Les nouveautés en un lieu

L’Atelier de JP se balade en rue

Quel titre étrange … en fait, il résume ce que fait l’Atelier de JP sur un nouveau site : L’atelier de JP se balade en rue.

« Ben, pourquoi un nouveau site ? Tu vas fermer celui-ci ? » …. Non, pas du tout. Ce blog me permet de partager avec vous des infos utiles ou futiles, des essais/erreurs, des humeurs du moments, … des tas de choses en fait, mais qui ne me permettent pas de mettre en avant une (grande) partie de ma pratique, la photo de rue.

Certes bien présente ici sous la rubrique « Dissertation urbaine« , qui restera, mais ne sera plus alimentée au même rythme.

J’avais envie aussi d’essayer d’autre méthode de site car Wix présente des fonctionnalités que je ne trouve pas ici (et inversement d’ailleurs). Comme j’ai un peu de temps et que je suis curieux, j’ai eu ce besoin d’explorer d’autres pistes, pas que je sois devenu un geek – il y a toujours un tas de termes et fonctionnalités que je ne saisis pas – mais un certain besoin intellectuel de croire que je suis encore dans le coup !

Bref, si la Photo de rue, ou Street Photography vous intéresse ou vous tente, je vous invite à me rejoindre aussi sur https://latelierdejpenrue.org

Ce sera juste pour le plaisir des yeux car je réduis mes commentaires au strict nécessaire, hormis une présentation rapide de mon matériel dédié à cette pratique.

Je garderai l’habitude de déposer ici mes idées, envies, expériences, coup de cœur ou de gueule, … enfin, tout ce qui se partage et j’apprécierai toujours autant vos commentaires, remarques et « j’aime » sur mes élucubrations photographiques.

Bonne découverte.

Le Zinc du photographe

Une vision de la photographie, de Joël Meyerowitz

Si vous avez parcourus mes « Incontournables », vous avez pu voir que j’ai eu le plaisir de lire quelques beaux livres traitant de la photographie.

Tous les photographes vous le diront : il faut s’enrichir de la vision des autres, de leur travail, de leur perception de la photographie, de leur manière d’y répondre. Pas pour les copier mais pour faire grandir sa propre vision. Et quoi de mieux qu’un livre ? Une expo, sans doute, mais nous n’avons pas toujours l’occasion d’aller voir celles-ci, tandis qu’un livre est facilement accessible. Et même si son prix peut parfois rebuter, n’oublions pas les bibliothèques, généralement bien fournies. Si vous constatiez des lacunes, vous pouvez toujours leur suggérer comment dépenser les budgets qui leurs sont alloués.

Après ce préambule, j’en reviens au livre que je viens de terminer. Il s’agit du résumé d’une Master Class organisée en 2019 avec Joël Meyerowitz.

C’est un des photographes de rue les plus reconnus de sa génération (il est né en 1938). Sa particularité est d’avoir promu la photographie couleur à une époque où le noir et blanc régnait encore en maître (dans les années ’60 et ’70).

Pas qu’il n’aime pas le noir et blanc, qu’il a par ailleurs pratiqué, mais il a toujours eu besoin de la vigueur de la couleur, qui est naturelle, car omniprésente, dans l’expression de sa photographie.

Il est donc surtout connu – et reconnu – pour ses visons de la photo de rue, mais il a aussi pratiqué la chambre, qu’il a découverte sur le tard, avec le même entrain qu’il maniait ses Leica.

Ce petit livre est vivifiant, écris à la première personne. Vous avez vraiment l’impression de parcourir les rues avec lui, de l’entendre vous donner des trucs et astuces, simples, facilement applicables et pleins de cette expérience de quelqu’un qui traine depuis 50 ans dans les rues du monde.

Bref, je l’ai découvert avec cet ouvrage, mais il en a écris plus de 25 autres. Nombreuses fois primé, exposé dans les plus grands musées, dont le MOMA, le Getty Museum, la Tate Galery, entre autres.

Homme de terrain et de convictions, il a encore « forcé » le blocus imposé par le maire de New York pour montrer Ground Zero après le 11 septembre 2001. Il était convaincu que tout ce qui se passait là, caché au public, était pourtant partie prenante de l’histoire de la Ville. 50 jours de parcours, avec 18 kg de matériel sur le dos, 10 à 15 kms chaque jour pour raconter cette triste histoire. Il était alors âgé de 62 ans. Chapeau l’artiste !

Voilà donc un petit bouquin que je vous recommande, surtout qu’il nous reste encore un peu de temps à utiliser dans ces périodes difficiles.

Couverture du livre 'Une vision de la photographie' de Joel Meyerowitz, montrant des scènes de rue animées avec des passants et un chien.
Informations sur le livre, incluant l'ISBN-10, l'ISBN-13, l'édition illustrée, l'éditeur Eyrolles et la date de publication du 13 février 2020.