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Une vision de la photographie, de Joël Meyerowitz

Si vous avez parcourus mes « Incontournables », vous avez pu voir que j’ai eu le plaisir de lire quelques beaux livres traitant de la photographie.

Tous les photographes vous le diront : il faut s’enrichir de la vision des autres, de leur travail, de leur perception de la photographie, de leur manière d’y répondre. Pas pour les copier mais pour faire grandir sa propre vision. Et quoi de mieux qu’un livre ? Une expo, sans doute, mais nous n’avons pas toujours l’occasion d’aller voir celles-ci, tandis qu’un livre est facilement accessible. Et même si son prix peut parfois rebuter, n’oublions pas les bibliothèques, généralement bien fournies. Si vous constatiez des lacunes, vous pouvez toujours leur suggérer comment dépenser les budgets qui leurs sont alloués.

Après ce préambule, j’en reviens au livre que je viens de terminer. Il s’agit du résumé d’une Master Class organisée en 2019 avec Joël Meyerowitz.

C’est un des photographes de rue les plus reconnus de sa génération (il est né en 1938). Sa particularité est d’avoir promu la photographie couleur à une époque où le noir et blanc régnait encore en maître (dans les années ’60 et ’70).

Pas qu’il n’aime pas le noir et blanc, qu’il a par ailleurs pratiqué, mais il a toujours eu besoin de la vigueur de la couleur, qui est naturelle, car omniprésente, dans l’expression de sa photographie.

Il est donc surtout connu – et reconnu – pour ses visons de la photo de rue, mais il a aussi pratiqué la chambre, qu’il a découverte sur le tard, avec le même entrain qu’il maniait ses Leica.

Ce petit livre est vivifiant, écris à la première personne. Vous avez vraiment l’impression de parcourir les rues avec lui, de l’entendre vous donner des trucs et astuces, simples, facilement applicables et pleins de cette expérience de quelqu’un qui traine depuis 50 ans dans les rues du monde.

Bref, je l’ai découvert avec cet ouvrage, mais il en a écris plus de 25 autres. Nombreuses fois primé, exposé dans les plus grands musées, dont le MOMA, le Getty Museum, la Tate Galery, entre autres.

Homme de terrain et de convictions, il a encore « forcé » le blocus imposé par le maire de New York pour montrer Ground Zero après le 11 septembre 2001. Il était convaincu que tout ce qui se passait là, caché au public, était pourtant partie prenante de l’histoire de la Ville. 50 jours de parcours, avec 18 kg de matériel sur le dos, 10 à 15 kms chaque jour pour raconter cette triste histoire. Il était alors âgé de 62 ans. Chapeau l’artiste !

Voilà donc un petit bouquin que je vous recommande, surtout qu’il nous reste encore un peu de temps à utiliser dans ces périodes difficiles.

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