Voili, voilou … j’ai reçu le Sony A7 que j’ai commandé à un vendeur sur le site de 2ememain.be.

Il est arrivé, dans sa boite, avec tout ce qu’il faut pour l’utiliser, … enfin presque, j’y reviendrai. Y a même la facture d’achat, datée de 2019 pour 718€.

Hormis un petit coup sur l’écran arrière, pourtant protégé par un plastique de sécurité (et heureusement), il est en superbe état.

-« Mais c’est un vieux modèle ! »

Oui … et non !

S’il est apparu la première fois en 2013, bouleversant la hiérarchie établie dans les rangs des reflex de l’époque, Sony l’a gardé dans son catalogue jusqu’en 2019, lui permettant de partager ainsi les rayons avec ses frères de plus en plus bodybuildés.

Nous allons essayer de voir s’il est toujours dans le coup … car il devient vraiment accessible en terme de prix.

Je vous ai souvent écris que ce que j’appréciais le plus chez Canon, c’était la limpidité des menus, que je comparais – a contrario – à ceux des hybrides, dont Sony.

Donc, là, j’en ai un en ma possession et je vais pouvoir – ou pas – enfoncer le clou !

Marteau en main, je confirme : si le menu se réparti en onglets photographie – video – paramètres, avec des sous menus par onglet (de 1 à x), c’était sans compter avec les sous sous menus. Fichtre, ceux d’un Olympus OM-D E-M1 paraissent presque simples …

Mais bon, j’ai trouvé le mode d’emploi sur le Grande Toile et m’y suis plongé (679 pages) avec courage …. (soyons honnête, j’ai déjà viré les langues autres que le français, ça diminue le nombre de pages).

Conclusion : ce modèle est bien plus simple que les autres opus qui viendront lui succéder (nous sommes au IV à l’heure ou j’écris ces lignes) et finalement le nombre de réglages est (assez) raisonnable.

Une constatation cependant : en effectuant les tests de réglages, je suis parvenu à vider une batterie (oui, d’accord, je suis un peu lent, mais quand même !). Va falloir faire attention, le Monsieur est gourmand. Le vendeur m’a envoyé l’appareil avec 2 batteries, mais elles ont sans doute bien vécu (si j’en crois le « compteur » interne – une bonne idée ça – il a effectué 1253 photos et 5h48min de tournage).

Ah oui, autre point agaçant, le chargeur : normalement fourni sous forme d’un adaptateur secteur (comme pour votre téléphone ou tablette), il recharge la batterie – qui reste dans l’appareil – en 310min, soit 5h !

En gros, je vais me payer un chargeur indépendant, ce sera plus confortable et réaliste.

Pour le reste, à part la position un peu déconcertante du déclencheur sur le dessus de l’appareil, sa tenue est agréable pour moi qui n’ai pas forcément de grandes paluches. D’aucun regrette la poignée qui pourrait être plus profonde – ce qui fut corrigé à partir du A7 deuxième du nom – mais elle n’est pas si mal que ça et permet de bien tenir l’appareil. Le grip lui aurait pu être plus ferme (la texture est un peu trop lisse à mon goût mais je sais avoir un problème de sensibilité).

Relativement bien construit, il est « tropicalisé » contre les crachins et les poussières, un bon point.

Puisque j’en suis au déclencheur, outre sa position donc, il me semble assez ferme ! Moi qui ai l’habitude des déclencheurs ultra souples (Canon, Olympus, Lumix), j’ai été surpris. Mais de fait, c’est sa position qui le rend moins accessible intuitivement, si je peux l’expliquer ainsi.

La visée est agréable, soleil ou pas, et toutes les infos sont disponibles dans le viseur – et il y en a un paquet.

On passe de l’écran au viseur sans encombre. L’écran, monté sur une espèce de parallélogramme qui lui permet de se déployer vers le haut et le bas ne transpire pas la solidité du reste de l’appareil, c’est un peu dommage. Pourtant, le coup qu’il a reçu ne l’a pas outre mesure affecté et il est toujours bien clair et fonctionnel (ça m’a bien permis de négocier le prix). Dès que j’approche l’œil de l’oculaire, l’écran s’éteint et prend le relais. C’est le réglage que j’ai choisi car pour économiser les batteries, je pourrais n’utiliser que le viseur, ou – a contrario – que l’écran.

Une petite remarque toutefois sur l’oculaire, enfin sur ce qui l’entoure, le caoutchouc, très léger, qui n’est pas toujours agréable au contact de votre arcade sourcilière. Un peu plus d’amortissement aurait été bienvenu.

Allez, premier test photographique : lors de la dernière tempête, une latte de plastique qui couvrait les rives de notre toiture s’est fait la malle et une seconde rêve d’en faire autant. L’assureur demande évidemment des photos pour illustrer notre demande d’indemnisation.

Un beau ciel bleu, un contre-jour, on va voir ce que ça donne :

Je n’ai pas retravaillé les images, elles sont justes passées du RAW maison au JPEG. En passant, je constate une différence entre le fichier brut et l’image en JPEG, rien que de bien normal à ce stade.

Bon, promis, les prochaines seront plus esthétiques …

Le contraste était fort et pourtant l’autofocus n’a pas faibli. J’avais lu qu’il était lent, un peu hésitant, et bien non, il a tout de suite accroché.

Ok, ok, ce n’est pas une formule Un, mais j’en photographie si peu …. !

La gestion de la sur ou sous exposition se fait avec une molette que l’on devrait pouvoir actionner facilement du pouce, ce qui n’est pas vraiment le cas. Elle est bien crantée, sans doute pour ne pas se dérégler trop rapidement, mais elle et assez dure.

Au rayon des regrets, le fait de ne pas pouvoir, via l’appareil, introduire les notions de copyright et de « nommer » l’appareil, choses que je pouvais faire avec les Canon et l’Olympus.

En conclusion, si le fait de quitter la maison Canon me reste sur le cœur, je pense avoir enfin fait le pas vers une certaine rationalisation de mon matériel, j’y ai déjà fait allusion.

J’ai maintenant un reflex hybride full frame léger, polyvalent, avec un parc optique qui est assez étoffé si besoin (pour le moment, je garde le 28 – 70mm de base) qui remplacera aussi les reflex micro 4/3 sur lesquels je n’étais retourné, en attendant mieux … à voir donc si ce mieux s’appelle Sony A7 désormais !