Le Zinc du photographe

Le Lumix DMC-G7

Comme je l’écrivais il y a quelques jours, j’ai assez profondément modifié mon « parc » photographique.

Exit le Canon Eos 5D Mark III devenu trop lourd et ses objectifs magnifiques mais qui contribuaient à me tasser les cervicales.

Place à du léger, vraiment léger : le Lumix DMC-G7 et ses trois objectifs pèsent presque moins de la moitié du boitier seul !

-« Ouais, c’est bien beau tout ça, mais et la qualité ? »

Ah, vaste débat ! Faut-il considérer le format 24×36 comme le seul garant d’une qualité superlative ?

En fait, ce format est l’héritier d’une longue tradition, entamée aux alentours des années vingt (1920) par le pionnier Oskar Barnack, inventeur non seulement du format mais aussi de l’appareil, léger et peu encombrant, qui allait avec.

Tiens, j’ouvre ici une parenthèse, soufflée par la lecture d’un article du « hors série n° 49 » du magazine « Le Monde de la Photo » consacré au guide complet des appareils à objectifs interchangeables.

Cet article comparait l’engouement du 24×36 aux réalités de nos portefeuilles et aux prix – vraiment plus accessibles – des appareils en micro 4/3 et APS-C.

Oui, le 24×36 fait toujours rêver, mais pour les raisons que j’évoquais plus haut. Car il faut être conscient des prix engendrés par ce type de capteur : plus grand, il coûte plus cher. Il doit être servi par des objectifs à la pointe, qui ont aussi un coût non négligeable et un poids qui ne l’est pas moins.Vous ne trouverez pas un seul boitier en 24×36, reflex ou hybride à moins de 1000€, auquel vous devrez ajouter le ou les objectifs qui correspondent à votre pratique photographique, et ceux-là aussi vous coûteront souvent autour du millier d’euros, pièce !

De fait la question à se poser est, me semble-t-il, le 24×36 correspond-t-il à mes besoins ? Car, c’est clair, les APS-C et les micro 4/3 sont généralement sous cette barre des 1000€ ce qui vous permet d’acquérir sans frémir une ou deux bonnes optiques, eux aussi à prix abordables.

Si en argentique les cristaux d’argent avaient la même taille, lorsque vous optiez pour un format plus grand cela permettait effectivement de collecter plus d’informations, la plupart des tirages étant basés sur l’agrandissement (« petits négatifs, grandes images » disait encore Oskar Barnack – toujours lui !). En effet, plus le négatif est grand, moins il faut agrandir pour obtenir un grand tirage.

Mais en numérique, c’est la définition du capteur qui compte, pas sa taille. Qu’il soit en micro 4/3, APS-C ou 24×36, c’est le nombre de pixels disponibles qui limitera la taille maximale du tirage. Par contre ce qui compte, c’est la concordance entre le pouvoir résolvant de l’objectif et la résolution du capteur. Ainsi, un capteur de smartphone de 100Mpixels ne pourra jamais rivaliser avec un capteur grand format parce que son objectif (ou ses objectifs) ne sera pas assez discriminant pour alimenter correctement tous les photosites du capteur.

Bref, tout ça pour dire que je suis bien content de ce Lumix G7, léger, compact, peu encombrant et performant (tiens, les attributs des premiers appareils d’Oskar Barnack, justement).

Je ne vais pas vous faire la litanie des données techniques, vous les trouverez dans les références ci-dessous, mais plutôt mon ressenti face à l’appareil qui m’accompagne dorénavant.

Avec, en passant, un petit comparatif avec un autre ténor du micro 4/3, mon Olympus OM-D E-M 1, que je garde en backup (vu leur poids respectif, cette fois, je peux me permettre si besoin d’embarquer deux boitiers).

L’Olympus et le Lumix sont très proches en terme de gabarit. Si d’aucun trouve les boitiers petits, il est loisible d’ajouter un grip contenant des batteries, mais la taille me convient comme ça.

Au niveau poids, l’Olympus est un peu plus lourd car avec un châssis en magnésium tandis que le Lumix est en plastique (de qualité et très bien ajusté).

Pour les sorties dans le plat pays, l’Olympus bénéficie d’une « tropicalisation » bien pensée, qui fait défaut sur le Lumix. J’y ferai attention en cas de « drache » nationale.

Pour les menus et commandes, ils sont assez semblables : des menus pas toujours clairs, modifiables quasi à l’infini pour toujours plus de personnalisation. Il faut du temps pour les appréhender et les paramétrer mais vous pouvez toujours actionner une aide qui explique succinctement le pourquoi de tel réglage (pratique). Les commandes sont douces et tombent bien sous les doigts. Elles sont aussi paramétrables autant qu’on le désire

Leur capteur est un 16Mpixels au format 4/3. Il faudra donc tenir compte d’une conversion x2 pour les objectifs en micro 4/3. Pour faire simple, un objectif 25mm devient de facto un 50mm. Facile comme calcul et surtout avantageux car les objectifs sont dès lors plus compacts que leurs homologues en 24×36 et nettement moins lourds tout en restant aussi performants ! Que du bonheur.

Encore un avantage, puisque j’écris sur les objectifs : la gamme des Panasonic et des Olympus est totalement compatible et tous les deux proposent des objectifs pour toutes les bourses et les besoins, même du « pro » tropicalisé.

Des opticiens tiers, surtout chinois (car Sigma se concentre surtout pour l’instant sur le 24×36), proposent aussi une vaste gamme d’objectifs. Et si ce n’est pas encore suffisant, avec des bagues de conversions, vous pouvez monter des objectifs Olympus en 4/3 sur les deux boitiers. Quoique là, j’ai découvert une anomalie : je possède un 12 -62mm f2,8 – 4 ED Olympus en 4/3, monté sur une bague Vitrox. Lorsque je le monte sur l’Olympus, il reconnait l’ouverture f2,8 mais si je le monte sur le Lumix, l’ouverture passe à f3,5. J’avoue que je ne sais pas pourquoi. Ceci étant, l’objectif fait « un peu gros » pour le boitier bien qu’il procure une bonne prise en mains de l’ensemble.

Je ne m’étendrai pas sur le point de la video, que je n’utilise jamais mais ici le Lumix est, parait-il, plus performant. C’est d’ailleurs, je trouve, un peu au désavantage de l’appareil, plus connu des vidéastes que des photographes alors qu’il est excellent pour ces derniers.(ah, les méfaits de la pub !).

Le viseur des deux appareils est confortable et avec un réglage pour la dioptrie, un vrai plus. Perso, je ne note pas de différence entre les deux. Le détecteur qui fait s’éteindre l’écran lorsque vous approchez l’œil du viseur est aussi efficace sur les deux boitiers. ça permet d’économiser la batterie.

Tiens, à ce sujet, il semble que le Lumix soit un peu moins gourmand que le OM-D E-M1 et son autonomie un peu meilleure. Néanmoins, je n’atteindrai jamais les quelques 900 photos que je pouvais faire avec le Canon, mais bon, ce n’est pas la même technologie. J’ai déjà commandé une batterie supplémentaire, d’autant que l’hiver arrive et que le froid ne fait pas bon ménage avec les accus

Au rayon des différences, l’écran est monté sur rotule pour le Lumix alors qu’il est sur charnières pour l’Olympus et seulement orientable de bas en haut. Sinon, ils sont tactiles tous les deux et très réactifs. L’écran orientable dans toutes les directions est un avantage intéressant pour le Lumix surtout quand les genoux grippent un peu.

Au rayon des petits regrets, les attaches lanières du Lumix sont légères et n’inspirent pas confiance alors que celles de l’Olympus assurent mieux. Le poids des deux appareils est différents aussi, ceci explique sans doute cela.

Autre petit détail qui peut être gênant, la porte pour la carte SD est sur le côté chez l’Olympus alors qu’elle est en dessous sur le Lumix, à côté de la batterie. Cette position peut être embarrassante si l’appareil est sur trépied et qu’il faut changer la carte en cours de route. Mais est-ce que cela arrive souvent ?

Bon, là je crois que j’ai fait le tour des deux boitiers, assez proches in fine.

Et tellement différents de ce que je connaissais, avant. Finalement, j’aime assez cette nouvelle aventure qui commence et qui va m’obliger à revoir mes habitudes, à découvrir de nouvelles manières de travailler.

Ce que j’en retiens pour l’instant, c’est que le Lumix est vraiment agréable à utiliser, et à porter.

Des quelques photos que j’ai déjà pu faire, je trouve les résultats très bons (je vous les montrerai sous peu).

En résumé, une nouvelle aventure commence …

Vais-je vous le conseiller ? Eh bien j’en ai bien envie. Il n’est pas (encore) dépassé et reste tout à fait performant et – cerise sur le déclencheur – il est très abordable.

De quoi avoir envie de franchir le pas vers l’hybride sans peur, dans de bonnes conditions et sans se restreindre sur la qualité des images délivrées.

Deux videos d’illustration

Des références : https://www.lesnumeriques.com/reflex-hybride/panasonic-lumix-g7-p26413/test.html, https://www.panasonic.com/be/fr/consumer/cameras-camcorders/lumix-g-dslm/dmc-g7.html, https://www.01net.com/tests/test-panasonic-g7-l-hybride-qui-va-tuer-les-reflex-familiaux-5011.html en français.

Toutes les données techniques pour les technophilies sont LA

Argentique

L’AutoProcessor Polaroïd

Si Polaroïd est surtout connu pour l’invention du film à développement instantané, né du désir d’une petite fille de voir « tout de suite » la photo captée et de quelques années de développement par son ingénieux papa, c’est aussi une entreprise qui a voulu offrir du plaisir à photographier facile, à défaut d’être (toujours) abordable.

Je ne vais pas vous raconter l’histoire de la marque, que vous trouverez aisément sur la Grande Toile, mais d’une (autre) très bonne idée qui, malheureusement, n’a pas eu de descendance …

Car, voyez-vous, l’argentique nécessite de développer le film pour voir ce qui a été figé sur l’émulsion aux sels d’argent.

Et c’est parfois là que le bat blesse car : tout le monde ne sait pas développer un film pour diverses raisons, tout le monde ne peut pas trouver (surtout de nos jours) un labo près de chez soi.

Eh bien Polaroïd avait une solution !

Pour vous l’expliquer, je remonte quand même un peu en arrière : 1977, Polaroïd présente un concept extraordinaire pour l’époque, un film 8mm présenté en cassette spécialement conçue pour le procédé contenant la chimie nécessaire à son développement en 90 secondes.

Vous aviez besoin d’une caméra 8mm (sans le son) et un lecteur/projecteur dans lequel vous introduisiez la cassette. Vous visionniez le film projeté en retro-projection sur un écran.

Génial, non ?

Sauf que … la qualité du 8mm était moins bonne que celle du Super 8, le film était muet et n’était visible que sur l’écran du système. Mais, plus embêtant, la video commençait à gagner du terrain auprès du grand public et elle allait balayer les films 8mm et Super 8 qui demandaient un développement !

Lancé trop tard, pas assez abouti, ce fut un échec commercial, qui entraina Eumig, la firme autrichienne qui fabriquait la caméra et le projecteur dans une faillite dont elle ne se relèvera pas

Je vous laisse découvrir le procédé dans cette video (en anglais, songez à la mettre en français dans les paramètres)

Polaroïd aussi a eu chaud, mais la compagnie est encore solide à cette époque.

En 1983, fidèle à ses idées de développement rapide, à défaut d’être instantané, elle lance un film 35mm destiné à la diapositive (vous savez, ces photos que l’on projette sur un écran, celles de la famille que vous avez retrouvées par hasard dans le grenier de vos parents ou grands-parents !).

Chaque rouleau de pellicule est accompagné d’un petit paquet de produits chimiques, destinés au développement, que vous allez faire vous-même !

Pas de panique, vous ne devrez pas condamner la salle de bain, installer une chambre noire quelque part dans la maison car Polaroïd a pensé à tout.

Il a développé l’Autoprocessor, une mini chambre noire portative qui permet de développer un film 35mm Polachrome en moins de 10 minutes.

Initialement développé pour pouvoir tirer rapidement des diapositives de « présentation », ce film – et d’autres développés expressément pour ce système, dont du N/B – a tôt fait d’attirer les particuliers … pressés de montrer leurs œuvres !

Le film le plus connu était donc le Polachrome, disponible en couleur, monochrome (Polapan) et même bleu (Polablue – destiné à des usages particuliers).

Chaque film était donc vendu avec une cartouche contenant la chimie nécessaire au développement.

En fait, en enroulant le film et la bande de développement contenue dans la cartouche ensemble dans l’Autoprocessor, le développement se fait en quelques minutes, à la lumière du jour puisque les deux bandes (film et produits chimiques) sont enfermées dans l’appareil, étanche lui à la lumière.

Bon, si le principe est splendide – l’idée en tout cas me plait beaucoup – les résultats étaient-ils à la hauteur ?

Disons que c’était suffisant pour découvrir valablement ses images rapidement mais la résolution n’était pas aussi bonne qu’avec un film conventionnel et un développement « normal ».

La bande de produits chimiques était constituée d’une matrice de minuscules filtres rouges, verts et bleus qui faisaient réagir l’émulsion du film Polachrome (principe de couleur additive). La sensibilité du film n’était pas très élevée (environ 40 Iso)

« Les films additifs (tels que les films diapositives Polavision et Polachrome) utilisent un masque de couleur de lignes rouges, vertes et bleues transparentes microscopiquement minces (3000 lignes par pouce) et une couche d’émulsion noir et blanc pour reproduire des images couleur dans un film transparent. Les révélateurs de colorants résultants (émulsion non exposée) bloquent les couleurs inutiles et projettent la couleur ou la combinaison de couleurs qui se forment dans l’image résultante. Étant donné que les lignes sont si proches les unes des autres, l’œil humain a facilement mélangé les couleurs primaires pour former la bonne couleur, un peu comme un écran LCD ou une télévision. Par exemple, une photo d’une fleur jaune exposerait l’émulsion sous les masques rouge et vert et non le masque bleu. Le processus de développement a éliminé l’émulsion exposée (sous les masques rouge et vert) et a diffusé le révélateur de colorant non exposé (sous le masque bleu) sur sa couche réceptrice, empêchant la lumière de passer. Cela a eu pour résultat que la lumière projetée brillait à travers les masques rouge et vert mais pas le masque bleu, créant la couleur jaune. En raison de la densité du film, les vitesses des films étaient nécessairement lentes. Une grande précision était requise pour la production de ce film. » (source Wikipedia)

Une fois le film développé, il vous restait à monter les dias et à les projeter (tous les projecteurs étaient compatibles)

Les films ont été produit en grande quantité, les professionnels aimant beaucoup les utiliser pour faire des essais de prise de vue. Ils seront produit pendant près de vingt ans.

Malheureusement, il devient difficile d’en trouver de nos jours qui soient encore exploitables.

Si je vous montre l’exemplaire de l’Autoprocessor que j’ai récemment acquis, c’est parce que j’aimerais le confronter à un système plus moderne mais qui va un peu dans le même sens : il s’agit du Lab-Box, que je vous présenterai sous peu.

En fait, ce que j’apprécie avec ce système, c’est cette faculté de développer soi-même, sans devoir investir dans une chambre noire. En fait, je déteste travailler à la lumière rouge dite inactinique et je n’ai pas la place pour installer une pièce dédiée.

Donc, à défaut d’utiliser l’Autoprocessor de Polaroïd, je vous montrerai l’utilisation du Lab-Box.

Ceci étant, je regrette que l’on ne puisse faire « repartir » cette belle machine et réutilisant le principe, quitte à le modifier un peu, en imaginant des solutions chimiques contenues dans une cartouche comme celle de Polaroïd.

Tiens, chez Lomography, y a pas des chimistes doués ?

Une video d’illustration qui explique vraiment bien le processus et le résultat (merci EMGK Photographie – Photographe argentique)

Et quelques autres pour compléter votre information :

Des références : https://www.instantphoto.eu/pola/pola_autoprocessor_35mm.htm, https://en.wikipedia.org/wiki/Polavision, https://web.archive.org/web/20050510080051/http://www.people.umass.edu/jpalma/instant_slide.html en anglais, https://fr-fr.facebook.com/imagesdargent/posts/2669956563247136, https://boxargentique.fr/un-projet-fou-le-polaroid-polachrome/, http://pics.idemdito.org/fr/tech/film/pola.htm en français

Le Zinc du photographe

Petite (r)évolution dans mes appareils

Vous me connaissez attaché à la marque Canon depuis longtemps.

Parce que c’est une marque fiable, bien pensée, ergonomique et surtout au niveau des menus de ses appareils, d’une limpidité dont les autres constructeurs s’inspirent – enfin – parfois.

Mais voilà, j’ai bien râlé lorsque je me suis aperçu que leurs quelques compacts experts m’avaient plus de viseur. Au prix où ils les proposent !

Là, je pense qu’ils ont raté une cible, prise d’assaut et avec maestria par Fuji, Sony, Olympus et Panasonic Lumix (je ne cite pas Leica qui navigue dans la stratosphère).

Ensuite, au niveau des hybrides, ils ont lancé un chouette petit appareil, le Canon Eos 50 M, en APS-C, dans lequel j’ai l’impression qu’ils n’ont jamais crû. Sinon comment expliquer l’indigence des focales présentées pour ce boitier, pourtant prometteur ?

Ah, c’est vrai, ils ont investi (avec un peu de retard, convenons-en) dans l’hybride « haut de gamme » et en 24×36 (grand capteur). Délaissant même ce qui fit leur renommée et leur force, les APS-C.

Erreur stratégique, incrédulité face à un marché qui balbutiait (les hybrides), force de l’habitude quand on est depuis (trop) longtemps au top des ventes et de la qualité ?

Notons que Nikon est dans la même situation.

Pourquoi me suis-je posé ces questions ?

Si vous vous en souvenez, j’ai fait mention de mon désarroi notamment face au poids de mon Canon Eos 5D Mark III et le 24-70mm f2,8 série L qui y était monté.

J’avais déjà revendu mon Eos 6D, qui faisait double emploi (et double poids à porter le cas échéant), que j’ai remplacé par un Canon Eos 70D, compact, léger, performant, mais en APS-C.

Quelques soucis de santé m’ont récemment fait de nouveau prendre conscience du poids de l’Eos 5D, que je n’arrivais pas à quitter, et donné l’envie de m’alléger une bonne fois pour toute.

J’ai donc revendu l’Eos 5D Mark III, le 24 – 70 f2,8 et le 70_200 f4 (blanc) en série L.

Et puis est venue la question à 100€ : que prendre pour le remplacer ?

Fidèle à ma philosophie, je ne voulais pas acheter du neuf (je refuse de laisser un mois de salaire au minimum pour un appareil photo !) et l’offre en plein format était relativement limitée si je voulais quelque chose de léger. Ce qui implique aussi que je doive me tourner vers l’hybride.

Certes, il y a les Sony A7 mais les menus à rallonge me perturbent et … il n’y a rien d’autre en plein format d’accessible en occasion à l’heure d’aujourd’hui.

En repli, j’ai repris un Olympus OM-D E-M1 que j’avais en réserve, tant pour m’habituer à la visée hybride que pour goûter au confort d’un poids plume car c’est un micro 4/3.

Ceci dit, quand je vois ce que mon ami Philippe parvient à tirer de cet appareil, ça me rassure.

Comme j’ai accouplé ce boitier à un objectif Olympus normalement dédié au 4/3, avec une bague de couplage vers le micro 4/3, j’ai parfois quelques soucis de contacts (un peu agaçant quand même).

Si l’offre optique est vaste, elle n’est pas non plus donnée en gamme « pro » et peu de gens semblent enclins à revendre ces cailloux.

Et puis je me suis souvenu que j’avais déjà un Panasonic Lumix, le DMC-GX9, qui m’accompagne toujours en photo de rue, où il excelle. Secondé par un autre Lumix, le TZ 100 (que je dois encore vous présenter), un compact expert en 1″ avec viseur, qui est toujours dans la voiture, au cas où.

Pourquoi suis-je en train de vous parler des Lumix ?

Tout simplement parce qu’ils sont plus connus par les vidéastes que les photographes et pourtant ils sont loin d’être ridicules en photographie.

Et là, coup de chance, je dégotte un Lumix G7, encore sous garantie, avec 3 objectifs à un prix plus qu’intéressant. Je n’ai pas hésité longtemps et me voilà passé sous la bannière Panasonic maintenant.

Oui, c’est un 16 millions de pixels; oui, c’est un micro 4/3; oui, c’est un hybride mais complet et tel que je le reçois, il couvre tous mes besoins et pèse la moitié du poids du Canon, même avec les trois objectifs, la batterie et le chargeur ! Mes cervicales et vertèbres me disent merci !

Partant du principe que c’est le photographe qui fait la photo et pas le matériel, je vais donc tenter l’aventure non seulement d’un « petit » capteur mais aussi de la visée « électronique ».

Et là, c’est pas gagné car j’ai toujours un problème « philosophique » avec la visée hybride : avec un reflex, ce sont vos yeux qui voient, à travers le prisme, la scène que vous voulez immortaliser. Avec un hybride, c’est le capteur qui vous renvoie une image, vers laquelle vous dirigez votre regard. Je dois faire l’effort de reconnaître que c’est la même chose (quoique ….). Cependant, je reconnais qu’un avantage indéniable est que vous voyez « en direct » les modifications que vous imposez à l’appareil (correction d’exposition, ouverture, etc.). C’est confortable et cela retire une certaine anxiété, celle de ne pas avoir fait la bonne correction au bon moment.

Alors, pour récapituler mon matériel numérique à partir de ce jour :

  • Canon 70D avec un 75-300 EF et un doubleur de focale Kenko, un 17 – 40 EF f4 série L (équivalent au 24 – 70 en 24×36)
  • Lumix DMC-GX9 avec un 14mm f2
  • Lumix DMC-TZ100 avec un zoom x10 (25 – 250mm f2,8 – 5,9)
  • Lumix DMC – G7 avec un 25mm f1,7, un 12 – 42mm f3,5 – 5,6, un 45 – 150mm f4 – 5,6 ,

Là, cette fois, je perds mon statut « silver » chez Canon Professionnal, ça c’est certain !

Peut-être quand les Canon R et leurs optiques seront abordables y reviendrais-je, sait-on jamais …

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Argentique

Le Yashica Minister D

Voilà, dans la grande famille des Yashica télémétriques, il me restait à vous présenter le Minister D, qui vient compléter l’offre du constructeur au début des années soixante.

Je pense ainsi que j’aurai fait le tour de ces fabuleux appareils qui, soixante ans après leur production, font toujours rêver et produisent toujours d’excellentes photos.

Ah, ils savaient construire utile, beau et solide en ces époques là !

Si vous relisez l’article consacré au Lynx 5000E, nous pouvons écrire que le premier Yashica télémétrique, le Yashica 35 sort en 1959, suivi ensuite par une nouvelle famille, le Minister, en 1960 et puis une lingée supplémentaire, plus orientée « pro » verra le jour aussi en 1960, la famille des Lynx, enfin, les Electro 35, à partir de 1966 viendront couronner le tout.

Personnellement, si je devais retenir une chose de ces appareils, comme je l’écrivais plus haut, c’est qu’ils ont été construit pour donner du plaisir, longtemps, à leurs heureux propriétaires. Sophistiqués pour l’époque mais terriblement maniables, ils ont enchanté des millions de photographes. Et ils en enchantent encore de nouveaux, ceux qui les découvrent ou les re découvrent.

Chacun à sa spécialité, si je puis l’écrire : les Minister sont destinés aux photographes qui aiment tout sélectionner eux-mêmes mais n’excluent pas le confort d’un peu d’automatisme, les Electro 35 flattent les photographes qui ne dédaignent pas l’aide discrète mais efficace de l’électronique, les Lynx sont destinés aux « professionnels » ou – je préfère – aux puristes qui se sentent comblés par la maitrise qu’ils ont sur tous les paramètres de prise de vue.

C’est résumé, je le concède, mais ça permet d’aller à l’essentiel car je pars du principe que si vous voulez vous lancer dans l’argentique, vous cherchez les infos utiles pour utiliser votre appareil.

Un peu d’histoire vous permet de le situer dans le temps mais si vous cherchez des détails infimes, c’est que vous penchez sur la collection et mes propos ne vont pas dans ce sens

Bref, le Minister D fait partie d’une famille commencée en 1960 par le Minister (aussi appelé M, avec un objectif ouvrant à f1,9), suivi par le Minister II, le Minister D (1963), qui sera suivi en 1964 par un Minister 700 (qui bénéficiait d’un objectif ouvrant à f1,7) et un Minister III en 1966. Si ce n’est pas très logique, c’est assez condensé : six ans de production.

En fait, chaque itération du boitier apportera une substantielle amélioration : ici une cellule qui évolue, là un obturateur, encore un compteur de vue qui se modifie … des petites touches pour un « toujours mieux ».

Toutefois l’appareil restera toujours entièrement mécanique, fonctionnant même sans batterie pour les modèles qui en réclament une (qui alimente seulement la cellule au CdS), donnant au photographe un contrôle total sur l’ouverture et la vitesse d’obturation contrairement au modèle qui le remplacera, le Yashica Electro, mais c’est une autre histoire…

En effet, en 1966, Yashica lancera le premier appareil photo à obturateur entièrement électronique au monde, le Yashica Electro, qui remplacera à la fois les gammes Minister et Lynx. Tous les Electro seront livrés avec l’excellent objectif Yashinon f/1.7 et resteront en production pendant plus d’une décennie encore.

Les Minister étaient considérés comme les moyens de gamme de la série des télémétriques, les Lynx étant le haut de gamme.

Quoique, installer une cellule CdS sur un appareil moyen de gamme à l’époque était une « fleur » faite à la clientèle des Minister. Peu d’autres appareils, à l’époque, bénéficiaient d’un tel luxe, même chez les reflex !

Reprenons à son prédécesseur, le Minister II pour comprendre celui qui nous préoccupe aujourd’hui. C’est un télémétrique, doté d’une cellule non couplée, au sélénium. Une petite molette à l’arrière du boitier permet de modifier l’affichage de la cellule en indiquant la sensibilité de la pellicule utilisée.Son objectif est un Yashinon de 45mm ouvrant à f2,8 – en général, car il existe aussi des objectifs ouvrant à f1,9 (1964), plus rares.

Le Minister D reprend ses caractéristiques (objectif et obturateur Copal) mais il change la cellule, qui devient CdS, et qui nécessite cette fois une pile.

Le compteur de vue s’intègre maintenant dans le capot, avec une petite fenêtre de lecture.

Comme je le notais, l’obturateur est un Copal SVL (pour Light Value Scale – échelle d’indice de lumière). En fait cela désigne un mode de réglage un peu particulier parce que celui de l’obturateur est couplé à l’ouverture et à la vitesse.

La cellule du Minister D indique la lumière mesurée sur l’indicateur au dessus du capot. C’est un système de valeur de lumière (LV ou indice de lumination) notées de 3 à 17. Ce système est « l’ancêtre » des cellules couplées qui pourront plus tard détecter l’ouverture sélectionnée et les vitesses d’obturation pour suggérer une lecture précise de la lumière (comme sur les Electro 35).

Donc, dans ce cas, si vous changez la vitesse ou l’ouverture, la cellule ne réagit pas. Ce qui fera réagir celle-ci, c’est la modification de la valeur des Asa (la « vitesse » du film) avec le petit cadran qui est juste devant l’échelle LV

En pratique, lorsque vous appuyez sur le bouton qui active la cellule (près du viseur, à gauche), la petite aiguille de l’indicateur LV va réagir à l’éclairage que « l’œil CdS » va capter. Cette cellule est à mesure moyenne, c.-à-d. qu’elle fait la « moyenne » de la quantité de lumière reçue dans un triangle (virtuel) d’environ 30 à 40 degrés devant le boitier. La mesure « ponctuelle, ce sera pour plus tard !

Lorsque vous pointerez l’appareil vers un sujet, « l’œil de la cellule » va détecter une quantité de lumière qui sera reflétée sur l’écran de l’échelle LV par une position devant un chiffre allant de 3 à 17, encore une fois sans qu’intervienne ici la vitesse ou l’ouverture choisie. Cela peut vous sembler anodin mais ceci implique que lorsque vous regarderez l’écran, pensez à ne pas (trop) modifier la position de l’appareil sous peine de modifier la quantité de lumière « vue » par la cellule (ne visez pas vers le haut ou le bas par exemple). Rappelez-vous, il n’y a pas de rappel dans le viseur (ce sera aussi pour plus tard).

l’écran LV gradué de 3 à 17
le bouton près du viseur qui active la cellule

Ça y est, vous avez noté le nombre qui apparait sur l’échelle LV ?

Regardez maintenant le barillet de l’objectif. Il affiche 3 séries de nombres : ceux de l’échelle LV, les ouvertures et les vitesses.

Il vous reste maintenant à faire correspondre les valeurs de vitesse et d’ouverture avec le chiffre LV que vous aurez retenu.

Ceci vous semble compliqué ? Pourtant, les ingénieurs de chez Yashica ont pensé ce système pour vous faciliter le calcul de l’exposition. Au lieu d’avoir à comprendre les lectures d’exposition ou de mémoriser la règle Sunny 16, vous prenez simplement le numéro LV de l’échelle, puis tournez un cadran sur l’objectif pour correspondre à ce numéro, et c’est réglé.

De fait, tout est actionné à l’intérieur de l’objectif : si l’écran LV vous suggère LV 9, vous tournez la bague sur le chiffre 9 et c’est réglé !

Dans notre exemple, l’indice de lumination indiqué par le posemètre est de 9. Dans ce cas, l’exposition de base sera de f5,6 pour 1/15 sec. Après avoir aligné le chiffre 9 sur le triangle de repère rouge de l’objectif, l’exposition et la vitesse seront parfaites. En procédant de la sorte, les diverses données d’exposition comprises dans la zone délimitée par les lignes sont autant de combinaisons correspondant à l’exposition.

Cependant, si vous voulez changer la vitesse ou l’ouverture suggérée de cette façon, vous pouvez encore le faire (vous quittez alors le mode « automatique »).

Si je résume, voici un appareil compact (comme il pouvait l’être dans les années soixante !), tout en métal, construit pour durer, avec un système facile pour prendre de belles photos, que vous pouvez ignorer si besoin ou envie. Son viseur est clair et précis, avec un patch du télémètre bien visible, collimaté qui plus est.

Même si vous en trouviez un avec la cellule HS (hors service), il est toujours parfaitement utilisable, son obturateur ne dépend pas de la pile.

Le télémètre est rapide et précis, parfaitement utilisable, notamment en photo de rue. Le seul risque dans ce dernier cas d’utilisation est que l’on vous aborde pour discuter de lui !

Un dernier mot enfin, au sujet du Minister III, qui sera le dernier de la famille. Sa cellule est maintenant placée autour de l’objectif et non plus en façade et son obturateur est dorénavant un Citizen et non plus un Copal.

Je pense que vous en conviendrez avec moi, ces appareils sont plaisants à l’œil et – cerise sur le déclencheur – de très bonnes machines à photographier, soixante ans après leur présentation au public qui leur a, en son temps, réservé un fort bon accueil (en témoigne les millions d’exemplaires vendus pendant les 25 ans de leur carrière).

Donc, si vous en trouvez un dans une brocante, un vide grenier, dans un grenier familial, laissez-vous tenter, essayez le pour le plaisir de posséder un bel appareil et un boitier qui ne vous décevra pas souvent.

Moins prestigieux que les Lynx ou les Electro 35, il gagne en facilité d’utilisation, il est compact et son objectif est très bon. Il est souvent délaissé, injustement, mais cela se répercute invariablement sur les prix, qui restent bas.

Ah oui, le prix ! Moins prisés donc que les Electro 35 ou les Lynx, ils sont accessibles. Comptez entre 30 et 5O€ maximum pour un bel exemplaire fonctionnel et avec sa magnifique gaine en cuir.

https://collection-appareils.fr/gestion_catalogue/images/1317384105.jpg
source : Collection-appareils, Flash 1969.
https://collection-appareils.fr/gestion_catalogue/images/1336592329.jpg
source : Collection-appareils, Phokina 1969

Petites videos d’illustration

Pour le mode d’emploi, c’est par ICI

Des références : https://www.mikeeckman.com/2016/08/yashica-minister-d-1963/, http://camera-wiki.org/wiki/Yashica_Minister_D, https://retinarescue.com/yashicaministerd.html, https://vintagecameraproject.com/cameras/ministerd/, https://camerapedia.fandom.com/wiki/Yashica_Minister_D, http://www.yashica-guy.com/document/chrono2.html, en anglais, https://mgroleau.com/photo/japon/yashica/yashica_minister_d.html, https://collection-appareils.fr/x/html/appareil-1364-Yashica_Minister%20D.html, en français.

Ils ont beau être solides, il est parfois utile d’avoir des infos pour les retaper, alors vous trouverez ça ICI.

Argentique

Le Minolta Riva Zoom 105

Encore un appareil trouvé sur une brocante, avec sa pochette d’origine.

Pour une fois, pas dans un pêle-mêle de brol mais bien placé sur une table, propre.

Heu … pour nos amis français et canadiens qui nous lisent, « brol » est un mot typiquement belge qui veut dire bazar, désordre, foutoir.

Heureusement pour moi, la pile était HS (sans avoir coulé) et donc j’ai pu négocier son prix.. Hop, dans le sac à dos !

Petit tour sur la Grande Toile pour trouver des infos, finalement assez chiches.

Et c’est un peu normal, car ce Minolta Riva Zoom 105 est dans la mouvance de ces appareils des années deux mille., qui se ressemblent beaucoup, quoique …

Que nous propose-t-il celui-là ?

Comme son nom le laisse supposer, un zoom. En l’occurrence, un 38 – 105 mm ouvrant de f4,5 à f11,8. Sa distance de mise au point est de 1m minimum, jusqu’à l’infini

Puis, il offre différents modes de prise de vue : portrait, paysage, mode nuit, rafale (1i/s), pause Bulb jusqu’à 60min… A cela il faut ajouter les modes flash, à savoir automatique, réduction des yeux rouges, activé ou désactivé. Et un retardateur d’environ 10 secondes

Son autofocus est assez rapide et précis.

Il est tout automatique, du chargement du film, à la lecture du code DX qui règle la sensibilité de la cellule de 50 à 3200 Iso, en passant par le rembobinage auto à la fin du film, et que l’on peut forcer en cours de route si besoin

Tout automatique aussi le réglage de l’ouverture et de la vitesse d’obturation grâce à la combinaison sensibilité/ouverture.

Son alimentation est assurée par une pile CR123, qui donne une autonomie d’environ 20 film de 24 pauses avec utilisation du flash à 50% (ça fait quand même environ 480 photos).. Le petit écran ACL (tant qu’à faire des traductions, ça veut dire « à cristaux liquides ») indique le niveau de la pile

Si vous suivez les appareils que je vous présente souvent, rien de bien nouveau.

Ah oui, un petit plus que les plus de 40 ans apprécient, un correcteur dioptrique de -3 à +1

Mais en y regardant de plus près, il y a quand même quelques détails intéressants.

Comme par exemple la possibilité de faire des doubles expositions, le verrouillage de la mise au point pour décaler celle-ci le cas échéant, le mode portrait avec cadrage automatique (ben oui, ça existait déjà), l’intervallomètre permettant de capturer des images avec un intervalle de 1 seconde à une heure, le décompte des secondes lors de l’utilisation du retardateur sur l’écran à cristaux liquides..

Il y eut aussi un modèle avec dos dateur à quartz, qui permettait d’imprimer directement sur la photo les indications Année Mois Jour, Jour Heure (24 heures), Désactivé, Mois Jour Année et Jour Mois Année. Mais là les ingénieurs ont été frileux car au delà de 2019, ce dos dateur ne sera plus utilisable.



Chasseur d’image lui reprochait à l’époque le déclenchement d’une diode en façade lorsqu’il faisait la mise au point et déclenchait.

Bah, si ça gêne tant que ça, un bout de gaffer et c’est joué !

Qu’en dire de plus ?

Il est finalement bien complet. Minolta a toujours eut bonne réputation pour la justesse de ses réglages. Utile à savoir quand on sait que l’appareil est tout automatique et que les infos de prises de vue sont inexistantes.

Le viseur, qui pourrait être plus clair est placé quasi à l’aplomb de l’objectif, c’est plus facile pour bien viser.

Voilà, voilà … un petit compact bien de ces « années-là », ni plus ni moins. Si vous en trouvez un, ne dépensez pas plus de 15€ pour un bel exemplaire avec sa pochette et sa dragonne.

Pour le reste, il vous accompagnera partout et vous ne craindrez pas de le faire souffrir si les circonstances le demandent.

Très coute video d’illustration

Des références : https://filmphotography.eu/en/minolta-riva-zoom-105/, http://camera-wiki.org/wiki/Minolta_Riva_Zoom_105, en anglais, https://collection-appareils.fr/x/html/appareil-13204-Minolta_Riva%20Zoom%20105.html, en français.

Argentique

Le Minolta AF 35 Big Finder

La suite de mes aventures lors de la brocante de Thuin. J’y avais déjà moissonné quelques petits appareils sympas, dont celui-ci.

Et j’avoue que je l’ai pris en clin d’œil au Nikon que j’avais déjà ramassé, le Nikon EF500SV que je vous ai présenté il y a peu.

Petit comparatif amusant

Comme ils ont été fabriqué tous les deux en Chine, on en vient à se demander si ce n’est pas la même usine !

Soyons clair tout de suite, cet appareil fait partie des « ultra simples » à utiliser : vous mettez un film, que le boitier charge lorsque vous appuyez par trois fois sur le déclencheur et arme jusqu’à la première vue, en ayant pris soin de « lire » le codage DX de la bobine pour régler la sensibilité de la cellule (100- 200 ou 400 iso), vous visez à travers un viseur extra large (le fameux « big finder » de la dénomination) et très lumineux, avec cadre collimaté, et puis vous appuyez sur le déclencheur … clic, clac, c’est dans la boite !

Le Minolta fait la mise au point sur le sujet visé. Ce n’est donc pas vraiment un fix-focus même si la focal est unique, en l’occurrence ici, un 27 mm ouvrant à f6,3 puisqu’il bénéficie de l’aide d’un autofocus.

Le système de mise au point automatique à infrarouge est et précis il maintient le sujet principal net de 70 cm à l’infini. De plus, le fait d’appuyer sur le déclencheur à mi-course et de le maintenir enfoncé verrouille la mise au point afin que le sujet puisse être positionné de manière créative n’importe où dans le cadre de l’image.

Il est petit, léger, facile à prendre avec soi, partout, tout le temps – ce qui donne envie de faire des photos.

Son flash automatique possède la fonction réduction des yeux rouges, mais vous ne pouvez pas le débrayer (gaffe dans les musées !). Il s’agit, comme souvent, d’une petite lampe qui s’illumine juste avant le déclenchement du flash, histoire de refermer les pupilles qui auraient tendance à s’agrandir trop sous l’effet du « coup de « flash ».

Lorsque vous arrivez en fin de film, pas de re bobinage automatique, il faut faire glisser le curseur sur la position ad hoc. Cette opération peut être effectuée à n’importe quel moment si vous deviez interrompre une pellicule

Cet appareil était généralement vendu pour les plus jeunes ou les personnes qui n’avaient pas envie de se compliquer la vie pour ramener quelques photos.

Et il est suffisamment fiable, comme vous pourrez le voir dans les exemples de photos pour lesquels j’ai posé un repère ci-plus bas.

Voilà, voilà ….

Un petit boitier tout simple mais pas mauvais, que vous pourriez trouver facilement dans un tiroir, chez des parents, des amis, ou en brocante. Si c’est le dernier cas qui vous en présente un, ne dépensez pas plus de 5€ pour un exemplaire complet (sac, dragonne).

Quelques données techniques (très proches de celles du Nikon EF500SV) :

Viseur largeConfort supérieur (grossissement 0,63X)
ObjectifVéritable Grand Angle
27mm f / 6,3
3 éléments en 3 groupes
FlashAutomatique en faible lumière
nombre guide 8 (100 ISO)
Réduction des yeux rouges (par lampe)
Mise au PointMise au point réglée à l’hyperfocale
Mise au point minimale : 0,7 m
ExpositionObturateur : 1/100 sec.
FilmCodage DX 100 à 400 ISO
Alimentation2 piles alcalines type AA

Petite video d’illustration

Des exemples de photos prises avec cet appareil ICI

Quelques références : https://www.lomography.com/magazine/144245-minolta-af-35-big-finder-my-party-camera, https://www.geocities.ws/deltaastro/minoltaaf35bigfinder.html

Argentique

Le Nikon EF500SV

Ce petit boitier, c’est aussi lors de la brocante de Thuin que je l’ai ramassé.

Il avait une bonne tête et je n’ai pas souvent des Nikon à vous proposer. Petite négociation, pour la forme, et hop, dans le sac à dos !

Après les quelques compacts zoom que je vous ai proposé récemment, voici un compact sans.

Un qui renoue avec la bonne vieille tradition des « point and shot » d’antan, sauf qu’il présente un grand angulaire (28mm) en fix focus (pas de réglage de distances).

Ce Nikon EF500SV (ou Nice Touch 5 outre Atlantique) est le successeur du EF400SV (là, il y a une certaine logique !), sorti en 1999 et qui proposait déjà les mêmes options, sauf le retardateur ajouté au petit dernier.

Et on pouvait aussi le trouver en version avec un dos dateur, mais bon …

En résumé, c’est donc un fix focus avec un grand angle de 28mm ouvrant à f5,6 (pas spécialement lumineux) mais avec une énorme profondeur de champ car la distance hyper focale est réglée à 1,4m, la profondeur de champ s’étendant de 0,7m à l’infini.

Il possède encore un petit flash, que l’on peut débrayer.

Nous pouvons encore retenir un viseur très large et clair mais dans lequel vous n’aurez pas pléthore d’informations, juste le cadre collimaté.

Je ne résiste pas à re noter le laïus publicitaire de l’époque :

« La prise de vue pour tous ! Avec l’EF500SV, la photographie n’a jamais été aussi simple. Avec son large viseur et son flash polyvalent, il est facile de réaliser de superbes images. Il vous suffit de cadrer et de déclencher.

  • Viseur extra-large.
  • Mise au point préréglée.
  • Flash auto-intégré, modes flash imposé ou annulé.
  • Compact et léger.
  • Atténuation des yeux rouges.
  • Ligne élégante.
  • Prise en charge automatique du film avec possibilité de
    rembobinage à mi-film.
  • L’EF500SV QUARTZ DATE offre la possibilité
    d’impression de données. »

Ou comment faire d’une fiche technique somme toute assez indigente des arguments de vente. Ah ces as du marketing !

Allez, les caractéristiques de ce petit boitier :

Objectif28mm f/5,6 (3 éléments en 3 groupes)
Mise au pointMise au point fixe de 1,2 m à l’infini
ViséeViseur lumineux de type Albada et Galilée inversé
FlashFlash auto intégré avec un temps de recyclage d’environ 6s
Modes flash :
–  Annulé
–  Flash imposé en pressant la touche correspondante sur le 
     devant de l’appareil photo
–  Fonction d’atténuation des yeux rouges
Vitesse d’obturationfixe 1/100 sec
SensibilitésRéglage automatique sur 100 ou 400 ISO avec les films codés DX (sur 100 ISO avec un film 200 ISO ou un film non codé DX)
Prise en charge du filmLe film avance automatiquement à la première vue à la fermeture du dos
Avance et rembobinage automatiques du film
Possibilité de rembobiner un film partiellement exposé
RetardateurTemporisation de 10 sec, une seule vue au retardateur, annulable
Alimentation2 piles 1,5V LR6 (alcalines type AA)

Finalement, que retenir de ce petit appareil ?

Il est petit et léger, vous pourrez l’emporter partout. Son grand angle peut le réserver à la photo urbaine, pas tellement à la street car sa vitesse de déclenchement risque de poser problème (risque de flou de bougé, sauf en cas de beau soleil et film rapide).

Son objectif est bien protégé par le volet coulissant, qui sert aussi d’interrupteur. Les deux boutons sur la face avant sont pour moi, dans ce cas, une vraie-fausse bonne idée car il n’y a pas de rappel dans le viseur ou au dessus de l’appareil de l’opération sélectionnée, notamment si vous avez voulu débrancher le flash.

Si vous en trouvez un au hasard d’une balade, ne dépensez pas plus de 5€ pour l’emporter avec vous. Son seul avantage est de vous offrir un beau viseur, de n’utiliser que des piles basiques (2 AA de 1,5v) et d’avoir un grand angle très passe partout.

Une petite video d’illustration

Tiens, je ne résiste pas à cette petite video qui retrace l’histoire Nikon de 1948 à 2004

Des exemples de photos prises avec ce N?ikon EF 500SV ICI

Des références : https://imaging.nikon.com/lineup/filmcamera/compact/ef500sv_ef500sv_qd/index.htm, en anglais, https://www.revelateur.com/materiel/fiches/Nikon-EF500SV.php, http://www.magic-photo.com/nikon/ef500sv.htm, https://collection-appareils.fr/x/html/appareil-4922-Nikon_EF500SV.html en français

Argentique

Le Panasonic C-2300ZM

Au détour d’une caisse, un petit appareil avec un viseur immense me fait de l’œil.

Un élastique autour maintient son mode d’emploi, tout contre. Je regarde de plus prêt, et découvre une étiquette, collée à l’arrière, avec les coordonnées d’un de ses propriétaires, reprises aussi sur le mode d’emploi (avait-il peur qu’on lui vole, de le perdre ?).

A part ça, le compartiment à piles est propre mais je n’en ai pas sur moi pour les tester, le vendeur non plus. Petite négociation et le voilà dans mon sac à dos.

De retour à la maison avec ma moisson du jour, passage par le nettoyage rituel et j’y glisse une CR123 : chouette, tout fonctionne.

Soyons de bon compte, ce n’est pas un appareil qui va révolutionner l’histoire de la photographie.

Son design est classique (il ressemble assez au Canon Prima Zoom 85N), avec le viseur au milieu et les touches de commande du zoom sous les doigts de la main gauche)

Il se place entre le Panasnic C-3000 ZM présenté en 1988 (sorti en 1991) et le Panasonic C_2200 ZM, sorti en 1992, dont il reprend l’architecture générale, en y ajoutant les commandes de zoom sur la façade.

Panasonic C-2200 ZM
source : Collection-appareils

Pour le reste, je n’ai pas trouvé grand chose à son sujet.

Petit tour dans le mode d’emploi, pour mieux vous le présenter …

Cet appareil est sorti en 1992. Il est équipé d’un zoom 28 -70 ouvrant à f4,7 et f8, avec une distance minimale de mise au point de 80cm. On commence par un grand angle pour finir avec un -petit – télé.

Du grand classique de ces années-là.

Un grand viseur, comme souvent bien avare en informations sur la prise de vue, mais clair et collimaté, est placé à l’aplomb de l’objectif. Un petit rectangle, au milieu, gère la mise au point (autofocus).

Un petit témoin vert vous indique si la mise au point est verrouillée

Les petites touches, placées à l’avant de l’appareil, permettent de régler le zoom facilement, sans devoir quitter le viseur des yeux. Et les modifications de focale sont visibles en temps réel dans le viseur..

Le petit écran ACL (cristaux liquides) permet de voir les réglages du mode flash, normalement tout automatique mais que l’on peut débrayer (sans que l’appareil ne garde en mémoire les modifications, qu’il faut remettre à chaque fois que vous l’allumez). En fait, il y a 4 modes flash : tout auto, OFF, flash avec réduction des yeux rouges et fill-in.

Toujours sur ce petit écran, l’état des piles, le mode sélectionné : réduction des yeux rouges, réglage sur l’infini, le nombre de vues prises.

Bien sûr, un retardateur vous permettra, en courant un peu, d’être sur les photos. Une diode en façade scande les secondes avant le déclenchement (10 sec.).

Fabriqué pour simplifier la vie des photographes amateurs, vous glissez une bobine dedans, il « lit » le codage DX de la sensibilité du film, règle la cellule en conséquence et, lorsque vous refermez le dos, il arme la pellicule jusqu’à la première photo. En fin de course, il rebobine le film automatiquement et vous pouvez forcer la chose en cours de route si besoin.

Sa forme, toute en courbes, le rend agréable à prendre en mains.

Il est un peu épais pour le glisser dans une poche mais difficile de faire moins avec le petit zoom qui l’accompagne. Il est aussi dans la gamme de taille des autres appareils de l’époque.

Une douille sous la semelle permet de le fixer à un trépied en cas de besoin. Si la lumière est insuffisante, le flash se déclenche automatiquement, sauf si vous en avez décidé autrement (débrayage).

Soyons honnête, il n’a pas révolutionné la photographie et semble être passé sous tous les radars, n’ayant rien d’extraordinaire : il fait le job – des photos – sans trop de soucis mais sans plus.

Si vous en trouvez un, ne dépensez pas plus de 5€ pour un exemplaire en bon état et complet. Pour le reste, il est économique puisqu’il fonctionne avec une CR123 de 3v et vous garantit environ 20 films de 24 vues avec le flash sur 50% d’entre elles.

Une petite video d’illustration

Des références : eh bien pour une fois, je n’en ai pas trouvées !