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Le Praktica MTL 5B

Cet appareil est le successeur du MTL 5, lui-même successeur du MTL 3, que je vous présentais il y a un moment.

Il dispose d’une mesure d’exposition TTL (à travers l’objectif), que vous actionnez toujours par le bouton situé à côté du déclencheur. Un affichage par aiguille sur le côté droit du viseur indique si la combinaison choisie de vitesse d’obturation et d’ouverture conduira à une sous-exposition, une sur- ou une exposition correcte.

La cellule est toujours alimentée par une pile, située dans la semelle mais on est passé de la PX 625A à la LR44, plus commune. L’appareil est toujours utilisable sans pile puisqu’elle ne sert qu’à la cellule, recalibrée pour cette nouvelle pile.

Ce qui est frappant chez Praktica, outre la « réutilisation » pendant près de 30 ans de la même « carrosserie », se sont les astuces pour paraître plus moderne au fur et mesure, ainsi le logement de la pile : pour le LLC, c’est un vaste compartiment pour accueillir une PX21 (4,5v), puis on passe au MTL 50, qui garde le même espace mais dans lequel l’usine à introduit une pièce qui renferme un petit système électronique pour acceuillir une 4LR44 (6v), puis sur le MTL 5 la semelle est la même que sur le MTL 3 mais elle accueille maintenant une PX 625A et puis sur le MLT 5B, la pastille à été réusinée pour accueillir une LR44 (1,5v). Simple et peu couteux !

Comme ses prédécesseurs, on le boude injustement car considéré comme « archaïque » alors qu’il ne fait qu’être simple, robuste et fiable, il est vrai sans fioritures.

Un des auteurs que je consultais pour la rédaction de cet article expliquait qu’il en avait utilisé un pendant des années, qu’il avait « mangé » des kilomètres de films, de la Grèce ensoleillée aux brumes de Londres, pour ensuite le céder, quelques années plus tard, à un ami, parti sac au dos, à la découverte de l’Inde et que cet appareil fonctionnait encore après des mois de voyages parfois épiques.

Peut-être pas « beau » mais super solide !

Pentacon savait que ses appareils photo étaient achetés par des débutants, souvent comme premier reflex. Ils ont ajouté un «système de chargement rapide» conçu pour rendre le chargement du film encore plus facile (un système similaire à celui utilisé par Canon avec son télémètre QL17 dans les années 1960).

Ce système existait depuis un moment déjà et donnait entière satisfaction.

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Le MTL 5B était généralement livré avec l’un des quatre objectifs standard de 50 mm – le f2.8 Domiplan et Carl Zeiss Jena Tessar, et le f1.8 Meyer Oreston / Pentacon et Carl Zeiss Jena Pancolar. Le Pancolor est peut-être le meilleur de la bande mais pas le moins cher. A défaut, le Pentacon est aussi très bon.

Comme la monture est toujours la M42, vous pouvez y monter des dizaines d’objectifs différents comme ceux fabriqués pour les Pentax, divers Chinon, les Fujica et les Zenit de fabrication soviétique.

Juste un petit mot sur cette célèbre monture, qui a commencé sur le Zeiss Contax S, fabriqué en Allemagne de l’Est en 1949. La monture M42 – rendue célèbre par la gamme Spotmatic de Pentax, entre autres – n’était pas propriétaire, ce qui fait que de nombreux fabricants d’appareils photo l’ont utilisée, en particulier pour les appareils photo destinés aux débutants et aux amateurs.

Je recommande parfois d’utiliser des reflex argentiques déjà munis de l’autofocus, mais pour apprendre à exposer correctement une photo, les Praktica sont très faciles, surtout à partir des L (troisième génération de Praktica) et des MTL.

Pour nous resituer un peu dans la ligne du temps des Praktica,, il faut savoir qu’il y eut quatre générations de reflex, la première commençant en 1952 avec le FX, la seconde en 1962 avec le Praktica VI, la troisième fut inaugurée par le L en 1969 et enfin la quatrième par le BX200 en 1978

Le MTL3 a connu un énorme succès – environ 865000 ont été fabriqués au cours de ses six années de production – et la conception de base a été remaniée à nouveau en 1983 avec le MTL 5, un MTL 3 essentiellement inchangé à l’exception de certains composants internes. Encore une fois, c’était un appareil photo réussi – plus de 500 000 ont été fabriqués, puis deux ans plus tard, le MTL 5B pointait le bout de son prisme. À l’extérieur, il était identique aux deux boitiers MTL précédents, mais à l’intérieur quelques remaniements subtils le rendait plus moderne, comme par exemple le recalibrage de la cellule pour la pile LR 44, utilisée un peu partout à l’époque.

Introduit en décembre 1985 (il fut présenté lors de la Photkina de 1986), le MTL 5B est resté en production jusqu’en décembre 1989, lorsque la chute du mur de Berlin a marqué le début de la réunification allemande. Pendant cette période, quelque 567 000 exemplaires ont été fabriqués, et beaucoup d’entre eux ont trouvé leur chemin en Europe occidentale.

Il a conservé la conception standard des Praktica L. Le déclencheur se trouve toujours sur le côté droit de l’appareil photo, en façade, juste à côté de l’objectif et du levier pour actionner la cellule. En haut à droite du capot se trouve la molette de sélection des vitesses, avec le sélecteur ISO à l’intérieur (de 12 jusqu’à 1600 Iso) et le ré-armeur, puis le compteur de vues, qui compte jusqu’à 36, avec remise à zéro automatique. A gauche, seulement le bouton de rembobinage.

L’obturateur de type L est l’une des caractéristiques de la gamme : il est incroyablement fiable, réputé pour plus de 100 000 déclenchements soit pas loin de 3 000 rouleaux de pellicule. Il en est qui ont dépassé largement ces chiffres et qui fonctionnent encore comme au premier jour. Le seul problème c’est le manque d’amortissement du miroir qui provoque un certain bruit, pour ne pas écrire un bruit certain. Les Praktica n’allaient jamais rivaliser avec les Leicas et les Contax pour la photographie discrète.

En 1970, Praktica a sorti le premier de ses reflex de type L, le Praktica L. Avec un obturateur métallique à déplacement vertical, une synchronisation du flash au 1 / 125e et des vitesses d’obturation de 1 seconde à 1 / 1000e et B, le L était un modèle économique. Mais le design de base du L a donné naissance à une lignée d’appareil photo qui durera jusqu’à la chute du mur de Berlin près de deux décennies plus tard. .

Les Praktica étaient vendus à un prix artificiellement bas pour attirer des devises pour l’État d’Allemagne de l’Est. Il est devenu très populaire auprès des photographes qui n’avaient pas les moyens de se payer des créations d’Allemagne de l’Ouest ou du Japon. Un peu le concurrent du Zénit, autre appareil qui a fait le plaisir de beaucoup d’amateurs

Quelques données techniques :

  • Réglage ISO de 12 à 1600
  • Viseur en verre dépoli, stigmomètre avec spot microprismatique (un rond brisé entouré de micro-prismes à faire coïncider, on n’a rien inventé de plus simple)
  • Objectif multicouche Auto Pentacon 50 mm f / 1.8-16 à vis M42 (dotation de base)
  • Vitesse d’obturation: B, 1 seconde à 1/1000, synchronisation à 1/125, obturateur métallique plan focal vertical
  • Cellule alimentée par une pile LR 44 (1,5 v)
  • Mesure TTL utilisant la mesure pondérée centrale, contrôlée par un interrupteur à côté de la monture d’objectif au-dessus du bouton de déclenchement (économise la pile)
  • Synchronisation X (1/125s), griffe porte-accessoire en haut du pentaprisme, prise flash coaxiale sur le boîtier de l’appareil photo pour les systèmes avec des flashs non électroniques
  • Retardateur 10 secondes

Le MTL 5 B a également été vendu par Foto-Quelle, le célèbre catalogue de vente allemand, sous le nom de Revue ML.

Le viseur est toujours simple et facile à comprendre, bien large et clair

Donc, au risque de donner l’impression de me répéter, ce Praktica MTL 5B reste un super appareil école qui pardonne beaucoup mais qui, muni d’un des bons objectifs cités plus haut, vous donnera entière satisfaction.

Juste prévoir une sangle confortable pour le transport, mais ceci est valable pour la majorité des reflex « tout métal ».

Ceci tant, prendre en mains un Praktica ne vous désorientera pas, les modèles étant assez semblables, seul l’électronique embarquée évolue un peu au fur et à mesure. Ce ne sont pas des boitiers qui vont vous perturber si vous cherchez vos marques en débutant l’argentique : une cellule précise, des vitesses bien échelonnées, un réglage simplissime de la sensibilité du film, vous voilà paré pour commencer.

Argument final pour vous décider : son prix ! Il ne doit pas dépasser les 50€ muni d’au moins un 50mm. Et si les mousses sont à refaire, négociez encore !

Petite video d’illustration

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Pour voir des idées de photos prises avec le Praktica MTL 5B, c’est par LA

Quant au mode d’emploi, c’est ICI (en trois langues dont le français)-

Quelques références : https://camerapedia.fandom.com/wiki/Praktica_MTL_5_B, http://www.praktica-collector.de/214_Praktica_MTL5B.htm, https://r-kobus.eu/en/node/144, http://www.praktica-collector.de/, https://kosmofoto.com/2017/04/praktica-mtl5b-profile/, https://simonhawketts.co.uk/2016/06/08/praktica-mtl-5b-35mm-slr/ en anglais, http://www.collection-appareils.fr/x/html/page_standard.php?id_appareil=12659 en français

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