des changements de conception qui ont permis de substantielles économies. Par exemple, les réglages par bouton-poussoir et par cadran ont remplacés les cadrans et commutateurs dédiés des 9 et 7. La molette de fonction, à gauche, permet de sélectionner de nombreuses fonctions puis de les modifier par appuis sur un bouton et en déplaçant la molette de commande.

Cette molette de commande est montée verticalement, sur la face du boitier, facilement accessible.

L’appareil est en polycarbonate, léger et solide, avec une finition chromée satinée qui lui donne fière allure. Ergonomiquement, nous ne sommes pas loin du sans faute, la préhension est très bonne.

Même s’il est l’entrée de gamme de la bande, il embarque ce que ses prédécesseurs avaient de mieux mais en simplifiant la vie des photographes amateurs exigeants auxquels il était destiné.

Par exemple, il dispose toujours de 14 paramètres personnalisés, le point de mise au point est en forme de croix, les modes de programmations se règlent via la roue (PSAM), la correction de l’exposition par 1/2 incréments est toujours là, la synchro flash est au 1/125s, la vitesse d’obturation est exceptionnellement élevée et elle atteint 1/4000s.

La mesure de l’exposition se fait sur un nid d’abeille à 14 segments et elle est très performante, Minolta étant réputé pour la précision de ses cellules.

L’autofocus est extrêmement rapide, les testeurs de l’époque n’arrivaient pas à le départager avec le Dynax 7, réputé le plus véloce de l’époque.

Une particularité que j’aime bien, c’est la possibilité de « piloter par l’œil » le ou les collimateurs et ici, il a même la fonction de mettre l’appareil en opération sans que vous deviez toucher le déclencheur, dès que vous le portez à hauteur de vos yeux (pour autant que le curseur principal soit sur ON). Il y a de fait deux « contrôles » pour que l’autofocus se mette en route : le détecteur oculaire prés de la fenêtre du viseur et des contacts qui sont dissimulés dans la poignée. Efficace et rapide.

Personnellement j’aime bien cette fonction que vous ne trouverez pas souvent. Elle a été initiée par le Canon Eos 50e et est encore sur l’Eos 30

Le viseur a aussi droit à toute notre attention : bien que l’appareil fut petit et compact, celui-ci est très net et lumineux. Comme le Canon Eos 300, il possède plusieurs indicateurs de mise au point mais ici il vous indique celui sur lequel il se focalise (l’indicateur d’autofocus s’allume en rouge lorsqu’il est actif). Toutes les informations sont reprises sur l’écran sur le capot.

Et surtout, cet appareil est un des premiers à vous permettre de tout personnaliser « à votre main ». Par exemple, si vous n’aimez pas que le boitier fasse bip quand il a mis au point, vous pouvez l’éteindre; si vous n’avez pas envie de la fonction pilotage par l’œil (Eye-start), vous pouvez la débrancher; si vous n’aimez pas avoir plusieurs points de focalisation dans votre viseur, vous pouvez lui demander de n’en indiquer qu’un, au centre.

Bref, à peu près toutes les fonctions de l’appareil peuvent être personnalisées … mais vous devrez passer par la lecture du manuel pour savoir comment faire (mais ça, nous en avons l’habitude avec nos « usines à gaz » modernes).

Enfin, si vous vous lassez de certains réglages non pertinents, un appuis sur le bouton « P » réinitialise tout par défaut mais conserve vos paramètres personnalisés.

Petit détail amusant, le verrou de sécurité sur la porte arrière est déplacé à droite du boitier et la charnière de celle-ci est à gauche.

Résumé des caractéristiques du Dynax 5 :

  • obturateur à plan focal à déplacement vertical contrôlé électroniquement pour des vitesses de 30s à 1/4000s, plus une pause B
  • synchronisation du flash au 1/125s et possibilité de synchronisation plus lente si besoin; flash intégré automatique, débrayable
  • flash intégré peut commander des flashs déportés
  • retardateur de 10 seconde
  • cellule photodiode en silicium en nid d’abeille à 14 segments
  • roue codeuse PSAM : mode programmes (modes scène pour portrait, paysage, gros plan, sport, portrait de nuit), priorité à ‘l’ouverture, priorité à la vitesse, exposition manuelle
  • mise au point automatique TTL pour sujet fixe ou sujet en mouvement (mise au point en continu); mise au point manuelle possible
  • braketing d’exposition
  • autofocus à système à détection de phase à travers l’objectif (TTL) à capteur CCD croisé. Modes automatique et manuel
  • lecture de la sensibilité du film (codage DX) de 25 à 5000 Iso, qui peut être réglée manuellement et modifiée de 6 à 6400 Iso. Si le film n’est pas codé, le boitier reprend les Iso du dernier film chargé (y faire attention)
  • chargement et transport du film motorisé, rafale possible à 3 images/seconde
  • rembobinage automatique en fin de film, avec la possibilité de rembobiner en « mid-roll » (c.-à-d. bobine entamée) manuellement si besoin
  • double compteur de vues : au dessus pour l’avance du film et en dessous pour le rembobinage
  • alimentation par deux piles CR2

Franchement, que désirer de plus ? Vous avez là un super appareil qui, s’il n’était pas le haut de gamme de la marque à l’époque, vous proposait le meilleur de ce dont était capable Minolta. Et si vous avez lu les articles précédents sur la marque, ils étaient très bons.

Si je n’avais pas mon parc d’objectifs chez Canon, c’est ce Dynax 5 que je prendrais pour mes sorties « sans soucis » en argentique.

Autrement dit, si vous voulez découvrir le monde de l’argentique avec un appareil qui vous en donnera largement pour votre argent, n’hésitez pas, ce Dynax 5 est le meilleur choix.

D’autant que le parc optique est vaste et large en monture Alpha (pour rappel, toujours utilisée par Sony)

Vous avez la légèreté, la compacité qui vous donne envie de le sortir partout; ses capacités qui couvriront toutes vos envies photographiques, son large choix d’optiques de qualité et abordables.

Là, vous n’aurez plus aucune excuse pour ne pas le prendre.

Allez, un dernier argument : son prix. Comptez moins de 50€, avec un objectif !

Honnêtement, parfois je ne comprends pas pourquoi certains « nouveaux photographes » – entendez par là ceux qui s’initient à l’argentique – veulent à toute fin commencer par un appareil école des années septante, qui risque de les décevoir car ils ne maitrisent pas encore les fondamentaux, alors qu’il existe, comme ici, des boitiers fantastiques qui leur donneront envie d’aller plus loin et d’éprouver de grandes satisfactions.

A méditer…

Des publicités de l’époque :

http://www.collection-appareils.fr/gestion_catalogue/images/1558379368.jpg
source : Collection-appareils, Camara novembre 2001

Petite video d’illustration

Pour le mode d’emploi, c’est par ICI

Quelques références : https://www.danstacuve.org/test-minolta-dynax-5/, http://www.collection-appareils.fr/x/html/appareil-7165-Minolta_Dynax%205.html en français, http://camera-wiki.org/wiki/Minolta_Dynax_5, http://www.virtualtraveller.org/dynax5review.htm, https://www.35mmc.com/02/10/2020/minolta-dynax-5-dynax-60-review/en anglais

Argentique

Le Mamiya DSX 1000B

Si vous avez lu l’article consacré au Mamiya NC1000, vous avez – comme moi – découvert une marque assez étonnante.

Plus connue pour ses moyens formats dont les célèbres Mamiya C220 ou C330, le Mamiya RZ 67, Le Mamiya M645 Super, le Mamiya Press (p. exemple) que pour ses appareils 24×36, ne croyez pas que la marque n’existe plus : elle est le cœur des appareils PhaseOne, rien de moins !

Mais revenons à nos reflex de la marque, souvent boudés par le grand public, à tort car je vais essayer de vous expliquer pourquoi à travers quelques modèles.

Donc, je vous ai récemment présenté le Mamiya NC 1000, je vous parlais ensuite du MSX 500 et aujourd’hui du DSX 1000B.

Mais revenons un peu en arrière …

Les premiers reflex datent de 1961, avec le Prismat SLR, suivi par les Mamiya 500 et 1000 TL au milieu des années soixante.

Ces appareils ont été les premiers à adopter le principe de la mesure spot (ou sélective).

En 1967 sont apparus le modèles DTL (Dual Through Lens), de nouveau précurseurs car ils proposaient sur un même boitier un double système de mesure : la sélective et l’intégrale.

Toutefois, ambiguïté de l’époque, ces appareils ont utilisé le système de mesure à diaphragme fermé (comme Pentax à l’époque), c.-à-d. que l’appareil mesure la lumière qui passe réellement dans l’appareil à l’ouverture du diaphragme choisi. Théoriquement, cela représente une meilleure précision et permet l’emploi de circuits électroniques plus simples (et moins chers) mais cela n’est guère pratique.

Le Mamiya DSX 1000 vient chambouler tout ça. S’il reprend les bases optiques et mécaniques des 1000 DTL précédents, il les améliore en permettant de prendre la mesure de lumière à pleine ouverture et ce grâce à une nouvelle monture, toujours à vis mais qui comporte un blocage en bout de course (on dit en « fin de filet »). Ce blocage permet enfin un positionnement rigoureux de l’objectif et celui d’un ergot de couplage à pleine ouverture qui équipe les nouveaux objectifs créés pour la nouvelle série, les objectifs SX.

Le boitier présente, à gauche de la monture, une came qui est entrainée par un ergot lié à la bague de diaphragme de manière à transmettre la valeur d' »ouverture au posemètre

Notons que l’on peut toujours utiliser les anciens objectifs « simplement » à vis (M42) mais dans ce cas on perd la mesure de la lumière à pleine ouverture

Bon, je résume : le Mamiya DSX 1000 propose un double système de mesure, sélective et évaluative et cette mesure se pratique à pleine ouverture. A l’époque, ils sont les seuls à proposer ces solutions innovantes.

Puisqu’ils en étaient à faire bouger les lignes, ils en ont profité pour rajeunir celles du boitier (encore très typé années septante cependant) et ils ont ajouté une griffe porte-flash avec un contact central

Dans la gamme il y a donc maintenant les anciens TL à mesure spot et mesure à diaphragme fermé – ils seront les « entrées de gamme » et à l’autre extrémité le XTL à baïonnette et double mesure de la lumière qui travaille à pleine ouverture, destiné lui aux experts ou aux pro.

Et notre Mamiya du jour se positionne entre les deux. Il emprunte au XTL le petit grip en caoutchouc, le sabot de flash avec contact central, la mesure de lumière à pleine ouverture et la double mesure.

C’est un appareil solide, bien construit, qui recèle encore quelques surprises, utiles et bien pensées, comme par exemple le levier d’armement qui a une double fonction. Lorsqu’on le tire en arrière, il libère le circuit de la cellule et lorsque vous le rabattez, il permet de mesurer la lumière pour les objectifs non SX. Enfin, si vous appuyez sur le petit bouton à son sommet, il se replie contre le boitier et ferme tous les circuits.

La cellule de l’appareil mérite quelques explications aussi.

Elle est au CdS, collée contre le miroir, qui est semi-transparent à certains endroits, notamment au niveau de l’articulation du miroir, ce qui la rend visible dans le viseur comme une petite zone plus sombre, soulignée par quelques petits traits. Cette cellule recouvre entre 65 et 10% du format de l’image. De par sa position, la cellule travaille sur une partie de l’avant plan. Ceci est vrai quand le bouton placé contre le fut porte objectif est sur S = spot

Si vous voulez passer à la mesure évaluative, vous mettrez ce même bouton sur la positon A = average. Ici pas de délimitation vue sur le dépoli mais une mesure plus globale. Notez que dans le viseur, un témoin vous indique si vous êtes en ponctuelle (S) ou en évaluative (A).

Ensuite, si vous dépassez les limites de la cellule, un signal rouge apparaît dans le viseur.

Puisque je parle du viseur, je m’y arrête un instant. Il contient tous les éléments utiles comme le signal de surexposition (signal rouge), le type de mesure choisie (A ou S), l’aiguille de la cellule avec un + et un – pour la sur ou sous exposition. Au centre, un cercle de microprismes, lui même entouré d’un dépoli très fin et mat, le tout sur une lentille de Fresnel très fine. C’est (presque) du classique et il est bien clair même si personnellement j’apprécie d’avoir un stigmomètre (rond brisé) pour faire la mise au point, je trouve que c’est plus rapide..

Encore quelques détails techniques pour terminer : l’obturateur va de 1s ou 1/1000s plus pause B. La synchro flash se fait au 1/60s avec le contact et il y a aussi deux prises synchro flash X et FP (pour les anciens flashs à lampe) avec câble. Notons un retardateur de 10s. La sensibilité va de 25 à 3200 Asa. Il est possible de faire des expositions multiples

Ah oui, j’allais oublier : je parle toujours du DSX 1000 or celui que je vous présente est un DSX 1000B … pour black, tout simplement.

Que vous dire de plus sur cet appareil ? Vous aurez sans doute remarqué la pastille rouge collé dessus. Si vous vous en souvenez, cela signifie que l’appareil est HS (hors service). Enfin, plus maintenant. Lorsque je l’ai reçu, deux petites pastilles métalliques étaient collées à la semelle : l’une était la coiffe du bouton de rembobinage, cassée (et irréparable mais de peu d’importance, on peut toujours enfoncer le bouton quand besoin) et l’autre était le contact métallique de la trappe à pile. Quand j’ai ouvert cette trappe, j’ai tout de suite vu le bout de fil bleu qui apparaissait, coupé de cette pastille. J’ai pu ouvrir la semelle, j’ai nettoyé la pastille, dénudé précautionneusement le minuscule fil bleu que j’ai ressoudé à la fameuse pastille. Puis j’ai tout remonté et remis la pile : bingo ! tout fonctionne …. et j’ai entre temps retiré la pastille rouge.

Les Mamiya sont un peu boudés, tant mieux, ils sont plus abordables pour l’instant. Ce ne sont pas de mauvais appareils au contraire, mais moins connu que leurs rivaux de l’époque (Pentax, Minolta, Canon, Nikon, …). Pourtant, ils ne manquent pas d’attraits.

Et spécifiquement ce DSX1000 ou DSX1000B, avec leur double mesure de la lumière sont de très bons reflex qu’il serait intéressant de redécouvrir, loin des sentiers battus et rebattus.

Si vous en trouvez un, assurez-vous qu’il soit munis d’un objectif SX pour bénéficier de toutes les fonctionnalités, regardez si la pile n’a pas coulé et pour le reste, foncez : à environ 50€ avec l’objectif, c’est un super achat, différent mais intéressant.

Source : Collection-appareils, Photo Argus 1975
http://www.collection-appareils.fr/gestion_catalogue/images/1335295405.jpg
source : Colection-appareils, Odéon Photos 1974

Quelques exemples de photos prises avec cet appareil sur cette courte video

Pour les notices de l’époque, c’est par ICI et LA

Pour le mode d’emploi, c’est LA

Quelques références : https://camerapedia.fandom.com/wiki/Mamiya_DSX_1000, https://www.35mmc.com/11/05/2020/mamiya-dsx-1000b-review-by-nathalie-porter/, / en anglais, http://www.app-phot-col.com/photcol/pdfr/T34/2054.pdf, https://fr.wikibooks.org/wiki/Photographie/Fabricants/Mamiya/Mamiya_DSX_1000 en français

Argentique

Minolta 5000 AF

Si vous vous en souvenez, l’histoire des reflex autofocus débute réellement en 1985 avec la sortie du Minolta 7000 AF.

Cet appareil est « une bombe » dans le petit monde du reflex, pourtant habitué aux surenchères technologiques : il est vraiment le premier reflex autofocus performant et efficace (l’appareil maitrise les automatismes devenus classiques et l’efficacité de l’autofocus). Il sera un immense succès commercial.

Mais il sera aussi vécu comme une trahison par les aficionados de la marque, car l’appareil inaugurait aussi une toute nouvelle baïonnette, qui les obligeaient à changer leur parc d’optiques, acquis patiemment au fil des ans.

Voilà la baïonnette A (ou Alpha), toujours utilisée par … Sony !

Pourquoi Minolta avait il du se résoudre à une telle extrémité ?

Si la réalisation du module AF n’avait pas été le plus difficile à réaliser, il fallait que l’appareil soit entièrement motorisé, y compris la mise au point via l’objectif. Dès lors, il fallait pouvoir loger les contacts électriques et la transmission mécanique destinés à l’objectif dans une baïonnette, parce qu’elle était la pièce la plus proche du plan film. L’ancienne monture de Minolta était très étroite. Toutes ces considérations ont imposé d’agrandir la baïonnette et de l’éloigner un peu du plan film initial.

Mais allez expliquer ça à un habitué de la marque qui a rangé quelques beaux cailloux dans son sac !

Si cette décision a fâché quelques uns, elle a fait le bonheur de beaucoup d’autres car ce premier reflex autofocus fut un coup de poker gagnant : non seulement l’appareil garantissait un plus grand nombre de photos nettes mais il proposait en outre des caractéristiques qui allaient réellement simplifier la vie des photographes, même « experts »

Voyons cela :

  • Autofocus simple capteur de grande sensibilité
  • Posemètre silicium pondéré central
  • Obturateur 30s à 1/2000eme synchro flash au 1/100eme,
  • Mode manuel priorité vitesse, ouverture et programme,
  • TTL au flash,
  • Viseur 95%, verres de visée interchangeable,
  • Télécommande infrarouge
  • Alimentation par 4 piles AAA.

Et tant qu’à bousculer les habitudes, l’objectif « standard » n’était plus le traditionnel 50mm mais un zoom 35 – 70mm !

Fort de son succès, quelques mois après cette sortie, Minolta proposait un 9000 AF, destiné à séduire les professionnels (mais c’est une autre histoire)

Venons en à notre Minolta 5000 AF (ou Maxxum 5000 aux USA et α-5000 au Japon), qui fut la version « économique » du Minolta 7000 AF et donc une version simplifiée, sortie en 1987.

Tout en composés synthétiques, il est aussi alimenté par 4 piles AAA. Je m’arrête un moment sur l’aspect cosmétique de l’appareil car j’ai pu constater, déjà avec le 7000 AF que la « carrosserie » vieillissait mal : les plastiques se fendillent, les caoutchoucs se lassent aller et se décollent, leur belle couleur noire vire à un gris douteux. Vous le verrez sur les photos ici plus bas, celui que j’ai acquis, même s’il fonctionne toujours parfaitement, ressemble à une épave !

Ceci étant écris, que nous propose t’il, sachant qu’il est destiné aux amateurs et aux débutants ?

Ici, plus de mode »priorité ou de programmes « résultats ». Il est destiné à être utilisé en tout automatique ou en tout manuel, mais dans ce dernier cas, ce n’est pas top et, honnêtement, ça incite à repasser au tout auto.

Faciliter la vie du photographe amateur, par exemple lors du chargement du film, qui s’effectue presque tout seul (faut quand même déposer le film dans son logement et tirer un peu l’amorce), le réglage de la sensibilité de celui-ci se fait aussi automatiquement (lecture code DX).

Que nous propose t’il encore ?

  • L’obturateur est à rideaux métalliques et peut déclencher jusqu’au 1/2000 de seconde.
  • Le capteur AF unique permet qu’une mise au point centrale et la mesure d’exposition est également centrale. Notons qu’une touche spécifique, au dos du boîtier, permet (théoriquement) de gérer les contre-jours en augmentant le temps d’exposition.
  • Le moteur AF paraît aujourd’hui un peu lent et bruyant mais il ne faut plus réarmer soi-même
  • Une griffe permet l’utilisation d’un flash, synchronisé à la mesure TTL
  • Et même si ce n’est pas parfait, lorsque vous passez en mode manuel pour la mise au point, des LED rouges, dans le viseur, vous aident à régler la distance correcte : lorsqu’elle est correcte, une LED verte de confirmation s’allume (la même que celle du mode autofocus)

Que penser de cet appareil ?

Je vous encourage à aller voir les exemples de photos prises par son truchement (voir ci-dessous) car il fait très correctement son travail, sans courir mais avec une bonne maîtrise des lumières.

Finalement, c’est ce qu’on lui demande et ce pourquoi il a été conçu, et il le fait bien.

Il est agréable à prendre en main, les premiers signes d’étude ergonomique sont visibles et facilitent sa manipulation (la poignée est large, le déclencheur tombe bien sous l’index, les réglages – même succincts – sont accessibles)

Tous les exemplaires que vous trouverez ne sont pas dans l’état de celui que j’ai reçu, heureusement. Avec son zoom de dotation, il vous servira fidèlement, c’est un Minolta dans le fonds !

Maintenant, mais c’est tout à fait personnel, je n’ai pas « accroché » avec cet appareil, ni avec son grand frère, le 7000 AF, alors que j’apprécie généralement les produits de la marque qui, si elle n’avait pas disparu, serait restée ma marque de prédilection (je vous ai déjà raconté la fin brutale de mon Dynax 7xi).

Parlons un peu prix. Vous devriez pouvoir en trouver autour des 25€ boitier nu et à moins de 40€ avec un objectif. Si c’est le cas et que vous cherchez un appareil facile et fiable, ne le laissez pas passer, il vous le rendra bien. Et l’offre en optique est large en plus d’être de qualité tant en Minolta qu’en fournisseurs tiers.

Quelques exemples de photo prises avec cet appareil LA

Une video d’illustration

Pour le mode d’emploi, en français, c’est par ICI

Des références : https://camerapedia.fandom.com/wiki/Minolta_5000, https://camerapedia.fandom.com/wiki/Konica_Minolta en anglais, http://www.collection-appareils.fr/x/html/page_standard.php?id_appareil=11504, https://fr.wikipedia.org/wiki/Minolta_AF, http://www.mes-appareils-photos.fr/Minolta_5000.htm en français

Argentique

Le Minolta XG 2

Si vous avez lu l’article sur le Minolta XG-1, vous êtes déjà un peu au courant de cette série des XG chez Minolta, sortie en même temps que le (alors) révolutionnaire XD-7, et présentée en 1977.

Cette série commençait avec le XG-7, le haut de gamme de la série XG, qui était en fait la version « économique » du XD-7.

Heu… au USA c’est bien un XG-7 mais un XG-2 en Europe et un XG-E au Japon.

Alors, comme d’habitude, puisqu’on descend d’un cran, on ne garde pas toutes les options mais on préserve celles qui sont toujours utiles.

Par exemple, il garde le mode automatique mais les contrôles sont disposés un peu différemment, et pour faire bonne mesure, on ajoute de nouvelles fonctions comme le « touch switch » qui utilise la conductivité de la peau humaine pour mettre en service le circuit de la cellule (un contact sensitif très en avance sur son temps).

Mais ils ont sucré quelques autres petites choses, comme le mode priorité à la vitesse, ils ont remplacé le rideau métallique par un classique rideau en tissu (ce qui limite la vitesse de synchro flash au 1/60s), la cellule n’est pas en service quand on passe en mode manuel, la sensibilité est limitée de 25 à 1600 Asa, la cellule est au CdS et pas au sélénium et il n’est pas possible de faire des expositions multiples.

Tout ça pour économiser quelques Yens …. mais en même temps le rendre plus accessible.

Bon, tout cela n’empêche pas l’appareil d’être efficace et utilisable, et il fit le bonheur de nombreux amateurs, même pointilleux, mais moins argentés que ceux qui se payaient le XD-7.

Franchement, pour aller d’un point A à un point B, vous le faites aussi bien avec une 2CV qu’avec une Mercedes …. en plus, heu …. rustique, mais vous y arrivez quand même.

Si je vous ai énuméré ce qu’il n’avait pas, voici quand même tout ce qu’il possède :

  • un système de mesure pondérée centrale avec deux cellules CdS
  • un verre de mise au point « mat Fresnel field » (lentille de Fresnel ultra fine) avec un stigmomètre (rond brisé) horizontal entouré d’un champ de microprismes
  • le viseur affiche les vitesses automatiques de 1s à 1/1000s via des diodes'(mais pas en mode manuel)
  • si vous êtes en surexposition, (diode en haut de l’échelle des diodes), l’appareil empêche de déclencher si vous êtes sous les 1/1000s (un petit triangle rouge apparaît dans le viseur)
  • les vitesses sur la molette de réglage vont de 1s à 1/1000s, plus pause B et mode A pour la priorité à l’ouverture
  • vous pouvez aussi y régler les Asa
  • vous avez une correction d’exposition de -2 à + 2 si vous placez la lettre A devant le chiffre correspondant à la correction envisagée
  • l’arrière propose un support mémo (pour y glisser un morceaux de la boite du film inséré) et une échelle de conversion Din/Asa
  • le boitier accepte le couplage avec un « winder G » (un moteur)
  • le contacteur principal propose un réglage pour le minuteur (+/- 10sec), un voyant rouge, à l’avant clignote jusqu’au déclenchement
  • notez que sur le même commutateur, vous avez un contrôle de la batterie, qui actionne la même lumière rouge
  • le sabot du flash est le même que celui des XD et il propose un second petit contact qui permet la synchronisation avec les flashs Minolta X (p. ex. l’electroflash 200X)
  • en mode automatique, l’appareil règle la vitesse sur 1/60s pour la synchro flash et une diode clignotante signale que le flash est prêt (ou pas)
  • il y a toujours un contact flash, pour les plus anciens (avec câble), sur le support d’objectif
  • à côté, vous trouverez une prise pour un déclencheur électronique ou un déclencheur à distance
  • enfin, c’est un semi automatique à priorité ouverture ou un manuel

Le viseur, clair et net, contient les éléments utiles pour la prise de vue

1. Stigmomètre de mise au point et microprisme, 2. Échelle de vitesse 3. Voyants lumineux (mode automatique uniquement : affiche la vitesse d’obturation sélectionnée par le système d’exposition automatique ; en mode manuel et automatique, la diode « 60 » correspond également à un signal prêt pour le flash) 4. les indicateurs à diodes au-dessus ou au-dessous de la plage (mode automatique uniquement)
La commande pour allumer/éteindre, lancer le minuteur, le témoin de batterie – de l’autre côté, la molette des vitesses et le réglage des sensibilités, ainsi que le réglage de sur/sous exposition

En résumé, c’est un appareil en double mode : priorité ouverture (A), mesurée en enfonçant à mi-course le déclencheur. Dans ce cas, une diode rouge vous indique la vitesse sélectionnée. Ou manuel, mais qui nécessite qu’une pile soit dans l’appareil pour fonctionner et sans vous donner d’indication de la mesure de la cellule.

Il est, comme la série XD, le successeur des gammes précédentes des SR (1950) et SRT (1960), en plus petit, moins lourd et – forcément – plus performant. Il utilise aussi la nouvelle monture MD, créée pour le XD.

Personnellement, je le trouve bien complet et, j’avoue, j’aime bien qu’un appareil soit à priorité ouverture, comme le Canon AV-1 moins connu et couru que son cousin le AE-1 qui est un priorité vitesse. Vous pouvez mieux maîtriser ce qui entoure votre sujet.

Il est agréable à prendre an mains, à manipuler. Son viseur est lumineux et on y trouve vite ses repères.

Honnêtement, c’est vraiment dommage que cette marque ne soit pas plus reconnue. Elle a eu le tort de disparaître trop tôt, trop brutalement. Pourtant, elle nous a offert – et avec le temps nous offre encore – de beaux spécimens d’appareils performants des années septante et quatre-vingt pour les tout mécaniques (et il en sera de même avec les autofocus, plus tard).

Quoique en y réfléchissant, c’est une aubaine si vous cherchez des appareils moins suivis et donc plus abordables qui proposent tout ce dont nous avons besoin pour (re)découvrir la photographie argentique, sans se ruiner.

Car question budget, lorsque vous évitez les XD-7 et XD-11 trop chers, vous vous en sortez à 50€ maximum pour un boitier et son objectif.

Et c’est un appareil fait pour durer, la preuve, 44 ans plus tard, j’en parle encore … en bien !

http://www.collection-appareils.fr/gestion_catalogue/images/1276684680.jpg
source : Collection-appareils, Sears 1978

Video d’illustration

Si vous cherchez le mode d’emploi, c’est ICI

Résumé d’un test effectué à l’époque de la sortie des Minolta XG-1 et XG-2

Quelques références : https://cameragocamera.com/2019/01/19/minolta-xg2/, https://camerapedia.fandom.com/wiki/Minolta_XG_series, http://www.rokkorfiles.com/XG%20Series.htm, https://www.mikeeckman.com/2015/03/minolta-xg7-1977/ en anglais, http://collection-argentiques.net/?p=2683, http://www.suaudeau.eu/memo/histoire/Histoire_reflexes_Minolta/Histoire-minolta-5.html, http://www.collection-appareils.fr/x/html/appareil-11526.html en français

Les nouveautés en un lieu

Y en a vraiment qui nous prennent pour des pigeons !

Bon, vous connaissez ma position par rapport aux prix surfaits de certains appareils (beaucoup trop en fait) mais là, je viens de découvrir une offre qui me fait bondir !

Oui, vous avez bien lu, 79€ pour un dos dateur à installer sur les Canon cités.

Quand je pense que cette société se prétend la moins chère, je frémis …

Soyons sérieux un instant : les dos dateurs de la majorité de ces anciens appareils sont incapables de reconnaître les années 2000 (ils calent à 1999), ce qui veut dire qu’ils sont totalement inutilisables.

Que ce soit chez Canon, Pentax, Minolta et consorts, ces anciens dos dateur ne servent plus à rien !

Sauf à donner « un style » à votre appareil ? Ok, mais faut il pour cela payer (cher) presque le prix dudit appareil ?

Franchement, à un moment donné, faut arrêter de nous prendre pour des pigeons et soi, d’en être un en acceptant ces délires.

A la limite, si c’est pour de la collection, ok mais dans ce cas là, même un appareil HS fait l’affaire si c’est pour rester dans une vitrine et juste montrer ses fonctionnalités sans les utiliser, et donc les accessoires qui vont avec ne sont que postiches associés.

Car, en fin de compte, il va en faire quoi le vendeur de sa pièce séparée, qui ne sert strictement à rien toute seule ?

Personnellement, j’en ai des tas de pièces comme ça, glanées au fur et à mesure de mes achats, parfois dans des lots : des filtres aux diamètres exotiques, des pare-soleil pour tel ou tel vieux télémétriques, des câbles de flash anciens, des bouchons avant et arrière d’objectifs dépareillés, des modes d’emploi d’origine, etc.

Eh bien, quand je peux faire plaisir à quelqu’un qui en a besoin, je les lui envoie, ce qui me rend heureux et me fait de la place !

Et si ce sont des pièces plus spécifiques, des télémètres anciens, des objectifs, des flashs, etc. j’en demande un prix symbolique parce que la pièce le vaut mais – surtout – pour qu’elle n’encombre plus mes tiroirs et mes caisses à « brol »

J’en conviens, tout le mode ne doit pas agir comme moi mais s’il vous plait, arrêtez de traire le client, il finira par se lasser et vous finirez quand même avec des tas d’accessoires que, dans le pire des cas, vous ficherez à la poubelle parce qu’ils vous encombrent.

Et nous clients, réfléchissons à l’utilité de certains accessoires avant de céder aux sirènes mercantiles.

Allez (une fois) dernière anecdote : vous vous souvenez peut-être du Fujica ST 605N que j’ai remis en vente après l’avoir analysé. J’ai fixé un prix de 40€ pour le boitier et un objectif, ce qui ne me paraît pas excessif, l’ayant tout nettoyé, changé les piles et vérifié qu’il fonctionnait parfaitement.

Un (potentiel) acheteur me propose 20€. Comme je lui répond que cette offre ne reflète pas la qualité de l’appareil, il me rétorque que de toute façon il y a des inscriptions dessus (je vous en avais parlé) qui ne sont pas « effaçables ».

J’ai sans doute été un peu « sec », mais je lui ai renvoyé que ça n’avait jamais empêché un appareil de fonctionner, que celui-ci avait 43 ans et donc bien vécu et que ces inscriptions participaient de son histoire, touchante à mon sens, car elles étaient les traces de quelqu’un pour qui cet appareil avait de la valeur et qu’il avait sans doute peur qu’on lui vole ou qu’il l’égare (il y avait noté son nom et son adresse sur la semelle).

Un vieil appareil a gardé les traces de sa vie, sage ou tumultueuse, parfois des stigmates mais si elles ne gênent par l’utilisation de l’appareil, elles en font partie.

Pour mémoire, souvenez-vous du Leica de Walker Evans, tout cabossé, à la peinture écaillée … il est parti pour 60.000€ hors frais !

Ah oui, c’était l’appareil de Walker Evans … à moins que ce ne fut un Leica ?

Argentique

Le Minolta 404 si

En tout cas, chez nous c’est comme ça que nous l’appelons, car aux USA c’est un Maxxum STsi et au pays du soleil levant, l’Alpha Sweet S.

Tout ça pour vous présenter un appareil sorti en 1999 comme un entrée de gamme, mais de qualité.

Bien qu’il fut tout en polycarbonate, pour être léger (350gr nu) et facilement transportable – ce que les mauvaises langues de l’époque ne manquaient pas de railler – je trouve qu’il est comme neuf et pourtant, il a maintenant 22 ans (ah, le bel âge !). Et pour faire taire résolument ces mauvaises langues, sachez qu’il a été conçu par modules, facilement remplaçables, ce qui rendaient les éventuelles réparations très simples et peu onéreuses, na !

Généralement vendu en kit avec un zoom AF 28-80, pour être très polyvalent, il était destiné aux amateurs un peu exigeants, de ceux qui veulent pouvoir se reposer sur les automatismes mais qui ont aussi envie de sortir des programmes proposés, pour le plaisir.

Vous pouvez néanmoins le monter avec toutes les optiques Minolta en monture A, ou celles des opticiens tiers compatibles.

Il est sorti un an après les Dynax 505 si que je vous ai présenté il y a peu et il sera suivi par un Dynax 303 si qui sera vraiment lui un appareil basique, tout automatique.

Minolta a sorti quelques uns des appareils les plus populaires, toutes générations confondues, parfois avec des trouvailles extraordinaires, qui ont marqué l’histoire de la photographie (voir p. ex. le Minolta 7000 AF ou le Minolta 9), souvent avec suffisamment de qualités à un prix contenu que pour satisfaire les photographes amateurs mais exigeants.

Celui-ci et un Dynax 5 que je vous présenterai bientôt est toutefois ce que j’appelle, comme le Canon 300 et consorts, ceux de la transition : même en entrée de gamme, ils étaient au summum des possibilités de l’argentique mais ils ne tarderont pas à s’effacer devant la montée, lente mais inexorable, des appareils numériques qui prendront réellement pied vers 2005, notamment avec le Canon Eos 5D, premier du nom.

Cet appareil s’inscrit dans cette lignée des appareils populaires : il n’apporte rien de neuf (sauf la conception en modules) mais il a tout ce qui est nécessaire à la pratique photographique. Et j’ajouterais que de nos jours nous n’aurions même plus peur de le sortir dans des endroits dangereux car il est devenu très abordable mais il reste une très bonne machine à rapporter de très bonnes photos (voyez ce qu’en dit Rory qui le balade partout dans le monde)

Bon, que nous propose t’il ?

  • L’obturateur à commande électronique se déplace verticalement de 20 s à 1/2000 s, plus pause B et une synchronisation du flash à 1/90s
  • La mesure de la lumière est TTL (à travers l’objectif), utilisant une cellule photoélectrique au silicium à 8 segments
  • La sensibilité va de 6 à 6400 Iso., lue via le codage DX des films, mais qui peut également être réglé manuellement
  • Les modes d’exposition incluent le mode programme, priorité à l’ouverture, priorité à la vitesse, exposition manuelle ainsi que modes automatiques pour portrait, paysage, gros plan, sport, nuit.
  • Bien sûr il est motorisé et il sait rester discret tant à l’armement qu’à l’avance du film
  • Et vous pouvez choisir les modes d’avance : une seule image ou en continu
  • Bien évidemment, vous pouvez mémoriser l’exposition
  • Ajoutons encore un retardateur
  • Et la possibilité d’exposition multiple
  • Le flash intégré est synchronisé TTL, avec la fonction réduction des yeux rouges et une synchro lente
  • Vous pouvez commander à distance les flashs dédiés Minolta avec le flash intégré
  • L’appareil photo est alimenté par deux piles CR2.

Tout se commande avec la grosse molette (la roue PSMA), à gauche et les sélections fines se font avec la petite roue dentée au dessus du déclencheur et le petit bouton P au dessus du déclencheur.

par exemple, si vous choisissez le mode A (ouverture)

Comme d’habitude avec ce type d’appareil, toutes les informations sont visibles dans le viseur et sur l’écran externe. Vous ne serez jamais perdu avec lui.

Comme vous pouvez le voir sur les photos ci-dessous, ses formes sont très proches de ce que nous connaissons encore avec nos réflex numériques, sauf qu’il n’y a pas d’écran derrière, juste une petite fenêtre pour ne pas oublier qu’on a mis un film dedans.

Toutes les facilités sont là, comme par exemple le chargement du film : vous le déposez dans son logement, vous tirez l’amorce jusqu’au trait rouge, puis vous refermez, c’est prêt.

Je pense l’avoir déjà écris plusieurs fois mais avec ce type d’appareil, pas de mauvaises surprises : les mesures sont précises, les commandes faciles à comprendre et maitriser, l’appareil agréable à emporter partout. Bref, il vous offre le meilleur de son époque, ce qui est très bien car n’oubliez pas que la plupart des premiers numériques seront basés sur ce type d’engin.

Donc, si vous voulez commencer l’argentique avec du matériel qui vous aidera à progresser à votre rythme, cet appareil n’attends plus que vous.

Sans devoir caser votre tirelire : vous en trouverez boitier nu vers les 30€ et muni de son zoom, comptez environ 50€, parfois (souvent) même moins.

Difficile de résister ….

http://www.collection-appareils.fr/gestion_catalogue/images/1584378647.jpg
source : Collection-appareils, Camara juin 2001.

Petite video d’illustration

Quelques exemples d’images prises avec cet appareil : Lomography , LA et ICI

Pour le mode d’emploi, c’est par ICI et LA

Quelques références : http://camera-wiki.org/wiki/Minolta_Dynax_404si, https://simonhawketts.co.uk/2020/08/02/minolta-dynax-404-si-slr-camera/, https://cameragocamera.com/2018/07/13/minolta-alpha-sweet-s-dynax-404si-maxxum-stsi/, https://www.mhohner.de/sony-minolta/onebody/404si en anglais, http://progsch.net/mediawiki2/index.php?title=Dynax_404si, en allemand, https://rorytravelsanywhere.com/tag/minolta-dynax-404-si/ http://www.collection-appareils.fr/x/html/appareil-12274-Minolta_Dynax%20404si.html, https://www.benjaminfavrat.com/analog-photo-blog/minolta-dynax-404si en français

Argentique

Le Mamiya MSX 500

Lors de la présentation du Mamiya NC1000 , je vous avais conté, rapidement, l’histoire de cette marque, beaucoup plus connue pour ses moyens formats que pour ses reflex en 135mm.

Et pourtant, ces appareils ne sont pas inintéressants et il y en a pour toutes les bourses, selon leur degré de sophistication, car ils proposaient quelques solutions originales.

Donc, aujourd’hui, je vais vous écrire quelques lignes sur un entrée de gamme de la marque, le Mamiya MSX 500.

La série des MSX fut lancée par Mamiya en mai 1974, en deux versions, le MSX 500 et le MSX 1000. Vous vous serez douté que la différence de dénomination tient compte de la vitesse d’obturation de l’un et de l’autre.

Cette série marque aussi le retour de Mamiya à la monture en M42, dite « universelle ». Il est vrai que la marque a commis quelques erreurs de positionnement avec ses montures : la XTL, la CS, la Z ont servi chacune des séries d’appareil mais elles n’étaient pas compatibles les unes par rapport aux autres. Ce qui avait le don de mécontenter les clients qui se voyaient contraints de changer à chaque fois leur parc d’optiques s’ils voulaient changer d’appareil.

Toujours est-il que pour cette série, ils en sont revenus à une monture assez commune qui offre le très grand avantage de vous permettre de monter sur le MSX 500 n’importe quel caillou en M42 : du Pentax, du Hellios, du Zeiss, du Mamiya, etc.

Mais pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué ? Ces appareils acceptaient aussi les objectifs spéciaux à vis Mamiya SX qui ont une goupille de verrouillage pour transmettre les informations d’ouverture au boitier pour une mesure à pleine ouverture. Ok, c’est un plus mais ils ne sont pas facile à trouver, et généralement chers.

La fixation d’objectif SX offre une petite spécialité : un petit ergot à ressort vient s’engager dans une fente de l’objectif pour l’immobiliser en rotation. Il ne faut donc pas oublier de presser le bouton chromé sous l’objectif avant de tenter de le dévisser.

Bon, que nous propose t’il d’autre ?

  • par exemple la mesure spot à travers le miroir (TTL) avec une cellule CdS (environ 10% de la surface centrale), qui se fait à pleine ouverture avec les objectifs SX, sinon à ouverture réelle pour les autres
  • ou encore cette astuce pratique qui consiste à tirer légèrement le levier d’armement pour mettre en batterie la cellule (et pour l’éteindre, il faut appuyer sur le bouton au dessus du levier),
  • la sensibilité de la cellule est de 25 à 3200 Asa
  • le sabot du flash est en option (pas livré d’origine sur le MSX 500) et se clipse sur l’oculaire,
  • il y a 2 prises coaxiales pour la synchro flash, qui se fait au 1/60s en synchro X ou 1/30s pour les anciens flashs à lampe
  • sa vitesse d’obturation, vous l’aviez compris, est de 1/500s maximum mais il descend jusqu’à la seconde, plus pause B
  • il possède un compteur de vue avec remise à zéro automatique
  • le viseur est une lentille de Fresnel avec anneau à microprismes entouré d’un dépoli, et une échelle à droite marquée + et – pour la gestion de l’aiguille de la cellule
  • il possède un miroir à retour automatique
  • il est possible de faire des surimpressions – après une première vue, il faut appuyer sur le bouton (semelle) destiné au rembobinage, rembobiner doucement jusqu’à entendre un déclic (ce qui veut dire que vous avez rembobiné sur une seule vue) puis vous réarmez, ce qui fait revenir la vue devant l’obturateur pour une nouvelle prise
  • le déclencheur est doux et peu bruyant
  • par contre, petite mesquinerie destiné à l’entrée de gamme, il n’y a pas de retardateur

Encore un mot sur la cellule

source : appareils photo collection; la cellule est disposée sous le miroir, dans sa partie supérieure. Elle occupe 10% de la surface d’un film 24×36. Elle apparait dans le viseur, en bas (inversion de la vision) sous forme d’un rectangle grisé.
source : Quirkyguywithacamera; vous voyez la « tache » grise de la cellule en bas du viseur, et sur la droite, l’échelle pour le réglage de la cellule avec l’aiguille

Cet appareil est un semi-automatique : après avoir choisi soit une vitesse, soit une ouverture, vous agissez sur l’un ou l’autre des réglages pour amener l’aiguille dans le repère du viseur. Les signes + et – indiquent les limites de sur ou sous exposition possibles

C’est un boitier costaud, tout métallique (environ 950gr avec son 50mm) pas désagréable à prendre en mains (voyez le petit grip en caoutchouc à droite, nouveau pour l’époque et qu’il a emprunté à la série DSX). Comme on dit généralement, « il en jette » par sa carrure et le nom qu’il arbore, qui fait se retourner les personnes qui connaissent un peu la marque et/ou le petit monde de l’argentique.

Revenons néanmoins à la réalité.

C’est un excellent appareil, tout simple comme en il existait quelques uns à l’époque. Il est bien fabriqué et il ne manque pas d’attraits, notamment la qualité de sa cellule, réputée très bonne en son temps.

Il est très simple d’utilisation et mérite le titre d’appareil école. S’il ne vous semble pas sophistiqué, avouez qu’il ne lui manque rien pour délivrer de très bonnes photos (voir des exemples ci-dessous).

Et vous aurez en mains un boitier qui sort des sentiers battus et rebattus … que demander de plus ?

Ah oui, le prix ! Comptez autour des 50€ avec un objectifs de la marque, ou 40€ avec un objectif tiers en M42.

http://www.collection-appareils.fr/gestion_catalogue/images/1335295405.jpg
source : Collection-appareils, Odeon Photo 1974

Petite video d’illustration

Des exemples de photos prises avec l’appareil ICI

Pour le mode d’emploi, c’est par LA

Quelques références utiles : http://camera-wiki.org/wiki/Mamiya_MSX_500, https://web.archive.org/web/20170711091708/http://herron.50megs.com/index.html, http://www.herron.50megs.com/sx.htm, https://quirkyguywithacamera.blogspot.com/2017/03/third-times-charm-mamiya-msx-500.html en anglais, http://www.collection-appareils.fr/x/html/page_standard.php?id_appareil=11451, http://www.app-phot-col.com/photcol/pdfr/T39/2207.pdf en français

Argentique

Le Minolta XG 1

En 1977, Minolta introduisait un appareil révolutionnaire, le XD-7 (ou XD-11 aux Etats-Unis et XD au Japon).

Pourquoi révolutionnaire ? Outre le fait de mesurer la lumière après que le diaphragme se soit fermé mais juste avant que le film ne soit exposé (comme un certain Leica CL … issu d’une collaboration avec Minolta, qui sortira ensuite le non moins mythique Minolta CLE), il est le premier à proposer un programme multi-modes. Auparavant, les constructeurs proposaient soit la priorité à la vitesse, soit la priorité à l’ouverture, avec éventuellement un mode manuel tandis que le XD-7 propose à la fois la priorité à la vitesse et la priorité à l’ouverture, plus un mode manuel.

Tout ceci grâce à une nouvelle monture, la célèbre MD qui autorise le mode priorité vitesse.

Cet appareil bien né fut la base du Leica R4 jusqu’au Leica R7, produit jusqu’en … 1997.

-« Heu oui, mais pourquoi il nous parle de cet appareil, son titre c’est bien le Minolta XG-1 ? »

Nous y arrivons …

Car si de fait ce XD-7 était le top chez Minolta, il avait un coût et tout le monde ne pouvait se l’offrir.

Alors la marque a choisi de fabriquer un XG-2, déjà plus abordable, et enfin un XG-1 encore plus accessible.

De fait la ligne des XG est parue en même temps que le XD, en 1977, mais en tant que gamme au budget plus serré.

Mais comme c’est souvent le cas, si le constructeur décide de faire quelques économies, il garde quelques unes de nouvelles caractéristiques de son appareil amiral.

Ainsi par exemple, les XG utilisent toujours les cellules CdS, moins performante que la silicium mais ils gardent l’obturateur de compétition Seiko à commande électronique, qui fournit des vitesses de 1s à 1/1000s (plus pause B), ils gagnent un déclencheur sensitif, qui met la cellule en service et tout le système électronique, y compris les LED d’un simple effleurement. Tous les boitiers de la gamme bénéficient encore d’une compensation de l’exposition de -2 à + 2 et ils peuvent être monté d’un moteur, le Winder G qui permet de monter à 2 images/sec,(le haut de gamme de la série, le XG-M peut même atteindre les 3,5 images/sec).

Si le XD-7 était bien né, la série de XG aura pour descendance un autre fleuron de la marque, le Minolta X-700 MPS, mais c’est une autre histoire que je vous ai déjà contée.

Pour situer la gamme dans la production Minolta, elle se classe donc entre la série XD (haut de gamme, automatique) et la série des SRT, tout mécaniques, toujours produits mais guère plus séduisants (ce qui me fait écrire et réécrire qu’un SRT 101 a plus de 100€ n’a aucune justification).

Cette nouvelle série des XG reflétait les progrès de l’électronique et la miniaturisation qu’elle permettait de réaliser. Minolta en a profité pour présenter une gamme très compacte, bien plus petite que les SRT et les XE précédents.

Cette gamme fut une belle réussite pour la marque, grâce à sa simplicité d’utilisation et que sa taille réduite rendait bien populaire.

Bref, le XG-1 fut le second de la série des XG et il apparait en 1979. Il ne fut jamais vendu au Japon, il était produit uniquement pour l’exportation comme entrée de gamme.

Et que nous proposait il de séduisant, outre un prix attractif pour l’époque qui, finalement, a peu d’importance de nos jours ?

Reprenons :

  • reflex automatique à priorité à l’ouverture
  • une cellule CdS pondérée central
  • obturateur à plan focal en tissu transversal horizontal
  • vitesses de 1s à 1/1000s, plus pause B
  • synchro flash au 1/60s
  • 9 LED dans le viseur : une pour la surex, six pour les vitesses de 1/30s à 1/1000s, une pour la plage entre 1/15s et 1/2s , une pour indiquer la seconde qui fait aussi fonction de témoin de sous ex.
  • échelle de conversion DIN/ASA au dos sur les premiers modèles, puis cadre mémo en plus
  • écran de mise au point Acute Mate dès 1982
  • signal M (LED rouge) quand il n’est pas en mode auto
  • possibilité de correction de l’exposition de -2 à + 2
  • monture MD
  • alimentation par 2 LR44

Au point de vue stylistique, les premiers modèles (dès 1979 donc) ont une inscription XG1 sans tiret et le logo Minolta est en minuscules. En 1982, le logo change et le nom du modèle se voit ajouter un tiret, devenant XG-1. Celui que je vous présente est d’après 1982 et il s’agit du XG-1(n)

De fait, le Minolta XG-1(n) bénéficie d’un verre de visée amélioré, d’un petit grip à l’avant, d’un dessin un peu plus moderne.

C’est vraiment un appareil pensé pour vous faciliter la vie et l’envie de prendre des photos :

  • sur la gauche, le sélecteur pour mettre sous tension ou éteindre, actionner le retardateur ou contrôler la batterie
  • sur la droite, le barillet des vitesses et la position A (automatique); en soulevant le barillet, vous indiquez la sensibilité du film (Asa)
  • en dessous, la correction d’exposition de -2 à + 2 (vous positionnez le A sur la valeur que vous voulez en correction) – une remarque, en passant : l’appareil refus e de déclencher en cas de surexposition mais pas en cas de sous exposition
  • le déclencheur, très doux et finalement peu bruyant est électronique, ce qui veut dire que dès que l’appareil est sous tension, il suffit d’effleurer le déclencheur pour voir l’affichage des LED
  • la griffe flash avec contact X (synchro); lorsqu’un flash est chargé, un voyant clignotant apparaît dans le viseur. Il y a aussi une prise PC pour les flashs plus anciens
  • un signal (petite fenêtre devant le levier d’armement) vous indique si le film est correctement chargé
  • le compteur de vues revient à zéro à l’ouverture du dos

Une (petite) contrainte toutefois si vous choisissez de quitter le mode automatique, vous n’aurez plus d’indication de la mesure de lumière.

Un mot encore au sujet des objectifs dédiés à cet XG-1 : les Rokkor de Minolta ont une excellente réputation. Chinez un peu pour vous dégoter un magnifique 50mm f1,7, vous ne le regretterez pas. Et le reste de la gamme est tout aussi excellente.

En résumé, un chouette petit boitier qui a fait le bonheur de beaucoup de photographes amateurs, sans les décevoir.

Vous pouvez faire confiance à son automatisme, il a été conçu pour ce mode de fonctionnement et il le fait bien.

Avec ce type de boitier, si vous avez plus de 40 ans, vous aurez les mêmes sensations que vos parents lorsqu’ils immortalisaient vos premiers pas, les vacances familiales, les anniversaires, les communions, etc.

Regardez dans les vieux albums de photos, certaines sont peut être issues de ce Minolta XG-1.

Autre avantage de cet appareil, son prix : à peine 25€ boitier nu et environ 45€ avec un objectif. Et comme les vendeurs (la majorité) ne savent pas toujours s’y retrouver dans la gamme, regardez bien celui que je vous présente, c’est le plus perfectionné de la série et on vous le vendra au même prix !

Il ne vous ruinera pas et vous aurez plaisir à l’utiliser tant et plus.

Une petite video d’illustration

Et, absolument délicieuses, des pubs de l’époque, à savourer …

source : Scott Locklear, « Avec ce Minolta automatique vous pourrez prendre les photos que vous n’auriez jamais pensé pouvoir prendre. Avec un appareil que vous n’auriez jamais pensé pouvoir vous offrir »

Pour le mode d’emploi, c’est ICI et LA une plaquette de présentation de l’appareil et ses accessoires (pour le XG-1(n))

Des références : https://www.fool-artistic.fr/blog/2017/12/10/test-minolta-xg-1-appareil-semi-interessant/, https://www.suaudeau.eu/memo/Minolta/Minolta.html en français, https://scottlocklear.com/minolta-xg1-camera-review/, https://camerapedia.fandom.com/wiki/Minolta_XG_series, http://camera-wiki.org/wiki/Minolta_XG_series, https://rokkorfiles.com/XG%20Series.htm, en anglais

Argentique

Le Fujica ST 605N

Ce qui est amusant quand on entreprend d’exhumer d’anciens appareils, pour tenter de les comprendre, de les expliquer, de penser s’il sont toujours utilisables de nos jours, c’est de passer de marque en marque et de découvrir la richesse des inventions depuis plus de 150 ans d’existence du médium photographique.

Personnellement, je ne pense pas que j’irai voir les appareils vraiment très anciens, de type chambre ou folding, les premiers reflex (quoique je vous ai présenté le Zeiss Ikon Contaflex Super de 1953 ou l’Exakta Varex 2A de 1956), sauf si je tombe sur un exemplaire très intéressant et … très abordable.

Ce petit préambule pour expliquer qu’après Minolta, Praktica, Ricoh, Mamiya, Miranda, etc. j’en (re)viens à vous parler de Fujica, en l’occurrence un Fujica ST 605N, apparu en 1978, qui améliorait le précédant ST 605.

Cet appareil est la version simplifiée du Fujica ST 705 (1976). Simplification qui s’explique par l’absence de blocage de l’objectif (vous le visez et il n’y a pas de « clic » de sécurité ensuite); ses vitesses sont restreintes et il n’a qu’une synchro flash pour flash électronique. Il sera précédé d’un Fujica ST 605 en 1976.

C’est aussi la mise à jour du ST 601 – si vous vous souvenez, c’est avec lui que j’ai commencé la photo « tout seul ». En effet, des modifications du circuit interne de mesure de la lumière ont permis d’utiliser des piles plus modernes (pour l’époque), en adoptant la LR44 de 1,5v.

C’est un reflex « tout manuel » avec mesure de la lumière à travers l’objectif (TTL) qui utilise encore la monture en M42, assez universelle. Il fonctionnera même sans pile (qui ne sert qu’à alimenter la cellule) à toutes les vitesses.

Vous l’aurez compris, il fait partie de ces appareils tout simples qui ont fait le bonheur de tant de photographes amateurs, notamment pour illustrer les albums familiaux.

Que nous propose t’il ?

  • un obturateur mécanique à rideaux en tissu de soie caoutchoutée, qui donne des vitesses de 1/2s à 1/700s, plus une pause B
  • avec une synchro flash au 1/60s via la griffe flash ou une prise synchro coaxiale sur la face avant
  • il y a aussi un, retardateur mécanique de +/- 10 secondes
  • la sensibilité de la cellule va de 25 à 3200 Iso
  • la mesure est de type centrale pondérée, qui tient compte de la vitesse choisie et de la position du diaphragme; elle s’actionne en appuyant sur le bouton à droite de l’objectif. La mesure de l’exposition se fait par deux capteurs au silicium, un de chaque côté de l’oculaire du viseur, donnant une lecture moyenne de toute la zone du viseur.
  • alimentation par 2 piles LR44
  • le viseur contient une échelle graduée + et – et il faut tenter de mettre l’aiguille au milieu pour avoir la bonne exposition
  • rappel des vitesses dans le viseur
  • la visée se fait avec un stigmomètre (rond brisé) sur un verre dépoli finalement très clair
  • elle s’effectue à ouverture maximale et l’action sur le bouton de mesure de la lumière ferme le diaphragme à l’ouverture sélectionnée en offrant donc le contrôle de la profondeur de champ.

Donc en résumé, le ST 605N mesure la lumière à travers l’objectif (TTL). La cellule est couplée à la vitesse et à l’ouverture.

Au fur et à mesure que vous réglez l’ouverture sur l’objectif ou la vitesse sur le boitier, vous voyez une petite aiguille (à droite dans le viseur) qui se déplace sur une petite échelle marquée d’un + (surexposition) et d’un – (sous exposition). Lorsque vous êtes stabilisé au milieu, l’exposition est correcte.

source : Buktus manuals. 7 Écran du viseur. 8. Aire dépoli très fin. 9 Télémètre à image partagée Microprismes .1O Stigmomètre. 11 Avertissement de surexposition. 12. Aiguille indiquant l’exposition correcte. 13 Avertissement de sous-exposition

Lorsque vous appuyez sur le bouton qui lance la mesure (à droite de l’objectif), il entraine l’ouverture et la fermeture du diaphragme de l’objectif, fournissant ainsi une mesure à l’ouverture de la prise de vue (ce qu’on appelle la mesure arrêtée).

La mesure de l’exposition se fait par deux capteurs au silicium, un de chaque côté de l’oculaire du viseur, donnant une lecture moyenne de toute la zone du viseur (mesure évaluative)

Le levier d’armement est dit « rapide » parce que vous pouvez le garder légèrement décollé du boitier, se qui permet de l’actionner plus rapidement (préhension meilleure) et sa course est assez courte.

Il est assez compact et pourtant on l’a bien en mains. Avec un objectif 50mm, il pèse 730gr (n’oubliez pas de prendre une bonne sangle confortable, vos cervicales vous disent merci), ce qui n’est pas très lourd face à certains concurrents qui affichaient facilement 200gr de plus.

Lorsque vous arrivez au bout du film, le levier d’armement cale : surtout ne forcez pas, vous risquez de déchirer le film. Vous appuyez sur le petit bouton sous la semelle et vous rembobinez avec la molette à gauche. Lorsque vous ouvrirez le dos pour ôter la pellicule, le compteur se remettra à zéro automatiquement.

1 Compteur de vues. 2 Déclencheur. 3 Levier d’armement. 4 Réglage de la vitesse du film 5 Réglage de la vitesse d’obturation. 6 Oculaire du viseur. 7 Contact flash. 8 Marque du plan focal 9. Compartiment à piles. 10 Manivelle de rembobinage. 11 Bouton de rembobinage 13 Échelle de profondeur de champ. 14 Bague de mise au point. 15 Échelle de distance. 16 Réglage de l’ouverture. 17 Commutateur de cellule. 18 Retardateur. 19 Bouton de rembobinage. 20 Prise trépied 21 Prise flash.

Voilà, c’est du simple mais solide, tout en métal comme on le faisait encore dans ces années là. Et le fait qu’il soit encore en monture M42 vous ouvre un vaste choix d’objectifs de qualité et souvent très abordable niveau prix.

D’aucun trouve sa vitesse maximale un peu lente, mais à l’époque, de nombreux concurrents ne proposaient encore que le 1/500s. Donc, 1/700s n’est pas si mal, même si c’est assez anecdotique (pourquoi pas le 1/1000s ?).

Ceci dit, c’est un boitier agréable à prendre en mains, typique des années septante, quoique assez ramassé et facile à emporter partout.

Vous aurez remarqué qu’un des propriétaires précédents avait sans doute très peur que son appareil ne s’égare ou ne soit volé : il a gravé ses coordonnées sur la semelle, avec un rappel des initiales près du viseur.

Personnellement, je trouve ça touchant car ça crée un lien avec une personne qui a manipulé ce boitier. Toutes les hypothèses peuvent être posées (fréquentait il un club photo et voulait il éviter qu’on se trompe de boitier ?) mais c’est la preuve qu’il l’aimait bien son appareil.

Ok, si j’étais collectionneur, ça ne le ferait pas, mais comme je ne le suis pas, je confirme, j’aime bien ces traces d’un passé qui renvoie à un humain.

Ceci étant, voilà encore un excellent exemple d’appareil école, qui a permis à nombre d’entre nous de découvrir les joies de la photo, qui continue – je l’espère – encore de nos jours pour la plupart.

A quoi devez-vous faire attention si vous en trouvez un ?

Vérifiez que la pile n’a pas coulé car ça rendrait la cellule HS (hors service). L’appareil fonctionnera toujours mais vous devrez vous munir d’une cellule externe. Voir aussi si les mousses ne doivent pas être changées, pour assurer l’étanchéité à la lumière, vérifiez qu’il s’arme et déclenche et … c’est tout.

Au niveau prix, c’est un appareil qui devrait se négocier dans les 40€ avec un objectif. Rassurez-vous, celui-là ne vous ruinera pas mais pourra vous accompagner encore longtemps.

http://www.collection-appareils.fr/gestion_catalogue/images/1383814423.jpg
source : Collection-appareils, publicité Odéon Photo 1976

Comme d’habitude, une video d’illustration

Et le mode d’emploi est ICI ou sur ces trois liens pour des explications sur les systèmes Fujica ST (en anglais)

Quelques références : http://35mm-compact.com/reflex/fujicast605n.htm, http://www.collection-appareils.fr/x/html/page_standard.php?id_appareil=10236, http://www.collection-appareils.fr/x/html/appareil-10237-Fujica_ST605n.html en français, https://camerapedia.fandom.com/wiki/Fujica_ST605, http://blog.bkspicture.com/review_Fujica_ST605N.html, http://camera-wiki.org/wiki/Fujica_ST605 en anglais

Argentique

Le Minolta SR-1

Décidément, la logique de Minolta a des logiques que la raison ignore … à bon droit, vous pourriez penser (comme moi) que le Minolta SR-1 est le premier d’une série…

Que nenni, se serait trop simple voyons, car en fait, le premier fut le SR-2, lancé en 1958, soit un an avant celui-ci.

Est-ce que parce qu’ils sont encore marqués Chiyoda Kogaku en plus du nom ? De fait, le nom Minolta ne fut le nom générique de la marque qu’en 1962.

Finalement, le Minolta SR-1 est un SR-2 pour petit budget et donc on lui a sucré quelques fonctions, comme par exemple la vitesse d’obturation qui passe de 1/1000s à 1/500s et un objectif en dotation plus lent (un Auto Rokkor PF f2)

Plusieurs versions du SR-1 ont suivi. Celui que je vous présente date de 1961. On le reconnait au support en alu fixé sur la face avant et de ce fait, le nom du modèle est déplacé vers la gauche.

Cet appendice a été ajouté pour permettre de fixer un posemètre externe au sélénium car l’appareil n’en possède pas d’origine. C’est un « antique » tout manuel, sans cellule.

Minolta SR-1
source : Collection-appareils.fr; voici à quoi ressemble l’appareil avec son photomètre ajouté

D’autres petites modifications avaient été apportées au premier modèle, comme le cadran des vitesses qui ne devait plus être soulevé et tourné. Ensuite, une petite broche en saillie a été ajoutée au cadran pour s’accrocher au posemètre. Lorsque la vitesse du film et une vitesse d’obturation appropriée sont réglées, l’appareil de mesure affiche directement sur son échelle l’ouverture recommandée, qui doit être réglée sur la bague d’ouverture de l’objectif.

Autre petite particularité, une mini baïonnette apparait sur l’œilleton, pour pouvoir y accrocher des accessoires de visée dédiés (p. ex. un viseur à angle droit).

L’obturateur est en toile à défilement horizontal et il donne les vitesses de 1s à 1/500s, plus pause B. Un X rouge indique la vitesse de synchronisation du flash, entre les chiffres 30 et 60. Sur le côté gauche du fut porte objectif il y a deux prises pour les flashs de type X ou FP (ampoule).

Sur l’arrière, un disque mémo vous permet de vous souvenir du type de film chargé.

Après le déclenchement, le diaphragme reste à ouverture réelle, la présélection ne reviendra qu’après le réarmement, grâce au petit ergot qui la règle.

Ceci étant, comme son grand frère, il possède un miroir à retour instantané, chose rare pour l’époque sur un reflex, surtout « entrée de gamme ». Rappelez-vous le Zeiss Ikon Contaflex Super que je vous présentais il y a peu, il n’en est pas pourvu.

Autre remarque à propos de cet appareil, il utilise la baïonnette dite SR qui équipe les premiers reflex de la marque. En théorie (comme chez Nikon), il est possible d’utiliser toutes les anciennes montures sur les différents reflex qui viendront ensuite, mais parfois au prix de la perte de certaines fonctions (comme les diaphragmes automatiques). Mais parler des montures nous entrainerait très loin. Voyez ce lien si vous désirez en savoir plus.

Que retenir de cet appareil ?

Ses caractéristiques techniques sont encore « rudimentaires » même s’il bénéficie déjà d’un miroir à retour instantané. Hormis cela et sauf si vous y ajoutez une cellule externe, il n’y en a pas et elle ne sera pas couplée.

Ce fut pourtant un appareil qui eut du succès car il était solide, agréable à tenir en mains, fiable et pour l’époque abordable. Il fut produit, avec quelques évolutions, de 1958 à 1967, une belle longévité.

Vous l’aurez remarqué, une pastille rouge sur l’exemplaire que je vous présente signifie cependant que celui-ci est HS (hors service). Bon, il a quand même 63 ans et je ne sais combien de personnes ont pu le manipuler, ni avec quelle délicatesse …

Je n’ai pas la capacité de réparer ces mouvements, très précis. Je le remettrai en vente « pour pièces » ou pour un bricoleur patient et équipé qui pourra lui redonner vie.

En résumé, l’appareil est typique des réflex de l’époque, tout en métal, bien dessiné, mais dépouillé des fonctions auxquelles les appareils des années suivantes nous ont habitué. En soi ce n’est pas grave mais il faut, par exemple, toujours penser à avoir une cellule à main avec soi, et savoir s’en servir …

Un boitier pour esthète ou collectionneur qui le garde en vitrine.

Si vous en trouviez un en bon état, vous devriez le négocier autour des 20€ maximum (boitier nu) du fait de sa simplicité, sauf si vous cherchez l’exemplaire particulier mais là, c’est de la collection et ce n’est pas mon domaine.

Une vieille publicité

http://www.collection-appareils.fr/gestion_catalogue/images/1283809039.jpg
source : Collection-appareils.fr, publicité Wards de 1962

Une petite video de présentation

Pour le mode d’emploi, c’est par ICI

Quelques références : https://camerapedia.fandom.com/wiki/Minolta_SR-1, http://camera-wiki.org/wiki/Minolta_SR-1, https://flynngraphics.ca/sr-1/ en anglais, https://fr.wikipedia.org/wiki/Monture_Minolta_SR, http://www.collection-appareils.fr/x/html/page_standard.php?id_appareil=11508, http://www.collection-appareils.fr/x/html/page_standard.php?id_appareil=10284, http://www.collection-appareils.fr/x/html/page_standard.php?id_appareil=12658 en français

Argentique

Le Zeiss Ikon Contaflex Super

Si vous vous en souvenez, le premier reflex mono objectif est apparu sur le marché en 1936, le Ihagee Exakta, suivi du Praktiflex (voir l’article sur le Miranda Sensomat)

Mais le premier reflex avec un pentaprisme attendit la fin de la seconde guerre mondiale et ce fut le Contax S de … Zeiss Ikon, présenté en 1949.

Pendant les années cinquante, les Allemands faisaient progresser cette nouvelle technologie, talonnés par les Japonais dont le gouvernement subventionnait une partie des recherches (Mamiya, Ashahi Pentax, Miranda, Minolta).

Zeiss Ikon n’entends pas se laisser distancer et en 1953, il lance le premier Contaflex.

Le premier appareil reflex avec un obturateur central. Disons le tout de suite, c’est une pièce d’horlogerie qui demande un assemblage complexe et rigoureux, et quelques précautions d’usage : le volet d’obturation est couplé au déclencheur et au miroir, mais Zeiss Ikon est réputé pour sa fiabilité et la précision de ses appareils.

Ce premier Contaflex allait connaître un immense succès car il avait en plus le bon goût de rester abordable et il saura évoluer pendant les dix-huit années de sa production.

Celui que je vais vous présenter date de 1958. Il succède au Contaflex Rapid (1956) et sera suivi du Contaflex Super New (1962). Cet appareil fut produit à 135.000 exemplaires.

Ce Contaflex Super reprend les mêmes objectifs que les Contaflex III et IV, mais il gagne une cellule au sélénium couplée, un levier d’armement rapide et – ce qui est déconcertant – le couplage des réglages de l’ouverture et de la vitesse sur l’objectif.

Petit rappel utile, une cellule au sélénium n’a pas besoin d’électricité fournie pas une pile pour fonctionner. En fait, lorsque la lumière frappe ce type de cellule, c’est elle qui produit un (faible) champ électrique, suffisant que pour actionner l’aiguille de mesure (ici dans le viseur). Il faut veiller à préserver la cellule de trop de lumière sous peine de « l’épuiser » sans raison. Ces appareils étaient toujours livrés avec un « sac tout prêt » dont la principale fonction était de garder le boitier dans l’obscurité. Bien souvent ces sacs ont disparus (ou sont vendus à part à prix d’or !). Le truc alors est de bricoler avec un bout de gaffer une protection qui vient se placer devant la cellule. Ce n’est peut être pas « beau » mais efficace, jusqu’ à ce que vous trouviez un sac pour l’accueillir.

Ceci étant, comme l’appareil n’a pas besoin d’énergie externe, vous ne risquez pas de tomber en panne de piles et il fonctionne toujours. Et même si votre cellule vous lâchait lâchement, vous en prenez une externe et le tour est joué, l’appareil peut toujours faire des photos.

Parlons en encore de cette cellule : une petite fenêtre sur le dessus de l’appareil permet de la voir évoluer ET aussi dans le viseur, après avoir armé l’appareil. C’est très simple, convenons en : une marque sur le côté droit du viseur dans laquelle une aiguille vient osciller de haut en bas, le but étant de la stabiliser au centre.

Faisons donc le tour du boitier : à gauche du prisme, la manivelle de rembobinage qui sert aussi de rappel pour le type de film mis dans l’appareil (sommaire : couleur ou N/B et un indice devant le nombre DIN retenu);

en dessous, sur la façade, une roue crantée pour indiquer la sensibilité du film (en DIN); de l’autre côté, le levier d’armement combiné avec le compteur de vue, assez particulier : il ne se remet pas automatiquement à zéro, vous devrez donc le régler vous même en tournant le cadran dans le sens de la flèche mais le plus bizarre, c’est qu’il compte à rebours ! Ce qui veut dire que si vous utilisez un film de 24 pauses, vous indiquerez sur le cadran le chiffre 24 et le nombre de vue ira en décroissant à chaque fois que vous déclenchez. Une habitude à prendre…

Pour le reste, la semelle est à clefs pour ouvrir le dos, qui s’escamote entièrement pour charger le film sur une bobine réceptrice, amovible. Une des clefs est marquée R et il faut la mettre sur cette position pour pouvoir rebobiner le film en fin de course. Il y a un pas de vis pour installer l’appareil sur un trépied. Ah oui, sur le dessus du prisme, un sabot pour une prise flash, qui devra être relié au corps par un câble, inséré dans une prise sur le pourtour du support d’objectif.

Je vais m’arrêter un moment sur la roue crantée en façade et sur l’objectif. Donc elle règle la sensibilité du film (exprimé en DIN équivalent à 10Asa jusque 1300 Asa) avec le cadran intérieur mais elle règle aussi l’ouverture avec le cadran extérieur. Lorsque vous le faites tourner, les marques d’ouverture se déplacent indépendamment sur le barillet de l’objectif, mais la vitesse est couplée à l’ouverture. En gros, si vous optez pour une vitesse lente, l’ouverture se ferme d’un arrêt, et inversement.

Si ce système est « pratique » pour simplifier l’exposition, ce n’est pas évident pour prendre une photo rapidement. Sans doute était-on moins pressé à l’époque …

Ceci étant, il y a aussi une échelle de profondeur de champ gravé sur le fut. Toujours sur l’objectif, mais par dessous, un curseur permet la synchronisation pour le flash (X = flash « moderne » et M = flash ampoule) et le retardateur (V).

Le réglage de la distance est aisé, aidé en cela par « deux oreilles de lapin » (c’est comme ça qu’on les appelle), placées de part et d’autre de l’objectif et qui permettent de régler rapidement le déplacement des lentilles.

J’allais oublier, parce que ça semble évident, mais l’objectif est interchangeable … enfin une partie de l’objectif, l’élément avant. Il y a un point rouge sous l’objectif sur lequel il faut appuyer puis tourner dans le sens anti-horaire pour le libérer.

Le « système » Contaflex comprenait quatre « objectifs » standards et trois « spéciaux » :

  • Zeiss Tessar 50 mm f / 2,8 [STANDARD]
  • Pro-Tessar 35 mm f / 4
  • Pro-Tessar 85 mm f / 4
  • Pro-Tessar 115 mm f / 4
  • Pro-Tessar M 1: 1 [Macro]
  • Steritar-B avec séparateur [adaptateur stéréo]
  • Close Up Steritar-B [Macro]

En fait, lorsque vous voulez changer de focale, vous ne retirez pas l’objectif proprement dit mais bien la lentille avant qui sera remplacée par une lentille qui « grossit » si vous voulez un grand angle, qui « éloigne » si vous optez pour un téléobjectif.

Si nous le portons à l’œil, voyons ce que ça donne :

Le viseur est très lumineux, en fait parce que seul le cercle central de l’écran de visualisation est utilisé pour la mise au point. Le reste du verre est un Fresnel qui montre simplement toute l’image sans indication de l’image visée. Le centre est divisé en deux parties qu’il faut faire coïncider (stigmomètre). La particularité de l’ensemble se remarque sur l’image ci-dessus : le mat est décalé et pourtant l’image entière semble nette.

Vous pouvez voir sur la droite l’aiguille de la cellule. Si vous avez bien regardé l’avant de l’appareil, il y une petite fenêtre, près de la molette en façade, c’est elle qui « éclaire » la fenêtre.

Mais ce qui déconcerte, c’est que le miroir n’est pas de type « retour instantané », ce qui veut dire que le viseur est noir après chaque déclenchement, le miroir étant en position haute. Il faut réarmer pour abaisser le miroir et « y voir clair ».

Bon, tout ceci étant dit, prenons le en mains : ce qui est étonnant, c’est la compacité de l’appareil pour l’époque. Il est lourd (850gr) et pourtant on l’a vraiment bien en mains. Par rapport à un Praktica, il semble petit (même s’il est épais).

Il n’est pas le plus facile à utiliser car certains réglages sont déconcertant, en tout cas par rapport à nos habitudes avec des appareils plus modernes, comme ceux que je vous ai présenté jusqu’à présent.

Si vous vous en souvenez, j’ai écris un jour que j’essayais de vous présenter des appareils utilisables et je précisais que les appareils des années septante à quatre-vingt étaient idéaux pour les amateurs (avertis ou pas) et les boitiers antérieurs plutôt réservés aux esthètes car ils nécessitent une approche différente, plus basée sur la recherche de la maitrise technique, la compréhension des mécanismes et subtilités de ceux-ci, même s’ils n’oublient pas la pratique photographique.

Ce Zeiss Ikon Contaflex Super est dans cet veine.

Si vous voulez vous (re)mettre à la photographie, ce ne sera pas l’appareil idéal.

Ne me faites pas dire ce que je n’ai pas écris : ce boitier est parfaitement utilisable, il délivre de très bonnes photos (eh, on est chez Zeiss Ikon et ses Tessar, ne l’oublions pas ! ) mais il faut accepter sa conception datée (à l’heure où j’écris ces lignes, il a quand même 63 ans) quoique à son époque, il fut en avance sur bien des points.

Et puis, puisque nous sommes dans du Zeiss Ikon, je vais parler de prix : une quasi épave se négocie dans les 30€, ceux qui fonctionnent normalement sans être des premiers prix de beauté tourneront autour des 100€, les premiers prix, presque neufs avec quelques accessoires, dépassent les 250€.

Voilà, en résumé, un superbe appareil, pas évident à utiliser mais qui délivre d’excellentes photos, a essayer si vous vous sentez prêt.

Deux video d’illustration : dans la première, outre les explications vous verrez des exemples de photos prises avec le Contaflex Super et dans la seconde, les différentes lentilles additionnelles.

Les données techniques


Objectif: 50 mm f / 2,8 Carl Zeiss Tessar à 4 éléments
Monture d’objectif: baïonnette Contaflex (élément avant uniquement)
Mise au point: 70cm à l’infini
Viseur avec: Pentaprisme SLR fixe
Obturateur à lames Synchro-Compur dans l’objectif
Vitesses: B, 1 – 1/500 secondes
Cellule de sélénium couplée visible dans le viseur et aiguille de correspondance sur le côté droit plus rappel sur le capot
Monture Flash dite froide en M (ampoules) et X Flash Sync


Des exemples de photo prises avec l’appareil LA

Pour le mode d’emploi, c’est par ICI

Des références : http://fotobox.over-blog.fr/article-zeiss-ikon-contaflex-1953-1971-103841221.html, http://www.collection-appareils.fr/x/html/appareil-12074-Zeiss%20Ikon_Contaflex%20Super.html en français, https://www.aperturepreview.com/zeiss-ikon-contaflex-super, https://www.mikeeckman.com/2018/12/zeiss-ikon-contaflex-super-1959/, https://en.wikipedia.org/wiki/Contaflex_SLR, http://www.alexluyckx.com/blog/index.php/2017/02/22/ccr-review-57-zeiss-ikon-contaflex-super-old/, https://retinarescue.com/contaflexsuper.html, http://www.alexluyckx.com/blog/index.php/2017/02/22/ccr-review-57-zeiss-ikon-contaflex-super-old/ en anglais

Argentique

Le Canon 500N

Cet Eos est sorti en 1996, pour remplacer le 500, sorti lui en 1993.

Il faut se souvenir que le Canon Eos 500 ouvre une nouvelle ère, initiée par le T50, continuée par le 1000F, à savoir un appareil qui concurrence directement les compacts haut de gamme de l’époque : ils sont aussi faciles d’utilisation, légers, compacts et en plus, leurs objectifs sont interchangeables.

Par exemple, l’Eos 500 est plus léger et compact qu’un Epoca ou un Prima Zoom F

Il est encore plus petit et léger que l’Eos 1000F tout en proposant de nouvelles fonctions, une augmentation de la surface de mesure de l’autofocus, la corrélation de la mesure de la lumière avec l’autofocus et l’amélioration de la mesure du flash, par exemple.

Cette réduction du poids s’explique par une nouvelle conception et par l’abandon pur et simple de certaines pièces : par exemple, il n’y a plus de roue crantée pour l’avancement et le comptage des vues mais un détecteur infrarouge qui compte les trous !

Le Canon Eos 500 sera un grand succès commercial. Le nouveau devra convaincre et proposer mieux encore.

Extérieurement, il sera un peu plus arrondi et proposera une robe bis-tons (comme l’Eos 50). Ça, c’est pour le « cosmétique ».

Mais à l’intérieur l’autofocus fonctionne maintenant avec trois collimateurs que l’on peut sélectionner individuellement. Ils sont couplés à la mesure de l’exposition. Ensuite, on introduit une fonction de bracketing automatique, la synchro flash est à 1/90s ou 1/2000s si vous utilisez les flash Canon Speedlite 220 EX et 380 EX (utile pour le fill in en cas de contre jour marqué). Et il y a un mode synchro lente. Plus, bien évidemment, les fonctions priorité à l’ouverture, à la vitesse et les modes automatiques (le classique PSAM).

slideshow image

Vous ne serez pas dépaysé par cet appareil, qui rappelle vraiment ce que nous connaissons encore de nos jours chez les Eos numériques… sauf qu’il n’y a pas d’écran derrière !

C’est un appareil conçu pour conforter les débutants dans leur envie d’apprendre, sans les effrayer avec des fonctions difficiles à maîtriser : au contraire, l’appareil est vraiment pensé pour progresser à son rythme, d’abord avec les modes « automatiques », qui pourront être progressivement débrayés.

Un exemple ? Le retardateur, qui est parfois compliqué sur les appareils électroniques et ici très facile d’utilisation et le minutage est clairement indiqué.

Tout son fonctionnement se décide avec la combinaison de la roue PSMA et la molette située au dessus du déclencheur (voir la vidéo ci-dessous). C’est très intuitif et vous le faites sans quitter le viseur des yeux, viseur dans lequel vous retrouvez vous vos réglages

slideshow image

Cette roue vous permet de sélectionner les modes de prise de vue respectifs, qui sont au nombre de cinq. Ce que l’on appelle les modes de « contrôle de l’image programmée » (PIC) : Portrait, Paysage, Gros plans, Sports et Scène de nuit. Ces fonctions règlent les fonctions de l’appareil photo en fonction du sujet. Les modes de la zone créative – P = program – Tv = time value, priorité vitesse – Av = aperture value, priorité à l’ouverture – M = manuel – vous donnent plus de contrôle sur l’image. Les autres paramètres de la molette de commande incluent le réglage de la vitesse du film (rafale), le mode de profondeur de champ automatique et le rembobinage de la pellicule (entièrement ou en laissant l’amorce sortie). N’oublions pas le mode tout automatique, symbolisé par un rectangle vert.

Pour mémoire, la différence entre le mode P et le mode tout automatique tient au fait que dans le premier mode, tous les réglages sont décalables, pas dans le second, l’appareil décide réellement de tout, tout seul (et dans cette configuration, il ne se débrouille vraiment pas mal).

Le charger d’un film tient du jeu d’enfant : vous ouvrez l’appareil (petit verrou sur la tranche à gauche), placez la cartouche dans le logement ad hoc, tirez la languette jusqu’au repère rouge et vous refermez ! L’appareil lit la sensibilité du film (codage DX) et vous amène à la première photo en quelques secondes.

Et puis, un truc que j’adore : lorsque vous chargez l’appareil avec une pellicule, il la charge sur la bobine réceptrice et la rembobine au fur et à mesure. Si jamais vous ouvriez l’appareil par erreur, vous ne voilez que la partie du film non impressionné, vos photos sont à sauf dans la cartouche.

Son ergonomie est presque parfaite et toutes la paluches y trouveront leur place. Je redis toujours la même chose, mais l’ergonomie des boitiers Eos est toujours excellente.

De fait, comme souvent, ce boitier a bénéficié des améliorations techniques apportées par la gamme Eos développée entre 1993 et 1996, et ils en ont sorti quelques uns de très intéressants : l’Eos 50, l’Eos 1-N et l’Eos 1 RS notamment.

Sous des dehors bonhomme, ce petit boitier vous en donne largement pour votre argent et il répondra toujours présent.

Au détour des fonctions, vous en trouverez une bien intéressante, la A-DEP ou zone de netteté automatique.

C’est particulièrement utile pour les photos de groupe ou de paysage. En fait l’appareil utilise ses 3 capteurs autofocus pour détecter le sujet le plus proche et celui qui est le plus éloigné. Tout ce qui sera entre ces deux points sera net. Il vous faut juste vérifier que le mode autofocus de votre objectif soit bien sur le A et pas sur M (manuel).

Source : mir.com. Contrôle de l’exposition / modes de prise de vue:

Parlons un peu des types de mesures offertes par l’appareil : mesure évaluative à 6 zones – mesure partielle – mesure pondérée centrale, vous aurez l’embarras du choix !

Comment ça marche ? En mesure évaluative, pour la précision de la mesure, les lectures de la cellule sont prises à partir de six zones différentes de la scène. Un circuit informatique intégré comparera ensuite ces lectures avec une bibliothèque de scènes typiques. De cette manière, l’appareil photo est capable de détecter les arrière-plans clairs ou sombres, ou d’autres situations difficiles, et d’ajuster l’exposition en conséquence.

Une mesure alternative à la mesure évaluative est la mesure partielle. L’appareil prend une lecture à partir des 9,5% du centre de la zone d’image. Cela vous permet de prendre la lecture de la partie importante du sujet, en ignorant l’arrière-plan. C’est une bonne méthode pour gérer des situations d’éclairage délicates.

Naturellement, si vous préférez, l’appareil photo est également équipé d’une mesure moyenne pondérée centrale conventionnelle où la cellule mettra l’accent sur la partie centrale tandis que le reste de la scène est également pris en compte (disponible uniquement en mode manuel – M).

Et si cela ne suffit pas, l’appareil photo offre également de nombreuses fonctions d’aide telles que la compensation d’exposition sur + 2 ou – 2 arrêts par incréments de 1/2 compensation.

Enfin, un bracketing d’exposition automatique peut être utilisé par incréments de 1/2 arrêt jusqu’à + 2 à – 2 arrêts pour un réglage précis.

La partie flash dispose de tous les modes de contrôle d’exposition nécessaires en E-TTL (émission d’un pré-éclair), A-TTL (flash automatique) et TTL Flash AE (avec mémorisation de l’exposition). Naturellement, vous pouvez également utiliser l’appareil photo en flash manuel.

Vous voyez que cet Eos 500N n’est pas dépourvu d’avantages et de fonctions intéressantes.

Sa compatibilité avec tous les objectifs EF vous ouvre de larges horizons photographiques. Evitez juste les trop nouveaux cailloux pensés pour les numériques à très haute résolution, ils vous décevront. Et puis, soyons réalistes, ils ne rentrent pas dans la philosophie du choix d’un tel appareil, forcément économique.

Vous pouvez vous contenter des 28 – 80 mm de base ou essayer de trouver un 28-105 mm en série L de première génération. Avec ce que vous aurez économisé sur le boitier, vous pourrez vous laisser tenter !

Car justement, parlons prix : un boitier en parfait état, avec un objectif ne doit pas dépasser les 50€, prêt à mettre un film dedans.

Un boitier nu et tout à fait fonctionnel se négociera 30€ maximum.

Vous aurez remarqué, au fil des articles, que je donne toujours un prix pour un boitier équipé d’au moins un objectif « utile » – je reviendrai sur cet adjectif. Pourquoi ? Parce que pour certains boitiers il est parfois délicat de trouver un objectif comme un 50mm, un 35mm ou un petit trans standard comme un 35 – 80mm. Et si vous devez l’acheter à part, de toute façon il vous en coutera aussi cher, voire plus que le boitier. Certains petits malins s’ingénient à désassembler leur offre pour se faire plus de fric sur le dos de l’amateur. Moi je dis NON car lorsqu’on acquiert un ancien appareil, on a envie de pouvoir l’utiliser rapidement et s’il faut chercher encore un objectif, c’est se priver d’une partie du plaisir.

Qu’est ce que j’entends par « objectif utile » ? Tout dépend de votre pratique photographique, bien sûr, mais il est rare que vous cherchiez un argentique pour utiliser un méga téléobjectif. Alors pour moi, un objectif utile c’est un bon vieux 50mm à tout faire, un 28 ou un 35mm pour la photo de rue ou de paysage, voire un 85mm ou un 100mm si vous vouliez vous lancer dans le portrait. Que ce soit en marque propre ou marque tierce a peu d’importance, le tout étant d’avoir un objectif. Vous pourrez faire évoluer votre parc ensuite, selon vos besoins et envies.

Enfin, vous remarquerez que la différence entre un boitier nu et un avec un objectif est souvent minime. Personnellement, je trouve ça ridicule car avec un boitier seul, je ne peux rien faire, si ce n’est chercher un caillou pour l’accompagner. Mais on ne peut pas non plus, selon l’âge et la qualité du boitier, le donner pour rien. Personnellement, lorsque je vends un boitier seul, c’est à prix plancher, mais dans ce cas je ne mets pas de pile dedans sinon je dois relever le prix de celle-ci. Par exemple je vends mes T50, Eos 1000 F, Eos 3000 ou 5000 à 10€ pièces, nus mais fonctionnels (je les ai testés avec les piles adéquates notamment).

Si seulement cette pratique pouvait se généraliser !

Une petite vidéo d’illustration

Pour le mode d’emploi, c’est par LA et par ICI (en français).

Juste un mot au sujet de ce mode d’emploi : 67 pages utiles où on ne vous bassine pas de « précautions » ridicules mais on vous donne les infos pertinentes pour maitriser vite et bien votre appareil. Les constructeurs devraient s’en inspirer de nos jours et retourner à leurs archives s’ils ont oublié comment faire simple et pratique !

Quelques références : http://camera-wiki.org/wiki/Canon_EOS_500N, http://www.mir.com.my/rb/photography/hardwares/classics/eos/eoscamera/EOS500nRebelGKiss2/index.htm en anglais, http://www.collection-appareils.fr/x/html/appareil-1394-Canon_EOS%20500%20N.htmlhttp://www.collection-appareils.fr/x/html/appareil-10265-Canon_EOS%20500.html en français

Argentique

Le Chinon CE-4

Alors là, je croyais que j’allais rédiger mon article le plus court en vous présentant ce Chinon CE-4 !

Ben oui, je vous ai déjà tout dit (ou presque) à son sujet lorsque je vous ai présenté le Alpa si3000 auquel il servait de base.

Quoique …

Bon, pour ceux qui n’ont pas envie, ou le temps de relire cet article, voici un résumé …

Et je vais reprendre mon petit jeux, celui des 10 erreurs … donc petit comparatif entre un Chinon CE-4 et l’Alpa si 3000

Vous constaterez que les différences sont avant tout cosmétiques :

  • un trait vert pour le repère des vitesses contre un triangle blanc chez Alpa
  • un repère vert pour les Asa, un triangle blanc de l’autre côté
  • des chiffres rouges et verts sur le barillet des vitesses contre des bleus chez Alpa
  • la platine porte objectif est courte sur le Chinon tandis qu’elle se prolonge sous le retardateur sur l’Alpa
  • le retardateur du Chinon a une marques verte et est noté 5 – 10 dans le sens horaire alors que sur l’Alpa, la marque est blanche, marqué 0 – 5 – 10 dans le sens anti-horaire
  • le levier de relevage du miroir est strié sur le Chinon alors qu’il ne l’est pas sur l’Alpa
  • le capot du prisme du Chinon porte un « bandeau » en métal, sur lequel la marque est gravée tandis que le capot de l’Alpa est d’un seul jet
  • ce capot est d’ailleurs différent sur les 2 appareils par exemples au niveau de la griffe porte flash qui est posée sur le Chinon et intégrée dans l’Alpa – cette différence de capot se justifie t’elle parce que l’Alpa aurait un vrai pentaprisme et le Chinon un pentamiroir .
  • la dotation de base est un 50mm Auto-Chinon ouvrant à f1,9 contre un Auto-Alpa (fabriqué au Japon) 50mm ouvrant à f1,7
  • la manivelle de rembobinage est à plat sur le Chinon tandis qu’elle est légèrement courbée sur l’Alpa
  • le rond sur lequel repose la manivelle est strié sur le Chinon, pas sur l’Alpa
  • les barillets des vitesses et des Asa sont un peu évasés et cannelés sur le Chinon alors qu’ils sont droits et rainurés verticalement sur l’Alpa
  • le levier d’armement est plus proéminent sur le Chinon alors qu’il est plus plat mais plus anguleux sur l’Alpa

Quant à la mécanique interne, elle est identique, mais ça ne se voit pas !

Ceci étant, son ergonomie est plus que correcte et on l’a vite « en mains » car il est facile à comprendre et à utiliser. Et pour ceux qui apprécient les multi expositions, le petit levier devant celui d’armement permet de les réaliser tout simplement. Autre petite astuce, si vous n’avez pas utilisé l’appareil depuis un moment et que vous doutez de l’état de la batterie : vous mettez sur Auto, armez et gardez le levier en extension en appuyant à mi-course sur le déclencheur : une petite diode rouge s’allume si la batterie est toujours ok. Toujours à propos de la pile, il y a une position OFF pour éviter une décharge trop rapide.

-« Mais si on me propose un Chinon ou un Alpa, je prends lequel ? »

Ben, ça dépendra de l’épaisseur de votre portefeuille !

Le Chinon CE-4 sera affiché dans les 50€ maximum, avec une pile et un objectif (rappelez-vous, monture K assez universelle), tandis que le Alpa si3000 pourrait monter dans les 250€ … ah ! la force du nom comme disent les gourous du marketing.

Un peu d’histoire …oui, oui, je n’oublie pas mes (bonnes ou mauvaises) habitudes lorsque je parle d’une marque un peu moins connue.

Parce que de fait, Chinon n’est pas souvent associé aux appareils de collection. Ceux qui ont connu l’argentique dans les années septante se souviennent peut être de la marque comme d’un fabricant de réflex à vis ou en monture K. Si l’entreprise n’était pas reconnue pour ses innovations, elle construisait sérieusement. Mais ce que l’on sait moins c’est que de nombreuses autres marques ont fait appel à eux pour construire des appareils, qui seront re-badgés ensuite, tels Argus, GAF/AGFA, Revue, Sears, Alpa, … Il partage cette impression de « produit blanc » avec une autre marque, de la même époque, Cosina (ça, c’est une autre histoire).

Mais revenons au début. La firme fut créée en 1948 par Chino Hiroshi sous le nom de Sanshin Seisakusho à Tokyo. Déjà à l’époque ils fabriquaient pour d’autres sociétés travaillant dans l’optique (des montures, des barillets d’objectifs par exemple). Il faudra attendre 1958 pour qu’ils fabriquent leur premier objectif propre (pour des caméras 8mm).

La société changea de nom deux fois pour finalement s’appeler Chinon Industrie Inc. en 1973. Leur premier reflex fut le Chinon M-1, sorti en 1972, avec une monture à vis M42.

Je vous notais dans un paragraphe précédant que la société n’était pas reconnue pour ses innovations. Pourtant, au milieu des années septante, ils ont sorti des appareils à exposition automatique avec priorité à l’ouverture, en monture M42, qui sortaient de l’ordinaire : la série CE Memotron. Leur particularité était d’avoir un déclencheur « intelligent » qui arrêtait l’iris de l’objectif et prenait la lecture de la lumière quelques fractions de secondes avant de déclencher l’obturateur.

D’autres avaient essayé la mémorisation de la mesure de lumière avec des objectif à vis mais ils s’étaient heurté à la nécessité d’un objectif spécial pour atteindre leur but. La série Memotron y arrivait avec n’importe quel objectif à vis, pour autant qu’il ait la broche de diaphragme automatique.

En 1977, au moment de la sortie du CE-3 Memotron, la plupart des autres fabricants avaient opté pour un montage à baïonnette, au détriment de la monture à vis. Y compris Asahi Pentax, sans doute le plus grand partisan de la monture en M42, qui venait de sortir son Pentax K1000 avec la nouvelle monture dite « Pentax K ».

Quel est l’avantage d’une baïonnette par rapport à un montage à viser ? Non seulement elle permet un montage plus rapide mais aussi un assemblage plus précis, en permettant des fonctionnalités telles les broches de couplage, les connexions électriques, etc.

Pour mémoire, la monture K était destinée à devenir une monture « universelle » (1975).

Cet appareil fut présenté à la PMA de Chicago en 1979 et en 1980, Chinon sera l’un des premiers fabricants tiers à adopter la nouvelle monture K, notamment sur deux nouveaux reflex, le CM-4 et le CE-4.

Cet boitier fut aussi vendu sous les dénominations d’Agfa Selectronic 3, Revueflex AC-2 et … Alpa si 3000.

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source : Modern Photography 1981, Mike Eckman

En tout état de cause, ce Chinon CE-4 ne fut produit qu’un an. En 1981, il sera remplacé par le Chinon CE-4s, qui apportait quelques améliorations pas absolument décisives mais plus vendeuses pour l’époque (vitesse de 8s à 1/2000s, viseur un peu amélioré et quelques modifications au circuit de mesure de la lumière)

http://www.collection-appareils.fr/gestion_catalogue/images/1335472870.jpg
source : Collections-appareil, Grenier – Natkin 1981.

Chose plutôt rare, une pub video d’époque :

Finalement, que retenir de ce boitier ?

C’est un appareil automatique à priorité à l’ouverture. Il reste pratique en mode semi-automatique. car l’affichage diode dans le viseur précise simultanément la vitesse réelle et propose la vitesse préconisée par la cellule. Celle-ci clignote tant que les deux points ne sont pas convergents et l’exposition correcte.

Son obturateur électronique Seiko assure la régularité des vitesses, confortables (de 4s à 1/1000s). La plage de sensibilité est plus que correcte pour l’époque (de 25 à 3200 Iso). Vous bénéficiez d’un testeur de profondeur de champ, de la mise en mémoire de la mesure de la lumière (AE) et d’un système hyper facile pour ceux qui apprécient les multi expositions.

Le boitier est compact, léger (495gr tout nu) et vous offre la possibilité de monter une multitude d’objectifs en monture K qui ne vous ruineront pas.

Ses concurrents de l’époque étaient les Canon AE-1, Nikon EM, Pentax ME, qui offraient peu ou prou les mêmes caractéristiques mais que vous paierez nettement plus cher aujourd’hui.

Alors, franchement, si vous en trouvez un aux alentours des 50€, avec au moins un objectif 50mm, n’hésitez pas, c’est un bon appareil qui vous servira encore longtemps.

Résumé des données techniques :

  • Automatique avec priorité à l’ouverture
  • Viseur avec prisme SLR fixe avec cercle de microprismes et stigmomètre (rond brisé)
  • Obturateur électronique à plan focal Seiko à déplacement vertical (lamelles métalliques)
  • Vitesses: B, 4s à 1 / 1000 s, en continu en AE
  • Cellule avec double photodiode au silicium bleu TTL avec priorité à l’ouverture AE
  • Sensibilité de 25 à 3200 Iso
  • Alimentation par 3 piles alcalines ou à oxyde d’argent LR44 1,5 V
  • Montage Flash avec contact pour les flashs dédiés Chinon et PC X (cable de synchronisation),
  • Synchro flash au 1/60s ou 1/30s pour les ampoules flash
  • Retardateur de 5s ou 10s
  • Testeur de profondeur de champ
  • Possibilité de surimpression très simple.
  • Peut être motorisé

Une petite video d’illustration

Le mode d' »emploi est par ICI.

Des références : https://oldcamera.blog/2017/08/18/chignon-ce-4/, https://www.mikeeckman.com/2017/10/chinon-ce-4-1980/, https://cameracollector.net/chinon-ce-4/ en anglais, http://www.collection-appareils.fr/x/html/appareil-3393-Chinon_CE-4.html en français

Les nouveautés en un lieu

Non, le Smartphone ne sera jamais un appareil photo … Bis !

Je reprends mon marteau

Car je viens de lire quelques articles au sujet du Samsung S21 Ultra, « le smartphone de tous les superlatifs ».

Bah, à partir de 1249€ (prix conseillé), il peut bien être performant !

source : Samsung

Que nous propose t’il ce super « smart »phone ?

Bon, il téléphone sur tous les G disponibles, il envoie et reçoit des SMS et des MMS, il vous cheville à vos comptes sociaux (ding, ding, ding…), il vous autorise à vous user les yeux sur son superbe écran pour voir des films que vous auriez pu regarder confortablement dans votre salon, il possède des tas de jeux que vous multiplierez par dix pour tuer le temps dans le train, le métro, la salle d’attente, au grand détriment de la convivialité d’une conversation à bâtons rompus avec de parfaits inconnus qui pourraient être vraiment très sympathiques, … bref, c’est un super téléphone de son temps.

Mais j’allais oublier le principal : il possède 4 appareils photos (!?) pour que vous ne ratiez rien de votre vie.

Plus en détails, voici l’équipement photographique proposé :

Appareil photo dorsal :

  • Une optique grand-angle (équivalent 24 mm) stabilisée ouvrant à f/1,8, propulsée par un capteur de 108 Mpx mesurant 1/1,33 » (avec photosites de 0,8 µm), avec autofocus à détection de phase ;
  • Un ultra grand-angle (équivalent 13 mm) ouvrant à f/2,2, mû par un capteur de 12 Mpx mesurant 1/2,55 » (avec photosites de 1,4 µm) et autofocus Dual Pixel ;
  • Un téléobjectif « standard » (équivalent 72 mm) ouvrant à f/2,4, jumelé à un capteur de 12 Mpx mesurant 1/3,24 » (photosites de 1,22 µm) et autofocus Dual Pixel ;
  • Un téléobjectif « périscopique » (équivalent 240 mm) ouvrant à f/4,9, couplé à un capteur de 12 Mpx mesurant 1/3,24 » (photosites de 1,22 µm) et autofocus Dual Pixel ;
  • Un capteur « Laser AF », qui vient aider le capteur principal à modéliser la scène et à effectuer la mise au point.

Appareil photo frontal : 40 Mpx (1/2,8 pouce), 26 m, f/2,2, Dual Pixel AF

Vidéo : 8K (30 i/s), 4K (60 i/s), FHD (240 i/s), 720p (960 i/s)

Décodons : vous aurez donc 108Mpx entassés sur une surface d’environ soit 9,6 x 7,2 mm, soit un capteur 40% plus petit qu’un capteur 1 pouce.

Auquel il faut ajouter les autres capteurs …. bref, tout ça sur environ 1,5 cm³

Ça fait beaucoup de monde au millimètre carré

source : FNAC

Ok, ça vous donne une plage de focales qui vont du 13mm (ultra grand angle) au téléobjectif de 240mm, en jonglant avec les différents « appareils photo » qui sont sur le smartphone.

Pour le reste de l’analyse, je vous renvoie à l’article de Phototrend qui a décortiqué l’engin.

Et même si je les apprécie, je ne suis pas en phase pour déclarer que c’est un bon appareil photo.

Ceci étant, si je m’en prends aujourd’hui au Samsung, je n’en pense pas moins du iPhone 12 Pro Max qui vante les mêmes salades.

Vous voulez avoir quelque chose de fiable, dont vous pourrez travailler vous-même les rendus si besoin, quelque chose de léger, facile à mettre en poche MAIS qui fait RÉELLEMENT des photos ?

Mais vous n’avez que l’embarras du choix, en neuf ou en occasion !

Allez, quelques exemples :

  • le Canon Powershot SX740 HS à 399€ (prix conseillé) vous offre un zoom de 24 à 960mm, 20Mpx avec toutes les fonctionnalités d’un vrai appareil photo pour 290gr (le même poids que le Galaxy S21 Ultra tout en étant 5cm moins grand)
  • le Panasonic Lumix TZ200 à 575 € (prix conseillé) vous offre un zoom Leica de 24 à 360 mm, 20Mpx avec toutes les fonctionnalités d’un compact expert pour 349 gr tout en étant encore 5 cm moins grand que le téléphone)
  • le Sony HX90V à 500€ (prix conseillé) avec un zoom Vario-Sonnar Zeiss de 24 – 720mm, 18Mpx avec toutes les fonctionnalités d’un compact expert pour 245gr et 5cm de moins que le téléphone)

Et en cherchant bien, vous en trouverez d’autres.

Même avec une seule batterie, vous voilà parti pour minimum 250 photos non stop, la possibilité d’échanger par Wi-Fi, géolocaliser vos images par GPS, un écran orientable, voire parfois un vrai viseur, la possibilité de laisser tout faire à l’appareil ou gérer votre prise de vue à votre guise, faire des tirages jusqu’au 30×40 sans soucis si l’envie vous en prenait ….

Arrêtez de jouer le jeu des géants de la téléphonie qui arriveront un jour à vous faire croire que leur smartphone peut aussi faire le café !

Si vous voulez faire des photos, faites les avec un vrai appareil, pensé pour cette tâche, peaufiné par plus de 150 ans de recherches et de développement pour délivrer les plus belles images possible, reflet de votre personnalité et pas calibrée par une quelconque intelligence artificielle bêlante aux critères d’un moment. Osez vous affirmer !

Pour conclure, je vous citerai l’aventure dune internaute qui voulait partager des photos de tritons surpris dans une marre, et qui s’excusait que ses photos étaient floues parce que prises avec son smartphone : de fait, on ne voyait rien que de vagues tâches de couleurs. Comme je lui faisais gentiment remarquer qu’avec un petit compact elle n’aurait pas eu ces désagréments, elle confessa qu’elle avait oublié son petit Canon et avait cru pouvoir se dépanner avec son téléphone …