Numérique

Le Nikon D800, un moyen format qui se cache dans un reflex ? Seconde partie.

Préambule.

Cet article méritait d’être coupé en deux afin de ne pas être indigeste. Après l’histoire qui situe ce Nikon D800, nous pouvons passer à sa présentation et à nos conclusions, toujours éminemment subjectives, comme il se doit.

Présentation du Nikon D800.

Rassurez-vous, je ne vais pas faire le décompte de tous les aspects techniques de l’engin, en numérique, il y en a trop. Le lien vers la fiche sera repris sous la rubrique un peu de technique.

Juste revenir sur quelques points qui m’ont interpellé : le premier, c’est évidemment la résolution du capteur de 36 Mpx ; le second, le côté massif du boitier ; le troisième étant le fait qu’il reste encore dans le coup 13 ans plus tard.

Vue rapprochée d'un appareil photo reflex Nikon D800 avec objectif, sur un bureau encombré.

Franchement, si j’avais un jour imaginé un tel nombre de pixels, c’est dans un moyen format que je les voyais, style Phase One, pas dans un reflex semi-professionnel.

Et tout aussi honnêtement, si je n’avais pas changé de matériel informatique récemment, jamais je n’aurais fait le pas car il faut être réaliste, même en RAW (pardon, en NEF ici) les fichiers sont lourds : 70 Mo/ pièces !

Donc, première question à se poser avant l’achat d’un tel appareil, en neuf ou occasion : vais-je avoir assez de ressources informatiques pour le gérer ? Et – finalement celle-ci pourrait être la première question – vais-je avoir besoin d’une telle résolution ?

De nos jours la question peut sembler anecdotique car d’autres modèles ont fait mieux, ou pire, c’est selon :

  • les Sony A7R V et Sony A7C R atteignent 61Mpx ;
  • Leica propose le SL3 à 60 Mpx ;
  • le Sony A1 second du nom donne 50 Mpx,
  • Nikon et son Z8 puis le Z9 sont presque raisonnables avec 45,7 Mpx ;
  • Canon avec son R5 Mark 2 atteint 45 Mpx.

En moyen format, la palme revient au Fujifilm GFX 100 II avec 102 Mpx, talonné par le Hasselblad X2D 100C à 100 Mpx.

Et pour ceux qui penseraient que leur engin ne va pas assez loin, il y a encore (pour certains boitiers) la technique du Pixel-Shift qui est un mode qui se base sur la fusion (en interne ou via un logiciel) d’un certain nombre d’images générées grâce aux micro-déplacements du capteur stabilisé. Idéal pour un usage ponctuel.

Pour achever de vous donner le tourni, citons en vrac :

  • les Nikon Zf, un full frame de 24,5 Mpx qui passe alors à 95 Mpx ;
  • Panasonic Lumix S5 II aussi un full frame de 24,2 Mpx qui atteint aussi 95Mpx ;
  • Panasonic G9 II, un premier micro-4/3 qui va de 24,2 Mpx à 50 ou 100 Mpx – à main levée SVP ! ;
  • (Olympus) OM System avec les OM-1 et OM-5 qui passent à 80Mpx sur trépied ou 50Mpx à main levée ;
  • et en APS-C, Fujifilm XT-5 et X-H2, qui ont déjà des résolutions de 40,2 Mpx passent alors à 160 Mpx !

Il est loin le temps où les appareils professionnels proposaient 16 Mpx (voir article sur le Canon Eos-1Ds Mark II) et où on estimait que c’était un bon rapport qualité/vitesse de traitement.

Petit résumé intermédiaire pour y voir plus clair : ai-je besoin d’une telle définition ; ai-je les ressources numériques pour les traiter ?

Car vient ensuite un corollaire assez simple à comprendre : avec de telles définitions, il faut aussi des optiques de haut vol, capable d’aller chercher les détails qu’offrent la technologie.

Objectif Nikon AFS NIKKOR 24-70mm f/2.8 monté sur un boîtier avec pare-soleil.

Alors, imaginons un instant que nous sommes photographes de mode, appelés à faire effectuer des tirages publicitaires en 12m² (4m par 3m, les affiches en bord de route, par exemple), sans contraintes techniques ni financières et empoignons le Nikon D800, qui a en quelque sorte, ouvert la voie.

Première remarque, si l’engin est solide, c’est parce qu’il est fait de métal enrobé de plastique renforcé. Il est imposant et … lourd. Dans la veine des Eos 5D Mark III. Autrement dit, ne faites pas l’économie d’une bonne sangle ou mieux, d’un système vous permettant de le porter sur le côté, dont voici quelques exemples.

Vos vertèbres, vos cervicales, vos trapèzes vous disent déjà merci !

Ensuite, c’est – comme tous les appareils numériques – un engin qu’il faut apprivoiser et avant tout, régler à votre convenance puisqu’il vous permet de le faire. Vous trouverez ci-plus bas une chouette vidéo pour le faire.

Vue arrière du Nikon D800 montrant l'écran de contrôle et les boutons de paramétrage.

Pour ma part, un des premiers réglages que j’effectue, c’est celui de la dioptrie (ben oui, je vieilli aussi) et j’apprécie de pouvoir le faire sans devoir rien changer sur le boitier, juste une petite molette à tourner.

Vue du dessus d'un appareil photo Nikon D800, affichant les réglages de l'écran LCD.

Familiarisez-vous avec les boutons, ils tombent tous sous les doigts de façon naturelle mais lorsque l’on vient d’une autre marque, un petit temps d’acclimatation est nécessaire.

Premier constat au niveau des menus : nous ne sommes pas chez Canon mais c’est quand même assez logique (de prime abord) comme défilement et explications. Je pressens que le boitier hésite entre vraiment professionnel et amateur (très) averti. En tout cas, vous pourrez pratiquement tout paramétrer et régler à vos habitudes.

Au niveau connectique, certains lui réclamaient le GPS et le Wi-fi et d’autres (ou les mêmes, allez savoir) que sa rafale à 4i/s était trop lente pour les disciplines sportives.

Mais il possède quand même un port USB 3 pour transférer rapidement ses images, un double emplacement pour carte CF (au format UDMA) et SD (au format UHS-1), sur lesquelles vous pouvez enregistrer en NEF et/ou JPEG, sur l’une et puis sur l’autre ou les deux à la fois. On peut éventuellement insérer une carte Eye-Fi (Wi-Fi) dans le compartiment dévolu à la carte SD.

Et, surtout, c’est ce qui m’intéresse, un magnifique viseur à 100% et un obturateur costaud.

Diagramme illustrant l'interface utilisateur du Nikon D800, montrant les différents éléments et boutons de contrôle pour la prise de vue.

Comme d’habitude, je ne parlerai pas de la section vidéo, que je n’utilise jamais sur un appareil photo mais il tourne avec un mode HDTV 1080 à 30,25 et 24p et possède une sortie HDMI non compressée pour connecter un enregistreur externe.

Et puis, venons-en au cœur de ce boitier, il vous propose 36,7 Mpx de résolution, soit la capacité d’un moyen format (comme le Pentax 645D à son époque).

Elle apporte une définition disons, superlative, et l’appareil fera merveille en studio mais il est aussi capable d’évoluer sur (presque) tous les terrains car il ne perd rien de sa polyvalence de reflex (gamme d’objectifs et autres accessoires)

Qu’en est-il de la qualité des images ? Je vais me permettre de citer in extenso un passage de l’interview du photographe David Lefevre pour Les Numériques car il y répond mieux que moi, l’ayant utilisé plus d’un mois en situation de reportage aux USA : C’est le point fort du D800E. La qualité d’image est vraiment très élevée. Les 36Mpx apportent vraiment quelque chose dans le rendu des détails. Il est possible de recadrer sans arrière-pensée même si je suis plutôt un aficionado du « cadrage au cordeau ». La cellule expose bien et la colorimétrie est fidèle tout en restant neutre. Le D800E gagne en définition ce qu’il ne perd pas en sensibilité. Si le gain est finalement assez faible dans les hauts iso, la large plage dynamique et le modelé des images sont exemplaires. Néanmoins, il faut savoir ce que l’on veut faire de ses photo : si le but final est simplement de les poster sur internet je ne pense pas que la qualité d’image du D800E fasse la différence par rapport à la concurrence ou du matériel plus « bas de gamme » de la marque. En revanche si un utilisateur à l’intention d’imprimer celles-ci, de se faire exposer ou éditer je pense que le rendu du D800 compte parmi ce qui se fait de mieux.

Ce capteur offre aussi une très large dynamique.

Au final, le D800 propose des fichiers bruts avec un énorme potentiel. Comme nous l’avions déjà mentionné dans notre face-à-face avec des moyens formats, le D800 rivalise sans peine avec les dos numériques 40 Mpx actuels. Avec une excellente gestion du bruit électronique, une dynamique importante et un excellent rendu des couleurs, le D800 est une excellente surprise.

Voilà qui est écris …

En ce qui concerne l’ergonomie du boitier, les Nikonistes ne seront ni surpris ni dépaysés, ils seront bien à la maison, même si chaque nouveau modèle évolue toujours un peu. Et je pense qu’ici, 13 ans après sa sortie, cet appareil est toujours parfaitement dans le coup comparé aux autres reflex de la marque voire même par rapport à la concurrence de son meilleur ennemi, Canon.

Il offre toutes les facilités demandées, y compris le LiveView appelable d’une seule touche, à l’arrière. Vous pouvez donc viser et composer directement via l’écran. Un écran de 8cm qui affiche 921.000 pixels au rapport 4:3.

Ceci étant, il faut aussi nourrir le boitier : c’est une batterie EN-EL 15 qui s’en charge et elle vous offrira une autonomie non négligeable d’environ 900 images. De quoi faire frémir beaucoup d’hybrides !

Il est possible d’encore améliorer cette autonomie en ajoutant une poignée d’alimentation MB-D12 soit en utilisant une seconde batterie soit en installant 8 piles AA. A noter que si vous optez pour une batterie EN-EL18 (celle du D4) vous pourrez encore augmenter le nombre de vue mais aussi la cadence rafale, qui passe alors à 6i/s.

Pour l’appareil que j’ai acheté, j’ai reçu une poignée signée Patona compatible, qui a dû coûter bien moins cher et qui offre les mêmes compétences (déclencheur, sélecteur multi-directionnel, boutons d’activation AF, molettes de commande principale et secondaire).

Contrairement aux appareils professionnels, sans flash, le D800 (D800E) possède un flash pop-up de NG 12 (pour 100 Iso). Ce petit flash propose plusieurs modes comme la synchro au premier rideau, la synchro lente, sur le second rideau, l’atténuation des yeux rouges, y compris en synchro lente, etc.

Il est aussi capable de piloter des flashs distants sans fil, pour autant qu’ils soient compatibles avec le Créative Ligthing System (CLS) maison. Ainsi, vous pourrez piloter plusieurs flashs répartis en 2 groupes et le boitier peut imposer certains réglages pour ces flashs.

C’est donc un appareil complet, voire ultra-complet qui sous un vêtement classique nous propose des performances exceptionnelles, même 13 ans après être sorti sur le marché.

Que penser de cet appareil ?

Le Nikon D800 est un reflex qui en impose, d’abord par sa présentation de gros réflex, dans la veine de ces boitiers professionnels monobloc, ce à quoi il ressemble encore plus si on lui adjoint le grip qui contient les batteries supplémentaires.

Ensuite, il en impose encore de nos jours par le nombre de pixels, 36,5 Mpx, c’est énorme.

Oui, des boitiers plus récents font encore mieux mais est-ce bien nécessaire ? Sauf pour des applications bien particulières, des métiers exigeants ce type de haute résolution, il ne faut pas oublier que derrière chaque déclenchement, il faudra une sacrée chaine informatique pour traiter le flux des images et pour les stocker.

Ceci étant posé, il reste un appareil d’exception, comme les grandes marques peuvent en proposer : bien construit, fait pour durer plus qu’un été, il est toujours dans le coup.

Certes, il pourra avoir certaines faiblesses, notamment au niveau des images en (très) faible lumière, mais pour le reste, difficile de le prendre en défaut.

Dans le genre, il me fait penser à mon bon vieux Canon Eos-1 Ds Mark II. Ces appareils sont faits pour vous accompagner longtemps, comme autrefois ces reflex d’une vie, que l’on chérissait parce qu’on en connaissait les qualités et les défauts, que l’on savait en tirer le meilleur par mille astuces forgées par l’expérience.

Ils ne sont plus à la mode mais ils sont toujours là, fidèles. Vous le savez, j’ai un compte sur Youpic et Flickr pour exposer mes photos. Souvent je vois des images sublimes et lorsque je m’y arrête pour laisser un commentaire, je peux voir (dans la majorité de cas) avec quel appareil elles ont été captées. Et ce sont parfois de vieux appareils, que l’on décrierait pour leur vétusté au regard de ce qui se fait de nos jours, ou des appareils d’entrée de gamme. Mais n’oublions jamais que ce n’est pas (que) l’appareil qui fait les photos, avant tout, c’est le photographe.

Et vous, vous en pensez quoi ?

Vidéos d’illustration.

Enfin, une vidéo que je vous invite à traduire directement via YouTube car elle est très bien faite et intéressante pour découvrir le boitier.

Un peu de technique.

Pour le mode d’emploi, c’est par LA.

Pour les données techniques, voir les pages 423 et suivantes du mode d’emploi.

Résumé rapide (Les numériques) :

Les plus
Les moins
Définition des images importantes : 36,7 Mpx
Excellente gestion du bruit électronique jusqu’à 3200 voire 6400 ISO
Module autofocus performant en basse lumière et en suivi de sujet
Reconnaissance des visages en visée optique toujours pratique
Autofocus fonctionnel jusqu’à f/8
Flash intégré pour déboucher les ombres ou piloter des flashes distants sans fil
Très bonne prise en mains. Fabrication de haute volée
Potentiel des fichiers raw (NEF) important : dynamique, accentuation, traitement du bruit électronique
Viseur optique 100% avec information en surimpression
Ecran assez fidèle en colorimétrie
Synchro flash au 1/250 s. Connexion USB 3
Fonctions d’exposition : HDR, intervalomètre, time lapse, bracketing 9 vues…
Mode vidéo HDTV 1080 à 24,25 et 30p avec autofocus Full Time en continu
Sortie HDMI non compressée (8 bits) en vidéo
Deux emplacements pour les cartes mémoire (UHS-I et UDMA)
Possibilité de photographier (et filmer) en mode DX (1,5x)
Rafale limitée à 4 i/s en 24×36 : un peu juste pour la photographie sportive
Couverture AF un peu étroite
Pas d’écran monté sur rotule
Autonomie de la batterie en deçà des précédents modèles (mais pas loin de 850 vues quand même)
Balance des blancs automatique peu fidèle sous un éclairage tungstène
Rendu un peu trop doux des fichiers JPEG
Ecran LCD au format 4:3 au lieu de 3:2
Pas de module GPS ou Wi-Fi intégré. Pas de connexion sécurisé pour le mode connecté
Sortie HDMI non compressée limitée à 8 bits seulement et un peu fragile
Peu d’assistants pour la vidéo : peaking pour la mise au point, zebra pour l’exposition, oscilloscope…
Latence au déclenchement proche du 10e de seconde
Deux formats de cartes différents (SD et CF)
L’interface graphique ne s’adapte pas à l’orientation du boîtier
Format raw (.NEF) propriétaire


Des références.

https://wanumart.be/wp-content/uploads/2023/01/201707-DCI-Nikon-a-100-ans.pdf, https://www.nipponkogakuklub.com/NKK/Histoire_de_nikon.html, https://leclaireur.fnac.com/article/cp59522-lhistoire-de-nikon-de-loptique-a-la-photo-grand-public/, https://lesphotographes.org/fr/magazine/histoire-nikon-8-appareils-legende, https://fr.wikipedia.org/wiki/Nikon, https://www.equitylab.fr/transition-numerique-l-evolution-des-appareils-photo-nikon-au-fil-des-decennies/, http://apphotnum.free.fr/N2B10.html, https://www.lesnumeriques.com/appareil-photo-numerique/nikon-d800-p46453/test.html, en français

Numérique

Le Nikon D800, un moyen format qui se cache dans un reflex ? Première partie.

Préambule.

Vous le savez, j’aime bien Canon depuis de nombreuses années et j’apprécie toujours autant leur ergonomie et la limpidité de leurs menus, surtout maintenant qu’ils sont numériques et hybrides.

Pour avoir testé Olympus, Sony, Lumix, Fuji (voir la rubrique les appareils que j’ai essayés), je suis toujours revenu chez Canon. Parfois en râlant car j’estime qu’ils ont laissé tomber des pans photographiques où ils auraient pu faire bien mieux (les compacts pro avec viseur par exemple, que Fuji a intelligemment investi).

En numérique donc, j’ai opté pour un Canon RP d’occasion (comme toujours) avec un 24 – 105 f4 de la marque et une bague de conversion EF vers R pour les objectifs que je possède encore.

Un fidèle Canon Eos 70D secondait habituellement celui-là, mais c’est un APS-C et pour des raisons de compatibilité avec la majorité de mes objectifs EF destinés au plein format (héritage de l’Eos 5D Mark III et du Eos 6D), j’aurais aimé trouver un autre full frame à prix décent.

C’est à ce moment que ma route a croisé celle d’un Nikon D610 qui m’offrait le plein format et la possibilité d’utiliser des objectifs Nikkor venant de mes Nikon 801s, et avec 24,3Mpx (contre 20,2 pour le Canon 70D).

C’était une bonne occasion et j’avoue avoir pris plaisir à l’utiliser, même s’il faut repenser certains gestes et certains réglages. L’habitude aide à s’y faire.

Et puis, quelques mois plus tard, re-hasard mais je tombe sur la vitrine d’un Cash Converter qui vend un Nikon D800 pour un prix fort sympathique. Je craque, et même deux fois car à côté trônait un 24 -70mm f2,8 constant de la marque. Bref, même si la Visa a frémi, me voici en possession de ce qui se faisait de mieux chez Nikon il y a … 13 ans (comme le temps passe !)

Un peu d’histoire.

Je ne reviendrais pas sur toute l’histoire de la marque, que vous retrouverez dans les différents articles que j’ai consacré à quelques uns de ses plus beaux appareils, d’autant que nous sommes passé de l’argentique et ses gloires anciennes aux appareils numériques.

Le premier Nikon numérique produit industriellement fut le Nikon D1, en 1999. Il a existé d’autres essais d’appareils numériques, qui résultaient d’assemblages – presque du bricolage – entre Nikon et Kodak, à l’image du Nikon DCS100, dès 1991 ou encore des accords avec Fuji pour les Nikon E2 et E2s en 1996.

Un appareil photo Nikon avec un objectif et une unité de stockage Kodak DCS, présentant une conception vintage.
Source : apphotnum. Un Nikon F3 avec un capteur CCD de 1.3 Meg et son unité de stockage Kodak de 4,5kg

Ce D1 offrait une résolution de 2.7Mpx, une sensibilité de 1600Iso et des vitesses d’obturation jusqu’au 1/16.000s. Des évolutions successives (D1h et D 1X) vont faire évoluer sa résolution et sa sensibilité notamment.

En 2003, Nikon dévoile le D2H, un boitier professionnel très rapide pour l’époque et avec un capteur avec 4Mpx. Puis ce sera le Nikon D2X qui offre un capteur de 12,4 Mpx.

Pour les photographes non professionnels, il y aura le D100, basé sur un ancien boitier argentique, le F80, mais doté d’un capteur numérique de 6Mpx. Il faudra cependant attendre la série des D70, D70s et D50 pour que la marque offre réellement des appareils destinés au grand public.

C’est à ce moment-là que la rupture sera brutale avec le monde de l’argentique, le public vient enfin a découvrir les joies du numérique : ils offrent 6Mpx avec des caractéristiques autrefois réservées aux professionnels mais à prix (plus) abordables.

En 2006, le D80 remplace le D70s cette fois avec un capteur signé Sony de 10,2Mpx. Le D90 le remplace en 2008, toujours avec un capteur CCD Sony mais cette fois une résolution de 12,3Mpx qui permet en plus de filmer au format 720p.

Jusque là, tous ces appareils ont des capteurs APS-C. Ce n’est qu’en 2007 qu’apparait le D33 avec 12,3Mpx, un autofocus de 51 collimateurs dont 15 en croix et une sensibilité de 25.600 Iso, mais c’est encore un appareil destiné aux professionnels, plein format.

Dans la course aux ultra-hautes sensibilités, retenons le Nikon D3s, le premier à proposer 102.400 Iso.

En entrée de gamme, le Nikon D5000, qui reprend quelques caractéristiques du D90 propose la vidéo en HD (2009). Un an plus tard, le D3100 offre un capteur de 14,2 Mpx et cette fois la vidéo Full-HD autofocus.

Les modèles se suivent , qui voient augmenter régulièrement la résolution des capteurs, le nombre de collimateurs et la sensibilité.

En 2011, l’entrée de gamme Nikon D5100 utilise un capteur de 16,2Mpx mais offre la vidéo HD au format 1080p.

Le Nikon D4, présenté en janvier 2012 gère la lumière comme aucun autre avant lui et est capable de rafale à 11i/s.

Celui qui nous intéresse aujourd’hui, le Nikon D800 sort en février 2012 avec un capteur FX (full frame) de 36Mpx. Il sera suivi d’un D800E dépourvu de filtre anticrénelage, apportant une netteté d’image encore meilleure.

Un appareil photo Nikon D800 avec un objectif zoom installé, posé sur un bureau.

Enfin, puisque je le nommais dans le préambule, le D610, qui est une refonte du D600, possède un capteur FX de 24,3Mpc (2013)

C’est en 2017 qu’apparaît le D850 et son capteur de 45,7Mpx. Puis ce sera la série des reflex hybrides dont le premier, le Z7 sortira à la mi 2018, mais c’est un autre monde.

En quelques tableaux, voici le résumé de ces évolutions :

Chronologie des appareils photo reflex numériques Nikon de 1999 à 2018, montrant les différentes catégories et modèles sortis au fil des années.
Chronologie des appareils photo reflex numériques Nikon depuis 2019, montrant les différents modèles professionnels, semi-professionnels et grand public.
Chronologie des appareils photo hybrides Nikon Z de 2018 à 2027.
Source : Wikipédia

Actuellement, Nikon développe sa série Z, avec une projection de 850.000 appareils et 1.350.000 objectifs pour 2025.

Comme les autres marques, la société vise surtout le développement des appareils à haute valeur ajoutée, comme le Z8, le Z6 III, le Zf, ce qui contribue à l’augmentation du prix unitaire. Cette stratégie porte la part de marché en termes de chiffre d’affaires à 25,4% même si le nombre d’appareils vendus ne représentent que 13,95% du marché total (chiffres 2025).

Historiquement, Canon et Nikon étaient les seuls grands du reflex argentique, Minolta ayant jeté l’éponge, Pentax, Olympus et Fuji restant dans la course.

Au début du numérique, Canon et Nikon ont continué à défendre leurs places sur l’échiquier des nouveaux appareils, bientôt rejoint par Fuji et Olympus, puis par Sony. Avec l’arrivée des appareils sans miroir, Sony a pris de l’ampleur et a étendu son emprise sur le marché des reflex.

En 2024, le résultat était : Canon premier (43,2%), Sony second (28,5%) et Nikon troisième (11,7%). A noter la progression de Fuji (9%) et la diminution des parts d’Olympus devenu OM System (1,9%).

Les années qui viennent nous promettent encore de belles bagarres et, surtout, la présentation d’appareils toujours plus perfectionnés, repoussant encore les limites de ce que l’on pensait possible. Mais le rythme des changements et les prix toujours plus élevés risquent d’en rebuter quelques uns (vive l’occasion !).

Affaire à suivre comme on dit dans la presse …

Des références.

https://wanumart.be/wp-content/uploads/2023/01/201707-DCI-Nikon-a-100-ans.pdf, https://www.nipponkogakuklub.com/NKK/Histoire_de_nikon.html, https://leclaireur.fnac.com/article/cp59522-lhistoire-de-nikon-de-loptique-a-la-photo-grand-public/, https://lesphotographes.org/fr/magazine/histoire-nikon-8-appareils-legende, https://fr.wikipedia.org/wiki/Nikon, https://www.equitylab.fr/transition-numerique-l-evolution-des-appareils-photo-nikon-au-fil-des-decennies/, http://apphotnum.free.fr/N2B10.html, https://www.lesnumeriques.com/appareil-photo-numerique/nikon-d800-p46453/test.html, en français

Numérique

Un OVNI photographique.

Préambule.

Ce qui est toujours amusant lors de bourses ou de foires aux appareils photo, c’est que l’on peut tomber sur des objets rares et inhabituels sans être forcément hors de prix.

Je pensais notamment à deux Polaroid, celui que j’avais baptisé l’Inconnu ou celui destiné à la photographie de portraits pour passeport ou carte d’identité, le Polaroid MiniPortrait.

Celui que je vais vous présenter est de cette veine et c’est grâce à Monsieur Loiseau (dit le Piaf), notre charmant voisin lors de la Foire aux appareils de Cormontreuil, que j’ai pu l’acquérir.

Un peu d’histoire.

C’est d’ailleurs amusant car cette année on fête les 100 ans des cabines Photomaton. Entrons dans l’histoire de ces drôles de boites à images …

La photographie est née en 1825 et très tôt des artistes ont trouvé que l’on pouvait prendre des photos de soi-même. Des brevets seront déposés pour des machines le permettant, aux Etats-Unis, en France et en Allemagne.

Mais c’est un Français, Théophile Ernest Enjalbert, en 1889 qui présente le premier une machine fonctionnelle à l’exposition universelle de Paris. Toutefois, ce processus automatique demandait un local spécifique et 20 employés pour l’entretient et les réparations, nombreuses !

D’autres brevets suivront un peu partout et en 1890, c’est un Allemand cette fois, Conrad Bernitt qui lance un photoautomate à pièces de monnaie : l’automate de Bosco. Comme pour les autres inventions, la qualité des photos était médiocre mais les personnes qui se photographiaient avaient le plaisir de la liberté de faire ce qu’elles voulaient comme pose, alors que dans les studios de l’époque, c’était très contraignant. Trois minutes après la prise de vue, le photographié tenait entre les mains un ferrotype, une photographie imprimée sur une tôle laquée noire.

Cabine photographique vintage de style ancien, avec un décor en bois et des inscriptions dorées, représentant un appareil photo automatique.
Source : vw.busbern. La première machine à rapporter de l’argent, que l’on plaçait dans les foires.

Les avancées techniques se succèdent et bien vite on abandonne les plaques en fer et les inventions optent pour le processus négatif-positif sur une bande d’image papier, qui est éjectée de l’appareil en même temps que le négatif.

En 1911, Spiridone Nicolo Grossi, un Anglais, invente la vraie bande de papier qui sera celle des cabines photographiques. Il conçoit une cabine dans laquelle intervient toujours un photographe mais qui délivre six photographies sur une étroite bande de papier. Si on humidifie le dos de cette bandelette, on peut la coller sur toutes les surfaces (les Sticky Backs).

Puis c’est un immigré russe, Anatol Josepho, installé aux Etats-Unis, qui sera le père de la première cabine photo, en 1925. Cette invention permettait aux personnes de se prendre elles-mêmes en photo, de manière autonome. Installée à Broadway (New York), cette première cabine, baptisée Photomaton, connu un succès immédiat : plus de 280.000 personnes s’y sont fait tirer le portrait en à peine six mois.

Ces petites boites allaient révolutionner la manière de capturer une photo (il ne fallait plus aller dans un studio, aux prestations souvent chères). Elles rendaient la photographie plus accessible et démocratique.

Tout n’était pas encore parfait car il fallait plusieurs minutes pour développer et imprimer les images en N/B car le processus était chimique.

Rapidement, ces Photomaton vont se disperser un peu partout dans le monde et les cabines vont prendre possession des lieux publics comme les gares, les centres commerciaux.

Photo historique montrant une cabine Photomaton avec un couple à l'intérieur, ainsi qu'une illustration d'Anatol Josepho avec sa machine à photos, expliquant le fonctionnement de l'appareil.
Source : Chezz-machines. Anatol Josepho explique comment fonctionne la machine pour laquelle il a déposé un brevet en 1925. Le système, entièrement automatisé, lorsque vous avez introduit 25 cents, vous délivre en moins de dix minutes une bande de huit photos, sans la moindre présence d’un photographe sur place.

Ces premières cabines permettaient de nombreuses applications à prix modique : des photos d’identité bien sûr mais aussi pour les permis de conduire, les contrats de travail, les passeports mais aussi des cartes de vœux ou d’anniversaire.

Un homme d’affaire avisé et new-yorkais, Henry Morgenthau, acquiert les droits de cette invention pour un million de dollars en 1927. Avec les autres investisseurs qu’il a réuni, il fonde le consortium Photomaton Inc. et installe des cabines un peu partout (gare, hall commercial, salle de jeux, station de métro, etc.) et exporte celles-ci dans d’autres pays. Le Photomaton est né.

Mais ce qui fit le succès de ces photomaton, c’est l’adjonction d’un … rideau ! En effet, il était nécessaire d’utiliser des flashs, dont les clairs importunaient les autres commerçants et les passants. Mais en ajoutant cet accessoire anodin on permit à tout un chacun de s’amuser, seul ou à plusieurs, de ses facéties devant l’objectif.

Cabine photographique Photomaton avec rideau bleu dans un espace public, présentant des exemples de photos d'identité.
Source : Wikipedia

Des artistes comme Andy Warhol ou Roland Topor ont exploité les possibilités des cabines photographiques pour créer des œuvres uniques, ce qui a encore consolidé la place de ces cabines dans la culture populaire. On les verra dans des films, on en parlera dans des chansons et la publicité. Bref, elles sont partout.

Bien évidemment les cabines vont évoluer au fur et à mesure. Ainsi en 1941, Philippe S. Allen crée un nouveau dispositif interne qui permet au papier de passer dans différents bains de développement plus rapidement, réduisant de cette manière le temps d’attente entre la pose et la réception des photos à 4 minutes.

En Europe, elles se développent surtout dans les années cinquante. Elle n’utilisaient pas de film argentique mais bien du papier seul qui permettait de délivrer les portraits aussi en 4 minutes. D’abord uniquement en N/B, il faudra attendre les années septante pour la couleur.

La couleur introduit une nouvelle révolution dans l’utilisation des cabines car les photographies, toujours délivrées après un procédé chimique, étaient plus vivantes.

Petit à petit, des accessoires seront ajoutés, permettant de modifier les formats de photo, d’ajouter du texte, de modifier la position des photos sur la planche (de travers, à l’envers, etc.). Au delà des photos officielles pour les papiers administratifs, le Photomaton permet de s’amuser encore plus à prix raisonnable.

Le succès de ces drôles de boites à images ne dépérit pas jusqu’au seuil des années nonante (quatre-vingt-dix pour mes amis français). En 1993, l’inventeur Français Michel Ducos et la société SPIE transforment le anciennes cabines en les équipant dorénavant d’une caméra numérique, d’un écran vidéo pour se positionner et une imprimante à sublimation thermique. Elles gardent le nom de Photomaton mais entrent de plein pied dans le XXIème siècle.

Puis viennent les années 2000 et la révolution du numérique : plus de processus chimique, de temps d’attente, de photo imprécise. La qualité des photos est plus nette, avec des couleurs éclatantes, prêtes en quelques secondes cette fois. Et on peut personnaliser ses photos à l’envi (enfin, selon les programmes informatiques intégrés).

A côté des prestations automatisées, des photographes ont gardé la main-mise sur des photographies en studio. Des studios qui se sont simplifiés au fur et à mesure de l’évolution des techniques photographiques. De nos jours, les photographes posent un siège, un ou deux flashs avec des boites à lumière et … un appareil numérique relié à un PC ou directement à une imprimante. Ici pas question de fantaisies mais le sérieux des photographies normées pour des documents officiels.

Le sujet a déjà été un peu abordé lors de la découverte du Polaroid MiniPortrait, qui avait poussé le développement du principe jusqu’à proposer un mini-stand avec l’appareil photo, la plastifieuse et la machine à écrire (en option) pour réaliser des cartes d’accès.

L’appareil qui nous préoccupe aujourd’hui est la version moderne de ces appareils de studio.

Présentation du Sony Instant Pass Photo.

Son petit nom technique est le Sony DKC-C300X. C’est un appareil numérique prévu seulement pour la photographie de portrait, … en principe, car rien n’empêche de le détourner.

Le système d’impression numérique Sony UPX-C300 est conçu pour vous permettre de prendre des photos
d’identité ou pour passeport avec un appareil-photo numérique et de les imprimer avec une qualité photo et
une résolution (403 ppp) élevées en couleur ou en noir et blanc
, dixit le mode d’emploi de cet engin.

De fait,il s’agit normalement d’un ensemble clé en mains pour les photographes : un appareil photo (le DKC-C300X) et une imprimante à sublimation thermique (UP-DX100), les cartouches et papiers à sublimation (UPC-X46 et UPC-X34).

Techniquement, tout est fait pour qu’il réalise vite et bien ce pourquoi il a été pensé : technologie d’alignement automatique pour ajuster les lignes de tête afin d’éviter du travail de retouche à cause d’un mauvais cadrage ; appareil photo de 8Mpx et une imprimante numérique de 400dpi haute résolution.

Pour simplifier encore le flux de travail, l’appareil peut se connecter à l’imprimante via une connexion sans fil Bluetooth, ou par câble directement entre le boitier et l’imprimante.

Intérieur d'un appareil photo avec emplacement pour pile et connecteurs, sur fond de surface noire.
la prise de connexion à l’imprimante se cache sous le rectangle en caoutchouc, en bas à gauche.

Si, comme ici, je ne possède pas l’imprimante ad hoc, je peux essayer de connecter le boitier à une imprimante de type Selphy avec Bluetooth.

L’avantage de cette formule est de permettre d’emporter l’ensemble facilement, partout.

Seule contrainte, l’appareil vous permet juste de choisir quelques types de cadrages et ne peut envoyer les photos que vers une imprimante, pas vers un PC ou une unité de stockage externe.

Illustration des formats de photo pour passeport et identité, affichant différentes dimensions en millimètres.
Exemple des types d’impressions, qui varie selon le papier d’impression (ici avec le UPC-X46).

Toutefois, les réglages peuvent être modifiés selon les normes en vigueur (passeport, carte d’identité) des 20 pays où le produit est proposé. De plus, 5 cadres supplémentaires peuvent être enregistrés dans l’appareil, selon vos besoins plus spécifiques, ou votre fantaisie.

Capture d'écran montrant les étapes pour utiliser un appareil photo numérique pour la prise de photos d'identité, incluant la visualisation, l'ajustement de taille de visage et l'aperçu avant impression.

Un autre réglage permet d’inclure un bord de 3mm tout autour des photos, pour faciliter la découpe et vous pouvez choisir des photos en N/B ou en couleurs.

Comme nous sommes sensés travailler en studio, le mode flash est multiple :

  • mode Auto-flash : le flash se déclenche automatiquement pour un sujet se trouvant à 1,8m, la distance idéale. Si le sujet est en deçà de cette distance, on peut régler la puissance du flash (-1EV) et si il est au delà, on peut augmenter la puissance de +1EV. C’est le mode idéal pour les photos en intérieur avec e flash comme source principale de lumière et un flash de suppression des ombres raccordé à la synchro de l’appareil.
  • mode Flash forcé + exposition manuelle : dans ce cas, on peut régler manuellement l’ouverture, la vitesse et sélectionner un des sept niveaux d’intensité du flash. C’est un mode pratique pour les portraits avec le flash intégré qui agit comme déclencheur pour la source principale de lumière, un autre flash externe étant raccordé à l’appareil photo
  • mode sans flash + exposition manuelle : ici l’ouverture et la vitesse sont réglées manuellement, le flash intégré ne se déclenchant pas. C’est un mode utilisé en intérieur dans un studio avec des lumières stables (flashs studio, lumière vidéo, lumière fluorescente)
Vue close-up du panneau de contrôle d'un appareil photo numérique Sony DKC-C300X, avec des boutons pour l'impression, le mode couleur/N&B, et les réglages d'auto-cadrage.

Par principe le mode flash est réglé par défaut sur Programme, toutefois on peut modifier le réglage grâce au menu. Le tableau ci-dessous reprend les réglages en fonction des conditions de prise de vue disponible pour la configuration. Le niveau de l’intensité du flash et la sensibilité ISO sont automatiquement réglés avant la prise de vue pour que la clarté de l’image ne soit pas affectée.

Tableau des modes de flash et réglages pour l'appareil photo numérique Sony DKC-C300X, incluant des informations sur la commande de flash, l'ouverture, la vitesse d'obturation, la balance des blancs et la correction d'exposition.

Le boitier est grand, large et léger (merci le numérique !). Facile à prendre en mains même sans mode d’emploi (mais comme c’est mieux avec, je vous mets le lien ci-dessous).

Schéma de l'arrière d'un appareil photo numérique Sony DKC-C300X, montrant les différents boutons et fonctionnalités, y compris l'écran LCD et les commandes de flash.

Quoi d’autre ? Le capteur est un 1/2,3″, soit un capteur de compact Voici deux tableau pour vous donner une idée de la taille :

Vu la taille de l’engin, je pensais à un capteur plus de type micro 4/3 ou APS-C (je suis déçu).

L’objectif est un de 25mm ouvrant de f12,5. Soit l’équivalent d’un 75-150mm en 135 (zoom x2). Le diamètre de filtre est de 52mm, classique.

Gros plan sur l'objectif d'un appareil photo numérique Sony, mettant en avant les détails de la lentille et les spécifications techniques.

Petite particularité : l’ouverture varie de f4,7 en grand angle ou f5,5 au télé uniquement si l’appareil est sur le mode Flash forcé ou flash éteint.

Les vitesses tiennent comptent aussi du même réglage et s’échelonnent de 1/2s, 1/4s, 1/8s, 1/15s, 1/30s, 1/60s, 1/100s, 1/125s, 1/250s, 1/500s, 1/750s, 1/1000s

Les images sont compressées au format JPEG et enregistrées dans la mémoire interne de l’appareil (j’ai cherché en vain un emplacement pour une carte mémoire !). Deux options s’offrent à nous : soit lorsque la mémoire est pleine, il n’est plus possible d’enregistrer et il faut effacer manuellement, soit l’enregistrement se fait en continu et lorsque la capacité est atteinte, les premières photos sont écrasées par les nouvelles.

La mémoire flash interne est de 64Mb, soit l’enregistrement d’environ 30 images en haute résolution (3264×2448) ou environ 120 en résolution standard (1632×1224)

Enfin, l’appareil peut communiquer avec trois imprimantes en même temps, si ce sont celles du combo UP-DX100.

Appareil photo numérique Sony DKC-C300X avec imprimante à sublimation thermique UP-DX100 et cartouches, conçu pour la photographie de portrait.
Le pack complet : appareil, imprimante, feuilles d’impression

Petite revue en images.

Que penser de cet appareil .

Malgré ses 900gr, il est étonnement léger par rapport au Polaroid MiniPortrait, par exemple. Il est encombrant mais c’est pour pouvoir le tenir à main levée sans (trop) frémir et, surtout, pour le placer sur un trépied fixe.

Il faut le reconnaître, c’est un appareil avant tout très technique, destiné à un public de professionnels. Monsieur et Madame tout le monde en feront peu d’usage.

Sorti en 2008, c’est le genre d’appareil que le photographe utilisera tant qu’il remplit son office, encore une fois comme l’était le Polaroid MiniPortrait à son époque.

Et hormis dans un studio photo, il a peu d’utilité, sauf à avoir l’esprit aventureux ou curieux !

Au niveau valeur, en très bon état et même sans l’imprimante, c’est un boitier qui se négocie encore autour des 100€. J’en ai même vu à 500$ en kit complet sur Ebay.

Un appareil hors norme, qui mérite le détour quand on aime les découvertes.

Qu’en pensez-vous ?

Un peu de technique.

Pour le mode d’emploi, c’est ICI :

Toutes les informations techniques sont dans le mode d’emploi.

Des référence.

https://fr.wikipedia.org/wiki/Cabine_photographique, https://jannypie.com/archives/1899, https://www.viceversamag.com/100-ans-de-photos-en-cabine-lhistoire-du-photomaton/, https://www.photobooth-strasbourg.com/evolution-des-photomatons/, https://www.mon-selfie-box.ch/post/l-histoire-du-photobooth-de-l-analogique-au-digital, https://www.trouver-mon-photographe.fr/fr/actualites/l-histoire-du-photomaton?_country=fr, https://www.latrombomatic.com/histoire-photomatons/, https://www.vwbusbern.ch/histoire-du-photobooth/, http://cheezz-machine.com/2015/04/petite-histoire-du-photomaton/, https://compuverse.fr/archives/869, en français ; https://stickybacks.uk/grossi.asp, en anglais

Numérique

Le Canon Powershot G12 et le Nikon Coolpix P7100, les frères ennemis ?

Recherche rapide : Préambule Un peu d’histoirePrésentation des appareils : Canon Nikon Que penser ? Vidéos d’illustrationUn peu de techniqueDes références.

Préambule.

Les compacts experts deviennent rares et les quelques uns qui restent sont à des prix décourageants.

Mais posons d’abord les bases : qu’est-ce qu’un compact expert ? C’est généralement un appareil qui tient dans une (grande) poche ou un (petit) sac ; doté de spécificités techniques solides qui lui permettent, le cas échéant, de rivaliser avec un reflex ; son objectif n’est pas interchangeable souvent et il contient un zoom raisonnable ; il bénéficie d’un viseur et d’un écran, idéalement monté sur axe.

Ces appareils sont souvent utilisés lorsque la présence d’un reflex est trop voyante et/ou encombrante.

Il est vrai que l’introduction des hybrides a fortement fait revoir quelques uns des aspects cités plus haut, comme la compacité bien évidemment : un Olympus OM-D-EM 1 avec un pancake est presque aussi petit que les deux appareils que nous allons voir.

Le Canon G12, je l’ai acheté en brocante à la personne qui m’a déjà vendu ses deux Pentax LX, qui ont fait l’objet d’un article. Il était dans sa boite et je connais son histoire. Il a pas mal baroudé, fidèle bloc note de notre grand voyageur.

Le Nikon P7100 a aussi été acheté en brocante mais il a dû connaître des jours meilleurs car le vendeur de cet infortuné ne savait même pas ce qu’il vendait, d’autant qu’il n’avait plus de batterie. J’ai donc commencé par acheter un chargeur et une batterie avant de pouvoir le tester et, heureusement, la dépense ne fut pas inutile, il fonctionne.

Un peu d’histoire.

Le Canon Powershot G12 est sorti en 2010 et le Nikon Coolpix 7100 en 2012.

Chez Canon, les Powershot G désigne une série d’appareils compacts haut de gamme, comme je l’écrivais plus haut, pour être une alternative moins encombrante aux reflex de la marque tout en ayant peu ou prou la même flexibilité (programmes PSAM).

Ils utilisent des batteries au lithium-ion et non des piles, ce qui leur assure une bonne autonomie, vous pouvez contrôler l’exposition manuellement ou vous contenter du tout auto. Les appareils enregistrent au format RAW (sauf le G7) et JPEG.

Par rapport aux autres Powershot de la marque, les objectifs des G ouvrent plus grand. Ils traitent leur image plus rapidement et on peut leur ajouter un flash externe de la marque.

En outre, leur qualité de fabrication, déjà excellente en général, est encore un cran au dessus avec, par exemple, un châssis métallique.

La série s’égrène du G1 au G9 X et les derniers sont souvent à leurs deuxièmes, voire troisième itérations.

Toutefois, on découpe la production en plusieurs familles :

  • du G1 au G6, les objectifs ouvrent à f2 ; les écrans sont articulés ; ils utilisent des CompactFlash CF pour le stockage des images ; on peut ajouter des compléments optiques (grand angle et télé) ; le capteur est de 1/1,8″. Ils possédaient une télécommande infra-rouge. A noter que vous ne trouverez nulle part un G4, la prononciation du mot étant l’ l’homonyme du mot mort et nos amis japonais et Chinois sont un peu superstitieux.
  • du G7 au G12, quelques changements, pas toujours bienvenus : les objectifs passent de f2 à f2,8 mais ils sont stabilisés et ils se rétractent dans l’appareil. Leur amplitude est plus grande et le mode macro débute à 1cm du sujet. Les écrans deviennent fixes (sauf sur le G11) mais sont plus grands (2,5″ au lieu de 2″) ; ils perdent leur télécommande à infra-rouge ; pire, le G7 perdait le mode RAW et devant le tollé général, il fut rétabli sur les G9 et suivant. Une bonne nouvelle, ces nouveaux appareils sont plus fins et donc moins encombrants.
  • le G1 X tranche complètement avec le reste de la gamme : son capteur est un CMOS et non plus un CCD. C’est un grand capteur de 1/1,5″, plus grand qu’un micro 4/3 et un peu plus petit qu’un APS-C. En fait cet appareil ne remplace pas le G12 comme on pouvait s’y attendre, mais il introduit une gamme parallèle qui a compté 5 modèles différents. Ils seront plus gros et lourds que les G classiques. Son zoom est plus limité : 28 – 112mm (x4). Le G1 X mark 2, sorti en 2014, perdra même son viseur interne. Il faut ajouter un viseur électronique externe. Puis, en octobre 2017, il y aura un G1 X Mark 3 qui proposera cette fois un capteur APS-C de 24Mpx. Il retrouve un viseur électronique et, s’il est moins lourd que ses prédécesseurs, il ressemble plus à un petit réflex, comme le G 5X. Il sera aussi le premier de la gamme à être tropicalisé.
  • Les derniers de la série, les G15 et G16. Le G15 est la suite du G12, il sera l’entrée de gamme de la série G pourtant il propose il zoom commençant à f1,8 (grand angle) jusque f2,8 (télé), un écran fixe de 3″ mais avec 922.000px et cette fois le flash est extractible et fixé au boitier. Quant au G16, il garde le meilleur du G15 mais bénéficie d’un traitement d’image plus rapide grâce à un nouveau processeur Digic 6, gagne la vidéo en HD à 60i/s et embarque le Wi-Fi.
  • je parlerai peu des autres Gn X (G7 X, G3 X, G5 X, G9 X) car ils ont dorénavant des grands capteurs de 1″, sont tout petits pour contrer le Sony RX 100, mais ils ont perdus ce qui pour moi devrait rester l’apanage des compacts experts, leur viseur intégré (sauf le G5 X Mark 2 qui l’a retrouvé pour un moment trop court).

Et chez Nikon ?

Il s’agit de la série des Coolpix dit P, comme Performance.

Les Coolpix sont une gamme d’appareils compacts, destinés à des public différents selon la lettre qui suit le nom générique de Coolpix : les S pour Style, les L pour Ludiques et donc les P pour Performance.

C’est un peu plus compliqué de tracer des catégories ici car les tous premiers appareils, de P1 à P 520, sont des appareils bien construits mais bien éloignés de celui qui nous préoccupe. Il faut attendre le P5000 pour vraiment le qualifier de haut de gamme et le P7000 (2010) pour voir apparaître le modèle qui sera ensuite poursuivi pour ces compacts haut de gamme de la marque jaune.

Présentation des Canon Pwershot G12 et Nikon Coolpix P7100.

1. Le G12

C’est le successeur du G11 (jusque là, c’est logique), dont il reprend le meilleur, comme son écran monté sur rotule et qui permet de l’orienter dans toutes les directions, la possibilité de descendre à 1cm pour les prises de vue macro et son objectif équivalant à un 28 – 140 mm, stabilisé. La stabilisation d’ailleurs permet de compenser les mouvements de vibrations et de translation (technique très efficace en macro). De plus, un niveau électronique fait aussi son apparition, de quoi ne plus rater son cadrage.

Mais on lui ajoute des petites touches qui vont l’inscrire comme le compagnon normal des reflex de la marque : texture du boitier, granuleuse, comme celles des reflex ; deux molettes pour les réglages, une à l’avant et l’autre à l’arrière ; un processeur Digit 4 plus rapide et plus sensible ; disposition des molettes de réglages et disposition des menus, clairs et simples à consulter.

Si on pouvait lui reprocher un viseur un peu riquiqui, il a au moins le mérite d’être là et à 100% de la visée. Ce n’est pas encore un viseur électronique mais un qui suit les mouvements de l’optique, en temps réel.

Les videos ci-dessous vous présentent les différentes fonctions, je ne vais pas m’étendre dessus. Juste vous dire que ces appareils sont de formidables bloc-note encore de nos jours, voire même d’excellents appareils sur qui ont peu compter en voyage.

Celui-ci a appartenu à Jean Meurise, infatigable globe-trotter, avec qui il a bourlingué en Inde, au Pakistan, en Afghanistan, sans se plaindre.

Pour avoir utilisé un G9, en complément alors d’un Canon 40D, lors de sorties plus discrètes, je confirme que c’est là un duo de choc : un Powershot G et un reflex.

Sa grande force, c’est sa capacité à monter en sensibilité sans perdre trop de détails : idéal pour des images tout terrain, passant de l’éclat du soleil à l’ombre des musées ou des ruines. Jusqu’à 1600Iso, le grain reste bien contenu.

Des compléments optiques ont été prévus, comme cet astucieux complément Fish Eye et Macro de la marque Gloxy ou ce Canon TC-DC58D 58mm 1.4x Teleconverter Lens pour offrir un téléobjectif de presque 200mm au Powershot.

Sa batterie bien chargée autorise au moins 350 vues, dont la moitié avec flash (soit plus de 400 photos sans flash). Et en écrivant sur le flash, on peut adjoindre un flash externe sur la griffe porte accessoire du boitier (ceux de la gamme EX sont compatibles).

Ce n’est pas un appareil léger (400gr) mais on le sent bien en mains et il tient dans toutes les grandes poches et, mieux, dans les petits sacs à dos que l’on traine en ville.

2. Le P7100.

Il est l’équivalant de son concurrent, avec la touche Nikon bien évidemment.

Très bien construit aussi, il possède les mêmes atouts et les mêmes commandes mais disposées façon Nikon bien évidemment.

Cette itération remplace le P7000 en lui apportant, comme il se doit, des petites améliorations utiles, comme un écran mais qui ne bouge que de haut en bas, pas dans toutes les directions. Il faudra faire un peu plus d’exercice pour les cadrages acrobatiques. Il est un fifrelin plus grand que celui du Canon et surtout mieux défini (921.000 px contre 460.000px).

Son objectif est plus long que celui du Canon puisqu’il est l’équivalant d’un 28 – 200mm. Son ouverture est un peu moins flatteuse mais loin d’être ridicule (f2,8 – 5,6). Et lui aussi pouvait être équipé de compléments optiques, comme son homologue.

Son viseur est de la même eau que celui de son concurrent : un peu étriqué mais couvrant 100% de la scène.

Il est capable d’accepter les flashs dédiés aux reflex de la marque et il en possède un, qui ici, sort comme un beau diable de son emplacement.

Les différents modes scènes et la célèbre roue PASM est bien évidemment présente, un peu différemment que son concurrent.

Deux roues sont implantées devant et derrière le boitier pour les réglages fins et rapides, seule leurs dispositions est différentes, comme il se doit.

Les habitués de la marque ne seront pas non plus dépaysés avec les commandes et le menu, proches eux aussi des reflex.

Que penser de ces deux appareils ?

Vous l’aurez compris, difficile de départager ces deux boitiers.

Et lorsqu’on les met côte à côte, il est difficile de les distinguer tant ils sont proches dans leur conception.

Intrinsèquement, les petites différences de l’un et de l’autre ne permettent pas vraiment de les départager et on avance vers un beau match nul que seuls les aficionados de l’une ou l’autre marque remettront en question.

Ceci étant, 15 ans après leur sortie ces deux boitiers tiennent toujours la route, quand bien même leurs capteurs n’offrent que 10,1Mpx. La qualité de leur image reste très bonne et, surtout, la qualité de leur fabrication a rarement été égalée, même dans les productions récentes.

Est-il dés lors toujours intéressant d’en acheter un ? Pour ma part, je réponds un beau oui franc (puisque j’ai racheté celui de Jean) car j’ai ce qui me manque dans les nouveaux produits : un châssis à l’épreuve du temps, une très bonne qualité d’image, des écrans orientables et – surtout – un vrai viseur interne.

Le prix d’un Canon G12 se négocie autour des 250€ et celui du Nikon P7100 aussi, pour peu qu’ils soient avec une bonne batterie et leur chargeur. Ça vous laisse un peu de sous pour acheter un bon petit sac de balade.

Vidéos d’illustration.

Données techniques.

Pour les appareils numériques, la liste est toujours aussi longue et indigeste.

Je vous renvoie donc aux articles citées ci-dessous, qui ont résumé (eux aussi) ça pour vous.

Mettons juste ce qui oppose ou réunit ces 2 appareils :

  • ils ont tous deux un capteur CCD de 1/17″ de 10Mpx
  • ils ont tous les deux un viseur plutôt étriqué mais qui a le mérite d’exister et d’aider lorsque le soleil brille
  • le capteur du Canon est stabilisé, tout comme celui du Nikon (principe VR = Vibration Reduction, par déplacement des lentilles.
  • le Canon propose un écran de 7,5cm mais de seulement 460.000 pixels alors que l’écran du Nikon, un rien plus grand (7.6cm) propose 921.000 px. Ils sont tous les deux en 4/3 ; pour tous les deux, les écrans sont inclinables et non tactiles
  • les objectifs diffèrent aussi : 28 -200mm (x7) pour le Nikon, qui ouvre de f2,8 à 5,6 (diamètre de 38m), tandis que le Canon donne un 28 -140mm (x5), qui ouvre de f2,8 à 4,5 (diamètre de 39mm)
  • les sensibilités se tiennent dans un mouchoir : de 80 à 3200Iso (extensible à 6400) pour le Nikon contre 100 à 3200Iso pour le Canon
  • le Canon supporte très bien de monter jusqu’à 1600Iso sans dégradation notable des images, alors que le Nikon peine au delà des 800Iso
  • tous les deux sont superbement construit, fait pour durer, bien organisés (selon la marque et ses habitudes)
  • fichiers RAW et JPEG pour tous les deux
  • le Canon propose 370 photos avec une charge de batterie contre 350 pour le Nikon
  • le Canon utilise une Compact Flash pour les images alors que le Nikon les enregistre sur une carte SD

Des références.

https://monappareilphotopro.fr/canon-powershot-g12-avis/, https://www.lesnumeriques.com/appareil-photo-numerique/canon-powershot-g12-p9931/test.html, https://www.lesnumeriques.com/appareil-photo-numerique/nikon-coolpix-p7100-p11957/test.html, https://monappareilphotopro.fr/nikon-coolpix-p7100-avis/, https://fr.wikipedia.org/wiki/Nikon_Coolpix_P7000, https://fr.wikipedia.org/wiki/Nikon_Coolpix_P7100, https://fr.wikipedia.org/wiki/Canon_PowerShot_G12 en français : http://www.photographyreview.com/reviews/canon-g12-vs-nikon-p7100, en anglais

Le Zinc du photographe

Le Canon Eos 1-Ds Mark 2

Préambule.

Si vous vous en souvenez, je vous ai présenté il y a peu le Nikon D4s, un autre appareil professionnel.

Aussi étrange que cela puisse paraître, je m’étais attaché à ce gros boitier. Enfin, surtout à ses capacités, hors du commun, même 10 ans après sa sortie.

Celui-là s’en est allé vers un autre sac photo, mais je voulais réitérer l’expérience. Finalement, j’ai trouvé sur le Net un autre champion, le Canon Eos 1-Ds Mark II.

Si ce n’était pas le concurrent direct – il y a 10 ans d’écart entre les 2 appareils – il offre des prestations elles aussi hors du commun.

Un peu d’histoire.

De la fin des années cinquante au début des années septante, Nikon était incontestablement le fournisseur des photographes professionnels.

L’apparition du Canon F-1 vint ébranler cette belle suprématie et encore plus avec le New F-1 dix ans plus tard. Sur les fronts de guerre, dans les stades, dans les rues mouvementées de ces années-là, les professionnels avaient choisi leurs camps : on était Nikon ou on était Canon.

C’est en 1987 que tout bascule, avec l’apparition du premier Canon Eos et plus encore en 1989 quand le Canon Eos 1 est présenté aux professionnels.

L’Eos 1 possède un cadre en aluminium moulé, recouvert d’une coque en polycarbonate et garni de cuir PU antidérapant. Léger et résistant.

Le viseur offre une couverture horizontale et verticale à 100%.

Il peut travailler de 30 s à 1/8000s dans tous les modes d’expositions. L’appareil offre en plus 8 fonctions personnalisables.

Un Power Booster lui permet de photographier à 5,5i/s.

Comme le F-1 et le New F-1 à leur époque, l’Eos 1 s’inscrit dans un système, c’est-à-dire que le boitier est au cœur d’un ensemble d’accessoires prévus pour répondre à tous les besoins des photographes : large gamme d’objectifs, flashs dédiés, moteurs, accessoires macro, accessoires astro, accessoires médicaux, etc.

Mais surtout, c’est son autofocus rapide et précis, piloté électriquement par le boitier, qui fait la différence et incite nombre de photographes à passer vers la marque rouge.

Puis, en 2001 apparait le premier numérique pro de Canon, l’Eos 1D.

Le petit tableau ci-dessous vous résume le reste de l’histoire.

Source : Wikipédia

Le Canon Eos-1 Ds est donc le digne successeur de ses illustres prédécesseurs.

Présentation du Canon Eos-1 Ds Mark II.

L’Eos-1 Ds succède à l’Eos-1 D, sorti en 2001 et qui proposait 11,1Mpx. Il sera suivi en 2004 par l’Eos-1 Ds Mark II (16Mpx) qui nous préoccupe, avant d’être lui-même remplacé un peu plus tard par un Eos-1 Ds Mark III qui proposera 26Mpx. L’Eos-1 Ds Mark II coutait, nu, 8000€ à sa sortie.

Que proposait-il ?

Un capteur plein format de 24 x 36 mm, des vitesses d’obturation s’étalant de 30s à 1/8000s (l’obturateur est prévu pour 400.000 déclenchements), une sensibilité de 50 à 3200Iso, un écran LCD de +/- 5cm, un viseur optique à 100%, tout ça dans un corps en alliage de magnésium recouvert de polycarbonate et un blindage électromagnétique, qui affiche sur la balance, nu, 1550gr (corps 1215g + batterie 335g). Le boitier est traité pour résister au ruissellement et à la poussière. Le but étant de le rendre capable de supporter des conditions de travail difficile et des conditions extrêmes.

A l’époque donc, l’Eos-1 Ds Mark II a été développé pour répondre aux besoins de photographes professionnels de portrait, de studio et de paysage, ceux qui exigent la plus haute qualité d’image. Ce que ce nouvel Eos offrait avec son capteur CMOS de 16,7Mpx plein format. Il offrait alors le nombre de pixels le plus élevé au monde.

Sa haute résolution d’image, sa riche gradation des couleurs et (pour l’époque) une large plage de sensibilité ISO autorisent les photographes à utiliser pleinement toute la gamme des objectifs Canon EF.

Equipé du processeur DIGIC II, l’appareil peut traiter de gros volumes de données extrêmement vite tout en gardant les détails ultra fins et la reproduction naturelle des couleurs. Il peut emmagasiner en continu 32 photos (grand format JPEG) à la fréquence de 4i/s.

Il utilise deux cartes mémoire : une SD et une CF (Compact Flash), avec la possibilité d’enregistrer sur l’une et d’utiliser l’autre comme sauvegarde ou utiliser une carte pour le JPEG et l’autre pour le RAW (ici le CR2 natif).

Au nombre des nouveautés, de nouvelles fonctionnalités comme un grand choix de paramètres de qualité d’image (4 taille de JPEG et dix niveaux de compression en plus du RAW) ; deux paramètres de matrice de couleurs personnalisables en plus des cinq modes prédéfinis afin d’optimiser l’image en fonction des exigences du sujet ou du périphérique de sortie.

Même si de nos jours cela pourrait faire sourire, l’écran LCD de 5,8cm proposait 230.000 points, ce qui doublait la résolution du modèle précédant.

Je citais plus haut la vélocité de son autofocus. De fait, la mise au point automatique se fait sur 45 points (dont 7 en croix), ce qui autorise le photographe à des compositions variées, sans plus avoir besoin de centrer le sujet pour effectuer la mise au point. Ajoutons-y une mesure évaluative sur 21 zones et on peut garantir une exposition idéale pour chaque cas. Le Canon Eos-1 D mark II, plus orienté vitesse que le DS puisque son unité AF est capable de fonctionner à 8,5 images par seconde, fait profiter le 1 Ds Mark II de l’algorithme AF AI Servo AF, optimisé pour le fonctionnement de 4 ips.

Petite précision utile au sujet des boitiers pro : les Eos D et Ds sont surtout destinés au paysage, studio et portrait alors que les DX sont orientés animalier et sport, avec des rafales plus rapides.

Vous pouvez encore contrôler les fonctions personnalisées afin d’adapter le boitier à vos préférences individuelles.

La mesure du flash est E-TTL lorsque l’on utilise les flashs Speedlite de la série EX. Grâce aux informations de distances fournies par les objectifs, l’exposition au flash est plus précise et stable qu’auparavant.

Rappelez-vous, Canon a le premier introduit le principe de la communication électrique du boitier vers l’objectif et l’inverse, le ou les moteurs étant inclus dans les objectifs.

D’accord, toutes ces informations peuvent faire sourire aujourd’hui. Comparé à nos appareils actuels, il aurait presque l’air d’un bon vieux dinosaure.

Mais n’oublions pas qu’à son époque des photographes talentueux en ont tiré le meilleur.

Que penser de cet appareil ?

Vous avez remarqué que, comme d’habitude, je n’ai pas fait une revue exhaustive de ce que l’appareil peut faire, ni comment on s’en sert. Le mode d’emploi se trouve toujours sur le site de Canon.

Je vais plutôt essayer de vous livrer mes impressions.

Une remarque d’abord : cet appareil est prévu pour +/- 400.000 déclenchements et il en compte 22.181 (vu avec Photome, gratuit), autrement dit, il est juste en rodage ! Pourtant cet Eos-1 Ds Mark 2 fête ses 20 ans cette année.

L’appareil est lourd (près de 200gr de plus que le Nikon D4s) mais son ergonomie est excellente et il est très bien équilibré.

Au prix où on le vend aujourd’hui, vous pouvez encore vous offrir une excellente sangle pour le porter sans ruiner vos cervicales.

Sa manipulation requiert un peu d’habitude. Lorsque je l’ai reçu (merci Pierre), j’ai cru un instant qu’il était en panne car j’avais beau faire tourner la grande roue codeuse à l’arrière, rien ne se passait. Heureusement, l’appareil m’a été livré avec le guide rapide et le mode d’emploi en français. Et là j’ai compris qu’il fallait actionner un bouton et la roue pour faire bouger les fonctions demandées. Une petite gymnastique facile a assimiler.

J’ai encore eu le plaisir de découvrir dans le colis que l’appareil était accompagné de trois batteries et de deux chargeurs. En fait non : il y avait bien un chargeur qui permet la recharge de 2 batteries simultanément mais la troisième n’est pas une batterie, c’est un élément qui permet, avec le second chargeur, de travailler directement sur le courant domestique, par exemple lorsqu’on est en studio, ce qui permet d’épargner les batteries, devenus rares de nos jours.

J’ai monté à l’origine sur l’appareil mon bon vieux 17 – 40mm f4 constant en série L, puis j’ai réglé le correcteur dioptrique à ma vue. Il réagit rapidement, même en cas de luminosité faible et fait la mise au point sans hésitation. Le 28 – 80 est venu le seconder.

Ensuite, comme je m’étais acheté une sangle à mettre en bandoulière (plus pratique pour le port d’objet lourd je pense), j’y ai glissé une carte SD car j’attends encore la CF que j’ai commandée.

Petit réglage pour qu’il accepte la seule carte SD, puis le mettre uniquement en RAW (CR2) et me voilà sorti un petit matin frais pour essayer de capter les premiers rayons de soleil.

Agrandissement à 300%

Manque de bol, les nuages étaient très nombreux mais j’ai quand même pu faire quelques photos. Quel régal que d’entendre le clac discret mais ferme de l’obturateur !

Finalement, même s’il fait son poids, il n’est pas désagréable à porter à l’œil et, surtout, quel confort avec le déclencheur, niché dans un creux qui ne laisse pas de doute sur sa position et son toucher. En effet, je n’ai plus de sensibilité dans les doigts et donc avec les autres appareils, je suis toujours en train de chercher le déclencheur. Ici, pas de soucis de ce côté-là.

Le porter avec la sangle en bandoulière est aussi une bonne idée, je ne le sens presque pas. Je vais juste ajouter un câble de retenue au cas où il voudrait me quitter sans préavis !

Quand on a compris le jeu touche+molette, les réglages sont très simples et les menus ne sont pas (encore) à rallonge (le mode d’emploi fait 179p.).

En résumé, je pense que ce Canon Eos-1 Ds Mark 2 va être un compagnon qui restera dans mon véhicule (bien caché) car on peut lui faire confiance pour la solidité et la tenue de sa batterie (+/-1200 vues quand même).

Question prix, comptez entre 150 et 250€ mais vérifiez quand même s’il a beaucoup tourné au pas (un petit truc tout simple pour le faire : avec le programme Photome vous chargez la dernière photo prise par l’appareil et vous regardez les Exifs, vous y trouverez le nombre de déclenchement ou shutter count).

Vidéos d’illustration.

Un peu de technique.

Alors ici, la liste est tellement longue que je vous renvoie sur le site de Canon Global ou sur 4Clik (en français) pour sa fastidieuse mais intéressante découverte.

Des références.

https://camerarace.com/fr-fr/test/reflex/Canon-EOS-1Ds-Mark-II/, en franglais ; https://fr.wikipedia.org/wiki/Canon_EOS-1Ds_Mark_II, https://www.4clik.com/photo-video/appareils-photo-numeriques/id=104252/canon-eos-1ds-mark-ii/, https://versus.com/fr/canon-eos-1d-x-mark-ii-vs-nikon-d4s, https://www.canon.fr/pro/stories/eos-1-35th-anniversary/ en français ; https://www.the-digital-picture.com/Reviews/Canon-EOS-1Ds-Mark-II-Digital-Camera-Review.aspx, https://global.canon/en/c-museum/product/dslr787.html, https://www.dpreview.com/reviews/canoneos1dsmkii/2, https://www.joerivanveen.com/blog/canon-eos-1ds-mark-ii/, https://pxlmag.com/db/camera-compare/Canon-EOS-1Ds-Mark-II-vs-Nikon-D4s, en anglais.

Numérique

Le Sony Cyber-Shot DSC-T7, un tout petit numérique.

Préambule.

Il y a quelques jours j’écrivais qu’il devenait difficile de trouver des appareils intéressants en brocante. En fait, ça dépend aussi des endroits, de l’heure à laquelle vous passez, de la taille de la brocante, de ce que l’on cherche, de l’âge du capitaine et de la vitesse du vent …

Bref, ici, en plein Brabant Wallon, pas un seul appareil argentique qui mérite le détour.

Mais je me penche sur une caisse où gisent mélangés de vieux flashs, des appareils numériques antédiluviens et un ou deux argentiques cassés. Dans ce capharnaüm j’extrais un flash parapluie qui semble neuf et ce minuscule Sony DSC-T7, en piteux état et sale.

Brève négociation et me voilà avec ces deux seuls objets dans le sac à dos.

Un peu d’histoire.

Et bien c’est plus difficile de faire un historique sur ces anciens numériques que sur de vieux appareils argentiques !

Tout d’abord, la gamme Cyber-shot a des caractéristiques communes dans ses différentes déclinaisons : des batteries InfoLithium (permettant de visualiser avec précision la puissance restante et d’une autonomie accrue), des objectifs de marque Carl Zeiss et une conception globale de qualité. Tous ces appareils utilisent les cartes mémoires flash Memory Stick ou Memory Stick Duo, bien que les derniers modèles supportent également la CompactFlash et même les cartes SD classiques.

Tous les modèles Cyber-shot utilisent le préfixe DSC dans leur références, ce sigle signifiant Digital Still Camera (appareil photo numérique en français).

Il semble que la série de DSC-T désigne des appareils « slim » ou fins en français. La série fut prolifique car Sony recense 28 modèles Tous ont en commun cette faible épaisseur, une toute petite taille et un volet qui cache l’objectif et sert aussi de commutateur ON/OFF, un objectif Carl Zeiss Vario Tessar plus ou moins puissant (zoom X3 ou X4) et toute la panoplie des services Sony en termes de programmes pour vous faciliter la vie, ou d’accessoires.

Le premier semble avoir été le T1, sorti en 2004 alors que le T2 sortait en … 2009.

En tout cas, le dernier fut le T-110D, sorti en 2011 et qui proposait un capteur de 16,1Mpx alors que celui qui va nous occuper ne compte que 5,1Mpx. Mais le T-7 est venu au monde en 2005 …. presque la préhistoire !

Présentation du Sony DSC-T7.

Ce n’est pas courant que je vous présente des numériques, le site étant plutôt orienté vers nos vieux machins qui fleurent les sels d’argent.

Mais celui-ci m’a intrigué.

Tout d’abord par sa taille ou plutôt, son épaisseur : 1,47cm d’épais pour 9,17cm de long et 6cm de large. Et un poids plume de 136 gr, batterie et carte incluse.

Difficile je pense de faire plus fin. Son secret ? Un objectif replié à zoom optique trois fois signé Carl Zeiss Vario Tessar de 6,3 – 19mm soit l’équivalent d’un 38 – 114 en 24×36.

Primé au Tipa 2004, il était alors considéré comme le compact le plus fin du marché. Outre son objectif, il est doté du processeur Real Imaging qui l’autorise à sortir de splendides prises de vue (pour l’époque s’entend).

Son grand écran arrière (6cm de diagonale), couvrant environ les deux tiers de l’arrière de l’appareil photo, offre une belle visibilité pour les prises de vue. Il est doté de la technologie « Clear Photo LCD ™ » antireflet, qui améliore la qualité de visualisation en empêchant la lumière réfléchie d’interférer avec l’image affichée.

Comme d’habitude l’appareil possède plusieurs modes programmes pour vous faciliter la vie. Il possède même un mode macro (mode loupe) qui autorise à descendre à 1cm du sujet. Enfin, il surprend avec un mode rafale de 100 images/minute (non, on ne parle pas encore de 100i/s !).

Ce n’est pas un foudre de guerre car il faut compter une seconde pour qu’il soit prêt à prendre la première photo, alors que vous venez de faire coulisser l’écran de l’objectif. Et encore une seconde entre chaque photo qu’il va sauvegarder sur une carte Memory Stick PRO Duo (j’en ai commandé une pour l’essayer). Si je parle de photos, il y a aussi des videos en VGA à 30i/s, mais ça m’intéresse moins.

Grâce à un « dock station », il peut être connecté à une imprimante compatible PictBridge™, telle que l’imprimante photo numérique PictureStation® DPP-FP50 de Sony, pour sortir ses images rapidement (voir vidéo d’illustration ci-dessous).

Que penser de l’appareil ?

Si ce qui m’a attiré chez lui, c’est sa taille réduite. Il faut être réaliste : cet appareil a maintenant 18 ans et il est techniquement dépassé.

Le temps de réponse entre deux images est long, la capacité de la batterie InfoLithium est de 180 photos par charge, sa qualité d’image est réduite au 5,1 Mpx du capteur.

Reste qu’à l’époque de son lacement, le Sony valait 800$ et il était considéré comme un appareil « haut de gamme ».

Les touches de commandes sont très petites mais bien placées et réactives. Avec la particularité que pour une fois les gauchers sont à la fêtes car le trèfle de commande est sur la gauche de l’écran, ainsi que la touche menu.

Sur le dessus il n’y a que le déclencheur et le vraiment minuscule bouton du zoom.

Autre inconvénient, si on veut le mettre sur un trépied, il faut absolument le placer dans son support (et avoir pensé à l’emporter avec soi !). Vu la taille et le poids de l’engin, on peut de nos jours le placer dans un support prévu pour les smartphones, comme celui monté sur certains trépieds de type Gorilla (celui qui se contorsionne dans tous les sens).

Les essais et critiques de l’époque constate néanmoins que la qualité photographique est au rendez-vous, en soulignant qu’il valait mieux ne pas dépasser les 400Iso pour éviter la dégradation de l’image.

Pour ma part, j’attends la carte Mémory Stick commandée pour le tester. Affaire à suivre donc …

Je reviens donc sur mon choix de cet appareil : sa finesse. A l’heure où certains trouvent encore que les compacts sont trop encombrants et se tournent dés lors vers leur smartphone pour faire des photos, ce type d’engin serait une bonne réponse tout en gardant une qualité photographique meilleure que celle du téléphone dit « intelligent ». Peut-être pas ce modèle mais j’ai trouvé dans la gamme le dernier sorti, le T -110D qui offrait quand même 16Mpx. Sans aucun doute un choix judicieux si on veut un compact discret que l’on peut glisser dans n’importe quelle poche.

Bref, vous connaissez mon opinion sur les smartphones qui ont toujours un gros défaut : ils ne font pas (encore) le café.

Videos d’illustration.

Un peu de technique.

Pour le mode d’emploi, c’est par ICI.

Pour les appareils numériques, il faudrait toujours plusieurs pages pour résumer ce qu’il peuvent faire. En l’occurrence, je vous renvoie sur le site de Sony, qui fait ça très bien.

Un petit résumé :

Sensor• 1/2.4  » Super HAD CCD
• 5 million pixels total
• 5.1 million effective pixels
Image sizes• 2592 x 1944
• 2595 x 1728
• 2048 x 1536
• 1280 x 960
• 640 x 480
Movie clips• 640 x 480 @ 30 fps (Fine)
• 640 x 480 @ 16.6 fps (Standard)
• 320 x 116 @ 8.3fps
• With audio
File formats• Still: JPEG
• Movie: MPEG VX (Fine requires Memory Stick Duo PRO media)
Lens• 38 – 114 mm (35 mm equiv) 3x optical zoom
• F3.5 – F4.4
Digital zoom• Up to 2x
• Up to 4x Smart Zoom
FocusAuto focus
AF area modes• 5 Area Multi-Point AF
• 5 Step Manual Preset
AF assist lampYes
Focus distance• Min: 50cm (19.7″)
• Macro: 8cm (3.1″)
• Magnifying Glass Mode: 1cm (0.4″)
ISO sensitivity• Auto
• ISO 100
• ISO 200
• ISO 400
Exposure compensation• +/-2.0EV
• 1/3EV steps
Shutter speed• Auto: 1/8 – 1/1000 sec
• Program Auto: 1 – 1/1000 sec
• High Speed: 1/250 – 1/1000 sec
ApertureF3.5 – F5.6 (W); F4.4 – F8 (T)
Scene modes• Beach
• Candle
• Fireworks
• High Speed Shutter
• Landscape
• Magnifying Glass Mode
• Snow
• Twilight
• Twilight Portrait
White balance• Auto
• Daylight
• Cloudy
• Fluorescent
• Incandescent
• Flash
Self timer10 sec
Continuous shootingYes, specs unknown
Image parameters• Black and white
• Sepia
Flash• Auto, on, off, slow synchro, red-eye reduction
• Range: 0.1 – 1.6 m
LCD monitor• 2.5″ TFT Hybrid LCD
• 230,000 pixels
Connectivity• AV out
• USB
Print compliancePictBridge
Storage• Memory Stick Duo
• Memory Stick PRO Duo
PowerInfoLithium NP-FE1 battery (680 mAh)
Weight• Unloaded: 115 g (4.1 oz)
• Loaded: 134 g (4.7 oz)
Dimensions92 x 60 x 15 mm (3.6 x 2.4 x 0.6 in)

Des références.

https://www.lesnumeriques.com/appareil-photo-numerique/sony-cyber-shot-dsc-t7-p539.html, https://www.lesnumeriques.com/appareil-photo-numerique/sony-cyber-shot-dsc-t7-p539/test.html, en français ; https://www.dpreview.com/articles/7589647435/sondsct7, https://www.photoreview.com.au/reviews/other-cameras/sony-cyber-shot-dsc-t7/

Le Zinc du photographe

Le Nikon D4s

Préambule.

Lors de la présentation du Nikkormat FTn, je faisais la réflexion que j’avais jusqu’à présent présenté déjà quelques Nikon, des années soixante (Nikkormat FTn), des années quatre-vingt ou nonante (F50, F60, F65, F-601, EML) et quelques numériques (D40, D100).

Cet appareil a failli finir à la déchetterie, son précédant et défunt propriétaire ayant eu l’idée étrange de coller la commande du volet du viseur et la correction dioptrique, calée à sa vue !

Quelques heures de travail méticuleux et précis m’ont permis de le débarrasser de cette colle et de restaurer les deux fonctions. Ouf !

L’ajout d’un magnifique objectif 16-35mm à ouverture f4 constante vont me permettre de vous le présenter « vivant ».

Un peu d’histoire.

A l’origine était le Nikon D4, le reflex professionnel sorti en 2012, qui succédait aux D3 et D3S. Une belle machine mais qui ne tînt que deux ans face au Canon Eos 1DX (2012, plein format pro de 18,2Mpx). Cet Eos était meilleur sur trop de points pour que Nikon ne réagisse pas. Ce sera fait avec ce D4s.

Je remarque toutefois que le D4s sera aussi remplacé deux ans plus tard par le D5, mais c’est une autre histoire …

Il ne révolutionne pas l’appareil de base (D4) mais il lui apporte des modifications importantes : citons en vrac un nouveau couple capteur/processeur (Expeed 4), une sensibilité franchement revigorée car des 25.600Iso natifs on peut passer à 409.600Iso en mode Hi-4, un buffer (mémoire tampon) plus costaud (200 JPEG en pleine définition) avec, à la clé, de nouveaux algorithmes de débruitage et de traitement de la couleur.

Soyons raisonnable à propos de ces Iso, cela veut surtout dire que si vous utilisez l’appareil à 12.800Iso, il sera aussi bon que son prédécesseur l’était à 6.400Iso. Vous gagnerez en vitesse d’exécution sans devoir flirter avec un bruit trop important.

Sa rafale de 11 i/sec. en RAW (fichiers natifs), sur 200 vues consécutives, en conservant le suivi AF (autofocus) et le calage de l’exposition (AE), le mettait parmi les reflex très rapides.

Pour les photographes pressés, vous pouviez le brancher, via un connecteur Ethernet RJ45 et le débit de transfert relevé à 185Mb/s vous permettait d’envoyer une image au bout du monde en à peu près 4 secondes (heu, si vous aviez une connexion costaude quand même) vers votre journal ou chez vous.

Pourvu de 2 emplacements mémoire, une XQD et une Compact Flash, vous pouviez y aller et emmagasiner tout ce qui passait devant votre capteur plein format de 16,2Mpx.

Il a aussi une partie vidéo, mais comme ce n’est pas ma tasse de thé, je n’en parlerai pas (voyez dans les références en dessous si besoin).

A l’époque de sa sortie, le boitier nu valait 6000€. Son écran n’était pourtant ni tactile, ni orientable. Mais il a reçu le prix TIPA (Technical Image Press Association qui est une association internationale de magazines de photographie) du « meilleur reflex pro » en 2014 et le prix EISA 2014-2015 (European Imaging and Sound Association qui est une association de magazines européens consacrés au multimédia telle la photographie, l’audio, la vidéo).

Pourtant on pouvait regretter l’absence d’un système Wi-Fi intégré (mais on pouvait y adjoindre un module), de GPS. Cependant, un module WT-5 permettait, à distance, de gérer 10 boitiers en même temps, à distance.

Je vous l’accorde, ces spécifications sont dépassées par les hybrides actuels et les derniers réflex des marques phares, mais est-il pour autant devenu inutilisable ou trop vieux ?

Présentation du Nikon D4S.

Première remarque : c’est du costaud !

Source : Nikon.

Plus d’un kilogramme sur la balance (1180gr), nu et 1337gr avec sa batterie et les cartes. Avec son châssis en alliage de magnésium, il assure et il est aussi tropicalisé. Il n’aura pas peur de sortir qu’il fasse très froid ou très chaud, ni humide, ni poussiéreux.

Pourquoi choisir ce mastodonte ? Ce professionnel Nikon est le plus rapide et le plus compact (oui, je sais, ça étonne !) jamais conçu pour la photographie de reportage, de sport et d’action à son époque (2014), quoique l’Eos 1Dx lui tienne encore la dragée haute et ne s’avoue pas du tout battu. Il laisse les appareils photo « grand public » comme le D800 et le Canon 5D Mark III complètement à la traine de par ses performances.

Les appareils professionnels sont conçus pour que le photographe n’ait pas, dans le feu de l’action, à gérer des tas de paramètres, parce que l’appareil est prévu pour les gérer avec lui, rapidement et sans faux pas.

Un appareil pro ne fera pas de vous un meilleur photographe car il ne prendra pas la photo à votre place mais lorsque vous aurez composé votre image, soigné votre cadrage, « vu » l’action, il sortira la meilleure image possible.

Petit aparté : quand vous faites le choix d’un boîtier pro comme le Nikon D4s, c’est surtout pour sa capacité à gérer des situations complexes, avec des basses lumières et/ou des écarts de contraste importants.

Ce qui vous intéresse alors c’est la facilité avec laquelle vous pouvez faire vos images, sans post-traitement (en tout cas le moins possible), à les livrer le plus rapidement qu’exigé par votre journal. C’est précisément le besoin qu’ont les photographes pros qui doivent livrer toujours plus vite leurs meilleurs clichés.

Ceci étant précisé, voyons maintenant ce qui fait sa différence et s’il peut encore être dans le coup, dix ans plus tard.

La mise en bouche signée Nikon.

En terme d’autofocus, l’appareil propose un nouveau « mode AF zone groupée« . Ce nouveau mode autofocus permet d’isoler le sujet photographié de son arrière plan au moment de la prise de vue. Les ingénieurs Nikon ont développé des algorithmes qui font intervenir le système de détection des visages avec ce nouveau mode AF. Il est composé de 5 points en forme de diamant et ce groupe de points est déplaçable au sein de la zone de 51 points de l’AF.

En gros, avec le mode AF Groupé, le Nikon D4s utilise donc 5 collimateurs en croix qui se comportent alors comme un seul (plus) gros collimateur. Ceci permet au boîtier de caler la mise au point sur le collimateur central de ce groupe tout en tenant compte des informations fournies par les quatre autres. L’algorithme décide alors en temps réel quel est le collimateur qui a raison et fait la mise au point sur celui-ci. Cette technique limite les erreurs de mise au point avec des sujets évoluant en arrière plan. Surtout utile en salle de sport, les terrains de foot, rugby, hockey, etc.


11 photos à la seconde sur 200 vues. Ok, de nos jours certains font encore beaucoup mieux mais, dix ans avant, on peut insister sur le travail de Nikon sur le bloc de l’obturateur qui permet des performances remarquables en terme d’atténuation de « rebond » du miroir au moment de l’activation du mécanisme. Ce travail assure une meilleure stabilité, la réduction de l’occultation de la visée entre 2 prises de vue, une meilleure précision de l’AF. Ceci étant, avec ce type de mode enclenché, mieux vaut avoir prévu de grosses cartes mémoires, ça se remplit vite.

Peu, voire pas de retouche sur des images en JPEG, voila la promesse du Nikon D4s.
Une promesse qui séduit de nombreux photographes professionnels qui ne bossent pas en Raw mais en JPEG pour des raisons de facilité et de rapidité.

Pour les assidus du RAW, la marque propose un mode RAW s qui est un mode RAW allégé mais sans perte de qualité.

La gestion des bases lumières et la plage de sensibilité utilisable reste une question sensible. Si l’annonce des 409.600Iso a fait frémir en son temps, en pratique, il est bien illusoire de vouloir travailler à une telle sensibilité tant les images sont bruitées. Si vous avez fait l’acquisition d’un programme de dématriçage des RAW, vous obtiendrez sans doute une image à peu près exploitable. Mais l’avantage de cette sensibilité record (pour l’époque s’entend toujours, aujourd’hui on a dépassé le million) c’est de vous permettre de gagner au moins une vitesse ou une ouverture dans les conditions habituelles de votre travail de terrain.

Si nous reprenons la photo de sport, cela peut vous autoriser à figer des mouvements et les expressions des sportifs en travaillant à 6400, 12800Iso voire 25600Iso, sans perte de qualité.

Quel autre paramètre peut intervenir dans la qualité de vos images ? Oui, le contrôle de la balance des blancs, qu’il faut pouvoir gérer dans la pratique des situations avec des éclairages disparates et changeants, sans lumière naturelle.

D’origine, le D4S s’en sort déjà très bien mais il existe le mode PRE : faire une image de référence qui aide le boitier à caler la balance des blancs. Petit plus, qui est la marque des grands, vous pouvez faire cette mesure en mode Live View car vous avez alors la possibilité de viser votre sujet et de choisir précisément la zone de mesure avec le collimateur qui s’affiche à l’écran pour faire la mesure sur ce point précis. De ce fait, l’image ainsi modifiée apparait sur l’écran et vous permet de voir en temps réel la correction. Rien ne vous empêche de recommencer l’opération pour arriver au rendu voulu.

Bon, certains me diront que ce n’est pas mieux que si vous aviez fait une photo de référence. Sans doute, mais c’est plus rapide et plus « visuel ».

Si je résume ces éléments, c’est pour écrire que le Nikon D4s encaisse fort bien les basses lumières et les forts contrastes. Il gère aussi très bien les dégradés et il restitue fidèlement la colorimétrie. Il va aller chercher les détails même dans les zones entre sombre et clair, dans les ombres profondes (photo de nuit) ou dans les transitions de l’aube à l’aurore. Les images dans des ambiances très claires (la neige par exemple) vont aussi chercher les détails et les restituer parfaitement.

Petite revue de détail du boitier.

Vous me connaissez, je ne vais pas reprendre points par points tout ce que vous pouvez faire avec cet appareil, la manipulation de tel ou tel bouton. Vous trouverez tout ça ICI (500 pages quand même pour le mode d’emploi en français !).

Un petit résumé en images …

Que penser de cet appareil ?

Tout d’abord, comme l’Eos 1Dx, il impressionne : monolithique, lourd, bardé de boutons aux endroits stratégiques, de roues codeuses, c’est un appareil fait pour travailler (sa limite de fonctionnement serait de 400.000 déclenchements quand même).

Son énorme batterie, accompagnée de son chargeur rapide, vous assure 3020 prises de vue, de quoi réaliser plusieurs reportages dans la foulée. Je vois des hybrides qui pleurent …

Dès le prime abord on sent que cet appareil est bâti pour travailler, dans toutes sortes de conditions : son châssis robuste doit pouvoir encaisser beaucoup, il est tropicalisé, mille petits détails sont extrêmement bien pensés (le loquet pour ouvrir la porte des carte est bien sécurisé, les ouvertures pour câblages divers sont bien étanches, la poignée intégrée porte les mêmes commandes qu’en tenue horizontale, le verrou de la batterie ne vous lâchera pas, …).

On pourrait lui reprocher de n’avoir « que » 16,2Mpx à offrir. Mais en y regardant bien, d’autres appareils, Olympus, Panasonic, par exemple, proposent encore du 16Mpx sur capteur micro 4/3. Ici nous les avons sur un capteur full frame (23,9x36mm) c’est dire s’ils ont de la place pour travailler correctement, sans montée de bruit excessive (on peut travailler à l’aise à 25600Iso). Il faudra faire attention au recadrage si besoin et à la taille de vos impressions mais allez-vous imprimer des 2x4m ?

Choisit-on ce boitier pour la photographie de tous les jours ?

Hmm … en tant que professionnel, il y a maintenant beaucoup mieux (et plus léger) sur le marché, toutes marques confondues. Pour un amateur éclairé, c’est encore un sacré appareil qui donnera des résultats bluffants en paysage, en portrait, en studio.

La preuve est que son prix tourne encore, nu, autour des 1000€. Comme il accepte un vaste choix d’optiques Nikon pour reflex, c’est peut-être le moment de tenter de faire un bonne affaire en piochant dans le vaste catalogue de la marque, qui ne manque pas de très belles références en la matière.

Ici, il est équipé d’un AF-S Nikkor 16-35mm f4G ED VR de très belle facture. L’ensemble vaut encore au bas mot 1500€.

Un regret, c’est le choix des cartes mémoires : la carte XQD n’est plus suivie et la Compact Flash serait amenée à suivre le même chemin (mais on en trouve toujours d’excellente qualité).

Peut-on craquer pour le Nikon D4s ? Oui, certainement. C’est d’ailleurs l’avantage des appareils professionnels, ils sont souvent tellement en avance qu’ils restent longtemps dans le coup.

Mais prévoyez un bon trépied et une bonne sangle de cou pour le transporter. Un tel appareil se mérite.

Videos d’illustration.

Un petit exercice amusant de comparaison.

Un peu de technique.

Essayer de vous résumer en quelques lignes les caractéristiques techniques d’un reflex pro « moderne » tient de la gageure. Je vous mets donc en lien le site de Nikon qui fait ça très bien.

Des références.

https://www.lesnumeriques.com/appareil-photo-numerique/nikon-d4s-p46491/test.html, https://www.lesnumeriques.com/appareil-photo-numerique/nikon-d4s-p19633/nikon-d4s-bonheur-professionnels-n33368.html, https://fr.nikon.ca/p/d4s/1541/overview, https://www.nikonpassion.com/test-nikon-d4s-premiere-prise-en-main-photos-de-sport/, https://versus.com/fr/nikon-d4-vs-nikon-d4s, https://fr.wikipedia.org/wiki/Nikon_D4S, https://www.strasbourgphoto.com/nikon-d4s-les-premieres-images/, https://www.nikonpassion.com/nikon-d4s-expeed-4-24mp-25-600-iso-af-plus-rapide-ou-pas/, https://www.lesnumeriques.com/carte-memoire/cartes-sd-ou-microsd-xqd-ou-cfexpress-mieux-comprendre-les-cartes-memoire-de-stockage-a156535.html en français ; https://www.dpreview.com/reviews/nikon-d4s, https://www.dpreview.com/products/nikon/slrs/nikon_d4s, https://photographylife.com/reviews/nikon-d4s, https://www.photographyblog.com/reviews/nikon_d4s_review, https://www.kenrockwell.com/nikon/d4s.htm, https://camerareviews.com/compare/nikon-d4s-vs-nikon-d5/, en anglais.

Numérique

Le Canon PowerShot G10

Ah, les fameux « compacts experts » !

En théorie – et bien souvent aussi en pratique – ces appareils donnent la main aux photographes exigeants, qui veulent sortir des modes tout automatique des appareils plus grand public. Ils ont normalement les mêmes capacités que les reflex de la marque qui les décline, l’encombrement en moins.

Serait-ce l’appareil parfait ?

Ben non, sinon les marques devraient revoir leurs gammes …

Pour la petite histoire, j’ai longtemps travaillé avec un Canon Eos 40D et un Canon Powershot G9. Lorsque je voulais rester discret, je prenais le G9, moins « intimidant » que le gros reflex, notamment pour faire des photos dans les lieux plus « étroits », comme les marchés. C’était pour moi le duo gagnant.

Mais reprenons le fil de cette gamme, les PowerShot déclinés par Canon.

De fait, il y a deux lignées dans la gamme : les PowerShot dit « grand public », très automatisés et d’excellente qualité; les PowerShot G, le haut de gamme, qui vise les photographes avertis qui veulent voyager léger.

Les G ont commencé par un numéro 1 (il en faut bien un, c’est le cas de le dire !) pour s’arrêter au numéro 6.

Leurs caractéristiques communes étaient un objectif « rapide » ouvrant à f2, un écran articulé à l’arrière et un second sur le capot, la possibilité d’enregistrer en JPEG et/ou en RAW, un capteur de 1/1,8″, des réglages comme sur un réflex (balance des blancs, ouverture, vitesse, manuel ou automatique) y compris les modes PSAM de la marque, un flash incorporé et la possibilité de monter un flash externe, le stockage sur carte CF, la possibilité de monter des compléments optiques (lentilles pour obtenir un grand angle ou un télé-objectif), une télécommande par infra rouge, un filtre de densité neutre intégré (à partir du G3) et une batterie Li-Ion à la place de piles

    Et puis il y eut une suite, du G7 au G12. De fait, le G7 a rompu avec la tradition des premiers G : exit l’objectif lumineux, on passe ici à un f2,8. Mais l’objectif se rétractait complètement dans le boitier, il apportait une stabilisation optique toujours bienvenue, un mode macro (utilisable jusqu’à 1 cm du sujet) et une plage zoom plus étendue (x6).

    Autre grand changement, l’écran arrière devient fixe mais il est plus grand et mieux défini.

    Encore une hérésie, le format RAW disparait, tout comme la télécommande infrarouge si pratique. Et le boitier abandonne la carte mémoire CF pour utiliser des SDHC.

    Par contre, introduction de la video au format 720p en HD. Bof …

    Bref, un modèle de transition qui fit frémir les partisans du PowerShot et que Canon s’empressa de corriger dès le G9, qui récupérait le format RAW, puis avec le G11 qui reprend un écran arrière articulé (que le G15 perdra à nouveau).

    Pour être complet, et avant de revenir au G10 qui nous occupe, sachez qu’il y aura un G1X, un peu à part avec son grand capteur et qui introduit une gamme parallèle dans la saga familiale.

    Puis Canon reprend le fil avec un G15, successeur « officiel » du G12 et un G16, qui sera le dernier de la gamme G.

    Car Canon va reprendre la série parallèle des G avec un chiffre et le X : ils sont équipés de grand capteur et pourtant sont plus petits, pour concurrencer le Sony RX100. Le dernier en date est le G9 X mark II.

    -« Ca va, je ne vous ai pas perdu ? »

    Alors, revenons à notre G10. Il est sorti en octobre 2008 et, au passage, à reçu le prix TIPA (Technical Image Press Association) du meilleur compact expert en 2009.

    Par rapport à ses prédécesseurs – comme pour se faire pardonner ses errances – Canon le dote d’un grand angle, un 28mm ouvrant à f2,8. Par contre, il rabote un peu le niveau téléobjectif, qui s’arrête au 140mm (contre 210 mm pour le G9) mais il garde la stabilisation mécanique.

    Le marketing ayant encore frappé, la définition du capteur passe à 14,7Mp (contre 12,1Mp pour le G9). Ce qui effrayât nombre de possibles acheteurs, notamment à cause du bruit que cette augmentation de pixels, pour un capteur de taille identique (1/1,7″), pouvait générer. Mais Canon pare la critique en implémentant le calculateur Digic 4, qui permet de très bien gérer le bruit, du moins jusqu’à 800 Iso (après, il devient perceptible).

    Mais c’est surtout au niveau de l’ergonomie que le G10 séduit : tout tombe idéalement sous les doigts, il y a pléthore de touches de raccourcis et une molette supplémentaire permet de régler directement la correction de l’exposition.

    Pour le reste, on ne change pas une équipe qui gagne et on reconduit les commandes du G9 : une molette crantée, un petit pavé à quatre directions, un bouton de validation des choix, la molette avec les différents modes (le PSAM Canon : automatique, programme, priorité ouverture, priorité vitesse, manuel, modes personnalisés). Pour celui qui veut avoir toute la main sur ses réglages, c’est parfait.

    Et moi, ce que j’ai toujours adoré sur ces appareils, c’est la présence d’un viseur optique. Qui est moins complet que la visée sur l’écran (on y voit plein d’infos utiles), certes, mais s’il y a du soleil, il ne vous laisse pas tomber, lui ! Et si vous regardez bien, le viseur possède un correcteur dioptrique. Le luxe !

    Ensuite, il y a ce sentiment de qualité quand vous prenez le boitier en mains pour la première fois : l’assemblage est irréprochable et donne ce (juste) sentiment d’un appareil solide. Il est d’ailleurs tout en métal.

    Alors oui, il est encombrant, vous ne le glisserez pas dans une poche, plutôt un petit sac, mais quelle sensation !

    Ah, un mot aussi sur les modes High Iso Auto, le décalage automatique des Iso, la détection des mouvements, qui aident réellement le photographe à corriger le flou dû à ses propres tremblements ou à ses mouvements intempestifs.

    Ensuite, il y a encore le I-Contrast qui augmente la luminosité et permet de conserver des détails même s’il fait sombre.

    Au niveau qualité des images, nous sommes chez Canon : elles sont très bonnes, même si au delà des 1600 Iso, le bruit numérique est présent.

    Et les menus ? Dans la plus pure tradition Canon : irréprochables, facile à lire et à comprendre. Pour avoir eu les deux, je peux vous dire que c’est appréciable car avec le Sony RX100, il faut s’armer de patience.

    Dernier tour du propriétaire, pour ne rien oublier. Comme cette griffe flash qui permet l’utilisation des flash Speedlite, le 580EX notamment.

    Si le flash intégré est largement suffisant pour des portraits de nuit, p. ex., l’utilisation de flash Cobra augmente ses performances car on peut régler les flashs depuis le boitier (correction exposition, synchro lente, etc.).

    Et ce que je ne vous ai pas montré, la batterie, une Li-Ion NB-7L de 1050mAh qui autorise environ 650 photos. Confortable.

    Tout est-il parfait ? Honnêtement, si je le compare à mon Lumix GX9, il est à la traine mais nous ne sommes plus dans la même catégorie, ni à la même époque.

    Mais il reste extrêmement attrayant et toujours dans le coup si vous avez besoin d’un appareil sur qui compter.

    Il vous offre des fonctionnalités que nous ne retrouvons plus forcément sur les compacts experts du moment, comme débuter la sensibilité à 80 Asa (jusque 1600), comme cette possibilité de monter des compléments optiques pour obtenir simplement un ultra grand angle ou un téléobjectif (il faut appuyer sur le bouton sous l’objectif pour décrocher la bague métallique qui protège le pas de vis), la possibilité de modifier vos réglages sans passer par les menus, par exemple.

    On peut lui reprocher sa taille, que son écran arrière ne soit pas orientable, ni tactile mais pas sa qualité de fabrication et la qualité de ses images.

    Si vous cherchez un compact expert de qualité, aujourd’hui très abordable (moins de 100€), prenez-le, il ne vous décevra pas. Je vous souhaite de trouver aussi la petite sacoche à fixer à la ceinture, en cuir noir de très grande qualité, elle offre un vrai confort de port et d’utilisation.

    Ce sera un merveilleux compagnon pour la street photography, par exemple, et dans les endroits « chauds », vous ne craindrez pas qu’on tente de vous le voler ni – au pire – de l’abîmer (même si ce serait dommage). Au fait, il est quasi silencieux si vous optez pour l’arrêt des bips confirmant la mise au point ou autres réglages.

    La propriétaire précédente avait oublié quelques photos sur la carte mémoire, j’en ai choisi quelques unes

    Quelques videos d’illustration

    Pour le mode d’emploi, c’est par ICI.

    Quelques références : https://fr.wikipedia.org/wiki/Canon_PowerShot_G, https://fr.wikipedia.org/wiki/Canon_PowerShot, https://fr.wikipedia.org/wiki/Canon_PowerShot_G10, https://www.lesnumeriques.com/appareil-photo-numerique/canon-powershot-g10-p4093/test.html,https://www.lesnumeriques.com/appareil-photo-numerique/canon-powershot-g10-p46601/test.html, https://www.cnetfrance.fr/produits/canon-powershot-g10-39385602.htm, https://www.videocorner.tv/2021/11/17/canon-powershot-g10-tout-ce-que-vous-devez-savoir/ en français; https://www.dpreview.com/reviews/canong10, en anglais

    Numérique

    Le Nikon D100

    Voici le second appareil acheté sur la brocante du 25 septembre et ayant appartenu au même propriétaire, le premier étant le Topcon RE Super que je vous présentais sous peu.

    Il a aussi pris des coups. Sans doute cette personne était-elle un professionnel, ou un amateur éclairé et … fortuné mais pas très soigneux.

    Bref, ce second appareil est toujours un appareil pro ou semi-pro, le Nikon D 100.

    Vous savez que je m’aventure rarement sur les terres de cette marque car j’en connais qui sont pires que les Corses si on dit du mal de leur chouchou (comme ça vous savez que je viens de me mettre à dos deux clans redoutables).

    Blague à part, et j’adore la Corse, je n’ai jamais trop eu l’occasion d’utiliser du matériel Nikon parce que j’étais équipé en Canon. Et je pense, très sincèrement, que ce sont là de grandes marques qui ont présenté respectivement des appareils de très grande qualité.

    Bon, je pose la brosse à reluire, et on l’étudie ce D 100 ?

    De prime abord, et c’est pour ça que je me suis penché sur lui lors de cette brocante, il fait « sérieux », tout de noir vêtu, avec la bande rouge sur l’intérieur de la poignée. Un écran sur le dessus me fait penser qu’il est dans la catégorie supérieure. Une ergonomie bien pensée, les boutons sont là où il faut. Un peu une « tronche » de F100, un écran à l’arrière en plus.

    Ah oui, « D » pour digital ! Ne soyons pas sectaire, certains appareils deviennent eux aussi des « ancêtres » car ils approchent des vingt ans (celui-ci date de 2002, une éternité) et une fois n’est pas coutume, c’est donc un « ancien » appareil digital que je vais passer à « mes petites étude subjectives … ».

    « Merveille technologique de Nikon, le D100 arbore un design ergonomique compact et léger (environ 700g*), compatible avec le Système Nikon qui comprend : objectifs AF Nikkor, système de flashes étendu, logiciel Capture 4,… A l’intérieur, une multitude de fonctions élaborées vous assure précision, qualité et contrôle de la prise de vue. » dixit le site Nikon France au sujet de ce boitier.

    En fait, il fut l’alternative grand public des appareils professionnels de la série D1.

    Pourquoi sa « bouille » semblait-elle un peu familière ? Parce qu’il a hérité des commandes du F80, un bon argentique sorti en février 2000, à l’aube du numérique.

    Pour ceux qui suivent la logique Nikon, il sera suivi d’un D70 – grand public – et D200 – pour semi-pro ou amateurs éclairés.

    Il sera présenté le 21 février 2002 à la convention annuelle et salon professionnel de la Photo Marketing Association (PMA). A l’époque son concurrent direct était le Canon Eos D60. Cet appareil sera remplacé en 2005.

    La comparaison d’époque du D100 contre l’Eos D60 (source : Digital Photography Review).Notez que le D100 semble plus haut mais c’est dû à la position de sa monture, plus haute que celle du Canon.

    Son positionnement visait clairement le grand public mais en lui donnant l’impression d’acquérir un appareil « sérieux », d’où le « dress code » proche du F100 et un prix, à l’époque, conséquent.

    Et ce fut un succès commercial !

    Mais que proposait donc ce Nikon D100 ?

    C’est un APS sauce maison (coefficient de 1,5), avec un capteur de 6,11 millions de pixels effectifs (6,31 Mp au total) avec une taille de 7,8 µm x 7,8 µm pour les photosites.

    Ok, aujourd’hui ça fait sourire, mais à l’époque, c’était pas mal et la qualité de l’image était très bonne, les ingénieurs maisons ayant décidé que les acheteurs en auraient pour leur argent.

    Le capteur est un Sony (si, si, déjà).

    Pour illustrer ce nouveau capteur, Sony le comparait au capteur 1/1.8″ qui équipaient les appareils grand public de l’époque (source : Digital Photography Review).

    Il proposait un format optique 1,8″ avec une diagonale de 28,4 mm (taille APS), au format image 3:2. Il était (en fait, il l’est toujours) équipé d’une grille dite de Bayer (filtre de couleur primaire GRGB en mosaïque).

    Sa construction nécessite un obturateur mécanique (lecture des trames interlignes), qui fonctionne de 30s au 1/4000s, plus pause B, avec un retardateur programmable de 2s à 20s. La synchro au flash est au 1/180s pour les flashs SB-80DX/28DX/50DX ou le flash intégré.

    Et puis j’arrête là les considérations techniques, très nombreuses (comme pour tous les appareils numériques) mais de toute manière complètement dépassées de nos jours.

    Alors, que retenir de cet appareil ?

    Il faut reconnaître que Nikon a cette capacité de produire des boitiers modernes qui ont toujours l’attrait d’un appareil photo entièrement manuel, comme « avant », quand on savait encore les maitriser.

    Ce qui a l’époque était encore gage pour convaincre les acheteurs, encore tiraillés entre l’argentique qui finissait et le numérique qui entrait sur la pointe des pieds, mais inexorablement.

    Si vous le comparez au Nikon D40 que j’ai eu l’occasion de vous présenter, et qui date de 2006, vous aurez l’impression d’avoir un « vieux » boitier en main avec le D100. A l’époque, ça rassurait.

    Ergonomiquement, c’est un appareil qu’on a bien en main, la poignée y étant pour beaucoup, confortable et assez prononcée. Il est encore relativement léger (700gr quand même nu mais encore une fois, il faut se souvenir du poids des argentiques des années deux mille). On pouvait y ajouter une poignée, avec une batterie supplémentaire, un déclencheur à distance, un haut parleur et un micro, pas pour de la video mais pour utiliser l’appareil comme « mémo vocal ».

    Petite particularité de l’époque, l’écran arrière, pas mauvais (et qui pouvait être protégé par un plastique fournit avec l’appareil) ne montrait la photo prise que si vous le demandiez, ou lorsque vous naviguiez dans les menus. Il n’y a pas de « prévisualisation » de 2secondes (p. ex.) immédiate.

    Source : Digital Photography Review

    En parlant d’écran, il y en a un second, sur le dessus. Celui-ci fournit des infos utiles pour maitriser l’exposition, la mise au point, le type d’entrainement, etc. et plus spécifiquement des informations typiquement « numériques » telles la balance des blancs, la taille de l’image, etc.). Pratique car on voit en une seule fois la configuration globale de l’appareil. Et en plus, il est rétroéclairé.

    Autre point que les photographes qui faisaient le pas aimaient retrouver : le compteur d’images est toujours apparent.

    Le viseur est assez confortable et suffisamment clair bien qu’il contienne pas mal d’informations. Tout d’abord, vous verrez le cercle de mesure pondérée central et les 5 marqueurs de la zone AF. Pour ceux que ça aide, vous pouvez demander l’affichage d’une grille. En dessous, la barre d’état, qui vous donne un aperçu des paramètres du boitier et de la prise de vue.

    Source : Digital Photography Review

    La batterie, située dans la poignée, est une EN-EL3 Lithium-Ion battery pack (7.4 V 1400 mAh; 10.4 Wh), qui devrait tenir environ un cycle de 1000 photos.

    Si nous retournons l’appareil, près de l’écran arrière, un large volet, qui bouge un peu (l’âge peut-être) cache la trappe pour une carte mémoire CF.

    Comme l’ancien propriétaire y a oublié quelques photos, je vous les livre ici pour que vous vous rendiez compte des capacités de l’engin.

    Quelques particularités utiles : le flash pop-up qui aide bien même si ce c’est pas un foudre de guerre; la lampe d’assistance AF, qui se met en route automatiquement si la lumière est chiche, mais que vous pouvez paramétrer; la griffe flash n’accepte que les flashs propriétaires ou compatibles; la monture est une F et donc l’appareil peut accepter presque n’importe quel objectif à monture Nikkor F. Les fonctionnalités complètes de l’appareil photo ne sont disponibles que lorsque vous utilisez des objectifs à microprocesseur AF Nikkor de type G ou D.

    Pour le reste des commandes, c’est – déjà – du classique : deux molettes sous le déclencheur, qui fonctionnent de concert avec le gros bouton situé à gauche.

    « En haut de l’appareil photo, sur le côté gauche du viseur, se trouvent les molettes de mode/réglages et d’entraînement. Le cadran de mode est libre de se déplacer, le cadran d’entraînement est ‘verrouillé’, cela signifie que vous devez maintenir enfoncée la petite goupille de verrouillage pour déplacer ce cadran.

    Pour modifier le mode de zone de mise au point, la taille/qualité d’image, la balance des blancs ou la sensibilité ISO, tournez la molette sur la position requise, puis utilisez les molettes de commande principale ou secondaire pour modifier le réglage », nous dit le mode d’emploi.

    Les touches et boutons nous rappellent des choses que nous connaissons, même si elles ne sont plus tout à fait aux mêmes endroits.

    Mais l’appareil reste agréable à prendre en mains, à déclencher, à manipuler (remarquez la réglette pour corriger la dioptrie, à côté du viseur)

    Que devrions nous retenir de ce boitier ? Aussi étrange que cela paraisse, avec près de 20 ans de recul, cet appareil, comme le Canon Eos D60, a réellement lancé les grandes marques dans la course aux pixels.

    Nikon produisait un boitier qui n’était plus lié à un dos numérique Kodak, un vrai boitier Nikon, petit, robuste, avec une excellente qualité d’image et tout ça à un prix qui incitait à acheter l’appareil.

    Si de nos jours la fiche technique ferait sourire, à l’époque, elle s’écrivait au superlatif et offrait aux plus grands nombres un excellent appareil, fiable, rapide et bien équilibré.

    Est-il toujours adapté à nos besoins ? Si vous avez juste assez avec un boitier pour faire de l’illustration rapide, destinée à l’Internet, sans aucun doute, oui. Je vous renvoie à mes réflexions à ce sujet sur le Nikon D40, lui aussi un 6,1 Mp, sorti quatre ans plus tard.

    Ce que je trouve intéressant avec ce D100, c’est sa proximité physique avec ce qui existait encore en argentique. On a vraiment l’impression d’un analogique avec un écran. Pour le vintage, c’est tout bon.

    Si vos besoins sont donc limités et que vous en croisez un autour des 20€, avec un objectif, prenez-le, il vous servira encore bien.

    En me relisant, avant de publier cet article, je me rends compte in fine que c’est difficile de « parler » d’un appareil numérique de cette époque. Soit on tombe dans la longue litanie de ces caractéristiques techniques, de toute manière totalement dépassées, soit on en fait l’impasse (ce que j’ai choisi) pour s’attarder sur ce que cet appareil à apporté de nouveau à une pratique qui était en plein chamboulement.

    Les années deux mille ont été la charnière entre le monde analogique et le monde numérique. Nous connaissons la fin de l’histoire.

    Et donc, rencontrer physiquement un des témoins de cette époque, c’est interpellant et curieux : j’ai le sentiment de dire des choses que ce qui est devenu un quotidien et en même temps de devoir le faire à l’imparfait.

    Là où se creuse la différence avec les appareils argentique que je vous décrit habituellement, c’est que j’ai vraiment l’impression de vous présenter un objet qu’on n’a plus envie d’utiliser. Autant les argentiques peuvent rester source d’étonnement, grâce à des solutions techniques particulières et innovantes, autant ici – à moins de s’extasier sur un point technologique qui ne veut déjà plus rien dire – il est délicat de trouver quelque chose qui retienne notre attention.

    Ce sera, je le crains, le triste lot de nos appareils actuels. Quand j’éprouve du respect lorsque je glisse un film dans une machine qui a plus de 40 ans, avec un réflex numérique de 20ans, la première question qui me vient est « : pourvu que la pile ne soit pas HS » et que le format soir reconnu par mon Windows 10.

    Petites videos d’illustration :

    Les données techniques :

    Cette liste est fournie par Nikon Europe

    • 6,1 mégapixels effectifs pour des images de 3 008 x 2 000 pixels
    • Compact et léger (pèse environ 700 g)
    • Capteur CCD à faible bruit
    • Contrôle d’image matricielle numérique 3D pour un contrôle précis de l’exposition, une balance des blancs automatique adaptative et une précision des couleurs optimale
    • Flash intégré haute performance avec contrôle du flash D-TTL
    • Trois modes de couleur offerts pour différents environnements de flux de travail
      Autofocus à cinq zones avec opération AF dynamique
    • Traitement d’image à grande vitesse fourni par le nouveau système monopuce LSI
    • Vitesse d’obturation maximale de 1/4 000 s. et vitesse de synchronisation du flash jusqu’à 1/180 sec.
    • Interface USB 1.1 prête à l’emploi pour une connexion rapide à l’ordinateur
    • Les lignes de grille à la demande peuvent être affichées dans le viseur
    • Les paramètres personnalisés peuvent être sélectionnés sur l’écran LCD
    • Compatible avec les cartes CompactFlash® Type I et Type II dont 512 Mo / 1 Go IBM MicroDrive®
      Le logiciel Nikon View 5.1 (fourni) permet un transfert et une visualisation faciles des images sur votre ordinateur, ainsi qu’une manipulation et une conversion rudimentaires des fichiers RAW
      Logiciel Nikon Capture 3 en option pour une excellente gestion des images et un fonctionnement à distance
    • La batterie multifonction MB-D100 en option accepte six piles 1,5 V LR6 (alcalines de type AA) ou une ou deux batteries Li-Ion pour une capacité de prise de vue étendue.
    • Comprend une fonction d’enregistrement/lecture de mémos vocaux, un déclencheur vertical, des molettes de commande et de sous-commande, un bouton de démarrage AF et une borne à distance à 10 broches

    Des références : https://fr.wikipedia.org/wiki/Nikon_D100, https://www.nikon.fr/tmp/FR/2419865273/3760176746/2391246626/34910176/1438956901/3909392782/4141789621/3435957029.pdf, https://www.nikon.fr/fr_FR/product/discontinued/digital-cameras/2006/d100, https://www.stevenberruyer.com/test/nikon-f80/ en français; https://www.dpreview.com/reviews/nikond100/, https://en.wikipedia.org/wiki/Nikon_D100, https://www.kenrockwell.com/nikon/d100.htm, https://imaging.nikon.com/lineup/dslr/d100/ en anglais.

    Numérique

    Le Nikon D40

    Une fois n’est pas coutume, je vous présente un numérique, trouvé lui aussi en brocante, dans un sac, avec son chargeur, une pile (HS hélas), son objectif de base et un Sigma, les modes d’emploi simplifiés.

    Ce Nikon m’a fait de l’œil, je l’avoue car je n’en ai jamais eu en mains, du moins en numérique …. hormis celui de mon frère lorsque nous échangeons nos appareils lors d’une réunion familiale, par exemple.

    Il n’est pas vraiment récent, c’est un appareil sorti en 2006. Le nombre de ses pixels ferait sourire aujourd’hui – 6,1 millions – mais il ne s’en sort pas si mal : la carte mémoire oubliée par la vendeuse contient quelques photos qui prouvent que les images sont très bonnes, nous y reviendrons (notamment dans un nouvel opus des « photos oubliées »).

    Mais commençons par le début. Positionné comme entrée de gamme, ce D40 reprend des éléments d’autres Nikon antérieurs et/ou supérieurs : le capteur du Nikon D50, les algorithmes du D200 et le système de mesure 3D Color Matrix Metering II du D80.

    Destiné aux photographes amateurs qui veulent pouvoir évoluer, il est proposé en kit avec un objectif AF-S DX ED II 18 – 55mm ouvrant de f3,5 à f5,6. Comme c’est un APS, cela donne une focale de 28,8 à 88mm en équivalent 24×36. Du classique, de l’éprouvé.

    En passant, l’APS-C chez Nikon s’appelle DX et le coefficient de conversion est de 1,5 (contre 1,62 chez Canon p. ex.).

    Ce qui a fait râler pas mal d’anciens Nikonistes qui auraient aimé faire le pas sans se ruiner en nouveaux objectifs en passant au numérique, c’est que cet appareil n’accepte que les « nouveaux » objectifs AF-S et les plus anciens AF-I (et HSM chez Sigma ou BIM chez Tamron).

    L’appareil n’ a pas de moteur intégré pour l’autofocus, qui doit être, dans ce cas, porté par l’objectif.

    De fait, ce Nikon a eu la lourde tâche de faire oublier aux futurs clients leur addiction au compact en leur proposant quelque chose de simple d’utilisation mais qui donne de meilleurs résultats, tout ça a un prix attractif car il fallait rivaliser avec le concurrent de toujours, Canon et son Eos 400D, voire les Pentax K100D et Pentax K110D.

    La firme l’a donc fignolé : belle présentation, qualitative et confortable à l’usage, volume réduit (à l’époque, c’était le plus petit reflex Nikon), simplification de l’interface.

    Donc, nous avons un barillet avec les classiques sélections PSAM (programme, vitesse, ouverture et manuel) plus 8 programmes « résultats » – pardon, ici on parle de huit vari-programmes : auto, auto (sans flash), portrait, paysage, enfants, sports, gros plan et portrait de nuit; chacun d’entre eux s’ajuste automatiquement afin d’optimiser les résultats quelles que soient les situations.

    Pour vous éviter d’ouvrir le mode d’emploi, les ingénieurs vous ont concocté un menu d’aide avec images de démonstration : « le nouveau système d’aide du D40 permet de sélectionner les réglages appropriés pour de nombreuses fonctionnalités : chaque réglage est illustré par une image exemple et dispose d’un menu d’aide avancé correspondant à l’élément sélectionné. L’icône en forme de point d’interrogation (?) du D40 indique qu’une aide est disponible pour l’élément sélectionné. Il vous suffit d’appuyer sur le bouton d’aide situé à côté de l’écran ACL pour afficher une page d’aide contextuelle » dixit le site officiel Nikon.

    Cette interface se veut conviviale et même didactique puisque l’un des modes d’affichage proposés représente sous forme graphique les paramètres d’ouverture et de vitesse. Si l’illustration du diaphragme est très figurative, celle du temps de pose est beaucoup moins parlante : une barre qui augmente quand le temps de pose diminue, c’est plutôt trompeur…

    Puisque nous citons cet écran ACL, à l’arrière de l’appareil, il affiche les paramètres de prise de vue, tels que la balance des blancs, la sensibilité, la rafale sélectionnée, le mode autofocus, la mesure de lumière, etc. Et vous pouvez tout modifier en appuyant simplement sur la touche Info. Les options s’affichent alors avec une aide textuelle.

    Retenons surtout que ces aides vont inciter les plus curieux à comprendre ce qui se passe et à mieux analyser leurs prises de vues, pour progresser.

    Bon, comme pour tous les appareils numériques, il reste quelques réglages coincés dans les menus et pas forcément très explicites.

    Allez, on l’allume ce D40 et là, bonne surprise, la mise sous tension est quasi instantanée et l’appareil est immédiatement opérationnel. Un bon point ça.

    Si j’en crois les essais faits par les sites « experts », à l’époque les images étaient considérées comme très bonnes, évidemment supérieures à celles des boitiers précédents (D70 et D50). N’essayons pas de les comparer à ce qui se fait actuellement, ça ne sert à rien, nous sommes à des années lumières … 18 ans séparent ce Nikon des derniers Hybrides Z de la marque !

    A l’époque, les « experts » s’extasiaient des 6,3cm de diagonale de l’écran arrière, de 230.000 points, c’est vous dire.

    Je reviens sur une particularité que je citais au début, le fait que l’appareil n’a pas de moteur d’entrainement pour la mise au point des optiques. Ce qui signifie que le boitier ne fonctionnera qu’avec les optiques à moteur interne, soit les anciens AF-I et les AF-S dotés de la motorisation SWM (Silent Wave Motor).

    Bien sûr, la baïonnette du D40 accepte toutes les optiques Nikkor mais la mise au point sera manuelle, on ne peut pas avoir le beurre et …

    Au niveau de la réactivité, les rafales sont de 2,5i/seconde en illimités si vous êtes en JPEG. Car l’appareil propose du JPEG et du RAW, pardon du NEF.

    Le flash, intégré, est synchronisé jusqu’au 1/500s, ainsi que les flashs dédiés.

    La sensibilité est aussi celle de l’époque, de 200 à 1600 Iso, extensible à 3200 Iso en Hi-I mais peu exploitable, le bruit numérique étant alors trop important. Il faut toutefois reconnaître que le traitement des images est bon, j’en touchais un mot au début de l’article.

    Car les ingénieurs de chez Nikon ont vraiment pensé à simplifier la vie du photographe amateur, notamment avec le mode « auto sans flash » qui permet de prendre des photos en lumière ambiante sans se soucier des réglages car l’appareil va adapter la sensibilité jusqu’à 1600 Iso.

    Pour l’époque, c’était un plus intéressant.

    Pour le stockage des photos, une carte SD ou SDHC suffit. Il ne faut pas investir non plus dans une bête de course et ça vous permettra de recycler vos anciennes cartes, celles qui tirent la langue avec nos appareils plus modernes. Au fait, avec une charge complète, vous devriez pouvoir faire environ 470 photos.

    En résumé, cet appareil est-il encore utilisable ?

    Ben oui, sans soucis. J’ai même retrouvé une batterie (EN-EL 9 et EN_EL 9a) pour le faire fonctionner.

    Pour tout vous dire, je l’ai acheté pour les photos d’illustration du site car je n’ai pas besoin de haute résolution pour le Web. Plus confortable qu’un compact pour ce genre d’exercice, il est agréable à utiliser et rempli parfaitement sa fonction, comme il l’a fait en son temps.

    Je dirais même que pour ces photographies d’illustration, justes destinées au Web ou à des tirages limités au 10X15cm, il fait parfaitement l’affaire.

    D’autant qu’au prix où vous pouvez maintenant acquérir ce type de boitier, ce serait dommage de s’en passer. J’ai payé le mien 30€ avec les 2 objectifs, le sac, le chargeur, les documents. Ajoutez 15€ environ pour la batterie.

    Bien souvent ces appareils n’ont pas beaucoup « tourné » et ils sont encore tout à fait exploitables, tenant compte de leur limite intrinsèque.

    Ne les jetez pas trop vite, ils peuvent encore rendre de bons services. Et si, réellement, vous trouvez que 6,1Mp c’est trop peu, tournez-vous vers le D40X, son grand-frère, il propose 10,2 Mp.

    Petite video d’illustration

    Et celle d’un gars qui s’est posé la même question

    Des références : https://www.lesnumeriques.com/appareil-photo-numerique/nikon-d40-p1612/test.html, https://fr.wikipedia.org/wiki/Nikon_D40, https://fr.nikon.ca/nikon-products/product-archive/dslr-cameras/d40.html, https://www.cnetfrance.fr/produits/nikon-d40-39365974.htm, https://www.01net.com/tests/test-le-premier-reflex-nikon-a-la-portee-de-tous-127.html en français, https://www.kenrockwell.com/nikon/d40.htm, en anglais

    Le Zinc du photographe

    Le Canon PowerShot S70

    C’est en cherchant les papiers de la voiture de mon père que je suis tombé (sans me faire mal) sur ce petit compact Canon, dans la boite à gants (ancien terme bien désuet, non ?).

    J’essaie de le mettre en route, batteries mortes (oui, il y en avait une de réserve dans le petit sac), il fallait s’y attendre ! Heureusement que j’ai toujours un chargeur universel pour ce type de situation et je « regonfle » les batteries en quelques heures.

    Voyons voir ce que donne l’engin …

    Sorti en août 2004, il succède au Canon PowerShot S60, présenté lui en juin de la même année.

    En gros, il garde la plupart des spécifications du S60 comme le capteur CCD 1/1,8″ de 7,1 mégapixels (celui qui équipait à l’époque le Powershot G6, le « pro » de la bande), comme le « même zoom optique grand angle 3,6x que le S60, qui, réalisant une plage de zoom équivalente à 28-100 mm au format 35 mm, permet aux utilisateurs la flexibilité de tout photographier, des paysages panoramiques aux portraits en gros plan. Doté d’un objectif asphérique à indice de réfraction ultra élevé (UA) moulé en verre, qui possède l’indice de réfraction le plus élevé au monde  » (dixit le Musée Canon).

    Mais alors, me direz-vous, pourquoi avoir sorti un nouvel appareil ?

    Il faut bien vendre mon bon Monsieur …

    Voyons un peu ce qu’il apporte de mieux : en fait, il est une évolution du S60 qui permet – enfin – de prendre en charge la sélection de la zone AF dans les modes de prises de vue Programme, Tv (time value ou priorité vitesse), Av (aperture value ou priorité ouverture) et Manuel même si le cadre AF est fixé au centre lorsque vous photographiez. Ensuite la mise au point et le bracketing AE sont présents, ainsi qu’un réglage de la puissance du flash.

    Les ingénieurs – qui n’avaient sans doute pas eu le temps de fourrer tout ça dans le S60 – ont ajouté une fonction macro jusqu’à 4cm, une vitesse d’obturation maximale de 1/2000 de seconde, un préréglage de balance des blancs « sous-marin » (eh, gaffe, il est pas étanche !), l’enregistrement de clips vidéo VGA (640 x 480 pixels) et, lors de la prise de vue au format RAW, la possibilité de sélectionner la résolution de l’image d’aperçu JPEG qui est enregistrée simultanément avec le fichier RAW.

    Le S70 pouvait aussi se mettre en branle un peu plus vite que son prédécesseur, soit un peu moins de 3 secondes (on prenait le temps à l’époque, maintenant on râle quand on compte en millisecondes !).

    Ça c’était le côté technique de la présentation, passons au côté « je le prends en main ».

    C’est un petit bloc rectangulaire qui inspire confiance. Il est dense sans être lourd (un peu moins de 300gr) et il est construit comme Canon sait le faire, sérieusement.

    Un volet coulissant cache l’objectif, qu’il protège. C’est aussi « l’interrupteur » pour allumer l’appareil et déployer l’objectif.

    Les commandes tombent assez naturellement sous les doigts, comme celles du zoom qu’on manipule du pouce, la molette de sélection PSAM et les quelques boutons autour de la roue, qui agit comme le « trèfle » que nous connaissons de nos jours.

    Les menus sont clairs, dans la tradition Canon, faciles à appréhender et suffisamment complets que pour tirer le meilleur de l’appareil.

    Le viseur n’est pas le plus grand que j’ai pu voir, mais il y a un viseur. C’est quand même toujours plus facile de viser ainsi qu’avec un écran qui devient illisible au moindre rayon de soleil !

    J’avoue que j’ai encore du mal de comprendre pourquoi les différents constructeurs ont abandonné cette idée. Il n’y a qu’a voir l’engouement des Fuji X10 et X20, puis leurs successeurs pour se rendre compte que les photographes attendaient que le viseur revienne sur les compacts !

    Mais c’est là un autre débat …

    Revenons à notre Powershot S70. A-t-il encore un avenir ?

    De prime abord, nous pourrions nous dire qu’avec ses 7,1Mp c’est cuit !

    Ben non, car avec une telle résolution vous pouvez quand même imprimer un 20x30cm sans soucis, mais vous ne pourrez pas recadrer, à moins de choisir de faire du 10x15cm

    Pour Internet, c’est encore largement suffisant.

    Dès lors, à qui destiner cet appareil, que vous trouverez pour une bouchée de pain de nos jours ? A vos enfants, par exemple, qui auront là un bon compact pour apprendre, à vous aussi, qui pourrez l’utiliser comme bloc-notes ou aide-mémoire (usage auquel il était destiné dans la boite à gants du paternel)

    -« Mais j’ai mon GSM pour ça ! »

    Peut-être, mais sur votre téléphone intelligent, vous n’aurez pas un vrai zoom 28-100 mm, un vrai viseur pour cadrer correctement, des modes vraiment intelligents pour prendre de vraies photos, na !

    C’est du bon, de l’éprouvé, du Canon (simplicité d’utilisation) et du … pas cher.

    Une petite vidéo d’illustration

    Tiens et s’il vous prenait l’envie de connaître les capacité d’impression des appareils, voilà un site fort bien fait : https://avecunphotographe.fr/resolution-et-definition-de-limage/

    Quelques références : https://global.canon/en/c-museum/product/dcc500.html, https://www.dpreview.com/reviews/canons70, https://www.photoreview.com.au/reviews/other-cameras/canon-powershot-s70/ en anglais

    Numérique

    Le Sony Alpha 200

    Il y a quelques années, lors d’un voyage au Portugal, dans le cadre d’un projet européen (projet d’implantation des couveuses en Europe, projet Leonardo – PAACE) , un ami (Jean-Pierre, qui se reconnaîtra) était équipé d’un Sony Alpha 100.

    Et j’avoue que j’avais été agréablement surpris par les images prises avec cet appareil, que je ne connaissais pas. Bien plus léger que le Canon Eos 40D qui m’accompagnait (bon, ok, ce n’était pas la même catégorie, mais sous le soleil portugais !).

    Aussi, quand mon père m’a demandé de lui trouver un appareil facile, léger et efficace, j’ai pensé à cette gamme de chez Sony. L’occasion s’est présentée pour un Sony Alpha 200, que je vous présente aujourd’hui.

    Mais avant tout sachez que cette gamme de Sony Alpha ou Sony α, lancée en juin 2006, reprend les technologies développées par Minolta, dont sa célèbre monture AF, inaugurée sur le Minolta 7000 AF en … 1985 !

    La gamme α actuelle reprend toujours la monture Minolta AF, rebaptisée Sony A pour l’occasion tandis que les hybrides sont équipés de la monture E, créé spécialement pour eux en 2010.

    Apparu sur le marché en 20008, il était considéré comme un entrée de gamme et il succèdait à l’Alpha 100.

    Sa philosophie est simple : être un bon appareil pour le débutant qui veut pouvoir progresser en entrant dans un « système » évolutif. L’Alpha 200 se glisse dans la gamme des Sony Alpha dont il est le basique et qui se chapeaute par l’Alpha 700 au moment de son apparition sur le marché.

    Techniquement, il est équipé d’un capteur CDD de 10,2 Mégapixels, d’un écran LCD de 2,7 pouces (6,8cm) et il utilise des cartes Compact Flash.

    Proposé à l’époque à un prix attractif, il n’est pas dépourvu de « technicité » comme par exemple la stabilisation optique mécanique, un système anti-poussières et son autonomie est confortable (750 photos avec une charge).

    Vous retrouverez les classiques mode P (automatique multiprogrammes), le S (automatique à priorité vitesse), A (à priorité ouverture) et M (manuel) et des « vari-programmes » comme l’automatisme complet, le portrait, le portrait de nuit, le paysage, le coucher de soleil, la macro, le sport. Tout ce qu’il faut pour ne pas (trop) rater ses photos de vacances.

    L’ergonomie de l’appareil est simplifiée pour ne pas se perdre dans les réglages : une grosse molette pour régler les modes et quelques boutons pour le reste.

    En fait, deux touches d’accès direct pour choisir la sensibilité ISO ou la motorisation (retardateur, rafale…). Pour le reste des réglages, il faut passer par la touche Fn qui affiche alors un sous-menu pour paramétrer les principales options : flash, mesure de la lumière, autofocus, balance des blancs et optimiseur (DRO).

    DRO ? Le système de DRO (Dynamic Range Optimizer) permet de retrouver des détails dans les zones sombres et les hautes lumières en modifiant la courbe de contraste, un procédé qui fonctionne plus ou moins bien selon les conditions de prise de vue.

    Son capteur est au format APS-C. Sa plage de sensibilités s’étend de 100 à 3 200 ISO ce qui n’est pas mal pour l’époque, même si les critiques d’alors considère qu’il vaut mieux ne pas dépasser les 800 Iso car ensuite le « bruit » numérique risque de dégrader trop fortement l’image.

    Pour les vitesses, l’obturateur vous propose 30s à 1/4000s avec une synchro du flash au 1/160s.

    Son autofocus est rapide, constitué de 9 collimateurs, ce qui lui permet de prendre 3 images par seconde en mode rafale, jusqu’à ce que la carte mémoire soit pleine. Ah oui, et vous pouvez shooter en RAW, JPEG ou RAW+JPEG. Donc, la rafale, c’est 100 vues en continu si vous êtes en JPEG, sinon c’est 8 vues en RAW.

    La mesure de l’exposition est assurée par une cellule en silicium, qui mesure la lumière dans 40 segments en nid d’abeilles. En basse lumière, il est plutôt réactif, une bonne chose.

    Autre bon point, la mise au point est rapide. Mieux, elle est couplée au système d’activation de la mise au point quand on approche son visage (ou autre chose) de l’œilleton de visée. Un petit rien qui accentue la réactivité de l’appareil, ce qui est appréciable car pendant que vous cadrez, la netteté est faite..

    Le boitier est équipé d’un flash intégré, parait-il bien dosé mais qui pourrait être placé un peu plus haut pour éviter des ombres avec certaines focales. Il y a aussi une griffe flash mais attention, elle est « propriétaire », c-à-d. que ce doit être un flash Sony (de fait, elle me rappelle furieusement la griffe des Minolta !).

    Tiens, parlons-en des objectifs : d’origine, le boitier était proposé en kit avec un 18-70 (eh non, pas avec un 18-55 comme les autres !). Correct, sans plus mais la gamme est vaste et rien ne vous empêche, à moindre coût, de replonger dans le catalogue Minolta AF, avec sans doute d’agréables surprises.

    Le viseur est large, agréable et – surtout – accompagné d’un correcteur dioptrique, toujours bien venu.

    Dernier point, les menus. Si Sony nous a habitué depuis 2010 à des menus à rallonge, souvent touffus et pas très « ergonomique » ni toujours cohérents, ici, ils sont presque faciles (bon, c’est pas encore du Canon).

    Alors, que retenir de cet appareil ? Est-il toujours dans le coup ?

    Oui … et non.

    Ne vous focalisez pas sur les 10,2 Mp du capteur. Pour des productions sur le Net, c’est amplement suffisant et si vous voulez tirer vos photos, elles pourront atteindre le 30x40cm sans soucis.

    Cela vous obligera à soigner vos cadrages car le recadrage des photos sera limité.

    Toutefois, si vous voulez évoluer dans la gamme, aujourd’hui, c’est difficile, à moins de rester dans l’occasion car Sony a fait le choix, depuis 2010, de l’hybride. Il n’a pas réellement abandonné le reflex mais il a choisi une autre formule, qui rend rapidement obsolètes les appareils plus anciens.

    Maintenant, à qui destiner cet appareil ? A tout ceux qui désirent découvrir le reflex à prix (très) contenu sans mauvaise surprise, quelque soit leur âge.

    Le prix dépassera rarement 150€, avec le zoom du kit. A ce prix là, vous ne serez pas volé, c’est du Sony quand même !

    Une petite video d’illustration

    Des données techniques :

    • Capteur CCD 10,2 mégapixels
    • Monture Sony Alpha (compatible avec la monture A Minolta/Konica-Minolta)
    • Stabilisation par déplacement du capteur (système Super SteadyShot)
    • Système anti-poussière : revêtement antistatique et mécanisme de décalage CCD
    • Viseur optique
    • Ecran de 2,7 pouces (6,9 cm) et 230.400 pixels
    • Sensibilité ISO : AUTO, 100-3200 ISO
    • Mémoire : emplacement Compact Flash et adaptateur MemoryStick en option
    • Format d’image : Raw, Raw+JPEG, JPEG
    • Alimentation par batterie BP-511
    • Dimensions : 130,8 x 95,5 x 71,3 mm
    • Poids : 650 g
    • Logiciels de la suite Sony : Picture Motion Browser, Image Data LightBox 1 et Image Data Converter SE

    Des références : https://www.lesnumeriques.com/appareil-photo-numerique/sony-alpha-200-dslr-a200-p2951/test.html, https://fr.wikipedia.org/wiki/Sony_Alpha_200, https://www.gralon.net/articles/photo-et-video/photo-et-video/article-sony-alpha-200—presentation-et-caracteristiques-1971.htm, https://www.01net.com/tests/sony-alpha-dslr-a200k-fiche-technique-6093.html en français.

    Les improbables

    Le Polaroïd Binoculars with digital camera

    Encore un engin bizarre, sorti de la caverne des parents …

    Bon, disons le tout de suite, Polaroïd a créé des inventions géniales, dont le fameux film à développement instantané, le film qui se développe tout seul dans la cuve Autoprocesor, par exemple, mais aussi ….ça !

    Qui n’a pas laissé une trace indélébile dans l’histoire de la photographie, ni dans celle des jumelles d’ailleurs.

    En soi, l’idée n’est pas totalement ridicule : vous regardez avec les jumelles un sujet que vous pourriez être amené à vouloir prendre en photo, des animaux par exemple, et avec un seul appareil, vous pouvez le faire.

    La partie jumelle est basique mais pas plus que celles que l’on vend chez Décathlon : le grossissement est de 10X. Ce qui veut dire que ce que vous voyez sera multiplié par 10. Plus ce chiffre est élevé, plus le champ sera restreint. Une jumelle de randonnée oscillera généralement entre 7 et 10. Si vous voulez en savoir plus sur le facteur de grossissement, je vous conseille cet article ICI.

    Voyons la partie appareil photo maintenant.

    La fiche technique nous dit qu’il s’agit d’un appareil avec un objectif fixe de 6,35mm ouvrant à f2,8. Tout y est automatique (exposition, balance des blancs). Le capteur est aussi un 6,35mm (ou 1/4 de pouce). L’appareil peut prendre environ 20 photos en qualité VGA (640×480) ou environ 80 photos en QVGA) (320×240). Il n’y a pas de carte mémoire, seulement la mémoire de l’appareil lui-même (16Mo SDRAM).

    Il possède un retardateur (?) de 10 secondes et les modes de prise de vue sont à minima : photo unique, avec retardateur, prise de vue en « rafale », enregistrement vidéo court (AVI).

    La vitesse varie de 1/60s au 1/1500s. Le processeur autorise une vitesse de traitement de 12i/sec. ou 8i/sec en prise de vue en continu ou video courte.

    Deux piles AAA sont nécessaire pour alimenter la chose, ce qui autorise 10h de prise de vue en continu … heu, avec 16Mo de mémoire ?

    Il y a un tout petit écran LCD, qui ne sert qu’à savoir dans quel mode on a choisi de travailler ou si on veut supprimer une photo, le format de la définition (haute ou base), par exemple.

    Bref, pour avoir essayé l’engin, qu’en retenir ?

    Pas facile de faire la mise au point avec les jumelles (je sais, je ne suis pas doué). Mais quand vous y êtes parvenu, il faut encore se souvenir que la photo que vous aller capter n’aura pas la même taille que ce que vous avez vu !

    Eh oui, l’objectif est fixe, il ne suit pas votre vision totalement.

    Ensuite, pas évident de s’y retrouver dans les codes du minuscule écran LCD.

    Et il est quasi impossible de savoir si on a pris la photo, à moins de regarder ledit minuscule écran. Pas pratique.

    En résumé : un gadget qui fera sourire les enfants, tout au plus.

    Ah oui, un dernier mot au sujet de la partie « informatique », les pilotes sont prévus pour Windows 98, ME 2000, XP, Vista ou Windows 7.

    Ça ne nous rajeunit pas !

    Le Zinc du photographe

    Le Lumix DMC-TZ100

    J’avais envie d’un petit compact performant, à glisser dans une poche, toujours prêt à être dégainé.

    Je pensais le choix assez large mais j’ai ajouté une contrainte importante à mes yeux : un viseur intégré.

    Je vous assure , j’ai essayé de viser avec un écran mais le soleil s’est souvent invité et je n’y voyais plus rien Et puis, comment composer une photo à bout de bras ? En tout cas, moi, je n’y arrive pas !

    Et là, l’offre s’est réduite à peau de chagrin.

    Rien chez Canon (je ne compte pas le Powershot G5 X avec un beau viseur mais trop encombrant), rien chez Nikon, plus grand chose chez Olympus (le Pen F ?), le Fuji X30, quelques uns chez Sony – les fameux RX100 … et le Lumix TZ100.

    Ce n’est pas à proprement parlé un compact « expert » mais plutôt une spécialité inventée par Panasonic en 2008, le « travelzoom » réduit à deux lettres : TZ.

    Le truc c’est de placer un zoom 10 fois (25 à 250 mm) dans un petit boitier destiné à vous accompagner dans tous vos voyages, sans risquer de l’endommager (pas de boutons qui dépassent, ni de viseur escamotable et fragile) et qui offre une excellente qualité photographique dans toutes les circonstances que vous risquez de rencontrer lors de vos voyages.

    Donc, Panasonic nous a construit un petit bloc noir, dense sans être lourd, bien ajusté et qui donne confiance.

    Le capteur est un « un pouce » (comme d’autres qualifiés d’expert, le Sony RX100 par exemple), bien plus défini que les capteurs habituellement réservés aux compacts, qui autorise des prises de vue en JPEG et en … RAW.

    Comparatif visuel des différentes tailles de capteurs photo numériques
    source : Luzphoto, notez que les capteurs 1/3″ et 1/2,3″ voire 1/1,7″ sont ceux des compacts bas de gamme et des smartphones haut de gamme.

    Soyons réaliste, si le Lumix TZ100 est très loin devant les autres compacts, il est un peu derrière ceux que l’on qualifie « d’experts », sans démériter pour autant. Il a fait un choix : offrir une grande latitude de possibilités en prises de vue (grâce à son zoom très polyvalent) et un capteur efficace.

    Certes, les menus sont un peu compliqués (ah, Canon et ses menus limpides !) mais avec un peu de patience, on arrive à le paramétrer selon ses envies et/ou ses besoins.

    Il n’est pas vraiment petit comme un compact à petit capteur mais il faut raison garder : comment mettre un zoom, un capteur utile et une bonne batterie dans un format carte de crédit ?

    Donc, oui, il va peser un peu en poche, mais pas à la déformer.

    Son ergonomie est agréable, même si j’aurais aimé un peu de grip plus marqué, mais rien de rédhibitoire (il a toujours une petite dragonne pour l’assurer au poignet).

    Je reviens un instant sur le zoom : autrefois, des Lumix, comme le TZ80 ont proposé des zooms x30, ce qui est beaucoup trop à mon sens. Ici, nous sommes quand même encore dans du x10, soit un 25 – 250mm ouvrant à f/2,8-5,9 C’est encore un grand écart mais plus raisonnable quand même.

    Et l’appareil nous propose une fonction peu connue, propre à la marque, appelée la « reprise de zoom ». Avec cette fonction, le boitier garde en mémoire la position du zoom au moment de l’extinction de l’appareil et il la reprend lorsque vous le rallumez. Pratique si on veut récupérer une focale que l’on aime bien. Attention, cette reprise automatique passe parfois inaperçue lorsque vous remettez l’appareil en fonction, pensez-y.

    Autre point positif, le viseur que j’appelais de tous mes vœux. Déjà je salue le fait que la dioptrie soit réglable (ben, je vieilli !). Ensuite, je plaide depuis longtemps pour que les compacts soient munis d’un viseur car il est impossible de viser (et cadrer) sur un écran lorsque le soleil est présent. Même imparfait, c’est un accessoire incontournable à mon sens.

    Ici, il est bien défini, avec toutes les infos utiles et, comme pour tous les hybrides, vous voyez en direct les modifications que vous imposez à la prise de vue (correction exposition, ouverture, vitesse, …)

    Autre point utile, la détection oculaire, avec deux niveaux de sensibilité. Lorsque vous approchez votre œil du viseur, l’écran s’éteint. Il se rallume dès que vous éloignez votre visage du viseur.

    Je ne vous parlerai pas en long et en large de toutes les fonctions de l’appareil, il y en a trop. Résumons en disant qu’elles sont très proches de celles du Lumix GH4, qui reste une référence et qui a bien inspiré la « mécanique » du TZ100.

    Et vous les retrouverez dans les liens que je vous ai mis en dessous, comme d’habitude.

    Je vais juste m’arrêter un moment sur la .bague autour de l’objectif car elle est multifonctions.

    Disons le tout de suite, il faut s’y habituer mais quand c’est fait, elle vous permet de régler la mise au point manuellement avec efficacité. Mais vous pouvez lui attribuer la compensation d’exposition, le réglage de la sensibilité, etc.

    Sachez quand même que vous pouvez la mettre sur OFF ou utiliser un réglage par défaut (réglage de la distance).

    Autre point qui m’intéresse toujours, la vitesse de réaction de l’autofocus, presque indispensable en photo de rue, surtout en marchant.

    La mise au point est rapide avec peu de perte du point même lorsqu’on utilise le zoom. Précisons que la détection de contraste et l’autofocus reposent sur la technologie DFD ((Depth From Defocus), qui brille par sa rapidité De plus, le boitier dispose d’un AF avec détection des yeux et visage.

    L’écran est fixe mais je pense qu’il aurait été difficile d’en placer un orientable dans tous les sens en gardant la taille de l’appareil. Par contre, il est tactile et sensible.

    La présentation de l’époque, Chasseur d’Images mars 2016 (archives personnelles)

    Si je résume, ce petit TZ100 sera effectivement mon compact de voyage, quand je veux rester léger et performant.

    Il rejoint une nouvelle famille qui m’accompagne dans mes pérégrinations photographiques :le Lumix DMC-GX9 est mon compagnon de photo de rue depuis un moment déjà et j’en suis toujours très content, le Lumix G7 est mon « réflex » hybride, que je vous présentais il y a quelques jours.

    Franchement, pour un peu plus de 200€, vous aurez là un superbe compagnon de voyage qui vous ramènera les plus beaux souvenirs de vos escapades, sans vous avoir épuisé, discret dans une poche ou un sac

    Que demander de plus ?

    Deux video d’illustration

    De références : https://www.lesnumeriques.com/compact-bridge/panasonic-lumix-tz100-p30461/test.html, https://www.01net.com/tests/test-panasonic-tz100-le-roi-des-compacts-pour-la-photo-de-voyage-5324.html, https://www.panasonic.com/fr/consumer/appareils-photo-et-camescopes/compacts/zooms-puissants/dmc-tz100.html, https://www.magazinevideo.com/test-en-ligne/panasonic-lumix-dmc-tz100/34893.htm en français

    Le Zinc du photographe

    Le Lumix DMC-G7

    Comme je l’écrivais il y a quelques jours, j’ai assez profondément modifié mon « parc » photographique.

    Exit le Canon Eos 5D Mark III devenu trop lourd et ses objectifs magnifiques mais qui contribuaient à me tasser les cervicales.

    Place à du léger, vraiment léger : le Lumix DMC-G7 et ses trois objectifs pèsent presque moins de la moitié du boitier seul !

    -« Ouais, c’est bien beau tout ça, mais et la qualité ? »

    Ah, vaste débat ! Faut-il considérer le format 24×36 comme le seul garant d’une qualité superlative ?

    En fait, ce format est l’héritier d’une longue tradition, entamée aux alentours des années vingt (1920) par le pionnier Oskar Barnack, inventeur non seulement du format mais aussi de l’appareil, léger et peu encombrant, qui allait avec.

    Tiens, j’ouvre ici une parenthèse, soufflée par la lecture d’un article du « hors série n° 49 » du magazine « Le Monde de la Photo » consacré au guide complet des appareils à objectifs interchangeables.

    Cet article comparait l’engouement du 24×36 aux réalités de nos portefeuilles et aux prix – vraiment plus accessibles – des appareils en micro 4/3 et APS-C.

    Oui, le 24×36 fait toujours rêver, mais pour les raisons que j’évoquais plus haut. Car il faut être conscient des prix engendrés par ce type de capteur : plus grand, il coûte plus cher. Il doit être servi par des objectifs à la pointe, qui ont aussi un coût non négligeable et un poids qui ne l’est pas moins.Vous ne trouverez pas un seul boitier en 24×36, reflex ou hybride à moins de 1000€, auquel vous devrez ajouter le ou les objectifs qui correspondent à votre pratique photographique, et ceux-là aussi vous coûteront souvent autour du millier d’euros, pièce !

    De fait la question à se poser est, me semble-t-il, le 24×36 correspond-t-il à mes besoins ? Car, c’est clair, les APS-C et les micro 4/3 sont généralement sous cette barre des 1000€ ce qui vous permet d’acquérir sans frémir une ou deux bonnes optiques, eux aussi à prix abordables.

    Si en argentique les cristaux d’argent avaient la même taille, lorsque vous optiez pour un format plus grand cela permettait effectivement de collecter plus d’informations, la plupart des tirages étant basés sur l’agrandissement (« petits négatifs, grandes images » disait encore Oskar Barnack – toujours lui !). En effet, plus le négatif est grand, moins il faut agrandir pour obtenir un grand tirage.

    Mais en numérique, c’est la définition du capteur qui compte, pas sa taille. Qu’il soit en micro 4/3, APS-C ou 24×36, c’est le nombre de pixels disponibles qui limitera la taille maximale du tirage. Par contre ce qui compte, c’est la concordance entre le pouvoir résolvant de l’objectif et la résolution du capteur. Ainsi, un capteur de smartphone de 100Mpixels ne pourra jamais rivaliser avec un capteur grand format parce que son objectif (ou ses objectifs) ne sera pas assez discriminant pour alimenter correctement tous les photosites du capteur.

    Bref, tout ça pour dire que je suis bien content de ce Lumix G7, léger, compact, peu encombrant et performant (tiens, les attributs des premiers appareils d’Oskar Barnack, justement).

    Je ne vais pas vous faire la litanie des données techniques, vous les trouverez dans les références ci-dessous, mais plutôt mon ressenti face à l’appareil qui m’accompagne dorénavant.

    Avec, en passant, un petit comparatif avec un autre ténor du micro 4/3, mon Olympus OM-D E-M 1, que je garde en backup (vu leur poids respectif, cette fois, je peux me permettre si besoin d’embarquer deux boitiers).

    L’Olympus et le Lumix sont très proches en terme de gabarit. Si d’aucun trouve les boitiers petits, il est loisible d’ajouter un grip contenant des batteries, mais la taille me convient comme ça.

    Au niveau poids, l’Olympus est un peu plus lourd car avec un châssis en magnésium tandis que le Lumix est en plastique (de qualité et très bien ajusté).

    Pour les sorties dans le plat pays, l’Olympus bénéficie d’une « tropicalisation » bien pensée, qui fait défaut sur le Lumix. J’y ferai attention en cas de « drache » nationale.

    Pour les menus et commandes, ils sont assez semblables : des menus pas toujours clairs, modifiables quasi à l’infini pour toujours plus de personnalisation. Il faut du temps pour les appréhender et les paramétrer mais vous pouvez toujours actionner une aide qui explique succinctement le pourquoi de tel réglage (pratique). Les commandes sont douces et tombent bien sous les doigts. Elles sont aussi paramétrables autant qu’on le désire

    Leur capteur est un 16Mpixels au format 4/3. Il faudra donc tenir compte d’une conversion x2 pour les objectifs en micro 4/3. Pour faire simple, un objectif 25mm devient de facto un 50mm. Facile comme calcul et surtout avantageux car les objectifs sont dès lors plus compacts que leurs homologues en 24×36 et nettement moins lourds tout en restant aussi performants ! Que du bonheur.

    Encore un avantage, puisque j’écris sur les objectifs : la gamme des Panasonic et des Olympus est totalement compatible et tous les deux proposent des objectifs pour toutes les bourses et les besoins, même du « pro » tropicalisé.

    Des opticiens tiers, surtout chinois (car Sigma se concentre surtout pour l’instant sur le 24×36), proposent aussi une vaste gamme d’objectifs. Et si ce n’est pas encore suffisant, avec des bagues de conversions, vous pouvez monter des objectifs Olympus en 4/3 sur les deux boitiers. Quoique là, j’ai découvert une anomalie : je possède un 12 -62mm f2,8 – 4 ED Olympus en 4/3, monté sur une bague Vitrox. Lorsque je le monte sur l’Olympus, il reconnait l’ouverture f2,8 mais si je le monte sur le Lumix, l’ouverture passe à f3,5. J’avoue que je ne sais pas pourquoi. Ceci étant, l’objectif fait « un peu gros » pour le boitier bien qu’il procure une bonne prise en mains de l’ensemble.

    Je ne m’étendrai pas sur le point de la video, que je n’utilise jamais mais ici le Lumix est, parait-il, plus performant. C’est d’ailleurs, je trouve, un peu au désavantage de l’appareil, plus connu des vidéastes que des photographes alors qu’il est excellent pour ces derniers.(ah, les méfaits de la pub !).

    Le viseur des deux appareils est confortable et avec un réglage pour la dioptrie, un vrai plus. Perso, je ne note pas de différence entre les deux. Le détecteur qui fait s’éteindre l’écran lorsque vous approchez l’œil du viseur est aussi efficace sur les deux boitiers. ça permet d’économiser la batterie.

    Tiens, à ce sujet, il semble que le Lumix soit un peu moins gourmand que le OM-D E-M1 et son autonomie un peu meilleure. Néanmoins, je n’atteindrai jamais les quelques 900 photos que je pouvais faire avec le Canon, mais bon, ce n’est pas la même technologie. J’ai déjà commandé une batterie supplémentaire, d’autant que l’hiver arrive et que le froid ne fait pas bon ménage avec les accus

    Au rayon des différences, l’écran est monté sur rotule pour le Lumix alors qu’il est sur charnières pour l’Olympus et seulement orientable de bas en haut. Sinon, ils sont tactiles tous les deux et très réactifs. L’écran orientable dans toutes les directions est un avantage intéressant pour le Lumix surtout quand les genoux grippent un peu.

    Au rayon des petits regrets, les attaches lanières du Lumix sont légères et n’inspirent pas confiance alors que celles de l’Olympus assurent mieux. Le poids des deux appareils est différents aussi, ceci explique sans doute cela.

    Autre petit détail qui peut être gênant, la porte pour la carte SD est sur le côté chez l’Olympus alors qu’elle est en dessous sur le Lumix, à côté de la batterie. Cette position peut être embarrassante si l’appareil est sur trépied et qu’il faut changer la carte en cours de route. Mais est-ce que cela arrive souvent ?

    Bon, là je crois que j’ai fait le tour des deux boitiers, assez proches in fine.

    Et tellement différents de ce que je connaissais, avant. Finalement, j’aime assez cette nouvelle aventure qui commence et qui va m’obliger à revoir mes habitudes, à découvrir de nouvelles manières de travailler.

    Ce que j’en retiens pour l’instant, c’est que le Lumix est vraiment agréable à utiliser, et à porter.

    Des quelques photos que j’ai déjà pu faire, je trouve les résultats très bons (je vous les montrerai sous peu).

    En résumé, une nouvelle aventure commence …

    Vais-je vous le conseiller ? Eh bien j’en ai bien envie. Il n’est pas (encore) dépassé et reste tout à fait performant et – cerise sur le déclencheur – il est très abordable.

    De quoi avoir envie de franchir le pas vers l’hybride sans peur, dans de bonnes conditions et sans se restreindre sur la qualité des images délivrées.

    Deux videos d’illustration

    Des références : https://www.lesnumeriques.com/reflex-hybride/panasonic-lumix-g7-p26413/test.html, https://www.panasonic.com/be/fr/consumer/cameras-camcorders/lumix-g-dslm/dmc-g7.html, https://www.01net.com/tests/test-panasonic-g7-l-hybride-qui-va-tuer-les-reflex-familiaux-5011.html en français.

    Toutes les données techniques pour les technophilies sont LA