Il faisait partie des vieux machins que j’ai trouvé chez le vide-grenier dont je vous ai parlé ICI.

J’aurais pu faire l’impasse mais il y avait encore un film dedans et vous savez que je suis curieux …

Je ne vais pour refaire l’histoire de cet appareil car il est identique au Brownie Starlet que je vous ai présenté il y a quelques temps.

Enfin, quand je dis identique, je devrais écrire « presque » car celui-ci est dépourvu de contacts flashs.

Il est donc encore plus dépouillé que le Starlet qui ne brillait pas d’artifices superflus :

Techniquement, difficile de faire plus « a minima » :

  • viseur de Galilée
  • objectif à ménisque de marque Dakon
  • Obturateur rotatif Rotary (ça ne s’invente pas !)
  • armement par molette sous l’appareil
  • déclencheur à poussoir sur le côté de l’objectif
  • deux réglages d’ouverture : un pour les films couleur (13) , le second pour les films en N/B (14)
  • mise au point de 1,2m à l’infini (14) ou 1,5m à l’infini (13).

Le tout dans un corps en plastique noir, rainuré et dont la façade est ornée d’une fine plaque d’alu qui reprend les noms de l’engin.

Si le Starlet a vu le jour en 1957, issu lui-même de la série des Brownie Star, celui qui nous préoccupe fut fabriqué d’août 1961 à novembre 1968.

Comme souvent, c’est un peu compliqué chez Kodak pour s’y retrouver : au Brésil, cet appareil s’appelait Rio-400 (pour commémorer le 400ème anniversaire de Rio) tandis qu’en Angleterre, ils ont fabriqué en 1953 un Brownie Starlet destiné à être exporté aux … USA ! Mais il s’agissait d’une version re badgée du Brownie 127 sorti lui en 1954.

Ça va, je ne vous ai pas perdu ?

Reprenons notre descriptif : si l’appareil est simplissime, il possède quand même la particularité d’une chambre courbe, pour tenter de garder la distance film/obturateur la plus constante possible. Et les ingénieurs se sont fendus d’un système empêchant le double déclenchement.

A part ça, rien de transcendant.

Je pourrais vous dire qu’il est compact, pas vraiment moche, qu’il a un grand viseur, qu’il est léger, que sa petite dragonne fait un peu « sac à mains », mais je sens que la liste des limites de l’appareil va être plus longue (pas de contacts flashs ni possibilité d’en monter un sur le boitier, molette d’avancement du film pas commode à manipuler, viseur sans marquages, tenue en mains datant d’avant l’invention du mot ergonomie, seulement deux vitesses et deux ouvertures, production de masse)

Ah oui, il utilise aussi le film en 127, que l’on trouve encore mais je ne ferai pas l’effort d’en acheter un pour remettre dans l’appareil.

Franchement, si je compare avec le Bilora Bella présenté il y a quelques jours, comme on dit « y a pas photos ! »

Souvent je me demande comment des clients pouvaient acheter ce type d’appareil quand on voit se que les autres constructeurs proposaient à la même époque. La renommée de Kodak ? La force de leur publicité ? Ou tout simplement le prix ?

Sauf comme objet de décoration, ce type d’appareil n’a – me semble-t-il – plus aucun intérêt. Certains les transforme en lampe de bureau ou en serre-livres (en les lestant de plâtre).

Donc, si vous en trouvez un (et il y en a toujours sur une brocante), pensez à ce que vous allez en faire mais ne dépensez pas plus de 5€ pour l’acquérir, en parfait état.

Des exemples de photos prises avec cet appareil LA.

Les données techniques :

Production08/1961-11/1968       –      Kodak USA
Type de film127
Format image12 vues
BoîtierBakelite noire avec stries horizontales. Façade en aluminium unie. Déclencheur en plastique gris
ObjectifDAKON fix-focus.
2 diaphragmes (E.V. 13 et 14)
ViseurOptique direct dit de « Galilée »
ObturateurRotatif monovitesse vers 1/60s

Pour le mode d’emploi, c’est par LA ou ICI (mais c’est pour le plaisir de découvrir ces vieux écris car l’appareil est archi simple à utiliser).

Quelques références : https://www.philcameras.be/kodak-brownie-2/, en français, https://brownie-camera.com/13.shtml, https://www.browniecam.com/portfolio-items/256-brownie-bullet-ii/