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Préambule.
Vous le savez, j’aime bien Canon depuis de nombreuses années et j’apprécie toujours autant leur ergonomie et la limpidité de leurs menus, surtout maintenant qu’ils sont numériques et hybrides.
Pour avoir testé Olympus, Sony, Lumix, Fuji (voir la rubrique les appareils que j’ai essayés), je suis toujours revenu chez Canon. Parfois en râlant car j’estime qu’ils ont laissé tomber des pans photographiques où ils auraient pu faire bien mieux (les compacts pro avec viseur par exemple, que Fuji a intelligemment investi).
En numérique donc, j’ai opté pour un Canon RP d’occasion (comme toujours) avec un 24 – 105 f4 de la marque et une bague de conversion EF vers R pour les objectifs que je possède encore.
Un fidèle Canon Eos 70D secondait habituellement celui-là, mais c’est un APS-C et pour des raisons de compatibilité avec la majorité de mes objectifs EF destinés au plein format (héritage de l’Eos 5D Mark III et du Eos 6D), j’aurais aimé trouver un autre full frame à prix décent.
C’est à ce moment que ma route a croisé celle d’un Nikon D610 qui m’offrait le plein format et la possibilité d’utiliser des objectifs Nikkor venant de mes Nikon 801s, et avec 24,3Mpx (contre 20,2 pour le Canon 70D).
C’était une bonne occasion et j’avoue avoir pris plaisir à l’utiliser, même s’il faut repenser certains gestes et certains réglages. L’habitude aide à s’y faire.
Et puis, quelques mois plus tard, re-hasard mais je tombe sur la vitrine d’un Cash Converter qui vend un Nikon D800 pour un prix fort sympathique. Je craque, et même deux fois car à côté trônait un 24 -70mm f2,8 constant de la marque. Bref, même si la Visa a frémi, me voici en possession de ce qui se faisait de mieux chez Nikon il y a … 13 ans (comme le temps passe !)
Un peu d’histoire.
Je ne reviendrais pas sur toute l’histoire de la marque, que vous retrouverez dans les différents articles que j’ai consacré à quelques uns de ses plus beaux appareils, d’autant que nous sommes passé de l’argentique et ses gloires anciennes aux appareils numériques.
Le premier Nikon numérique produit industriellement fut le Nikon D1, en 1999. Il a existé d’autres essais d’appareils numériques, qui résultaient d’assemblages – presque du bricolage – entre Nikon et Kodak, à l’image du Nikon DCS100, dès 1991 ou encore des accords avec Fuji pour les Nikon E2 et E2s en 1996.

Ce D1 offrait une résolution de 2.7Mpx, une sensibilité de 1600Iso et des vitesses d’obturation jusqu’au 1/16.000s. Des évolutions successives (D1h et D 1X) vont faire évoluer sa résolution et sa sensibilité notamment.
En 2003, Nikon dévoile le D2H, un boitier professionnel très rapide pour l’époque et avec un capteur avec 4Mpx. Puis ce sera le Nikon D2X qui offre un capteur de 12,4 Mpx.
Pour les photographes non professionnels, il y aura le D100, basé sur un ancien boitier argentique, le F80, mais doté d’un capteur numérique de 6Mpx. Il faudra cependant attendre la série des D70, D70s et D50 pour que la marque offre réellement des appareils destinés au grand public.
C’est à ce moment-là que la rupture sera brutale avec le monde de l’argentique, le public vient enfin a découvrir les joies du numérique : ils offrent 6Mpx avec des caractéristiques autrefois réservées aux professionnels mais à prix (plus) abordables.
En 2006, le D80 remplace le D70s cette fois avec un capteur signé Sony de 10,2Mpx. Le D90 le remplace en 2008, toujours avec un capteur CCD Sony mais cette fois une résolution de 12,3Mpx qui permet en plus de filmer au format 720p.
Jusque là, tous ces appareils ont des capteurs APS-C. Ce n’est qu’en 2007 qu’apparait le D33 avec 12,3Mpx, un autofocus de 51 collimateurs dont 15 en croix et une sensibilité de 25.600 Iso, mais c’est encore un appareil destiné aux professionnels, plein format.
Dans la course aux ultra-hautes sensibilités, retenons le Nikon D3s, le premier à proposer 102.400 Iso.
En entrée de gamme, le Nikon D5000, qui reprend quelques caractéristiques du D90 propose la vidéo en HD (2009). Un an plus tard, le D3100 offre un capteur de 14,2 Mpx et cette fois la vidéo Full-HD autofocus.
Les modèles se suivent , qui voient augmenter régulièrement la résolution des capteurs, le nombre de collimateurs et la sensibilité.
En 2011, l’entrée de gamme Nikon D5100 utilise un capteur de 16,2Mpx mais offre la vidéo HD au format 1080p.
Le Nikon D4, présenté en janvier 2012 gère la lumière comme aucun autre avant lui et est capable de rafale à 11i/s.
Celui qui nous intéresse aujourd’hui, le Nikon D800 sort en février 2012 avec un capteur FX (full frame) de 36Mpx. Il sera suivi d’un D800E dépourvu de filtre anticrénelage, apportant une netteté d’image encore meilleure.

Enfin, puisque je le nommais dans le préambule, le D610, qui est une refonte du D600, possède un capteur FX de 24,3Mpc (2013)
C’est en 2017 qu’apparaît le D850 et son capteur de 45,7Mpx. Puis ce sera la série des reflex hybrides dont le premier, le Z7 sortira à la mi 2018, mais c’est un autre monde.
En quelques tableaux, voici le résumé de ces évolutions :



Actuellement, Nikon développe sa série Z, avec une projection de 850.000 appareils et 1.350.000 objectifs pour 2025.
Comme les autres marques, la société vise surtout le développement des appareils à haute valeur ajoutée, comme le Z8, le Z6 III, le Zf, ce qui contribue à l’augmentation du prix unitaire. Cette stratégie porte la part de marché en termes de chiffre d’affaires à 25,4% même si le nombre d’appareils vendus ne représentent que 13,95% du marché total (chiffres 2025).
Historiquement, Canon et Nikon étaient les seuls grands du reflex argentique, Minolta ayant jeté l’éponge, Pentax, Olympus et Fuji restant dans la course.
Au début du numérique, Canon et Nikon ont continué à défendre leurs places sur l’échiquier des nouveaux appareils, bientôt rejoint par Fuji et Olympus, puis par Sony. Avec l’arrivée des appareils sans miroir, Sony a pris de l’ampleur et a étendu son emprise sur le marché des reflex.
En 2024, le résultat était : Canon premier (43,2%), Sony second (28,5%) et Nikon troisième (11,7%). A noter la progression de Fuji (9%) et la diminution des parts d’Olympus devenu OM System (1,9%).
Les années qui viennent nous promettent encore de belles bagarres et, surtout, la présentation d’appareils toujours plus perfectionnés, repoussant encore les limites de ce que l’on pensait possible. Mais le rythme des changements et les prix toujours plus élevés risquent d’en rebuter quelques uns (vive l’occasion !).
Affaire à suivre comme on dit dans la presse …
Des références.
https://wanumart.be/wp-content/uploads/2023/01/201707-DCI-Nikon-a-100-ans.pdf, https://www.nipponkogakuklub.com/NKK/Histoire_de_nikon.html, https://leclaireur.fnac.com/article/cp59522-lhistoire-de-nikon-de-loptique-a-la-photo-grand-public/, https://lesphotographes.org/fr/magazine/histoire-nikon-8-appareils-legende, https://fr.wikipedia.org/wiki/Nikon, https://www.equitylab.fr/transition-numerique-l-evolution-des-appareils-photo-nikon-au-fil-des-decennies/, http://apphotnum.free.fr/N2B10.html, https://www.lesnumeriques.com/appareil-photo-numerique/nikon-d800-p46453/test.html, en français

