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Pour la photo de rue (évolution septembre 2020)

Hé oui, le propre d’un curieux est de tester quelques appareils tant pour partager ses découvertes – même si mes analyses sont éminemment subjectives – que pour faire évoluer son propre matériel.

Après quelques remises en question, j’ai revu mon matériel, pour toutes les disciplines que j’essaie de couvrir.

Et donc, pour la photo de rue aussi.

Mais avant de vous présenter ce matériel, reprenons peut-être les grandes lignes des besoins communément admis pour cette pratique.

  • l’appareil doit être très portable
  • il doit être rapide à mettre en œuvre et /ou en sortie de vieille
  • il doit être silencieux
  • son autofocus doit être performant, même en basse lumière
  • avec objectifs interchangeables ou fixes mais idéalement avec un grand angle ou un 50mm
  • il doit avoir une bonne autonomie, ou vous êtes prêt à investir dans des batteries

Ça, c’est la théorie … car en pratique, chacun fait comme il en a envie : certains font de la photo de rue avec un réflex, d’autres avec un télémétrique argentique, d’autres avec des compacts argentiques, ou numériques – hybrides ou APS-C, quelques uns photographient au téléobjectif, d’autres avec un 28mm !

Mettons nous d’accord. Le plus important est de connaître votre appareil et de vous sentir bien avec lui. Quelle est votre pratique ? le travail proche du sujet ? Optez pour un grand angle (35 ou 28mm). Vous aimez garder une distance équivalente à la vue humaine ? Travaillez avec un 50mm (ou un 45mm). Vous préférez voir de loin et saisir à la volée . Prenez un téléobjectif (bon, pas un 500mm quand même).

Ensuite, que vous soyez orienté argentique ou numérique, c’est une question de goût personnel, ou de curiosité.

Et donc, personnellement, j’ai fixé mes choix sur :

  • en numérique : un Lumix DMC-GX80, un capteur 4/3 petit, performant, qui tient dans la main, réagit vite et sort de veille sans délai, absolument silencieux, que j’ai équipé d’un Lumix 14 mm f2,5 (soit un équivalent 28 mm en 24×36) pancake (très compact), . Il faut juste penser à acheter au moins une batterie supplémentaire. J’aime bien son viseur télémétrique, dans la tradition de ce type d’appareil car on peut viser avec les deux yeux ouverts si besoin. Si je devais le faire évoluer, je passerais au Lumix GX9. Ses menus sont moins compliqués que chez Sony mais moins simples que chez Canon, pour moi encore et toujours les meilleurs dans ce domaine.
  • en argentique : bon j’avoue, j’hésite encore entre mon Canon QL 17 G III, le Ricoh R1 et le Leica M5

Pourquoi hésiter entre ces trois là ?

Le Ricoh R1 est le plus moderne et est doté d’un autofocus performant. Avec son 30mm ouvert à f1:3,5, il correspond à la distance que j’apprécie. Et surtout, il est tellement fin que je peux le mettre dans n’importe quelle poche, sac, boîte à gants, … partout quoi ! Je pourrais lui reprocher son viseur, situé au milieu de l’appareil, alors que j’aime mieux un viseur décalé vers la gauche de l’appareil (télémétrique), ce qui permet de garder, dans certaines circonstances, les deux yeux ouverts, pour éviter les importuns dans le champ.

Le Canon QL 17 G III, en version noire (la plus rare), c’est une partie d’histoire du télémétrique abordable et performant des années septante. Comme les Yashica Electro 35 GSN, c’est une magnifique machine, un bel objet que l’on aime manipuler. Et solide, car il fonctionne toujours, à plus de quarante ans ! Ensuite, il est doté d’un objectif de légende, un 45mm qui ouvre à f:1,7. A l’époque, il était comparé au f2 du Leica CL, c’est dire. Nous pourrions lui reprocher son objectif fixe, mais comme je l’ai déjà écris par ailleurs, en photo de rue, quand on s’est habitué à une focale, on la change rarement. Elle celle-ci est très proche de la vision humaine. De plus, ce superbe objectif permet sans soucis d’utiliser le principe du zone focus (pré déterminer la distance de mise au point) grâce à son échelle des distances, gravée sur le fut. Il a besoin d’une pile mais peut fonctionner sans. Son mode automatique est sans faille.

Le Leica M5, en version noire, que j’aime bien parce que c’est un Leica avec toutes les qualités de la marque mais que les Leicaistes boudent ! Pourtant, il a beaucoup de qualités : sa cellule, précise; la molette des vitesses qui dépasse un peu du capot et permet de modifier les réglage du bout de l’index, sans quitter le viseur des yeux; le rappel de la vitesse choisie dans le viseur; un viseur et un patch très lisible; un parc optique d’exception, qui permet d’essayer des objectifs d’autres marques (moyennant des bagues d’adaptation parfois) pour éviter les coûts astronomiques de l’enseigne rouge. Par contre, ce qui m’énerve, c’est le chargement par la semelle et sur mon exemplaire, les deux passants de lanière qui ne sont que d’un côté (tenue verticale de l’appareil). Sinon, qualité des images certaines dans quasi toutes les situations.

Voilà … selon l’humeur du moment, j’ai donc toujours dans mon sac le Lumix GX80 et l’un des trois autres avec moi.

Si je dois alimenter rapidement mes sites, j’utilise principalement le Lumix. Si j’ai le temps, j’alterne les prises de vue avec l’un ou l’autre, sachant que pour les argentiques, je devrai déposer le film, attendre le développement et le scan pour pouvoir exploiter les photos.

Si vous avez eu la curiosité d’aller voir la rubrique les Incontournables, vous y avez découvert quelques titres de livres qui parlent de la pratique de la photo de rue. Et je vous encourage à les parcourir si vous hésitez encore dans le choix de votre matériel.

Il me reste à vous souhaiter de bonnes sorties et à prendre beaucoup de plaisir à photographier la vie du dehors …

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