Je vous avoue que c’est suite à un contact avec Fabrice (qui se reconnaîtra) que j’ai pensé à cet article.
En effet, son Praktica MTL 5 est bloqué et il me demandait si je n’avais pas une idée pour relancer sa machine.
Comme je me suis souvenu d’avoir un MTL 3 dans le même état, j’ai fouiné un peu sur la grande Toile pour essayer de lui répondre autre chose que les habituelles réponses – mais qui fonctionnent au moins une fois sur deux – d’enfoncer le petit bouton sous la semelle, qui libère la roue d’entrainement et permet souvent de relancer le processus d’armement, ou de démonter la dite semelle pour « voir » là où ça coince.
Et je suis tombé (non, merci tout va bien, je ne me suis pas fait mal) sur cette vidéo, en anglais toutefois, qui semble répondre à sa question et, en tout cas, à comment démonter l’appareil sans rien perdre et sans faire de dégâts.
Alors, si elle peut aussi vous être utile … (merci à ce sympathique monsieur pour la démo).
Cette autre vous montre comment travaille l’armement et l’obturateur.
Ici vous verrez comment fonctionne le miroir et le déclencheur.
Une autre video bien utile car elle vous montre les outils nécessaires pour un démontage propre.
Et pour éviter les soucis, un petit rappel de comment fonctionne un Praktica.
Si vous ne vous sentez pas de démonter (et remonter) correctement votre appareil, ne tentez rien. Ou considérez que celui-ci sera le martyr de vos futurs succès en réparation.
Un appareil photo, pire encore qu’une montre, est un assemblage mécanique précis qui évolue sans cesse, en fonction de vos réglages et des conditions de prise de vue. S’il vous reste une vis après remontage, c’est qu’elle manque quelque part !
Voili, voilou … j’ai reçu le Sony A7 que j’ai commandé à un vendeur sur le site de 2ememain.be.
Il est arrivé, dans sa boite, avec tout ce qu’il faut pour l’utiliser, … enfin presque, j’y reviendrai. Y a même la facture d’achat, datée de 2019 pour 718€.
Hormis un petit coup sur l’écran arrière, pourtant protégé par un plastique de sécurité (et heureusement), il est en superbe état.
-« Mais c’est un vieux modèle ! »
Oui … et non !
S’il est apparu la première fois en 2013, bouleversant la hiérarchie établie dans les rangs des reflex de l’époque, Sony l’a gardé dans son catalogue jusqu’en 2019, lui permettant de partager ainsi les rayons avec ses frères de plus en plus bodybuildés.
Nous allons essayer de voir s’il est toujours dans le coup … car il devient vraiment accessible en terme de prix.
Je vous ai souvent écris que ce que j’appréciais le plus chez Canon, c’était la limpidité des menus, que je comparais – a contrario – à ceux des hybrides, dont Sony.
Donc, là, j’en ai un en ma possession et je vais pouvoir – ou pas – enfoncer le clou !
Marteau en main, je confirme : si le menu se réparti en onglets photographie – video – paramètres, avec des sous menus par onglet (de 1 à x), c’était sans compter avec les sous sous menus. Fichtre, ceux d’un Olympus OM-D E-M1 paraissent presque simples …
Mais bon, j’ai trouvé le mode d’emploi sur le Grande Toile et m’y suis plongé (679 pages) avec courage …. (soyons honnête, j’ai déjà viré les langues autres que le français, ça diminue le nombre de pages).
Conclusion : ce modèle est bien plus simple que les autres opus qui viendront lui succéder (nous sommes au IV à l’heure ou j’écris ces lignes) et finalement le nombre de réglages est (assez) raisonnable.
Une constatation cependant : en effectuant les tests de réglages, je suis parvenu à vider une batterie (oui, d’accord, je suis un peu lent, mais quand même !). Va falloir faire attention, le Monsieur est gourmand. Le vendeur m’a envoyé l’appareil avec 2 batteries, mais elles ont sans doute bien vécu (si j’en crois le « compteur » interne – une bonne idée ça – il a effectué 1253 photos et 5h48min de tournage).
Ah oui, autre point agaçant, le chargeur : normalement fourni sous forme d’un adaptateur secteur (comme pour votre téléphone ou tablette), il recharge la batterie – qui reste dans l’appareil – en 310min, soit 5h !
En gros, je vais me payer un chargeur indépendant, ce sera plus confortable et réaliste.
Pour le reste, à part la position un peu déconcertante du déclencheur sur le dessus de l’appareil, sa tenue est agréable pour moi qui n’ai pas forcément de grandes paluches. D’aucun regrette la poignée qui pourrait être plus profonde – ce qui fut corrigé à partir du A7 deuxième du nom – mais elle n’est pas si mal que ça et permet de bien tenir l’appareil. Le grip lui aurait pu être plus ferme (la texture est un peu trop lisse à mon goût mais je sais avoir un problème de sensibilité).
Relativement bien construit, il est « tropicalisé » contre les crachins et les poussières, un bon point.
Puisque j’en suis au déclencheur, outre sa position donc, il me semble assez ferme ! Moi qui ai l’habitude des déclencheurs ultra souples (Canon, Olympus, Lumix), j’ai été surpris. Mais de fait, c’est sa position qui le rend moins accessible intuitivement, si je peux l’expliquer ainsi.
La visée est agréable, soleil ou pas, et toutes les infos sont disponibles dans le viseur – et il y en a un paquet.
On passe de l’écran au viseur sans encombre. L’écran, monté sur une espèce de parallélogramme qui lui permet de se déployer vers le haut et le bas ne transpire pas la solidité du reste de l’appareil, c’est un peu dommage. Pourtant, le coup qu’il a reçu ne l’a pas outre mesure affecté et il est toujours bien clair et fonctionnel (ça m’a bien permis de négocier le prix). Dès que j’approche l’œil de l’oculaire, l’écran s’éteint et prend le relais. C’est le réglage que j’ai choisi car pour économiser les batteries, je pourrais n’utiliser que le viseur, ou – a contrario – que l’écran.
Une petite remarque toutefois sur l’oculaire, enfin sur ce qui l’entoure, le caoutchouc, très léger, qui n’est pas toujours agréable au contact de votre arcade sourcilière. Un peu plus d’amortissement aurait été bienvenu.
Allez, premier test photographique : lors de la dernière tempête, une latte de plastique qui couvrait les rives de notre toiture s’est fait la malle et une seconde rêve d’en faire autant. L’assureur demande évidemment des photos pour illustrer notre demande d’indemnisation.
Un beau ciel bleu, un contre-jour, on va voir ce que ça donne :
Je n’ai pas retravaillé les images, elles sont justes passées du RAW maison au JPEG. En passant, je constate une différence entre le fichier brut et l’image en JPEG, rien que de bien normal à ce stade.
Bon, promis, les prochaines seront plus esthétiques …
Le contraste était fort et pourtant l’autofocus n’a pas faibli. J’avais lu qu’il était lent, un peu hésitant, et bien non, il a tout de suite accroché.
Ok, ok, ce n’est pas une formule Un, mais j’en photographie si peu …. !
La gestion de la sur ou sous exposition se fait avec une molette que l’on devrait pouvoir actionner facilement du pouce, ce qui n’est pas vraiment le cas. Elle est bien crantée, sans doute pour ne pas se dérégler trop rapidement, mais elle et assez dure.
Au rayon des regrets, le fait de ne pas pouvoir, via l’appareil, introduire les notions de copyright et de « nommer » l’appareil, choses que je pouvais faire avec les Canon et l’Olympus.
En conclusion, si le fait de quitter la maison Canon me reste sur le cœur, je pense avoir enfin fait le pas vers une certaine rationalisation de mon matériel, j’y ai déjà fait allusion.
J’ai maintenant un reflex hybride full frame léger, polyvalent, avec un parc optique qui est assez étoffé si besoin (pour le moment, je garde le 28 – 70mm de base) qui remplacera aussi les reflex micro 4/3 sur lesquels je n’étais retourné, en attendant mieux … à voir donc si ce mieux s’appelle Sony A7 désormais !
En rangeant quelques papiers, je suis tombé sur ce document, d’époque (1981).
Vous y trouverez les prix des reflex et compacts Canon du moment, y compris quelques accessoires
Je ne résiste pas au petit exercice qui consiste à mettre le prix du A-1 au goût du jour.
Et donc, si un Canon A-1, équipé d’un objectif Canon FD 50mm f1,8, valait 23.700 fb, cela équivaudrait à 81.368,34 fb actuels, soit 2.017,06€ (je vous renvoie sur l’excellent site de conversion de devises si vous voulez vous amuser à cet exercice pour vos propres appareils).
Etant donné la technologie qu’apportait le boitier à l’époque, qui rompait avec les anciennes gammes, je peux le considérer équivalent à un Canon Eos R, qui assure aussi une transition entre deux mondes au sein des reflex de la marque.
Sur le site de Canon Belgique, un Canon R équipé d’un 24 – 105 mm f4 constant est proposé à 2059, 99€ (mars 2022 – remarquez la concordance des dates !).
Même si je trouve toujours cela très cher, je dois constater que les prix actuels se maintiennent si on compare ceux de 1978 à aujourd’hui, tenant compte de l’inflation.
Pourtant, hormis quelques pièces mécaniques, de nos jours, tout est affaire d’électronique. Alors qu’à l’époque du Canon A-1, la mécanique était encore très présente.
Mais je doute qu’un Canon R soit encore utilisable dans 50 ans, alors que mon bon vieux A-1 fonctionne encore. Pour peu que je puisse l’alimenter avec des bobines, qui sont – à ce jour et même si l’offre se raréfie – toujours produites (et il y a du stock pour un moment encore).
Ne soyons pas passéistes, les technologies actuelles permettent des prouesses inenvisageables à l’époque du Canon A-1. Même si ça n’a pas empêché cet appareil de produire d’excellentes photos tout au long de sa longue carrière. Mais force est de constater que les appareils modernes ont pour vocation de nous faire changer rapidement de matériel, parce que rapidement obsolète, y compris l’environnement numérique pour pouvoir les exploiter.
Eh bien, voilà un chouette bouquin que j’ai dévoré et pourtant, il est dense.
Je vous explique : l’auteur, photographe, graphiste et illustrateur professionnel s’est attaqué à un domaine bien vaste avec une touche d’originalité qui n’enlève rien au sérieux du contenu.
Pas facile de retracer la vaste histoire de la photographie, de ses tout début jusqu’à nos appareils modernes et au delà.
Assis sur une vaste culture photographique, et un sérieux coup de crayon, Vincent Burgeon nous (re)fait découvrir les balbutiements de la photographie, son décollage, ses avancées à travers non seulement les appareils et leurs inventeurs géniaux mais aussi l’histoire qui a façonné souvent ses avancées les plus significatives.
C’est bien écrit, intelligemment découpé pour nous permettre d’assimiler au fur et à mesure les techniques, les femmes et hommes qui les ont utilisées, leurs difficultés et les solutions qui ont été apportées, petit à petit, pour en arriver au monde ultra moderne de nos appareils et applications.
C’est un petit photon qui vous guide, sympathique et parfois impertinent. Qui mieux que lui pouvait nous expliquer les mystères de la lumière et comment les Hommes ont essayé de la dompter, de la garder avec eux ?
Si vous rêviez de savoir comment fonctionnait le collodion humide, comment on développait les daguerréotypes, les secrets de la camera obscura, c’est quoi un pixel, etc. ce livre est fait pour vous. Et il parviendra à vous étonner !
Ses allers-retours vers la peinture, les arts en général, l’histoire du monde sont très pertinentes et mettent en perspective tant les difficultés rencontrées que les progrès accomplis.
Un petit plus, son système de notes, en fin de chapitre, pour approfondir les sujets abordés.
Ah, j’ai quelques regrets, mais ça relève de l’anecdote : lorsqu’il met à l’honneur les femmes photographes qui se sont émancipées à travers la photographie au XX siècle, Lee Miller n’est pas citée; s’il cite la création de Magnum, seul le nom de HCB est retenu comme co-fondateur, par exemple.
Mais mon plus grand regret, in fine, c’est que l’intelligence de ce livre ne soit pas illustrée de vraies photographies, de vrais documents d’époque, juste des dessins – fort bien fait – et quelques croquis. Si cela ne nuit pas à l’intérêt du livre, ça lui donne comme un goût de « pas assez ».
Ne boudons pas notre plaisir : PhotoGraphix, la grande histoire de la photographie, Vincent Burgeon, éd. DunodGraphic, ISBN 978-2-10-081740-5.
Et grâce à notre ami Phil (de filimages), voici le lien pour l’acquérir : DunodGraphic
Nouvel exercice aujourd’hui et nouvelle expérience, celle d’un « Zine photo ».
-« Heu … ? »
Eh oui, un petit magasine, que l’on peut fabriquer soi-même facilement : quelques photos choisies, un programme comme Publisher pour la mise en page et hop, vos photos peuvent être présentées à qui vous voulez en tirage limité.
L’avantage de l’exercice est, bien évidemment, de faire connaître votre travail et surtout de ne plus laisser vos photos sur un disque dur ou – pire – une carte mémoire, sans pouvoir les partager.
Vous voilà entré dans le monde fantastique des « fanzines« , cette contre culture qui autorise toutes les audaces mais surtout synonyme de liberté, celle de votre expression.
Pour notre part, le premier exercice était un thème « imposé », celui du titre de cet article.
Nous sommes donc parti en petit groupe vers un lieu bien connu de la région du Centre, anciennement charbonnière, le Bois du Luc.
Cet ancien site charbonnier, à l’histoire étonnante, est chargé non seulement d’Histoire mais aussi d’une ambiance toute particulière, qui fait son charme et sa spécificité.
Pour les curieux, la carte est ici :
Mais revenons à notre sortie photographique …
L’exercice donc consistait à photographier, selon nos propres sensibilités ce lieu chargé d’émotions. Emotion notamment pour quelques uns d’entre nous, d’origine italienne souvent, car ce lieu a accueilli pas mal de migrants de la première et seconde vague (les accords « charbon contre main d’œuvre » liant la Belgique et l’Italie au sortir de la seconde guerre mondiale).
Puis chacun à trié ses photos – nous devions en garder seize – et les a mises en page pour fabriquer ce premier « Zine ». Comme dans toute bonne histoire, les mots ont leur importance : ici, ce sont des extraits de Germinal qui nous ont servi de fil … noir !
ces images sont des captures d’écran du Publisher réalisé à cette occasion.
Voilà, voilà …
Si ce petit exercice peut vous donner envie de faire pareil alors cet article aura été utile et vous aura permis de découvrir ce lieu sous un angle particulier.
Ah, celui-là, je vous en ai touché un mot ICI, il y a un moment.
-« Mais alors, pourquoi revenir dessus aujourd’hui ? »
Vaste question, à laquelle je vais essayer de répondre …
Première raison, j’ai décidé de faire le ménage dans les appareils que je vais garder et utiliser : celui-ci en fait partie.
Seconde raison, en relisant le premier article, je me suis rendu compte que j’avais été rapide dans sa présentation, or il mérite toute mon attention et je crains qu’il ne suscite la vôtre.
Troisième raison, j’ai eu l’occasion d’en acquérir un très bel exemplaire, avec tous ses accessoires (flash, optiques diverses, filtres Cokin, filtres close-up et j’en passe – merci Ria, qui était heureuse que je lui donne une seconde vie).
Quatrième raison, parce que j’en avais envie, na !
Sérieusement, c’est un magnifique appareil qui serait presque éclipsé de nos jours par son cousin, le Canon AE-1.
Mais reprenons un peu la chronologie des A, pour mieux comprendre :
le premier best-seller fut le Canon FTb QL (1971), qui évolua un peu en FTbn QL (n pour new – 1973) qui était un « tout mécanique » avec une cellule, alimentée par une pile
ensuite, en 1976, grosse révolution avec l’apparition du Canon AE-1 car c’est le premier appareil Canon avec un micro-ordinateur numérique qui pilote ce semi-automatique à priorité vitesse.
puis c’est au tour du Canon AT-1, en 1977, un AE-1 simplifié qui n’a plus d’automatisme, seulement l’assistance de la cellule
en 1978, Canon frappe fort et présente celui qui nous occupe aujourd’hui, le A-1
enfin, en 1979, ce sera le Canon AV-1, qui renoue avec l’automatisme mais sera un priorité ouverture, contrairement au Canon AE-1
en clôture, le Canon AE-1 Program viendra, en 1981, finir la série, avec son automatisme programmé, débrayable
ah, il y aura encore le Canon AL-1, sorti lui en 1982. S’il a un air de famille avec le A-1, il est comme un appareil de transition, qui proposait une solution originale d’assistance à la mise au point, prémices de l’autofocus qui apparaitra en 1985 avec le Canon T80
Voilà, voilà …
Donc, en 1978, Canon présente un appareil tout électronique, piloté par un véritable ordinateur, qui résume le meilleur de tous les appareil Canon déjà sortis :
il propose 5 modes d’exposition et le contrôle manuel
mode priorité à la vitesse : vous choisissez une vitesse, il règle le diaphragme
mode priorité à l’ouverture : vous choisissez l’ouverture, il règle la vitesse
mode program (tout automatique) : il choisit la vitesse et le diaphragme
mode flash : avec les flashs Speedlite, – surtout le 199A prévu pour lui – la vitesse passe automatiquement au 1/60s et l’ouverture du diaphragme est réglée par le boitier
Mais le plus impressionnant – pour l’époque – c’est l’affichage, dans le viseur, avec des chiffres en rouge vif (qui rappelleront à ceux qui ont plus de 40 ans le charme des premières calculatrices Casio) des informations sur la vitesse et l’ouverture. Et si vous changez d’environnement – du clair au foncé et inversement – l’intensité des chiffres changent, pour qu’ils restent toujours bien visibles. Magique !
Bon, pour les chagrins ou ceux qui sont allergiques à la lumière rouge, il est possible de supprimer les indications de l’écran, en faisant pivoter le petit bouton vers le point blanc. Ceci ne change rien aux mesures, mais vous ne voyez plus les infos.
Et ce n’est pas tout : alors que l’exposition réelle est variable en continu dans l’ouverture et continue dans les vitesses d’obturation réelles, la lecture numérique fournit des demi-f.stops et des vitesses d’obturation moyennes de f/1,4 à f/32 et à partir de 30 secondes jusqu’à 1/1000 s.
Si vous passez en mode manuel, un M apparaît; si vous utilisez un flash entièrement couplé, un F apparaît lorsque le flash est prêt; vous décidez de passer à une pose longue, le mot « bulbe » apparaît ; en surexposition ou sous-exposition, le chiffre d’ouverture ou de vitesse d’obturation approprié clignote pour vous avertir; faites du « n’importe quoi » qui chamboule vos paramètres et une série lumineuse d’EEEEEE apparaît.
Le viseur est très clair, avec un stignomètre entouré de micro-prismes sur un dépoli très fin et lumineux.
Et une astuce que l’on rencontre rarement : lorsque vous êtes en pause longue, vous pouvez fermer l’oculaire, grâce à un petit levier près du viseur, pour empêcher les lumières parasites de pénétrer dans la chambre.
La cellule à diode au silicium est alimentée par une pile de 6v qui n’est pas au mercure. Les 4LR44 modernes vont donc parfaitement. Sa sensibilité est de 6 jusqu’à 12800 Asa. La mesure de la lumière est intégrale à prédominance centrale (environ 12% de la surface).
Tous les accessoires prévus, au fur et à mesure pour la série A, lui sont dédiés. Y compris deux moteurs, le Power Winder A sorti pour le AE-1 et le Motor Drive MA, très compact, qui autorise jusqu’à 5i/s et permet les prises de vue en vertical.
Vous aviez aussi accès à la vaste gamme des objectifs FD et New FD (noir avec bouton de blocage sur le coté), ainsi qu’aux anciens FL mais uniquement en manuel alors.
J’en profite pour revenir ici sur un des modes particulier du Canon A-1, l’exposition automatique à diaphragme fermé (le « stopped down »).
Il permet d’effectuer des prises de vue en exposition automatique avec les anciens objectifs FL ou avec les accessoires non couplés, tels ceux pour la macrophotographie, qu’on intercale entre le boitier et l’objectif. Pour utiliser ce mode, appuyer sur le levier de profondeur de champ, enlever la position A de l’objectif et le régler sur l’ouverture souhaitée.Vous pouvez faire les réglages en étant sur le Av ou le Tv car la vitesse d’obturation sera réglée automatiquement dans chaque cas. Seule l’indication de la vitesse retenue s’affichera dans le viseur.
Pourquoi cet appareil eut-il tant de succès, au point de bâtir une légende ?
C’est qu’il était avant tout un modèle professionnel utilisable par le débutant (pour peu qu’il sache faire une mise au point) et qu’il a été construit pour durer.
C’est un boitier plein d’astuces, faciles à utiliser et à comprendre, qui vous font gagner du temps dans la prise de vue et lorsque vous les manipulez avec aisance, c’est redoutable d’efficacité.
Quelques exemples en images et en vrac :
Vous voulez faire des expositions multiples, un petit levier à pousser sous le déclencheur et c’est parti, autant de fois que vous voulez le faire.
Vous voulez éviter de gâcher de la pellicule mais voulez pouvoir déclencher très vite ? Un « interrupteur » débloque le déclencheur, appareil armé (position A ou L = fermé).
Vous voulez déclenchez sans vibrations ? Le retardateur, qui varie de 2 à 10s, vous autorise à tout régler avant un déclenchement en douceur.
Le testeur de profondeur de champ est idéalement situé et efficace.
Un moment d’hésitation sur vos piles ? Un petit bouton au dessus a enfoncer et la diode rouge, à droite, près du déclencheur, s’allume pour vous rassurer.
Enfin, cerise sur le déclencheur, cet appareil est très précis : sa mesure d’exposition est très bonne et les informations que vous voyez dans le viseur très lisibles.
Afin d’améliorer la prise en mains, un petit grip vient se fixer sur le côté, qui protège en même temps la porte de la trappe à piles, toujours aussi fragile hélas.
Ce qui est frappant avec ce boitier, c’est qu’il est extrêmement moderne dans la distribution de ses possibilités. Si vous venez du numérique, vous ne serez pas (trop) décontenancé avec ses commandes :
vous voulez vous simplifier la vie et rester en mode tout automatique ? Pas de souci, vous mettez le sélecteur sur Av et réglez sur P (programme) et l’appareil s’occupe de tout, très bien.
vous désirez rester maître de vos ouvertures, rien de plus simple, vous mettez le sélecteur sur Av et avec la molette devant, vous sélectionnez les ouvertures désirées, le boiter se chargera de calculer la meilleure vitesse
vous désirez rester maître de vos vitesses, tout aussi simple, vous mettez le sélecteur sur Tv et toujours avec la molette devant, vous sélectionnez vos vitesses, le boitier se chargera alors de calculer le meilleur diaphragme
n’oubliez pas alors de laisser votre objectif sur la position A
par contre, si vous voulez tout contrôler vous -même, quittez la position A de votre objectif et basculez le levier sur le fut de l’appareil (mais avouez que c’est dommage de se passer des aides offertes, quoique cela dépende des circonstances de prises de vue, nous sommes d’accord).
encore au rayon des molettes utiles et modernes, celle pour régler la sur ou sous exposition volontaire
vous voulez garder l’exposition que vous avez sélectionnée ? Un petit bouton, sur le côté du fut d’objectif vous permet de mémoriser celle-ci
si vous voulez aller vite pour ré armer, le levier peut être ouvert à 30° pour une meilleure préhension dans l’action
A contrario du numérique, ne vous inquiétez pas de l’autonomie de la pile, elle vous suivra au moins un an. Mais il est toujours prudent d’en avoir une avec soi, au cas où. Sans pile, l’appareil ne fonctionne plus.
Au rayon des petits soucis, il y en a un assez récurrent, que l’on nomme le « squeeze » ou « squeak ». En fait, un bruit assez désagréable qui fait penser que le boitier va tomber en panne. Il s’agit surtout d’un manque de lubrification à un endroit bien précis. Y remédier n’est pas difficile, il vous faut : un tournevis, une seringue, de l’huile minéral ultra fine (comme pour les machines à coudre) et un peu de patience et de dextérité, car il ne faut en aucun cas mettre plus d’une (petite) goutte d’huile !
Allez, pour vous aider une petite vidéo d’illustration de la manipulation :
et si vous hésitez encore :
Et la seconde méthode
Toujours au rayon des petites choses à faire sur un boitier de 50 ans, les mousses. Surtout celle du miroir, pour éviter qu’il ne s’abime. Facile à faire si ce n’est qu’il faut porter une attention particulière, quand vous retirerez les débris de l’ancienne, à ce qu’ils ne tombent pas sur le dépoli.
Que penser de ce Canon A-1 ?
Pour moi, il est la meilleure synthèse des appareils de l’époque. Bien construit, agréable à l’usage, il vous offre suffisamment de possibilités de contrôle pour vous permettre de vous concentrer sur ce qui est, in fine, le plus important : la prise de vue.
Sauf à avoir été manipulé par un régiment de brutes, il ne vous laissera pas tomber facilement.
Couplé avec les meilleurs objectifs FD ou New FD de l’époque, vous avez là une redoutable machine à photographier. Ne craignez pas de le coupler aux 28 ou 35mm de la marque en f2,8; le 50mm f1,8 est un grand classique, comme le f1,4, même si je rêve encore du mythique f1,2; les 85, 100 ou 135mm en f1,8 sont des musts. Fouinez, ils en reste beaucoup à des prix acceptables (sauf le f1,2, grrrr ….).
Des millions d’exemplaires ont assis sa réputation, même si , de nos jours, comme je l’écrivais en préambule, il est un peu éclipsé par le AE-1, mais – de grâce – n’écoutez pas les « influenceurs », vils perroquets qui répètent ce qu’ont dit les mainates (dixit Benabar). Le Canon AE-1 est un très bon appareil, tout comme le Canon AV-1, mais celui-ci fait, dans un seul boitier, ce que ces deux là faisaient chacun de leur côté !
Est-il abordable ? Paradoxalement, oui … et non ! J’explique : comme la plupart des gens se ruent sur le Canon AE-1, il y a encore moyen de faire de bonnes affaires, mais comme il a été produit en moins d’exemplaires que le Canon AE-1, sa cote reste stable. Comptez environ 120€ pour un bel exemplaire en parfait état. Mais sachez que ça ne vas pas durer et qu’inévitablement, les prix vont monter.
Un mot, encore : investissez dans une bonne sangle, la solidité et la stabilité ont un poids (620gr nu). Mais quel plaisir de « sentir » cet appareil fonctionner dans les mains. Si vous vous sentez l’envie de redécouvrir les joies de l’argentique dans de (très) bonnes conditions, cet appareil est un must, à comparer au Pentax LX , au Nikon F3 et au Fujica AX-5, contemporains.
Deux videos de présentation (ben oui, il en mérite bien deux !)
Pour le mode d’emploi, c’est par ICI. Je vous encourage à le télécharger, ne fusse que pour le plaisir de découvrir comment, en 104 pages concises, on vous explique comment fonctionne l’appareil mais on vous donne aussi un cours de photographie élémentaire et utile !
Résumé des caractéristiques techniques :
Appareil photo reflex à obturateur à plan focal Objectif normal Canon FD 55 mm f/1.2 SSC, FD 50 mm f/1.4 SSC Monture d’objectif FD Obturateur plan focal quatre axes à déplacement horizontal avec rideaux en tissu. X, B, 30, 15, 8, 4, 2, 1, 1/2, 1/4, 1/8, 1/15, 1/30, 1/60, 1/125, 1/250, 1/ 500, 1/1000 s. Toutes les vitesses contrôlées électroniquement. Retardateur intégré (avec délai de 2 et 10 secondes et LED clignotante). Expositions multiples activées avec un levier. Déclencheur électronique. Contacts de synchronisation à commutation automatique Flash Sync X-sync avec prise allemande et sabot. Viseur avec pentaprisme fixe au niveau des yeux. Grossissement 0,83x, couverture verticale 93,4 %, couverture horizontale 95,3 %. Télémètre à image divisée entouré d’un télémètre à microprisme au centre de l’écran mat de Fresnel. Obturateur d’oculaire fourni. Six écrans de mise au point interchangeables en option (installés par le personnel de service). L’écran standard a ensuite été remplacé par l’écran « Laser Matte », plus lumineux et plus net. Informations d’affichage numérique avec LED rouge à 7 segments pour la vitesse d’obturation, l’ouverture, la préparation du flash Speedlite dédié, les réglages manuels et les affichages d’avertissement. Contrôle d’exposition SPC pour la mesure moyenne pondérée centrale à pleine ouverture TTL ou la mesure arrêtée TTL. Plage de compensation d’exposition de 2 EV. Verrouillage AE fourni. Cinq modes AE : AE à priorité à la vitesse d’obturation, AE à priorité à l’ouverture, programme AE, AE à priorité à l’ouverture prédéfinie et Speedlite AE (avec Speedlite dédié). Le mode est réglé avec un sélecteur. Plage de mesure à ISO 100 et f/1.4 : EV -2 – 18. Plage de vitesse du film de ISO 6 à 12800 par pas de 1/3. Une pile à oxyde de mercure 4G-13 6 V ou une pile alcaline 4LR44. Contrôle de la batterie avec bouton et LED clignotante. Chargement de film et bobine de réception à fente avancée. Avancement avec une course à 120° du levier (possibilité de courses partielles). Position prête à 30°. Le compteur d’images se réinitialise automatiquement lorsque le dos de l’appareil photo est ouvert. Compte à rebours pendant le rembobinage. Rembobinage du film par la manivelle supérieure Poids 620 g nu
Toujours dans la gamme des appareils « luxueux » des Kodak Instamatic, j’ai trouvé ce 355X chez un vide-grenier.
Brève négociation du prix et me voici à la maison, muni de mes traditionnels coton et coton-tiges imbibés d’alcool à 90° pour le nettoyer de fonds en comble (et il en avait bien besoin).
Petit tour du propriétaire pour constater qu’une pile se cache dans l’appareil, une 6v. Elle commençait à s’oxyder mais elle n’a pas coulé et le compartiment est intact, tant mieux.
Bien naturellement, il acceptera les Kodapak ou cassette 126, spécialement créés pour la gamme des Instamatic. Pour en savoir plus à ce sujet, je vous renvoie avec plaisir vers les autres Instamatic déjà vus sur le site : le 28, le 154, le 324, le 233, le 277X.
Son objectif est un fix focus de 43mm ouvrant à f11, ce qui autorise une netteté de vos images de 1,2m à l’infini, pour autant que le soleil soit de la partie. Sinon, comptez sur le flash, un Magicube.
Si vous avez suivi les autres Instamatic et mes quelques digressions à leur encontre, vous aurez remarqué que, généralement, s’il y avait une pile, c’était pour utiliser des …flashcubes qui ont besoin d’une alimentation électrique.
Or ici, double contradiction : il y a une pile mais les flashs sont des Magicube, qui n’ont pas besoin de courant.
Quelle autre explication à cette pile de 6v, une 4LR44 actuelle ?
Si vous regardez bien sur la façade de cet Instamatic 355 X, il y a un rond à côté de la marque, une espèce d’hublot près du viseur.
Serait-ce une cellule ?
Eh oui, sur cet appareil, fabriqué de 1971 à 1977, Kodak avait greffé une cellule au CdS qui contrôlait la vitesse.
Introduit en même temps que le 155X et le 255X, il aura la même longue carrière que ce dernier.
C’est clair, l’ajout de cette cellule était un atout : vous n’aviez plus qu’à visez, l’appareil calculant la vitesse d’obturation.
Et justement, parlons-en des vitesses de cet appareil : l’obturateur déclenche de 30 secondes (vous avez bien lu) au 1/300s. Il est donc possible de faire des pauses longues avec ce 355X. La preuve ? Un filetage pour un trépied est prévu dans la semelle et il y a la possibilité de fixer un déclencheur souple près du déclencheur classique.
Voilà qui ouvre des perspectives intéressantes …
Si, lorsque vous visez, la cellule détecte un temps de pause supérieur au 1/30s, un signal lumineux (un point rouge dans le coin inférieur droit du viseur) vous en averti, vous incitant à utiliser un trépied ou à placer un Magicube dans la prise au dessus de l’appareil.
Décidément, ce petit compact, qui ne paie pas de mine, a des réserves pour nous étonner !
Le plus fou de l’histoire, c’est que cette petite boite de plastique a traversé le temps, vraisemblablement ballotée sans trop de ménagements, et qu’elle fonctionne toujours : elle arme, déclenche, le témoin lumineux est bien là !
Seule la cassette en 126 devient délicate à trouver : les dernières ont été fabriquée en 2009. Ou alors, il faut passer par les manipulations que je vous ai exposées dans l’article sur le 233.
Franchement, ça me tente …
Plus vintage que ça, c’est difficile, non ?
Alors, vu la quantité de ces appareils que l’on trouve facilement, faites-vous plaisir, tentez l’aventure.Cela vous rappellera les temps anciens ou vous remplissiez les albums familiaux, voire cela vous rapprochera des gestes de vos parents ou grands-parents, qui ont illustré votre historie familiale de ces petites photos carrées pleine de charme.
Comme j’avais bien envie de tester cet appareil, en passant sur le site de vente bien connu, j’ai dégoté quelques cassettes en 126 … Fuji ! Des 12 vues en 100 Asa expirées depuis 1991. Gageons qu’elles aient été bien conservées, mais je vais tenter l’aventure avec elles.
Si vous en souvenez, j’ai publié un article sur un sujet semblable avec L’Oeil du photographe de John Szarkowski.
En fait, c’était il y a quelques jours, le temps que je termine ce nouvel ouvrage.
Nouvel ouvrage, tout est relatif, il fut publié par les éditions Marabout Université en 1975, après avoir été l’objet d’une thèse en 1962 et 1968.
Ce qui m’a frappé en lisant ces deux livres l’un à la suite de l’autre, c’est une certaine concordance dans les idées, même si celui que je vous présente est avant tout, comme son titre premier le désignait, l’ébauche « d’une grammaire élémentaire de l’image ».
L’auteur y développe un concept qui de nos jours semblent évident : l’avenir sera un monde d’images, au détriment de l’écriture, car l’image a une portée universelle, au delà des mots, qui ne sont pas les mêmes dans les différents pays.
Mais pour que cette nouvelle écriture soit compréhensible pour toutes/tous, il convient de créer une grammaire qui soit elle aussi universelle.
De fait, l’auteur invite à ce que les « lecteurs » s’initient au décodage des images, pour qu’ils les comprennent et n’en soient pas « victimes », manipulés par les reporters, les médias, la publicité.
Une idée généreuse, loin d’avoir été suivie – y a-t-il des cours pour apprendre aux enfants, aux adultes, les codes utilisés dans la grammaire des images qui nous submergent ? – et qui expliquerait la suprématie, aujourd’hui, de ce monde d’images qui nous « influence » sans que nous puissions en décoder les messages précis qui y sont cachés.
En résumé, l’auteur préjugeait de la capacité de l’image à nous manipuler, de l’utilisation qui allait en être faite par les publicistes, notamment.
Plein d’utopie et d’espoirs, ce livre est un manifeste pour l’utilisation d’une nouvelle forme de communication car l’auteur percevait parfaitement le basculement qui était en train de s’opérer aux tournant des années soixante : le monde de la lecture était supplanté par celui des images, fixes ou animées, relayé par des moyens jamais vus auparavant, tels la diffusion massive de magasines, envahissement de la télévision dans les foyers, mais aussi l’utilisation de l’image dans la scénographie muséale pour apporter la culture au plus grand nombre, la publicité comme moyen de vente de plus en plus performant, etc.
Il ne savait pas qu’une forme encore plus performante allait prendre forme vingt ans plus tard : Internet n’était pas encore à l’ordre du jour, ni les ordinateurs personnels !
C’est un petit livre étonnant, que vous ne trouverez sans doute pas facilement, et c’est dommage. Mais si vous tombez sur un exemplaire, lisez-le, c’est enrichissant.
La Photo, art et langage, Albert Plécy, éd. Marabout Université (1975), 217ème volume de la collection. Le titre original de l’ouvrage est « Grammaire élémentaire de l’image », publié hors commerce sous forme de thèse à l’Ecole Estienne en 1962 et 1968.
J’avais rêvé, un jour, d’acheter un Canon Eos 7D, dont j’avais lu le plus grand bien.
Petit tour sur un grand site de vente, et j’en découvre un, en Angleterre, qui est abordable et en très bon état.
Quelques traductions plus tard, l’affaire est conclue et je reçois l’appareil.
Habitué à ce que les numériques soient généralement envoyé sans carte mémoire, j’ouvre le compartiment pour en glisser une dedans et là je constate que le précédant propriétaire en a laissé une. Qui plus est, celle-ci n’a pas été formatée !
Plus de 280 photos sont toujours sur la carte (vie de famille, vacances, …).
Nouveau message à l’encontre du vendeur pour le lui signaler et lui demander s’il a dupliqué ses photos. Comme il n’en est pas certain, je les lui expédie via Wetransfer.
Il était heureux, car il ne les avais pas sauvegardées toutes.
Je n’en ai gardé que quelques unes, à titre d’exemple, puis j’ai formaté la carte CF en profondeur, avec un logiciel qui écrase les données sans espoir de pouvoir les récupérer.
Perso, je serais incapable d’effectuer ces réglages, en tout cas s’il n’y avait pas ses précieuses explications.
Mais comme il le dit lui-même, si vous ne vous sentez pas prêt, évitez la manipulation. Sinon, à vous la joie d’un OM-1 ou OM-1n qui vise juste même avec des piles modernes.
Ni Olivier ni moi ne pourrions être tenus pour responsables des dégâts éventuels à vos appareils si vous tentez la manipulation. Elle le sera à vos risques et périls.
Olivier l’a testée sur ses appareils, sans dommage, mais son niveau de compétences l’autorisait à le faire et il acceptait le risque que cela ne fonctionnât pas.
Comment se passer des piles au mercure et garder le maximum de compatibilité avec les OLYMPUS OM-1 et OM-1n
Si vous êtes arrivé ici, c’est que vous connaissez déjà le problème. Les appareils de cette génération (*) utilisent des piles au mercure de 1.35 V et ces piles ne sont plus commercialisées depuis déjà plus de 10 ans. Vous avez trouvé sur le net plusieurs solutions qui permettent de redonner vie à vos appareils. Les piles Zinc-Air pour les appareils auditifs donnent une tension de sortie de 1.4 Volt (donc pas très loin du 1.35 Volt de la pile au mercure). Pour ceux qui ont un fer à souder et qui bricolent un peu, ils pouvaient insérer une diode au germanium dans le fil d’alimentation et provoquer une chute de tension qui ramenait la tension d’alimentation à un niveau proche du 1.35 Volt.
En fait, aucune de ces solutions n’est une solution définitive. La pile Zinc-Air n’est pas à 1.35 Volt et elle a une géométrie différente (Fig.-1), il faut l’insérer dans un support pour qu’elle tienne dans le réceptacle de la pile. La diode au germanium provoque bien une chute de tension qui nous rapproche de 1.35 V mais cette chute de tension n’est pas constante en fonction du courant qui est absorbé par l’appareil (Fig.-2).
Fig.-1 : Pile au format 625 / pile Zinc-AirFig.-2 : Pile PX 625 A (1.5 V) + diode au germanium (1N34A) = 1.35 V
Il existe une autre solution qui vous permettra aussi de vérifier si votre exposition n’a pas été altérée avec le temps. Il faut démonter l’appareil et repositionner certaines pièces. Heureusement que nous trouvons sur internet les manuels de réparation qui nous permettent de mieux comprendre comment fonctionnent nos merveilleuses mécaniques. Voyons maintenant comment nous allons procéder. MAIS ne tentez pas cette manipulation si vous n’avez jamais démonté d’appareil photo ou si vous ne vous sentez pas capable de le faire. Ce travail, s’il devait être classé en difficulté, serait à 4 sur une échelle maximum de 5, d’une part, vous pouvez complètement fausser votre exposition si vous faites une mauvaise manipulation , et d’autre part vous allez manipuler des pièces d’une taille telle qu’elles peuvent se perdre très facilement.
a) La cellule réagit à la quantité de lumière qui traverse notre objectif et notre aiguille nous dira si nous avons bien choisi le couple diaphragme/vitesse.
Vous savez comme moi que si le couple diaphragme 4 / vitesse 1/60 est bon, alors le couple diaphragme 5.6 / vitesse 1/30 est aussi bon ainsi que le couple diaphragme 2.8 / vitesse 1/125.
Pour chacun de ces réglages, la quantité de lumière qui va arriver sur la couche sensible sera la même. L’astuce d’OLYMPUS est d’avoir utilisé un système mécanique qui reprend ce qui a été dit.
Ce qui nous intéresse, c’est la position du fil (1) qui va au galvanomètre (aiguille dans le viseur). Si position 4 / 1/60 est la position requise, alors la position 2.8 / 1/125 amènera le fil qui va au galvanomètre à la même position. Avec un système de poulie et d’engrenage OLYMPUS réalise dans l’OM-1 un montage qui ne renvoie au galvanomètre que la quantité de lumière qui est associée au couple diaphragme / vitesse.
Le montage fait dans l’OM-1 est un peu plus complexe, mais cela reste identique au principe ci dessus. (Fig.-3)
Fig.-3, montage réalisé dans l’OM-1 ( service manual OLYMPUS )
b) Le galvanomètre mesure le courant que laisse passer les deux cellules au CdS et il fera dévier l’aiguille visible dans le viseur (Fig.-4). Ce galvanomètre est relié au système précédent et la déviation de l’aiguille pourra être annulée car le déplacement du fil (1) compense la déviation de l’aiguille.
La lumière reçue par les cellules engendre un courant. Ce courant est mesuré par le galvanomètre et l’aiguille dévie de sa position d’origine. En modifiant la vitesse ou le diaphragme, vous allez modifier la position du fil qui va au galvanomètre. Vous allez ainsi faire tourner le cadre du galvanomètre et remettre l’aiguille à sa position d’origine.
Fig.-4 : montage du galvanomètre et du fil issu du montage précédent ( Service Manual OM-1 )
Comme la pile de 1.5 Volt engendrera plus de courant que la pile de 1.35 Volt, il suffirait de modifier la position d’origine du galvanomètre pour corriger l’exposition. Comme nous ne pouvons pas modifier la position du galvanomètre, nous allons modifier la position d’origine de la commande en vitesse. Par exemple, avec une pile de 1.35 V, vous avez un couple diaphragme :vitesse de 4 : 1/30 , et pour une pile de 1.5 Volt, il passe à 4 : 1/60 . Il suffit de décaler la commande de la poulie associée aux vitesses de manière à ce que la position 1/30 donne un déplacement suffisant pour avoir l’aiguille du galvanomètre en exposition correcte. Cette possibilité est réelle compte tenu de la mécanique de l’OM-1 .
Dans le dessin suivant, nous allons identifier les pièces à démonter et les précautions à prendre.
Les pièces importantes : La commande des vitesses (rouge)
La bague intermédiaire (vert)
L’arbre de transmission (bleu)
Quand vous tournez la commande des vitesses, vous entrainez la bague intermédiaire qui porte une denture. Cette denture est en lien avec l’arbre de transmission qui pilote le fil de la vitesse (Fig-3)
Comment connaitre mon décalage ? Pour avoir cette réponse, il faut faire une mesure d’exposition en montant une pile de 1.35 V et une mesure identique avec une pile de 1.5 V. En mettant le même diaphragme pour ces deux mesures, vous allez obtenir deux vitesses différentes et vous saurez quel est le décalage à réaliser. Par exemple, si la pile de 1.35 V vous donne une vitesse de 1/30 et la pile de 1.5 V une vitesse de 1/125, cela veut dire que vous devrez faire un décalage de deux crans au niveau de votre bague intermédiaire.
Une autre solution consiste à utiliser un deuxième appareil photo qui servira de référence. C’est lui qui vous dira quelle est la vitesse que vous auriez eu si vous aviez fait la mesure avec l’OM-1 équipé d’une pile de 1.35 V.
Voyons maintenant un cas pratique.
La première chose à faire est de déterminer la correction. Pour cela, il vous faut un deuxième appareil qui servira de référence. Chez vous , vous allez utiliser un éclairage artificiel et un deuxième appareil photo ayant un objectif identique ( 50 mm, 1.7 ou 1.8 en général ). Le deuxième appareil doit être particulièrement précis. Par exemple un CANON A1 vous donne la vitesse et le diaphragme choisi avec une très bonne précision ( il peut vous donner 1/90 en vitesse et 6.3 en diaphragme ), un appareil avec un posemètre à aiguille est tout aussi précis et un RICOH KR-5 est amplement suffisant. Vous allez faire une mesure sur un mur éclairé avec votre appareil de référence et moduler l’éclairage ou l’angle de prise de vue ) de manière à arriver à des valeurs normalisées en vitesse ( 1/15 , 1/30 , 1/60 , 1/125 … ) et en diaphragme ( 2.8 , 4 , 5.6 , 8 … ). Vous faites exactement la même mesure avec votre OM-1 équipé de la pile PX625A de 1.5 Volt. Il est évident que vous n’allez pas trouver la même chose. Vous mettez exactement le même diaphragme que celui utilisé sur l’appareil de référence et vous cherchez la vitesse qui donne une exposition correcte pour la cellule de l’OM-1 . On pourra augmenter la précision en ajoutant une deuxième opération )
Ainsi, vous pouvez arriver au cas suivant :
-> Exposition de référence Diaphragme 5.6 Vitesse 1/1000
Il faut donc décaler la commande des vitesses de 1 crantage ou modifier le réglage du diaphragme de 1 cran aussi.
La suite en image.
Vous faites une mesure d’exposition avec votre OM-1n ou OM-1 équipé de la nouvelle pile de 1.5 V. Vous mettez l’aiguille bien au centre des repères et vous avez l’exposition suivante ( 1/60 , f:4.0 )
Exposition jugée correcte par votre cellule
MAIS, votre appareil de référence ( ou votre cellule ) vous dit que pour lui, il faut 1/60 , f 5.6.
Exposition requise par l’appareil de référence.
Ainsi imaginons que vous décaliez d’un cran vers la gauche la commande du diaphragme par rapport à la bague qui porte les indications d’ouverture….
L’exposition donnée par la cellule est OK, le plot rouge est donc dans la bonne position. Mais la bague qui porte l’indication du diaphragme n’est pas au bon endroit.
Bien évidement, si je place ma bague sur la position 5.6, la plot rouge n’est plus au bon endroit et l’aiguille me dira que l’exposition n’est pas correcte.
Si je désolidarise la bague portant les ouvertures de la commande du diaphragme et que je l’avance d’un cran, alors quand je mettrais une ouverture de 5.6, le plot rouge se trouvera dans la position ou l’aiguille me dit que l’exposition est bonne.
ET JE VERRAIS COMME COUPLE RETENU:
Vitesse = 1/60
Diaphragme f : 5.6
C’EST A DIRE L’EXPOSITION DONNEE PAR L’APPAREIL DE REFERENCE
ATTENTION, Olympus précise dans son « service manual », que la commande des vitesses doit être au 1/1000, c’est à dire en butée. Mettez la commande des vitesses au 1/1000 avant de retirer les trois vis de fixation.
Vitesse sur 1/1000
( – on retire l’objectif – )
( – on démonte les trois vis de fixation – )
( – Pas de risque de voir la bague partir même si les trois vis sont retirées – )
Vous pouvez maintenant retirer la bague de fixation
( – voici enfin la partie qui nous intéresse – )
( Pour éviter que l’arbre de commande bouge pendant la photo, il y a un petit bloc de pâte à modeler qui l’immobilise )
(a) Vous rehaussez légèrement la couronne de transfert de manière à ce qu’elle ne touche plus la commande de vitesse.
(b), vous mettez une petite marque sur la couronne de transfert de manière a visualiser le déplacement.
Photo faite après la rotation d’un cran de diaphragme.
Il faut maintenant immobiliser l’arbre de commande et repositionner la couronne comme elle l’était avant le démontage. Et oui la couronne doit revenir dans le cran d’entrainement (c)
Pour repérer l’écart angulaire qui doit être réalisé, il suffit d’utiliser la couronne indiquant les vitesse. Quand vous tourner dans le sens horaire et que vous désirez faire un décalage de 1 cran, il suffit de regarder la vitesse qui est en face du repère que vous avez posé ( ici c’est mon petit repère rouge ) et de faire tourner la couronne pour amener la repère rouge à la vitesse immédiatement inférieure. Quand vous faites tourner la couronne, vous entrainez en même temps l’arbre de transmission.
Voilà, c’est fait, vous avez avancé d’un cran la position transmise par la bague des diaphragmes… Vous pouvez remonter la bague qui supporte l’objectif et vérifier l’exposition.
Il est fort possible que vous n’ayez pas encore une exposition parfaite (cela se règle à une dent près ! )
Maintenant, si vous avez bien compris ce qui se passe, vous pourrez même refaire complètement la manipulation si jamais vous faites une erreur, comme par exemple, laisser tourner par inadvertance l’arbre de transmission… Vous pouvez répéter l’opération jusqu’à obtenir une bonne exposition.
ENCORE UNE FOIS, CETTE MANIPULATION DEMANDE QUAND MEME DE LA PATIENCE ET UN PEU DE DEXTERITE. ALORS SI VOUS NE VOUS EN SENTEZ PAS CAPABLE, NE FAITES RIEN…
PS Si vous pensez que ce souci de calibrage est marginal, je vous invite à parcourir ce forum, généralement bien documenté, qui en parler en plusieurs endroits : 35mm-compact
Si vous vous en souvenez, j’ai déjà consacré un article à ce sujet.
La lecture d’un nouvel encart dans Libération vient enfoncer encore un peu plus le clou.
Alors, si même les « influenceurs » s’y mettent, on n’en sort plus !
Si je décortique un peu l’article de Libération, et les propos de ces « influenceurs », je note que ce qui intéressent les utilisateurs de ces jetables, c’est le côté spontané, la facilité d’utilisation, l’absence de craindre abimer ou perdre son appareil, le « y a pas de réglages » et l’aspect aléatoire des photographies.
Bien, bien, … mais je réédite ce que j’écrivais déjà à l’époque : il y a suffisamment de bons appareils anciens qui répondent à ces « critères » et qui éviteront de gaspiller des ressources énergétiques (il ne faut plus les fabriquer, ils existent déjà !)
Alors, mesdames, messieurs les « influenceurs », réfléchissez un peu et plutôt que de faire la pub (qui les paie) de ces produits « inutiles » et qui augmente la quantité de gaspillage que l’on fait déjà, intéressez vous un peu à l’histoire de la photographie et faites l’éloge de ces appareils qui ont enchanté les années cinquante et soixante, voire encore les années septante, quatre-vingt, tant pour leur robustesse (ils fonctionnent encore), que leur design vraiment « vintage » – au sens strict du terme – et leur simplicité d’utilisation.
Vous en trouverez quelques uns dans les pages de ce blog (rubrique Lomographie ou « les autres ») pour que vous puissiez choisir celui qui vous accompagnera et vous donnera les mêmes frissons que ceux que l’on vous incite à acheter (comptez plus ou moins de 15 à 25€) et à jeter ensuite.
Certes, Lomography essaie de couper la poire en deux et propose des jetables récupérables (?!) mais encore une fois, c’est là une gabegie que l’on peut éviter : des Billora, des Voigtländer Vito, des Agfa Isola, etc. vous en trouverez dans toutes les bonnes brocantes, vides-grenier pour quelques euros, chez vos parents ou grands-parents, pour rien !
Et ils vous accompagneront encore longtemps.
Si mon conseil est souvent de vous faire plaisir et de craquer, faites le intelligemment et sans consommer inutilement.
Ah, celui-ci, je l’ai trouvé dans notre grenier … les circonstances de la vie font que, parfois, au hasard d’une nouvelle vie de couple, on découvre des objets inconnus.
Hormis un peu de poussières, il est en parfait état.
De prime abord, je dirais qu’il est plus récent que celui que je vous présentais il y a peu, le Supercolor 600, car ses formes sont moins anguleuses, plus arrondies, plus fluides et même plus compact en étant replié.
Chez Polaroïd, j’ai toujours l’impression qu’ils ont réussi à faire de « neuf » avec de l’ancien, avec quelques retouches purement esthétiques, hop, voilà un nouvel appareil !
De fait, celui-ci reprend la formule du 635 CL (pour Close-Up) mais s’habille « moderne ». Il fut produit au début des années nonante.
Il va donc reprendre les mêmes films (gamme 600) et – quasi – les mêmes fonctions, à savoir :
le flash
le curseur éclaircir/obscurcir qui vous donne un contrôle à minima sur l’exposition
le double déclencheur qui vous permet de déclencher sans flash ou de laisser l’appareil décider de l’activer
Notez qu’avec ce type d’appareil, vous pouvez très vite faire des photos sans lire un quelconque mode d’emploi : vous ouvrez le dessus de l’appareil, qui se met en batterie (diode verte sur le dessus et vous entendez le sifflement caractéristique du flash qui charge), vous visez l’objet de votre désir et vous appuyez sur le déclencheur …Zip, clac, la photo sort et vous la laissez sécher quelques minutes à l’abri de la lumière vive. C’est tout, facile non ?
En fait, par rapport au Supercolor 600 cité plus tôt, celui-ci possède une cellule qui va régler automatiquement les temps d’exposition et l’ouverture du diaphragme. Vous pourrez éventuellement corriger avec le curseur clair/sombre, mais après coup, si vous estimez que le résultat doit être modifié.
Par rapport au Supercolor toujours, le flash est donc intégré, ce qui autorise cette fois les photos en intérieur sans recourir à une barrette de flash externe, très difficile à trouver. Mais vous ne pouvez pas contrôler les paramètres d’exposition (ah, le charme de l’aléatoire !).
Mais venons en à sa spécificité, le « close-up ».
La distance de mise au point des Polaroid est généralement d’1,2m. Grâce à cette fonction, vous pourrez descendre à une distance de 60cm.
Pour être précis sur la mise au point, le mode d’emploi reprend un petit tableau, à retenir.
Techniquement, lorsque vous choisissez la fonction en faisant glisser le curseur vers le pictogramme de la petite fleur, vous déplacez une lentille qui vient se mettre devant l’objectif et le viseur.
La lentille qui se place devant le viseur vous donne une indication pour placer votre sujet correctement avant de déclencher.
Petit truc à retenir pour éviter de gâcher de la pellicule : lorsque vous refermez l’appareil, la lentille revient à sa place. Il faut donc la réajuster si vous voulez faire un nouveau gros plan.
Et il y a un compteur d’images qui peut vous induire en erreur lorsque vous arrivez au « bout » de la cartouche car il est calibré pour 10 vues alors que celle-ci n’en compte que 8. Concrètement, au chiffre 2, vous avez fini votre pack !
Toujours au sujet des pack 600, ils doivent contenir une pile. Faites attention au moment de l’achat car Impossible Projet, redevenu entre temps Polaroïd, a conçu des pack 600 sans pile, mais c’est (normalement) noté sur le pack.
Que retenir de cet appareil ?
Techniquement, il est plus intéressant que le Supercolor 600 déjà cité. La qualité de sa lentille autorise de meilleurs résultats, sa cellule est plus précise et grâce à son flash intégré, il est plus polyvalent (intérieur/extérieur).
Nous ne sommes pas encore à la qualité des Polaroid « pro » mais il se débrouille bien.
Et la taille de ses images est toujours plus grande que celle des Instax. Reste que les films coutent environ 18€ le pack de 8 photos, ce qui force à réfléchir un peu avant de déclencher !
Vous devriez pouvoir en trouver un, en bon état, aux alentours des 15€ (max). Ne vous en privez pas, cela reste un appareil amusant et qui autorise de gentils délires, voire stimule la créativité.
Ben oui, je vous ai déjà écris que des Instamatic, vous pouviez en trouver dans tous les greniers, les brocantes, les tiroirs des parents et grands-parents, les vide-grenier, etc.
Rappelez-vous, plus de 50 millions d’appareils ont été produits entre 1963 et 1970 … ça laisse rêveur !
Donc j’en ai recueilli quelques uns, que j’ai eu envie de vous présenter.
Vous avez déjà pu lire les comptes-rendus des Kodak Instamatic 28, 154, 233, 324 … Aujourd’hui, ce sera le 277X.
Et si vous vous en souvenez, s’il est classé X c’est parce qu’il accepte les Magicube et qu’il n’a pas besoin de pile.
La forme est relativement identique à ses prédécesseurs : un corps en plastique et une façade en métal, chromé car c’était la grande mode dans les années septante (même le corps de l’objectif est chromé, en plastique, mais chromé !). Le chrome, c’est chic.
Cet appareil, produit de 1977 à 1985 sera décliné en deux versions : allemande ou anglaise selon l’endroit de production (Kodak Ltd pour le Royaume-Uni, Kodak AG pour l’Allemagne).
Ce qui les différencie tient à quelques détails :
Version allemande
Version anglaise
La sérigraphie est de couleur noire
La sérigraphie est de couleur « cacao foncé ».
La languette de déclenchement du flash est légèrement plus grande et plus large que celle de son homologue anglais.
La fenêtre de visualisation du film est toute lisse et entière alors que sur le modèle anglais il y a deux traits verticaux qui la traversent pour mieux cibler le centre du film.
C’est un des Instamatic produit le plus longtemps sans modifications.
Pour mémoire, la série Instamatic était très populaire car vendue à prix très bas, simple à utiliser grâce à sa cartouche (Kodapak ou cassette 126) et à la possibilité de monter des flashs eux aussi très simples d’utilisation, comme le Flashcube ou le Magicube.
Pas de surprises, il utilise la cassette 126 et son objectif est un Reomar de 41mm ouvrant à f6,6. Sur cet objectif, des réglages illustrés par des pictogrammes (5 comme d’habitude) permettent de régler le diaphragme selon la luminosité ambiante : de grand soleil à temps couvert.
A ceux-là s’ajoutent les distances pour l’utilisation du flash, le fameux Magicube.
Sa focale fixe ne nécessite pas de mise au point car ce type d’objectif repose sur une petite ouverture pour maintenir celle-ci nette. Ainsi, un objet à quelques mètres sera aussi net qu’un autre à l’infini.
Lorsqu’un Magicube était fixé à son sabot, un drapeau rouge, visible dans le viseur, vous le rappelait (et, honnêtement c’eut été difficile de ne pas le remarquer ! ).
L’exemplaire que j’ai trouvé chez un vide grenier était « tout nu », c-à-d. sans son « sac tout près », moulé en plastique pour le tenir au plus près. Une petite tigette métallique dans le boitier le clipsait à ce sac.
Il faut abaisser un petit levier, sur le côté pour ouvrir la chambre afin d’y glisser la cassette de film.
Attention, ne forcez jamais sur cette petite porte, tout en plastique car sa charnière peut vous lâcher (il n’y a pas de charnière métallique reliant le corps à la porte).
Elle comprend une ouverture qui permet de lire le chiffre de la vue en court car il n’y a pas de compteur de vues sur l’appareil.
Si nous nous arrêtons un instant sur sa fabrication, tout plastique moulé par injection, les prix sont forcément bas et la construction peut sembler légère. C’est une des causes qui a fait que beaucoup d’appareils ont été jeté, ou oublié dans des greniers, des tiroirs, des caisses (ça, c’est pour notre plus grand bonheur). Mais beaucoup ont péri dans des décharges ou des incinérateurs !
En résumé, nous avons là un bel exemple d’un petit appareil simple, qui fait le job sans complication et qui est resté suffisamment au catalogue que pour prouver son utilité.
Reste qu’il faut toujours compter sur le fait que la cassette en 126 n’existe plus mais je vous ai donné assez d’astuces dans l’article sur le 233 que pour pouvoir vous débrouiller et faire revivre ces petits boitiers sympathiques, que vous trouverez pour trois fois rien un peu partout.
Les beaux jours vont revenir (si, si, soyons optimistes) et les envies de photographier léger aussi.
Léger mais argentique, pour le plaisir de sortir un bel appareil de son placard.
Alors voici le Yashica MF-2, un petit compact sympa dans sa robe noire, qui lui sied à merveille.
Cependant, restons de bon compte, nous ne sommes plus au temps de la splendeur des Yashica Electro 35, ni des Lynx, ni même des Minister D.
Ici le métal se fait rare (ouiiii la manivelle de rembobinage est en métal !) même si la construction reste très propre et tout est bien agencé.
Issu de la lignée du Yashica 35 MF (1977), son grand-frère sera le Yashica MF-1 (1979). Tous deux étaient à mise au point par des pictogrammes, indiquant des zones de distances (portrait, photo de groupe, paysage).
Logiquement, le MF-2 est un MF-1 simplifié car si le MF-1 possédait un programme d’exposition automatique, en utilisant la cellule de mesure CdS à l’avant de l’objectif pour faire varier à la fois la vitesse d’obturation et l’ouverture par le programme, sur le MF-2, la cellule de mesure sert uniquement à avertir de la sous-exposition, grâce à une LED rouge qui apparait dans le viseur, vous incitant à sortir le flash intégré.
Ici, s’il garde un objectif de 38mm, ce dernier ouvre à f4 maintenant. Ce n’est plus un Yashinon mais un Yashica Lens et c’est un fix-focus. Vos sujets devront être placé vers 1,5m pour être nets.
S’il n’y a pas de véritable contrôle de l’exposition, vous agissez quand même sur la sensibilité de la cellule, réglable de 100 à 400Iso.
Notons que les films ayant faits d’énormes progrès depuis la sortie de l’appareil, en 1980, vous n’aurez pas trop de soucis à vous faire, à moins de vouloir photographier, sans flash, dans un endroit particulièrement sombre.
Deux piles AA, très courantes, alimentent tant le flash que la cellule.
Un mot sur le flash, justement : afin d’éviter les yeux de lapin pour vos sujets, placez les à au moins 2m de l’appareil. Pour le mettre en route, une poussée sur le dessus du flash le libère et il se met à charger (bruit caractéristique de moustique). Heu … comptez jusqu’à 8 pour voir le témoin s’allumer, indiquant qu’il est prêt.
Pour la visée, un grand viseur avec un cadre assez lumineux à l’intérieur.. Hormis la LED rouge qui vous signalera le risque de sous exposition, rien d’autre à signaler. Ah si, le témoin du flash étant proche, vous le voyez sans quitter le viseur des yeux pendant la prise de vue.
Est-il toujours d’actualité ?
Oui si vous acceptez que le verrou pour ouvrir la porte arrière demande des petits doigts et un peu de patience (ou d’habitude, c’est selon). Pour le reste, c’est un beau petit compact des années quatre-vingt, simple d’utilisation mais qui donne de bons résultats, pour autant que l’on tienne compte de ses spécificités (voir les liens vers des exemples de photos ci-dessous).
Il n’est pas trop difficile d’en trouver, en bon état. Disons qu’avec sa lanière et son sac d’origine, vous ne devriez pas dépenser plus de 25€ pour un bel exemplaire.
C’est un petit compagnon facile à transporter et qui affiche gaiement son côté « vintage ». Si vous en trouvez un, prenez le avec vous, il ne vous décevra pas.
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