Il y a quelques années, lors d’un voyage au Portugal, dans le cadre d’un projet européen (projet d’implantation des couveuses en Europe, projet Leonardo – PAACE) , un ami (Jean-Pierre, qui se reconnaîtra) était équipé d’un Sony Alpha 100.

Et j’avoue que j’avais été agréablement surpris par les images prises avec cet appareil, que je ne connaissais pas. Bien plus léger que le Canon Eos 40D qui m’accompagnait (bon, ok, ce n’était pas la même catégorie, mais sous le soleil portugais !).

Aussi, quand mon père m’a demandé de lui trouver un appareil facile, léger et efficace, j’ai pensé à cette gamme de chez Sony. L’occasion s’est présentée pour un Sony Alpha 200, que je vous présente aujourd’hui.

Mais avant tout sachez que cette gamme de Sony Alpha ou Sony α, lancée en juin 2006, reprend les technologies développées par Minolta, dont sa célèbre monture AF, inaugurée sur le Minolta 7000 AF en … 1985 !

La gamme α actuelle reprend toujours la monture Minolta AF, rebaptisée Sony A pour l’occasion tandis que les hybrides sont équipés de la monture E, créé spécialement pour eux en 2010.

Apparu sur le marché en 20008, il était considéré comme un entrée de gamme et il succèdait à l’Alpha 100.

Sa philosophie est simple : être un bon appareil pour le débutant qui veut pouvoir progresser en entrant dans un « système » évolutif. L’Alpha 200 se glisse dans la gamme des Sony Alpha dont il est le basique et qui se chapeaute par l’Alpha 700 au moment de son apparition sur le marché.

Techniquement, il est équipé d’un capteur CDD de 10,2 Mégapixels, d’un écran LCD de 2,7 pouces (6,8cm) et il utilise des cartes Compact Flash.

Proposé à l’époque à un prix attractif, il n’est pas dépourvu de « technicité » comme par exemple la stabilisation optique mécanique, un système anti-poussières et son autonomie est confortable (750 photos avec une charge).

Vous retrouverez les classiques mode P (automatique multiprogrammes), le S (automatique à priorité vitesse), A (à priorité ouverture) et M (manuel) et des « vari-programmes » comme l’automatisme complet, le portrait, le portrait de nuit, le paysage, le coucher de soleil, la macro, le sport. Tout ce qu’il faut pour ne pas (trop) rater ses photos de vacances.

L’ergonomie de l’appareil est simplifiée pour ne pas se perdre dans les réglages : une grosse molette pour régler les modes et quelques boutons pour le reste.

En fait, deux touches d’accès direct pour choisir la sensibilité ISO ou la motorisation (retardateur, rafale…). Pour le reste des réglages, il faut passer par la touche Fn qui affiche alors un sous-menu pour paramétrer les principales options : flash, mesure de la lumière, autofocus, balance des blancs et optimiseur (DRO).

DRO ? Le système de DRO (Dynamic Range Optimizer) permet de retrouver des détails dans les zones sombres et les hautes lumières en modifiant la courbe de contraste, un procédé qui fonctionne plus ou moins bien selon les conditions de prise de vue.

Son capteur est au format APS-C. Sa plage de sensibilités s’étend de 100 à 3 200 ISO ce qui n’est pas mal pour l’époque, même si les critiques d’alors considère qu’il vaut mieux ne pas dépasser les 800 Iso car ensuite le « bruit » numérique risque de dégrader trop fortement l’image.

Pour les vitesses, l’obturateur vous propose 30s à 1/4000s avec une synchro du flash au 1/160s.

Son autofocus est rapide, constitué de 9 collimateurs, ce qui lui permet de prendre 3 images par seconde en mode rafale, jusqu’à ce que la carte mémoire soit pleine. Ah oui, et vous pouvez shooter en RAW, JPEG ou RAW+JPEG. Donc, la rafale, c’est 100 vues en continu si vous êtes en JPEG, sinon c’est 8 vues en RAW.

La mesure de l’exposition est assurée par une cellule en silicium, qui mesure la lumière dans 40 segments en nid d’abeilles. En basse lumière, il est plutôt réactif, une bonne chose.

Autre bon point, la mise au point est rapide. Mieux, elle est couplée au système d’activation de la mise au point quand on approche son visage (ou autre chose) de l’œilleton de visée. Un petit rien qui accentue la réactivité de l’appareil, ce qui est appréciable car pendant que vous cadrez, la netteté est faite..

Le boitier est équipé d’un flash intégré, parait-il bien dosé mais qui pourrait être placé un peu plus haut pour éviter des ombres avec certaines focales. Il y a aussi une griffe flash mais attention, elle est « propriétaire », c-à-d. que ce doit être un flash Sony (de fait, elle me rappelle furieusement la griffe des Minolta !).

Tiens, parlons-en des objectifs : d’origine, le boitier était proposé en kit avec un 18-70 (eh non, pas avec un 18-55 comme les autres !). Correct, sans plus mais la gamme est vaste et rien ne vous empêche, à moindre coût, de replonger dans le catalogue Minolta AF, avec sans doute d’agréables surprises.

Le viseur est large, agréable et – surtout – accompagné d’un correcteur dioptrique, toujours bien venu.

Dernier point, les menus. Si Sony nous a habitué depuis 2010 à des menus à rallonge, souvent touffus et pas très « ergonomique » ni toujours cohérents, ici, ils sont presque faciles (bon, c’est pas encore du Canon).

Alors, que retenir de cet appareil ? Est-il toujours dans le coup ?

Oui … et non.

Ne vous focalisez pas sur les 10,2 Mp du capteur. Pour des productions sur le Net, c’est amplement suffisant et si vous voulez tirer vos photos, elles pourront atteindre le 30x40cm sans soucis.

Cela vous obligera à soigner vos cadrages car le recadrage des photos sera limité.

Toutefois, si vous voulez évoluer dans la gamme, aujourd’hui, c’est difficile, à moins de rester dans l’occasion car Sony a fait le choix, depuis 2010, de l’hybride. Il n’a pas réellement abandonné le reflex mais il a choisi une autre formule, qui rend rapidement obsolètes les appareils plus anciens.

Maintenant, à qui destiner cet appareil ? A tout ceux qui désirent découvrir le reflex à prix (très) contenu sans mauvaise surprise, quelque soit leur âge.

Le prix dépassera rarement 150€, avec le zoom du kit. A ce prix là, vous ne serez pas volé, c’est du Sony quand même !

Une petite video d’illustration

Des données techniques :

• Capteur CCD 10,2 mégapixels
• Monture Sony Alpha (compatible avec la monture A Minolta/Konica-Minolta)
• Stabilisation par déplacement du capteur (système Super SteadyShot)
• Système anti-poussière : revêtement antistatique et mécanisme de décalage CCD
• Viseur optique
• Ecran de 2,7 pouces (6,9 cm) et 230.400 pixels
• Sensibilité ISO : AUTO, 100-3200 ISO
• Mémoire : emplacement Compact Flash et adaptateur MemoryStick en option
• Format d’image : Raw, Raw+JPEG, JPEG
• Alimentation par batterie BP-511
• Dimensions : 130,8 x 95,5 x 71,3 mm
• Poids : 650 g
• Logiciels de la suite Sony : Picture Motion Browser, Image Data LightBox 1 et Image Data Converter SE

Des références : https://www.lesnumeriques.com/appareil-photo-numerique/sony-alpha-200-dslr-a200-p2951/test.html, https://fr.wikipedia.org/wiki/Sony_Alpha_200, https://www.gralon.net/articles/photo-et-video/photo-et-video/article-sony-alpha-200—presentation-et-caracteristiques-1971.htm, https://www.01net.com/tests/sony-alpha-dslr-a200k-fiche-technique-6093.html en français.