Recherche rapide : Préambule – Un peu d’histoire – Présentation du Camp Snap – Que penser de cet appareil ? – Vidéo d’illustration – Des références
Préambule
Curieux de nature, j’avais entendu et lu quelque part que ce type d’appareil existait. J’en avais d’ailleurs trouvé assez vite sur les grands sites de vente chinois ou autre, ainsi que dans une enseigne spécialisée chez nous, Mediamarkt.
Mais à 79,90€ le boitier, plus d’une fois je me suis dit, non, tu ne peux pas acheter ce bidule. Alors, grâce aux soldes, j’ai fait le pas et ouvert mon portefeuille pour en sortir cette fois 59€ (ce qui est encore cher à mon humble avis).
Non, je ne vais pas vous faire le coup du gars qui ouvre une boite, déballe tous les articles qui sont dedans, semble hésiter sur l’utilisation alors que c’est la vingtième prise et vous traine comme ça pendant un quart d’heure (le format You Tube) pour vous dire que c’est : un appareil formidable – une daube pas possible – une erreur marketing – un produit sympa (biffer la mention inutile).
Toutefois, ce qui m’a déjà fait rigoler, c’est le côté boy scout de Brian et Mélanie, les improbables inventeurs de cette chose fabriquée à des millions d’exemplaire en Chine mais qui vous vantent la liberté de la vie au grand air !
Oui, je sais, c’est très subjectif mais c’est bien l’intitulé de la rubrique petite analyse subjective du matériel photographique dans laquelle vous découvrez, entre autre, cet appareil.
Un peu d’histoire
Les boitiers assez petits que pour être emportés partout et, surtout, dans une poche, existent depuis longtemps. Je songe par exemple au Vest Pocket de Kodak, le (très/trop) célèbre Leica, le Rollei 35, le Minox 35 GT, le Canon Prima 5, le Ricoh R1, etc. pour panacher un peu dans toutes les époques, avec des boitiers sans ou très peu de réglages.
L’avantage d’un point and shot (viser et tirer) est de n’avoir rien à régler, sauf à peaufiner votre cadrage : la focale choisie par le constructeur vous permet généralement d’être bon à partir d’un mètre jusque l’infini (oui, je simplifie).
L’avènement de la cellule couplée, de l’autofocus ensuite, vous aide grandement, mais on peut faire sans. Revisitez les albums photo de vos parents et grands parents, vous serez surpris !
Le seul inconvénient, finalement de ces appareils à bobines, c’est qu’il faut attendre d’avoir terminé la pellicule pour savoir si vos photos sont bonnes ou pas. Un des étranges plaisirs de l’argentique.
En numérique aussi les constructeurs ont créé des boitiers minuscules, ceux que l’on appelaient les compacts et qui ont, dit-on, disparus au profit du smartphone. Grave erreur …
Les fabricants ont progressivement abandonné ce créneau, sauf à vous proposer des compacts experts … et à vous soutirer un maximum d’argent !
Les plus jeunes d’entre vous qui partez encore en camp de mouvements de jeunesse ou en journée pédagogique, vous savez bien que les animateurs et les professeurs ont une sainte horreur des smartphones, qui vous détournent de ce que l’on est censé vous apprendre. Vous êtes donc nombreux à revenir à ces petits appareils de poches, qui ne vous permettent que de faire des photos (finalement, c’est un peu leur but, non ?).
Mais pour aller plus loin dans l’esprit et la démarche, certains ont posé le postulat que l’on pouvait aussi attendre avant de regarder le travail photographique, même si celui-ci avait été réalisé en numérique.
Là, il y a deux écoles :
- celle de Leica, qui vous propose son M11 – D, un télémétrique numérique sans écran de 60,3 Mpx offert au prix (fort de café) de 9.650€
- et celle de Camp Snap, un point and shot de 8 Mpx offert (finalement, c’est pas cher) au prix de 79,90€ (normalement)
Si le premier vise l’excellence photographique à prix d’or, le second envisage de faire ce qu’il peut à prix raisonnable.
Pour autant, va-t-il rencontrer son public, habitué au tout, tout de suite !
C’est un pari lancé. Et pourquoi pas, nos ados sont coutumiers d’essayer des concepts originaux, comme le Low-fi (mauvaise qualité) où ils recherchent de vieux compacts pour autant qu’ils aient l’impression de revenir à l’essence des premiers modèles et se ruent sur les appareils aux résolutions qui font aujourd’hui sourire (du genre 5Mpx). Il faut bien que jeunesse se passe !
Alors pourquoi pas attendre quelques jours ou heures pour voir ce que l’on a capturé ?
Mais nous allons voir cela de plus près …
Présentation du Camp Snap
Une boite en carton au design soigné, qui a un petit côté nature (on vous précise que le boitier est écologique et réutilisable), fait pour attirer les plus jeunes et/ou ceux qui le sont restés.


A l’intérieur, bien emballé dans un papier de soie, un petit boitier très … léger : il est tout en plastique et ressemble furieusement aux jetables ou réutilisables des années nonante (quatre-vingt-dix pour nos amis français). On vous précise d’ailleurs qu’une pellicule n’est pas nécessaire.


Cet exemplaire est noir mais il aurait pu être brun ou vert forêt, blanc, rose, translucide en bleu, rose, orange, vert fluo, etc.
Son concept est, parait-il, solide. Assez en tout cas pour être glissé dans une poche, un sac, mais pas pour dégringoler d’un étage sur un béton dur. Ce qui me fait le plus peur, ce sont les œillets en plastique pour fixer une dragonne ou une lanière : ils risquent de ne pas faire long feu.
Ensuite, un mode d’emploi, en anglais. Mais le site est aussi en français et on y retrouve ce dernier, il est vrai, simplissime.
Ceci étant écris, l’assemblage est correct. Venons-en au boitier en lui-même :
- un rectangle très léger (et pour cause) qui présente sur sa face avant un objectif tout en plastique lui aussi
- et en regard du nom Camp Snap, une LED qui est le flash intégré
- au milieu, un viseur de Galilée tout simple mais qui a le mérite d’exister
- un faux revêtement cuir donne une petite illusion de boitier à l’ancienne
- à l’arrière, le gainage à disparu et le plastique noir est bien lisse et glissant, même si un micro enfoncement fait penser que l’on peut y poser son pouce
- et – horreur – il y a bien un minuscule écran LCD : rassurez-vous, il ne sert qu’à vérifier le nombre de photos et la charge de la batterie
- à gauche, un interrupteur à trois positions pour gérer l’alimentation et le flash
- au dessus, un bouton noir et tout lisse pour déclencheur
- en dessous, un filetage pour fixer un trépied, une trappe protégée par un couvercle en caoutchouc et qui abrite la prise de recharge en USB-C et, enfin, une seconde trappe, fermée par une vis : celle-ci abrite le réglage de la date et la possibilité de choisir entre six filtres numériques (mais un à la fois), plus un que vous pouvez créer
- et dans cette baie enfin ouverte, une bonne surprise : une carte de 4Go, largement suffisante que pour y caser environ 2.000 photos (photo de 1 à 4Mo selon les conditions d’éclairage (3264×2448 pixels avec une résolution de 72dpi – c’est juste suffisant pour une impression en 10×15).




Dépouillé est le mot qui vient à l’esprit devant cet objet, dont on se demande toujours si ça va fonctionner, et comment ?
Si je résume, nous avons donc une lentille en plastique qui semble être l’équivalent d’un 35mm mais dont on ignore l’ouverture. La distance de mise au point semble être de 1m à l’infini (pas pratique pour les selfies, sauf si vous avez de très longs bras).
Un viseur à l’ancienne, pas très agréable à regarder (fortes distorsions) et qui ne couvre pas tout le champ de la photo (environ 80%) et augure de cadrages approximatifs.
Le constructeur nous dit qu’avec une charge on doit pouvoir faire 500 images. Le petit écran nous renseigne bien sur le nombre de photo mais pas sur l’état de la batterie. Le seul indicateur à son sujet est une LED rouge qui passe au vert quand il est chargé.

Petit aparté : le modèle que je vous présente est le numéro 1. Une seconde itération a vu le jour, qui serait 15% moins épaisse, dont le seul changement est que l’on peut modifier le réglage des filtres directement, grâce à un nouveau bouton, placé près de l’écran. Et il existe un modèle Pro, légèrement plus sophistiqué (flash au Xénon, 16 Mpx, choix entre 4 filtres, viseur déporté sur la gauche) et plus cher (99€).
Le capteur serait un haute résolution de 8Mpx, sans autre précision de taille. Mais on peut penser qu’il doit être aussi petit que celui d’un smartphone, voire peut-être moins.
Au dos, un bouton ON/OFF et pour activer le flash sur le premier opus et pas de bouton ON/OFF sur le second, mais il suffit d’appuyer sur le déclencheur pour éveiller l’engin. Un autre appuis, long, l’éteindra. Et si vous l’oubliez, il se coupe tout seul après 10 minutes (pour les deux modèles).

Un câble est fourni avec le boitier, pour la recharge de la batterie et la décharge des images vers le PC.
Second aparté : ici, pas de batterie amovible, elle est fixe. Ce qui signifie qu’il faut démonter pour la remplacer ou jeter dans le container ad hoc le boitier.
Il faut que je l’essaie pour vous dire tout le bien ou le mal que cet Camp Snap nous donnera. La suite au prochain numéro, comme on dit à la télé !
Que penser de cet appareil ?
C’est amusant, car sur une autre brocante, j’ai trouvé, dans son emballage, un AgfaPhoto argentique d’époque.
Ils se ressemblent furieusement, sauf que le premier nommé fonctionne aux sels d’argent et le second au lithium. On appelle ça le progrès !
Ceci étant posé, comme je l’écrivais quelques lignes plus haut, je reviendrai sur le Camp Snap lorsque j’aurais fait des photos avec lui, en conditions réelles.
Un peu de patience …
Vidéos d’illustration
Des références
https://www.campsnapphoto.com/, https://www.urbanoutfitters.com/fr-fr/brands/camp-snap, en anglais ; https://www.campsnapphoto.com/fr, https://vincentjeannerot.blog/premieres-impressions-de-lappareil-photo-camp-snap/, en français







































































































































































