Bon, vous pourriez la trouver sur Instagram aussi mais vous connaissez ma position v-à-v de ce média …
Donc, voilà notre artiste Tawainaise sur Flickr, sous son surnom de « 3cm ».
Sculptrice, illustratrice et photographe, elle métamorphose le corps féminin en des scénettes que d’aucun verrait surréalistes.
D’accord si on évoque le surréalisme de Magritte, celui de Duchamp, de Dali, par exemple, qui usaient du réel pour en faire des mondes oniriques et plein de clins d’yeux malicieux.
Copyright Yung Cheng Lin
Car ici, l’artiste utilise le questionnement, un peu à la façon de la sculpture hyperréaliste : on en vient à se demander si c’est vrai !
Réaction au monde virtuel , qui est mondialisé, qui tend à uniformiser non seulement la pensée mais aussi les corps, les désirs, la vie.
Plus spécifiquement, elle explore un monde qu’elle connait bien, celui de la féminité, dans sa sexualité, la maturité, l’enfantement, les menstruations, les obstacles auxquelles toutes les femmes sont confrontées et face aux attentes que la société, bouleversée, indécise peut avoir à leur égard.
Ses photos interpellent, dérangent sans doute parfois, mais nous questionnent sur des thèmes universels.
La différence avec d’autres artistes, qui cherchent à choquer le public pour le faire réagir, c’est la poésie, une sorte de délicatesse dans son utilisation des modèles, la lumière, les ambiances, voire même des précédés photographiques qui révèlent son talent.
Elle me rappelle une autre artiste asiatique, Ziqianqian, à la poésie très particulière aussi, dont je vous avais touché un mot dans Les Liens.
Copyright Ziqianqian
Honnêtement, ça fait du bien de voir des photos différentes, alors mon conseil, allez les découvrir.
Vous ayant déjà présenté quelques modèles de Polaroid, vous allez vite comprendre le nom de celui-ci, non ?
630 car c’est un appareil qui utilise le film pack 600, celui avec la pile intégrée et 8 vues (10 au moment où cet appareil fut sorti).
LM pour … Ligthmixer, le fameux programme maison qui détermine la quantité de lumière que le flash doit apporter en appoint de la lumière analysée par la cellule (c.-à-d.qu’il fonctionnera presque toujours).
Et ça, vous ne le voyez inscrit nul part, mais il possède aussi le programme SPARR qui permet au flash de se recycler plus rapidement.
Sorti au début des années nonante, il a encore la forme des premiers Polaroid 600, ceux des années quatre-vingt, soit assez carrée.
Et comme eux, il est assez basique : une optique en plastique (ménisque) de 116mm ouvrant à f9, avec une mise au point débutant à 60cm jusque l’infini, non réglable – c’est un fix-focus; un obturateur électronique asservi à la cellule, qui propose des vitesses de 1/4s à 1/200s, un flash électronique intégré et les programmes que je vous ai cités pour gérer le tout.
Ah, et n’oublions pas l’inénarrable curseur pour corriger l’exposition, sous l’objectif.
Il y a quand même quelque chose qui m’échappe : en préparant cet article, j’ai découvert des prix qui varient de 30€ à plus de 100€ pour cet appareil. Et là, je dis STOP car faut pas pousser bobonne dans les orties à ce point !
Il n’est pas exceptionnel, il n’offre rien de transcendant, il n’est même pas sophistiqué. Juste son côté vintage assumé.
La seule aide est une petite diode rouge qui s’allume dans le viseur lorsque vous avez enfoncé à mi course le bouton rouge du déclencheur : elle vous prévient que le flash est chargé et que vous pouvez appuyer à fond sur le bouton pour faire la photo.
Perso, j’ai acheté celui-ci 10€ sur une brocante et croyez-moi, il n’en vaut pas plus.
Avec un peu de patience et de tâtonnements, vous pourrez en tirer quelque chose. N’oubliez pas que le viseur n’est pas dans l’axe de l’objectif et qu’il n’y a pas de correction de la parallaxe indiquée.
Pour mémoire, ces appareils rompaient complètement avec la forme des Polaroid habituels et, surtout, ils inauguraient un nouveau format de film, le Spectra, hélas abandonné depuis quelques années et qui ne sera plus produit (voir l’article sur l’Image Elite à ce sujet).
Plus plats, plus sophistiqués, ils offraient une image plus grande, un rectangle de 10.1 x10.3 cm pour une image de 9,2 x 7,3cm (le format 600 est carré, tout comme le SX-70, un carré de 7,9 cm de côté, pour un support rectangulaire mesurant au total 8,8 x 10,7 cm).
Source : Instamaniac; à gauche le format du Spectra, à droite, le format du 600/SX-70.
Si le premier appareil Image est sorti en 1986, ce modèle fut vendu entre 1991 et 1999 sous le nom d’Image 2, ou Spectra aux USA, c’est un appareil assez complet, même si ce modèle en particulier est l’entrée de gamme.
Il bénéficie quand même d’un sonar pour la mise au point (la grille dorée en nid d’abeille, près de l’objectif)
Mais commençons par le début : pour l’ouvrir, il faut tirer vers l’arrière le curseur situé à la gauche de l’appareil. Le dessus se soulève alors, dévoilant le sonar, l’objectif, le viseur, le flash.
En dessous, la fente par laquelle les photos sortiront. De part sa forme spéciale, il faut penser à ne pas mettre les doigts devant en tenant le boitier.
Car, autre particularité du modèle, le déclencheur est situé à l’arrière, sur le dessus du capot. Il faut un peu d’habitude pour le tenir correctement, au début, on tâtonne un peu mais finalement, c’est assez confortable. La lanière intégrée, à gauche, assurant une bonne prise en main.
Bon, nous avons ouvert l’appareil mais comment y glisser un film, pardon, un pack ?
Vous devez trouver, sur la droite, un petit bouton marqué d’une flèche blanche, qu’il faut enfoncer pour libérer l’ouverture de la face avant, là où vous glisserez le pack film Spectra (si vous avez la chance d’en trouver encore à un prix décent).
Après avoir fermé la porte avant, comme d’habitude, le boitier va faire sortir une feuille noire, celle qui protégeait les photos. Il est opérationnel.
En fait, vous devez attendre que la lumière rouge, qui s’est allumée à l’arrière, passe au vert, indiquant que le flash est complétement chargé. Là, vous êtes prêt : clic-clac-rrrr, la photo sort …
Comme d’habitude, ne jamais secouer celle-ci et la laisser se développer à l’abri de la lumière (en la retournant simplement). La chimie est la même que celle des films 600/SX-70.
Pour refermer l’appareil, ne pas forcer mais retirer vers l’arrière le bouton de gauche et appuyer doucement sur le dessus, il rentre tout seul à sa place initiale.
Au niveau réglages et/ou contrôle, vous ne pourrez pas faire grand chose, l’appareil est tout automatique. Il règle lui-même l’exposition, fait la mise au point grâce au sonar et la cellule règle l’utilisation du flash si nécessaire (ce qui est très souvent le cas).
Eventuellement, vous pourrez régler l’exposition avec le curseur à l’arrière, et c’est tout.
Ceci étant, l’Image 2 bénéficie d’un objectif Quintic à 3 lentilles (en plastique, mais de haute qualité) de 125mm ouvrant à f10.
Son obturateur électronique offre des vitesses de 2,8s à 1/200s. C’est les calculs issus de l’appréciation de la distance (sonar) et de la mesure de la lumière qui va déterminer l’ouverture et la vitesse.
Alors, cet appareil a-t-il encore un intérêt aujourd’hui ?
Honnêtement, non.
Pour plusieurs raisons, la première étant que c’est vraiment un boitier d’entrée de gamme, peu fourni en fonctionnalités. D’autres dans la série sont plus intéressants, comme l’Image Elite (plus facile à trouver que le Elite Pro ou le Spectra 1200i, p. ex.)
Ensuite, le film n’est plus produit et vous devrez vous rabattre sur d’anciens stocks, en espérant qu’ils auront été bien conservé.
Enfin, il semblerait que la raison pour laquelle Impossible Project, redevenu entre-temps Polaroid Original puis Polaroid tout court, n’a plus fabriqué ce film, c’est parce qu’il apparait que ces boitiers ne sont plus fiables dans le temps. Leur électronique serait capricieuse, rendant aléatoire la gestion des fonctions de l’appareil, dont les calculs de la cellule et donc le calcul de l’ouverture, entre autre.
Si vous voulez en acquérir un pour la déco, pourquoi pas, voire la collection. Mais, selon l’état du Polaroid Image 2 que vous trouverez (avec sa boîte, sa lanière intacte, etc), ne dépensez pas plus de 10€.
Ce sera mon petit dernier de cette série. Après le Polaroid Land Camera 2000 et le SuperColor 3500, équipé d’un sonar pour gérer l’autofocus, j’aurai fait le tour des SX-70 non pliants en ma possession.
Dans l’ordre, il y eut donc le Land 1000, le 1000S (qui est un 1000 avec un flash électronique Polatronic, sinon, c’est un 1000), le 1500, le 2000, le 3000, le 3500 (sans sonar celui-là) et – qui l’eut crû – un 4000. Ah oui, et un 500 et un appelé « Encore » (humour de chez Polaroid ?), puis la gamme passera sous le nom d’Instant, de OneStep, de Pronto, etc.
Ce modèle est sorti en 1977 et c’est une version destinée aux marchés non US du modèle original, le Onestep.
Sa particularité est d’être de couleur marron (au début, le mien est gris) – l’original étant blanc – et d’avoir un bouton déclencheur vert (alors là, la couleur des boutons, c’est le délice des collectionneurs !).
Sinon, il possède un objectif en plastique en trois éléments. Un 116mm ouvrant à f9,4 avec une mise au point minimale de 90 cm jusque l’infini, que l’on peut régler en fonction de la distance du sujet (marquages autour du fut de l’objectif).
Il bénéficie aussi de « l’œil électronique » (la cellule) avec le fameux curseur (rond ici) clair/obscur, qui détermine le travail de l’obturateur électronique (de 1s à 1/125s).
Si vous regardez bien, cet œil est dans le tube qui sert à régler le « clair/obscur ». Un petit coton tige manié avec prudence permet de le nettoyer pour de meilleures performances.
Un filetage pour trépied est sous la semelle et on peut lui ajouter une sangle de portage. Le compteur, comme d’habitude, va se faire piéger car il compte jusque 10 alors que les films modernes en SX-70 (comme les 600 d’ailleurs) n’ont plus que 8 vues à offrir.
Voilà, voilà … il y a peu de choses à ajouter, l’appareil étant d’une simplicité évidente.
Ah si, peut-être : il n’a pas de flash intégré, or en bon Polaroid, il a besoin de lumière. Il vous faudra donc trouver des Flashbar ou un flash électronique Polatronic pour lui en offrir assez. Il est équipé du système « follow-focus » qui gère la cellule en fonction du flash et, petite cerise, un système bloque le déclenchement si votre Flashbar est fini ou votre Polatronic à plat.
Et pourtant, si vous regardez de plus près la forme de l’appareil, légèrement pyramidale, elle vous rappellera la silhouette du … SX-70 pliant.
N’oublions pas que la mécanique du premier est complexe et donc couteuse. Pour offrir le même genre de résultat (grâce au film SX-70) mais accessible au plus grand nombre, Polaroid a sorti ce modèle « fixe », en même temps d’ailleurs que l’original.
La forme pyramidale s’explique par la nécessité de renvoyer le rayon optique qui traverse l’objectif, vers le film qui se trouve à plat au fond de l’appareil, grâce à un miroir positionné en biais.
Et puisque j’écris souvent au sujet du film évènement, le SX-70, grâce à Collection-appareils, je vous livre ici une explication bien utile à son sujet.
J’avoue que parfois je trouve les Polaroid peu intéressants, car ils se ressemblent souvent (ils ont bien cultivé l’art du recyclage) mais il faut absolument reconnaître la fécondité de leurs imaginations, couverte par de très nombreux brevets, bien utiles pour protéger leurs innovations. Et ça, on ne pourra jamais leur enlever !
Alors si vous en trouvez un, honnêtement, s’il vous est proposé à un prix intéressant (pas plus de 10€), pourquoi pas. Mais il est moins performant que les 600 et, surtout, sans flash intégré, vous devrez acheter des caisses de Flashbar si vous voulez vous en servir souvent.
Pris de remords (allez savoir pourquoi), je voulais retrouver un petit Canon Prima Zoom 90u.
Le temps des brocantes est encore loin et donc, je décide d’aller faire un tour sur le site 2ememain.be pour voir s’il y en avait un à prix raisonnable …
Et c’est bien le mot que je veux mettre en avant : RAISONNABLE !
Mais voyez plutôt
Vouloir vendre un Canon Prima 5 à 135€, c’est se f… des amateurs qui recherchent un chouette petit compagnon de sortie !
Heureusement, le chaland est raisonnable car depuis août, il ne l’a pas encore vendu son Canon !
Pour la plupart, ce sont des appareils chinés dans les brocantes, les vide grenier, dont on ne sait pas comment ils ont été traité, ni dans quel état ils sont : exposés à la pluie ? – j’en ai tellement vu dégoulinant d’eau; tombé ? combien de fois; entreposé à l’humidité/la chaleur ?
Lorsque j’ai analysé la plupart de ces appareils je vous donnais une fourchette réaliste d’environ 20€, le prix auquel je les ai achetés moi-même lorsqu’ils sont en bon état, c.-à-d. pas de piles ayant coulés, de trace d’oxydation due à l’humidité, mousse en bonne santé, la trappe des piles qui ferme, pas de fissures, etc.
Sinon, c’est 10€ maximum car il faut tout nettoyer, remplacer les mousses autour des petites fenêtres à l’arrière (permettant de voir le film dans la chambre), vérifier qu’ils chargent le film test, qu’ils déclenchent, qu’ils enroulent le film à la prochaine vue sans encombre, que le flash fonctionne …
Je peux comprendre que l’on veuille faire un peu de bénéfice en revendant du matériel, mais il faut arrêter de prendre les gens pour des pigeons et proposer des prix qui, finalement, dégoûtent ceux qui voulaient juste un petit appareil facile et argentique.
Lorsque vous voyez défiler à longueur de pages des prix élevés, et que vous êtes néophyte en la matière, vous aurez tendance à penser que ce sont là des prix du marché.
Non, ça c’est un marché de dupes, créé par quelques uns et entretenus par les autres !
Revenons sur terre et dénonçons ces pratiques qui dénaturent le principe même des petites annonces entre particuliers (de plus en plus envahies par des « professionnels »).
Et tant que j’y suis à dire tout haut ce que je pense, y en a marre de 2ememain (repris par Ebay depuis quelques années) : si vous placez une annonce « normale » et donc gratuite comme cela existait dans le temps, vous n’aurez aucune chance de vous trouver dans les premières pages au moment même où celle-ci sera publiée car les « pro » payants ont leurs annonces systématiquement remontées en temps réel. Il ne reste plus qu’une solution, mettre la main à la poche pour « remonter » et avoir une petite chance d’être vu.
Les esprits mercantiles me diront que c’est normal, qu’un tel site doit bien gagner sa vie, que l’infrastructure est onéreuse, que les professionnels ont payé, etc.
Certes mais alors faites des tarifs différenciés pour les marchands et les vrais amateurs qui désirent vendre leurs biens en surplus, et annoncez-le clairement, avec des rubriques séparées : les amateurs et les professionnels chacun de leur côté. Le client ira voir ce qu’il veut trouver là où il l’estime le mieux.
Bon, je me calme … et je serai patient, j’attendrai la première brocante …
S’il y a bien une gamme d’appareils compacts qui eut du succès, c’est celle des Espio de Pentax.
Petits, légers, bien conçus et souvent performants, ils ont été lancé au début des années nonante (comme le Pentax Espio AF Zoom) pour les plus anciens et ont perduré jusqu’en 2003 (comme le Pentax Espio 24EW) pour les plus récents.
Ce qui est encore un avantage aujourd’hui, car ils ont, théoriquement, moins servis que des modèles sortis dans les années quatre-vingt.
Pour en revenir à celui du jour, s’il s’appelle Espio 928 ici, il se nomme IQZoom 928 outre Atlantique. Il y aura aussi un Espio 928M, moins intéressant car il perd une série de fonctionnalités de l’original, même s’il est un peu plus récent : l’Espio 928 est apparu sur le marché en 1994 et le 928M deux ans plus tard.
Si habituellement Pentax nomme ses compacts en fonction de leur focale, ici ils ont décidé de brouiller un peu les pistes : le zoom se déploie de 28 mm à 90 mm. Vous aurez compris, 928 est le chiffre « mix » des deux focales.
Alors le 928 est un compact pourtant assez imposant, vous ne le mettrez pas dans une poche de Jean’s, mais bien dans un petit sac, ou vous le porterez avec la dragonne au bout du poignet car on le saisit très facilement grâce à sa poignée un peu proéminente.
Sous ses dehors discrets, c’est pourtant un « haut de gamme » que vous aurez en mains, voyons cela de plus près.
C’est son tableau de bord qui retient l’attention : il est constitué de 4 boutons qui encadrent l’écran ACL sur le dessus de l’appareil. Seulement 4 boutons pour gérer :
la correction d’exposition
la gestion du flash
le réglage de l’hyperfocale
la pose B
les expositions multiples
Ceci implique qu’il y aura parfois des combinaisons de boutons pour couvrir toutes les fonctions (ça, j’aime moins, il faut de la mémoire). Vous trouverez le mode d’emploi en bas de l’article.
Sinon, il offre un beau viseur avec correction dioptrique et des grilles pour la correction de la parallaxe.
Pour le mettre en route, un gros bouton rond ON/OFF, près du viseur, sur lequel il faut appuyer au centre.
Entouré d’une collerette crantée, il permet de passer du mode image classique au monde panorama. Un jeu de caches va venir réduire la fenêtre de visée et dans la chambre, d’autres caches vont masquer une partie de la pellicule pour donner cette impression de « largeur » dans l’image.
Parlons du zoom : un 28mm (ouvrant à f3,5) allant jusqu’au 90mm. Pas vraiment un très grand angle mais déjà bien « large » et un mini télé. Assez pour être très polyvalent.
Il est reconnu pour présenter peu de vignetage et offrir une belle homogénéité partout, avec un beau contraste.
Voyons ce que cela donne : vous avez glissé un CR123 dans la trappe, en dessous de l’appareil. Vous ouvrez la porte arrière pour découvrir la chambre dans laquelle vous allez poser un film. Ce qui est d’une simplicité enfantine : vous tirez sur l’amorce jusqu’à la ligne rouge et vous refermez l’appareil, qui va enrouler le film sur la bobine et le mettre à la première vue, en ayant, au passage, réglé la sensibilité de sa cellule par la lecture du codage DX de votre pellicule.
Ah, si un « E » apparait sur l’écran LCD, c’est que le film ne s’est pas bien accroché, il faut recommencer l’opération.
Lorsque le 928 s’allume, il se met en position 28mm. Vous changerez la longueur via le bouton en forme de goutte, sur le dessus du boitier.
En visant à travers l’objectif, vous verrez la zone de mise au point, avec deux petites lampes sur le côté : lampe verte, l’autofocus est verrouillé et la mise au point nette. Si elle clignote, c’est que vous êtes trop prêt du sujet ou que le boitier ne parvient pas à faire la mise au point.
Par défaut, le flash est en automatique, mais vous pouvez le débrayer. Il y a le mode « anti-yeux rouges » et une fonction qui nécessitera de le poser sur un trépied ou une surface stable, la prise de vue de nuit, qui débraye le flash mais passe en vitesse lente.
Si la scène est trop sombre, le flash s’enclenche par défaut. Une petite lampe rouge, dans le viseur, vous signale que la scène est sous exposée.
Autre fonction intéressante, le mode infini que vous actionnez en appuyant sur le bouton « montagne ». Utile si votre sujet est au delà des 3m, le boitier se met sur l’infini. En fait, le boitier passe en mode ‘hyperfocale » Et si vous appuyez une seconde fois sur l’icône montagne, vous passez en mode Spot AF.
Encore une pression et le 928 passe en mode Easy Share, c.-à-d. la même chose que le mode infini mais verrouillé au 28mm.
A ce moment là, la mise au point auto est débrayée, ce qui vous autorise à prendre des photos « en rafale » tant que votre doigt est sur le déclencheur.
Attention, l’appareil reste sur ce mode sauf si vous le désactivez ou l’éteignez.
Je vous citais la pose B. Etonnante sur un compact, elle peut atteindre 10 minutes !
Heu, dans ce cas-là, il faut investir dans la télécommande à infra-rouge, sinon risque de bougé et la crampe !
Lorsque vous composez votre image, si vous gardez le doigt enfoncé à mi-course, vous pouvez bloquer la mise au point et ses réglages.
Le retardateur a deux fonctions : retardateur de 10s et si vous appuyez longuement dessus, il entraine le rebobinage anticipé.
Pour la correction d’exposition, vous devez appuyer sur le bouton anti-yeux rouges et régler la distance focale avec le gros bouton derrière le déclencheur. Pas très pratique mais ça existe.
Attention ici aussi, vous devez penser à remettre la correction à zéro vous même car éteindre l’appareil ne réinitialisera pas ce réglage.
Bref, un petit appareil bien fourni et relativement compact, qui fut un succès en son temps.
Des défauts ? Ben oui, l’appareil parfait n’existe pas, ce sont toujours des compromis plus ou moins acceptables. Il est un peu bruyant (moteur), un peu compliqué avant d’avoir l’habitude, un peu gros pour un compact, et … c’est tout.
Et de nos jours ?
Il faut avouer que peu de compacts offrent de telles fonctions, qui plus est avec la qualité d’image que délivre ce Pentax Espio 928. Il est donc « toujours dans le coup » pour qui veut un appareil relativement sophistiqué, même si les puristes regretteront de ne pas avoir plus la main sur le boitier.
Mais ce n’était pas la préoccupation au moment de la conception de cet appareil, fait pour délivrer de bonnes images sans trop de prise de tête. Et cela reste vrai aujourd’hui si vous cherchez un petit compact qui sort de l’ordinaire.
Si lors d’une brocante, chez un vide grenier vous en trouvez un dans les 20€ maximum, prenez-le, il sera un fidèle compagnon de sortie.
Pub d’époque
Source : Collection-appareils, Camara juillet 1998. J’aime bien ce type de publicité car on peut voir en un coup d’œil les protagonistes de l’époque.
Video d’illustration
Quelques exemples de photos prises avec cet appareil ICI et LA.
Objectif 28-90 mm f3.5 – 9, 9 éléments en 7 groupes, autofocus avec verrouillage de la mise au point, minimum de la mise au point à 0,58m Obturateur électronique offrant les vitesses de 1/5s à 1/400s, plus pause B de 1/2-10min. Modes flash automatique, photo de nuit, anti-yeux rouges Sensibilité de 25-3200 ISO, codage DX automatique, retardateur, avance automatique du film, compensation d’exposition jusqu’à +/- 3 EV, télécommande (en option), mode panorama
Si vous vous en souvenez, je vous ai présenté Luminar 4 et ses évolutions, puis Luminar AI et les siennes.
Pour mémoire, ce sont des programmes qui permettent de développer facilement et assez rapidement vos photos. Pour le second, aidé en cela par l’AI (intelligence artificielle).
Honnêtement, ils fonctionnent très bien, vous avez pu le constater via les photos que je postais sur le site et qui, dorénavant, seront sur L’ Atelier de JP en rue.
Mais j’ai omis de vous parler du petit dernier, Luminar Neo.
Je ne vais pas vous en faire l’article car Phototrend le fait bien mieux que moi, notamment dans cet article-ci.
Bref, Luminar Neo est vraiment un chouette programme avec des extensions étonnantes, que vous mettrez à votre sauce le plus souvent.
Les résultats seront soit extravagants soit très discrets et au service de votre histoire photographique, selon vos choix, vos humeurs du moment.
Alors, si je vous en parle aujourd’hui c’est parce qu’ils proposent une offre « que vous ne pourrez pas refuser » (cette réplique-là, ça fait un moment que j’attends pour la sortir !).
Voyez plutôt :
Abonnement Luminar Neo Pro : 99€ au lieu de 119€
Licence Luminar Neo à vie : 119€ au lieu de 149€
Personnellement, j’ai choisi la première formule, car elle offre l’avantage de bénéficier immédiatement de toutes les nouveautés (extensions, mises à jour, etc.), gratuitement.
Tandis que dans la seconde – que j’avais avant – j’étais propriétaire de la licence à vie mais si je voulais une extension intéressante, c’était en plus.
Mais bon, c’est affaire de choix pour chacun.
Alors, si vous êtes intéressés, rien de plus simple, il suffit de cliquer sur Offre Luminar Neo.
Attention toutefois, le lien ne fonctionnera qu’à partir du 20 janvier 2022 à 14h00 et jusqu’au 31 janvier 2022 à 14h00 (oui, ils sont joueurs chez Luminar !)
Si vous hésitez encore sur le choix d’un bon programme pour le traitement de vos images, c’est le moment où jamais d’aller faire un tour sur le site de Luminar et de voir tout ce que Neo peut vous apporter (un clic sur le mot et vous êtes sur le site).
Là, il vous reste quelques heures pour lire à tête reposée tout ce que le programme propose et faire votre choix.
Là, je vous présente un appareil neuf qui a … 29 ans !
Même si la boite a un peu souffert, cet appareil est neuf, il n’a vraiment jamais servi.
Mais qui est ce Polaroid 600 Business Edition ?
Ben, je serais tenté de vous répondre « un Polaroid 600 » en série spéciale, comme il y en eut tant. Recyclons, recyclons …
Il fait partie des séries « carrées », sorties au début des années quatre-vingt jusqu’au milieu des années nonante (1981 – 1993). La génération suivante sera plus « arrondie » mais gardera peu ou prou les mêmes caractéristiques des ainés (1993 – 2002).
Celui-ci débute sa carrière en 1983. Et comme nous avons pu le découvrir, il se vendra encore longtemps sans grands changements (pour mémoire, celui-ci fut vendu en 1994).
Quoiqu’il suivra la mode, voyez plutôt :
A gauche, celui des années nonante, le 600 Business Edition 2; à droite, l’original des années quatre-vingt.
Alors, à la base, nous avons un appareil qui s’ouvrent comme tous les 600, en tirant fermement sur le dessus (il faut un peu appuyer sur les côtés pour l’aider).
Il nous dévoile alors un flash intégré, un objectif, une cellule, un compensateur d’exposition (la réglette « clair/obscur » sous l’objectif).
L’objectif est un 116mm ouvrant à f11 avec un ménisque en plastique. C’est un « fix-focus » qui sera net de 60cm jusque 1,2m avec la position « gros plan », sinon de 1,2m à l’infini. Lorsque vous placez le curseur sur la position gros plan, une lentille en plastique vient se placer devant l’objectif. c’est le même principe que pour les CL ou « close-up ». Ici on veut privilégier les plans rapprochés état donné la clientèle auquel on le destine, j’y reviendrai.
Son obturateur est électronique, avec des vitesses de 1/4s à 1/200s. L’exposition est calculée automatiquement.
Le flash intégré fonctionne avec le programme SPARR qui réduit le temps de recharge.
Il est aussi équipé du programme Lightmixer qui dose la lumière du flash en fonction de l’intensité de la lumière ambiante.
Et il bénéficie d’un filetage pour un trépied.
Du grand classique en somme …
Vous pouvez vous en douter, il sera décliné avec les logos d’une multitude d’entreprises puisqu’il est destiné à être un outil de travail » … fiable pour une communication ou documentation instantanée », dixit la boîte de notre exemplaire.
Il sera mis entre les mains d’experts automobiles, en assurances, sur les chantiers, … bref, il va souffrir.
Et c’est là qu’apparait – enfin – une différence par rapport aux autres 600 : il sera fabriqué plus solide. Enfin, c’est ce qu’affirme le marketing de l’époque !
En résumé, voilà un énième Polaroid 600, pas pire ni mieux que les autres, qui a fait partie de la légende de la marque.
Et, si je ne l’ai pas testé pour le laisser réellement « comme neuf », je suis persuadé qu’avec un nouveau film, il sera bon pour des années de bons services, même si de nous jours, ce seront sans doutes des plus jeunes qui auront plaisir à l’utiliser, ou quelques nostalgiques.
Si vous en trouvez un, échangez le contre un billet de 20€, il fera le job comme dans les années quatre-vingt.
Si vous vous en souvenez, dans un article intitulé « la couleur, témoin de vie« , j’ai brossé rapidement les étapes qui ont conduit à la photographie couleur.
Et dans cet article, j’ai fait mention d’une invention, sans doute la première à avoir eu un avenir industriel, l’autochrome.
Pour mémoire (et pour ceux qui n’ont pas été voir l’article précité), il s’agit d’un processus utilisant de la fécule de pomme de terre, colorée et couchée sur une surface sensible, le premier qui rendait assez fidèlement les couleurs.
Un célèbre banquier, Albert Kahn, séduit par le procédé, eut l’idée géniale, mais ruineuse, de lancer à l’assaut du monde connu, des centaines de photographes, qui allaient ramener des photographies, destinées à illustrer le monde d’alors.
Un musée a été érigé pour montrer ce formidable travail documentaire, le Musée Albert Kahn. Après quelques remaniements, il est de nouveau accessible, physiquement (2 rue du Port, 92100 Boulogne-Billancourt, ouvert de 11h à 18h, fermé le lundi. Tarif : 8 € – tarif réduit 5 €, gratuit pour les -26 ans).
Mais depuis peu, il offre la possibilité de consulter, en haute définition, plus de 69.000 images et videos d’archive via Internet.
Franchement, c’est un voyage fascinant, non seulement à travers le temps mais aussi les coutumes des uns et des autres (dont certaines ont disparus, emportées par la modernité).
A l’heure où l’AI (intelligence artificielle) essaie de reproduire des images photographiques, rappelons-nous que seul le génie Humain permet de dépasser les certitudes d’aujourd’hui.
Et hier, c’est avec de la fécule de pomme de terre que les couleurs du monde nous étaient dévoilées.
Aïe, je sens que je lance là un débat qui pourrait être houleux …
Je m’étais inscrit à des challenges photographiques hebdomadaires, avec des thèmes imposés.
Le thème 52/18 était de « figer le mouvement ».
Comme je n’étais pas trop en forme pour affronter les trompes d’eau de ce fichu hiver 2023, et que je ne voulais pas piocher dans mes anciennes photos, j’ai eu une idée saugrenue : tester un programme d’AI (intelligence artificielle), en l’occurrence Midjourney.
Si vous avez cliqué sur le lien ci-dessus, vous aurez compris comment ça fonctionne, sinon, je résume : vous devez décrire, le plus complètement possible – et en anglais – ce que vous voulez que l’AI crée pour vous.
Pour ma part, voici le message laissé : « / imagine / Realistic 4K of a grey Dacia Logan MCV Stepway jumping over a ditch half filled with water in a countryside in the early morning, in the fog. Three-quarter view from below with the wheels spinning in the void » (en français : / imagine / vue réaliste en 4K d’une Dacia Logan MCV Stepway grise sautant par-dessus un fossé à moitié rempli d’eau dans une campagne au petit matin, dans le brouillard. Vue de trois quarts depuis le bas avec les roues qui tournent dans le vide).
Le programme vous propose ensuite 4 images, qui vous conviennent ou pas. Si rien ne vous plait, vous relancez le processus et de nouveau, 4 images sont générées.
Soit vous en choisissez une, définitivement, soit vous en choisissez une que l’AI va devoir peaufiner encore.
Et voici ce que l’engin m’a proposé après quelques tâtonnements (de ma part) :
Bon, ok, ce n’est pas tout à fait ce qui était demandé (mon anglais fait appel à Deepl traduction) et j’ai choisi, in fine, celle qui me plaisait le plus, sans « forcer » l’AI a reprendre la description exacte.
Mais avouons que c’est assez bluffant !
Si vous avez la curiosité d’aller sur le Discord réservé à Midjourney, vous verrez des résultats vraiment étonnants.
Vous pouvez même tenter le coup (les 25 premiers essais sont gratuits).
Ceci étant, au vu de ces résultats, reste les éternelles questions qui agitent le petit monde de la réflexion (et ce monde-là devrait être beaucoup plus grand à mon sens) :
jusqu’où les intelligences artificielles peuvent-elles modifier le réel ?
l’AI peut-elle se substituer à l’humain pour créer (texte ou image, objet en 3D) ?
quels garde-fous doit on envisager pour éviter les abus ?
… vous en avez certainement aussi
Reste que, en ayant les deux pieds bien sur terre, il ne faut jamais oublier que ce sont des humains qui ont inventé et inventeront encore ces fameuses « intelligences artificielles ». Seul leur libre arbitre et leur déontologie feront que leurs usages seront conformes ou pas au bien ou au mal.
PS : n’oublions pas que nous sommes sur un « bidule » dans l’esprit très puritain et hypocrite du moment : n’essayez pas de lui demander un nu, ça affole ses neurones ! Par contre, tous les monstres possibles sont envisageables, des détournements d’image, du sanglant (zombie et consorts), etc. Cherchez l’erreur.
Rendez-vous dans les commentaires, ça risque de chauffer !
Eh oui, j’en ai trouvé un, grâce à un vendeur sympa – il se reconnaîtra – de la bourse Occaphot 2022.
A un prix intéressant, c-à-d. réaliste car les prix s’envolent pour le moment pour ces appareils, qu’on redécouvrent et que certains s’ingénient à vendre chers, très chers (j’en ai vu à 250€ soi-disant « refurbished » – remis à neuf, en français).
Et, cerise sur le déclencheur, ce charmant monsieur m’a aussi vendu à prix décent deux films en format Spectra. Avec eux, je vais pouvoir essayer les Polaroid Image et Elite que je vous ai présentés. J’y reviendrai.
Collectionneur et utilisateur Polaroid, il fut une référence lors de cette journée et une mine de renseignements.
Ah, j’aurais bien craqué pour un SLR 680 mais j’avais décidé – une fois n’est pas coutume – de rester raisonnable dans mes achats. Le SX-70 fut d’ailleurs le seul appareil acheté ce jour-là, je n’en reviens pas moi-même.
Heu … en fait, il ne l’avait pas avec lui ce 680, ouf !
Mais revenons à ce Polaroid SX-70.
Vous le savez, l’histoire de Polaroid mériterait un film tant elle est riche et son fondateur Edwin Land, un personnage de roman.
Alors, si vous vous en souvenez, en 1943, selon la légende, il décide d’inventer un appareil et un film instantané pour répondre à la question de sa petite fille, qui aurait bien voulu voir immédiatement les photos prises.
Après des études, des tests et des essais, en 1948, il lance le premier appareil, le Model 95. C’est un appareil avec un film en rouleau, qui se développe instantanément après la prise de vue.
Pour la petite histoire, c’est grâce à Kodak qu’il peut développer ce type de film. Kodak n’y croyait pas trop et décida de l’aider. Bien mal leur en pris car Land ne reconnu jamais le crédit de cette aide et tout le monde a en tête le long procès qui a opposé les deux firmes dans les années quatre-vingt et qui se terminera en 1990 par la défaite cuisante de Kodak. Non seulement ils devront payer un milliard de dollars de dommages et intérêts mais ils auront l’obligation de non seulement cesser toute fabrication d’appareils et de films instantanés mais aussi de retirer du marché tout ce qui aura été produit et vendu en ce sens.
Mais laissons-là ces tristes évènements pour en revenir à la production des appareils issus du cerveau de ce génial inventeur.
Car il allait révolutionner une fois de plus le paysage photographique en inventant non seulement un appareil inédit mais aussi le film qui allait avec : le SX-70 et le premier pack film intégral du même nom.
Commençons par le film : il contient les futures photos, la chimie pour les développer et la pile pour alimenter l’appareil. Cette pile de 6v assure la fonction du flash, la motorisation du boitier, y compris l’éjection des photos. Calibrée juste pour cet usage, elle s’épuise (presque) en même temps que le film se termine et on la renouvelle à chaque nouveau pack de 10 vues (enfin, huit avec les nouveaux films de la nouvelle société Polaroid !).
Petite parenthèse en passant à ce sujet : pensez à mettre vos cassettes de film Polaroid vides dans les containers prévus pour les piles, ne les jetez jamais à la poubelle, notre bonne vieille Terre vous remercie.
Plus de 500 opérations chimiques se succèdent pour assurer le développement de la photo captée, tout ça sur l’épaisseur (quasi) d’une feuille de papier photo. Un exploit et une réussite totale.
Nous sommes en 1970 et l’avenir est prometteur. Edwin Land fait construire plusieurs usines pour assurer la fabrication et de ces films et des appareils : la légende est née une seconde fois.
Car le nouvel appareil est aussi une révolution, au sein même de la gamme des boitiers existant : Land réussit l’exploit de se réinventer et de créer l’évènement.
Lors d’une réunion annuelle de l’entreprise en avril 1972, il a sorti un SX-70 plié de sa poche de veste de costume et en dix secondes, il prit cinq photos, chose qui aurait été impossible avec les appareils précédents.
Arrêtons-nous un instant sur l’évolution des modèles pour mieux comprendre mes propos :
le premier appareil fut le Modèle 95, qui utilisait un film en rouleau (1948 – 1965). Il connu une descendance comme les Modèle 95b, 100, 110, 120, …. jusqu’au Modèle 900
une première révolution fut l’introduction des « pack film » des séries 80 et 100 et les appareils de la Série 100 à 400 (1963 – 1977). Ces pliants ont aussi introduit le premier obturateur électronique lié à l’analyse de la cellule dans un appareil photo produit en série.
seconde révolution avec l’apparition, en 1972, des appareils SX-70, qui utilisent aussi un « pack film » du même nom. Ces pack film sont dit « intégral » car ils intègrent le film, la chimie et la pile nécessaire au fonctionnement de l’appareil. Ces appareils seront produits jusqu’en 1979 sous la forme de pliant, mais une autre série qui ne présente plus cette forme (folding), utilisant aussi le film SX-70, sera produite jusqu’en 1985
apparition de la série 600 en 1981, qui utilise aussi un pack film dit 600 (en référence à la sensibilité de celui-ci). Elle connaîtra aussi une longue descendance et s’éteindra au seuil des années 2000, avant d’effectuer une incroyable résurrection d’abord grâce à Impossible Project en 2008. Impossible Project qui re-deviendra Polaroid en 2018 et continuera à produire des appareils appelé One, mais c’est une autre histoire.
De gauche à droite, le Modèle 95, le Série 100, le SX-70, le Polaroid 640.
Si vous voulez en découvrir plus, je vous recommande l’excellent site « The Land List« , en anglais.
Est-ce plus clair maintenant ?
Alors, on continue avec la découverte de cet incroyable SX-70.
Fin 1972, c’est à Miami (Floride) que l’appareil est d’abord vendu puis il le sera à travers tous les USA dès l’automne 1973. Malgré un coût élevé et une production encore limitée, Polaroid a vendu 700.000 appareils dès la mi 1974. Le début d’une longue histoire …
Tiens, une anecdote : en 1973-1974, les astronautes du Skylab 3 et 4 ont utilisé un SX-70 pour photographier un écran d’affichage vidéo afin de pouvoir comparer les caractéristiques du Soleil d’une orbite à l’autre. Petit coup de pouce au marketing pour propulser l’appareil au firmament des boitiers mythiques !
Ce qui frappe le plus c’est sa forme : un parallélépipède d’à peine 4cm de haut qui se déploie en un instant et qui propose, en plus, une vision reflex.
Ce design est dû à Henry Dreyfuss, une réussite qui correspondait à la nouvelle vision d’Edwin Land : proposer un Polaroid éminemment transportable et efficace.
Un autre couple de designers célèbres, Charles et Ray Eames ont réalisé une video pour présenter et expliquer le fonctionnement de ce nouvel appareil. Elle aussi, un petit bijou que vous pouvez découvrir ci-dessous.
Tout d’abord, un peu de technique car elle sera commune à tous les appareils photo pliables SX-70 :
un objectif en verre de 116 mm f/8 à 4 éléments
une mise au point minimale de 30cm environ (10,4 pouces)
une mise au point de la cellule avant via une roue dentée en haut du boîtier de l’objectif/de l’obturateur
un obturateur électronique
l’exposition automatique programmée avec des vitesses d’obturation de 10 sec à 1/175s
une plage d’ouverture de f/8 à f/22
l’appareil choisit les ouvertures les plus petites possibles lorsque le flash est utilisé.
l’exposition au flash automatique basée sur la distance de mise au point
la distance maximale du flash est de 6m (20 pieds).
le boitier possède une prise Flashbar intégrée pour le flash. Des flashs électroniques accessoires étaient également disponibles.
une prise pour un déclencheur électrique à distance.
Quelques variantes plus tard, des subtilités apparaitront mais sans changer fondamentalement l’âme du premier opus.
Celui que j’ai acheté est un SX-70 Modèle 2, sorti en 1974. Contrairement à ce que j’ai pu lire, le corps de celui -ci n’est pas en plastique mais en métal noir (un aimant s’y est collé par hasard !), avec un revêtement en faux cuir noir qui a tendance, avec l’âge, à se faire la malle. Mais Aki-Asahi est là aussi d’une grande aide si vous voulez redonner son lustre d’antan à votre protégé.
Cet appareil a séduit nombre de grands photographes. Nous pouvons citer Ansel Adams, Andrej Tarkovsky et Andy Warhol, qui exhibait volontiers le sien, ou plutôt les siens, car il en avait plusieurs (un de ceux-ci s’est retrouvé sur Ebay en 2013 et il est parti au prix fou de 50.000$). Il fut sans doute le meilleur ambassadeur de cet appareil et le garant du mythe d’un boitier déjà excellent.
-« Bon, c’est bien tout ça, mais comment fonctionne ce grand rectangle noir (pour le mien en tout cas) ? ».
Sur le dessus, légèrement en surplomb, le viseur, sur lequel il faut tirer doucement pour libérer l’ensemble du mécanisme d’ouverture.
Ici, le soufflet est en caoutchouc, d’une seule pièce.
Le viseur, donc, et constitué d’un verre de visée escamotable, qui traverse le dessus du capot pour aboutir dans un prisme – oui, oui, comme sur un reflex – où vous trouvez un stignomètre à coïncidence. Vous réglez la visée avec une roue dentée placée juste au dessus du déclencheur orange, en façade.
Grâce à ce viseur – le premier sur un appareil instantané – vous voyez vraiment ce que vous voulez capter. Pour les autres, il faut toujours tenir compte d’un léger décalage entre la visée et la photo prise, sans correction de parallaxe dans le tunnel de visée.
Une fois ouvert, tout est immédiatement à portée de doigts même s’il faut bien reconnaitre que la position pour bien utiliser le viseur n’est pas tout de suite facile à appréhender (il faut tâtonner un peu pour bien se placer en face de celui-ci).
Toute modification de la distance se répercute dans la viseur, en direct.
Toutefois, vous pourriez, grâce aux indications notées sur l’objectif, pré-régler la distance à l’avance.
Le SX-70 Sonar One Step fera encore mieux avec la mise au point automatique, en 1978.
Ah, j’allais oublier le réglage habituel « clair/sombre », a ajuster avec une molette crantée, à gauche de l’objectif mais dont le réglage ne se voit pas dans le viseur. Toujours délicat à manipuler ce truc !
Comme tout Polaroid, il aura besoin d’un flash, qui sera un « Flashbar » de 10 ampoules, qui se monte dans une fente prévue à cet effet, au dessus de l’objectif. On en trouve encore mais ce n’est pas évident.
Alors on peut aussi y monter un flash électronique, le Polatronic. Ce flash externe est monté sur une poignée qui se connecte à l’appareil photo via la prise Flashbar. Le support de caméra inclus sert également de support de trépied, bien utile car l’appareil n’en possède pas.
Donc, vous l’avez ouvert, mis un film dedans – il suffit d’appuyer sur le bouton jaune avec une flèche vers le bas, à droite du boitier pour ouvrir le compartiment, trouver comment vous positionner pour viser, appuyer sur le bouton orange en façade et clic – bzzz- rrrr, la photo sort toute seule !
Comme d’habitude, vous ne la secouez pas et vous la retournez face vers le bas, à l’abri de la lumière le temps du développement complet (et s’il fait froid, vous la mettez dans une poche ou une boite, au chaud).
C’est un reflex très facile et peut encombrant finalement : moins de 5cm de haut, les vitesses d’obturation sont calculées automatiquement (de 1/175s à 10s), ainsi que l’ouverture (de f8 à f22).
A l’arrière du boitier, discret, un petit compteur de vue qui indiquera immanquablement « 10 » au moment de glisser un nouveau film, et qui se fera piéger car les nouveaux films ne comptent plus que 8 vues.
Il faut savoir qu’il y aura toute une série d’accessoires prévus pour les SX-70 pliant, comme des compléments optiques, des filtres, des supports pour gagner un filetage pour trépied, un flash électronique (je l’ai cité plus haut), un déclencheur filaire, etc. Bref, un « système » complet qui fit partie de son succès … assez difficile à trouver (à prix raisonnable) de nos jours.
Pour le plaisir, je vous mets en perspective le Polaroid Model 320, un 600 OneStep des années 2000 (avant la faillite), histoire de juger de l’encombrement, fermés et ouverts.
Ceci étant, si cet appareil tranche singulièrement avec la production des Polaroid et qu’il introduit le principe du reflex, inédit sur ces appareils, il n’en reste pas moins que sa manipulation requiert un peu d’habitude et quelques précautions car il n’est pas évident à tenir en mains.
Juste un peu d’habitude à prendre …
Alors, ce fameux Polaroid SX-70 vaut-il les prix délirants que l’on rencontre de nos jours ?
Oui, … et non.
Oui car il offre un confort de visée inégalé sur un Polaroid (avec un peu d’entrainement toutefois).
Oui car il est toujours utilisable si on ne l’a pas maltraité auparavant (à vérifier lors d’un achat), le film SX-70 étant encore produit, comme par exemple chez Retrocamera, en couleur ou N/B.
Oui car il est réellement peu encombrant (il n’est pas plus grand que le Lomo Instant Wide mais plus fin lorsque fermé) sans être vraiment un champion de la miniaturisation.
Oui car son design le rend particulier et reste innovant, 50 ans plus tard.
Non car il n’est pas facile à prendre en mains sans un minimum d’entrainement.
Non car il n’y a pas de flash intégré, il faut faire appel à des FlashBar ou un flash externe, et ceux-ci ne sont pas faciles à trouver et chers.
Non car la version la plus « automatique », la version SX-70 Sonar OneStep ou la SX-70 Autofocus, avec le sonar pour l’autofocus (mais toujours sans flash) est hors de prix (or on estime qu’ils furent produit à plus d’un million d’exemplaires).
-« Alors, finalement, j’achète ou pas ? »
Si j’arrive à en trouver un, en bon état, c.-à-d. avec les coverings à changer (environ 20€ chez Aki-Asahi) mais mécaniquement impeccable, à environ 100€, alors oui (comme ce fut le cas de cet exemplaire).
Si j’arrive à en trouver un en excellent état, c.-à-d. avec le covering en état impeccable et mécaniquement impeccable à environ 130€, alors … oui.
Tous les autres prix sont surfaits, disons le tout net !
Mais, dit-on communément, « quand on aime on ne compte pas ! » Funeste erreur qui encourage la spéculation sur certains modèles comme le SRL 680 à 500€ (mais il n’y a pas que chez Polaroid que la folie gagne).
A vous de voir mais reconnaissons que cet appareil fait partie des légendes, encore utilisables de nos jours, de la photographie.
Si vous cherchez un petit compact facile, léger, sans chichi, je crois que celui-ci va répondre à vos attentes.
Comme d’habitude, il s’appelle Prima 5 en Europe, Sure Shot Max aux USA et Autoboy Mini au pays du soleil levant.
Pour une fois, le nom américain est le plus parlant : « sure shot max » que nous pouvons traduire par « impossible de rater sa photo » – bon, ok, c’est très littéral !
Mais juste car avec lui, pas de complications inutiles : vous chargez une batterie CR123 de 3V dans le compartiment, vous placez un film dans la chambre, en tirant la languette jusqu’au repère (en vérifiant que le film est bien sur les roues dentées d’entrainement), puis vous fermez le dos.
C’est tout, il est prêt !
De fait, il va charger le film jusqu’à la première photo, lire le code DX de la cartouche et régler sa cellule (de 25 à 3200 Iso), armer le déclencheur et vous inviter à faire votre prise de vue. il vous suffit de pousser le curseur sur le tour de l’objectif pour le mettre en batterie.
C’est le minimum syndical des appareils des années nonante (il est sorti en 1991), mais on lui demande juste de faire des photos, et il le fait bien.
Son optique est un 38mm ouvrant à f3,5, une focale fixe mais dotée de l’autofocus. Ce n’est pas vraiment un grand angle mais il est un peu plus large qu’un 50mm. Très passe partout.
Son obturateur, électronique, travaille de 1/8s à 1/250s (et de 1/60 à 1/250 en synchro flash), ce qui est amplement suffisant.
Au niveau des commandes, vous ne serez pas distrait pas une tonne de boutons ! Il y en a trois :
le déclencheur,
le retardateur (10 secondes)
le curseur pour couper le flash, le mettre en auto ou OFF
Notons qu’en position « auto », le flash lance des minis-éclairs pour essayer d’éviter les yeux rouges de vos sujets.
Ah, il y a encore un compteur de vues, qui se remet à zéro automatiquement, et un filetage pour un trépied en dessous.
Voilà, voilà …
C’est du « tout plastique » mais assemblé avec soin et les plastiques sont de qualité.
Sauf le crochet de la porte de pile, qui a tendance à casser et qu’on répare souvent d’un bout de gaffer. Ça n’a jamais empêché de faire des photos.
Source : la dernière photo est issue de 135.compact.
Que retenir de ce petit appareil au look sympa ?
Sa taille et sa forme, qui le rendent très portable et confortable à utiliser. Son viseur, clair et muni de marquages lumineux pour aider au cadrage, avec correction de la parallaxe. Sa relative discrétion ensuite, qui en fait un petit boitier qu’on peut emmener partout, y compris au musée puisque vous pouvez déconnecter le flash.
Si vous en trouvez un avec sa house d’époque, après avoir vérifié que la pile n’a pas coulé, que son compartiment ferme bien, ne dépensez pas plus qu’un billet de 10€, vous ne le regretterez pas.
Si vous en souvenez, je vous ai présenté l’ Impulse 600 l’an passé.
Comme j’avais été frustré de ne pas avoir acheté un autofocus, je ne suis rattrapé par la suite, dans une autre brocante.
La particularité de cet appareil est d’offrir un design finalement moins encombrant que ses aînés (qui restent toutefois au catalogue), les 600 classiques, qu’il faut « ouvrir » pour utiliser.
La même année que ces appareils, Polaroid sort les Images, qui sont encore plus transportables mais utilisent un format de film, hélas disparu, le format Spectra.
Ces appareils voient donc le jour au seuil des années nonante (il seront produit de 1988 à 1994). Moins connu que les classiques 600, ils offrent, outre leur encombrement, quelques avantages non négligeables, surtout le modèle que je vous expose, celui équipé du sonar.
Leur ergonomie permet de bien tenir l’appareil, à plat sur la paume. Le déclencheur est encore à l’arrière mais il aurait été difficile de le placer devant, la place manquait entre le sonar, masqué un temps par le flash, escamotable, l’optique en dessous de laquelle trône la réglette « clair/obscur », la cellule et le viseur.
L’objectif est en deux éléments (contre un ménisque pour l’Impluse 600, entrée de gamme), un 109mm ouvrant à f14.
Son obturateur, électronique comme il se doit, offre des vitesses de 1/3s à 1/200s.
Le sonar, masqué par la grille en nid d’abeille dorée, ne se présente que si le flash est relevé, ce qui met l’appareil en batterie, une LED verte apparait près du déclencheur pour vous signaler que le boitier est prêt. Par habitude, le flash est un incontournable de chez Polaroid.
Le sonar donc assure la fonction d’autofocus, pas linéaire mais basée sur 4 paliers, qui débute à 60 cm jusque l’infini. Un point auquel faire attention cependant : le sonar s’arrête sur le premier sujet qu’il rencontre pour faire la mise au point. Ce qui est un souci si vous voulez photographier à travers une vitre, p. ex.
Et on obtient les meilleurs résultats en appuyant à mi-course sur le déclencheur, ce qui laisse le temps à l’appareil de faire la mise au point et de charger le flash, puis de l’enfoncer fermement pour prendre la photo.
Fait assez rare pour être souligné, l’appareil est doté d’un retardateur de 12 secondes.
Il suffit d’appuyer sur le petit bouton et d’attendre environ 12 secondes que l’appareil déclenche. Notez que si vous voulez vous en servir pour un autoportrait, il vous faudra bien penser votre photo car le viseur, s’il est plus grand que de coutume, n’est néanmoins pas dans l’axe et qu’il n’y a pas de lignes pour la correction de parallaxe. C’est un peu aléatoire, il faut le reconnaître.
Pour le reste, du grand classique : pour mettre un film dedans, un film 600 avec pile intégrée (donc pas un film i-Type moderne), il suffit d’abaisser le petit levier sur le côté droit, qui ouvre la chambre dans laquelle vous allez glisser le pack film. Dès que vous aurez refermé le bas de l’appareil, il va sortir une feuille noire, celle qui protégeait les photos du pack. Il est prêt pour les photos suivantes.
L’Impulse AF possède aussi un compteur de vue, qui se fera piéger par les nouveaux films Polaroid, comme d’habitude : rappelez-vous, les « anciens » packs proposaient 10 vues, les nouveaux seulement 8. Donc, quand vous arrivez à ce chiffre, le film est terminé mais le compteur en compte encore deux.
Notez qu’on s’y fait à la longue.
En résumé, si vous en trouvez un dans une brocante, ne le laissez par partir (sauf s’il dépasse les 25€) car vous aurez là un Polaroid relativement récent, facile à transporter, avec un autofocus précis, un objectif de bonne qualité et capable de faire des photos sans que vous soyez derrière le bouton (retardateur), si besoin.
Il n’a pas la finesse d’un SX-70 – pas le même prix d’ailleurs – ou d’un Image (qui ne sont guère plus utilisables) mais il est quand même plus facile à emporter que les autres Polaroid, tout en gardant ce petit côté « vintage » qui plait tant avec ces appareils.
Voici le premier article de 2023. Une nouvelle année commence avec, je l’espère, son lot de découvertes à partager, à expliquer, à tester.
Bonne lecture…
Ah, celui-là, ça fait un moment que je dois vous le présenter.
Je l’ai acheté, comme d’habitude, sur une brocante et son vendeur prétendait qu’il fonctionnait mais qu’il était nécessaire de mettre un film dedans, ce qui arrive effectivement parfois.
Las, de retour à la maison, je me suis aperçu qu’il ne fonctionnait pas, enfin, pas comme prévu.
Mais commençons par le début, qui est ce Ricoh Super Shot 2.4 ?
C’est la version économique d’un Ricoh Super Shot apparu en 1965 qui était doté, lui, d’un objectif Rikenon de 43mm ouvrant à f1,7. Il fait partie d’une série d’appareils lancés dans les années soixante par la marque et munis d’un moteur … à ressort.
C’était un télémétrique qui possédait déjà le principe de l’automatisme à priorité ouverture.
Il était aussi doté du système « auto-flash » qui adaptait l’ouverture en fonction de la sensibilité du film et de la distance de prise de vue lors d’une photo au flash.
Le Super Shot 2,4 est paru, lui, en 1966. Et comme vous pouvez vous en douter, le « 2,4 » indique l’ouverture de son objectif, toujours un Rikenon mais de 40mm cette fois.
Qu’a-t-il gardé de son prédécesseur ?
Sa taille d’abord, qui le rend un peu grand pour un compact (mais bon, les Yashica Electro 35 ou les Minolta Hi-Matic ne se glissaient pas non plus dans une poche).
Le principe du moteur à ressort ensuite, qui tient de la pièce de haute horlogerie, j’y reviendrai.
L’emplacement inhabituel de la pile, sur le dessus du capot. Ce qui s’explique par la présence du moteur et de son ressort. La pile de 1,3v, initialement au mercure, alimente donc le posemètre et l’obturateur électronique.
Le fait de pouvoir régler l’exposition avec une priorité à la vitesse en mode automatique ou en manuel. Dans ce cas, l’aiguille du posemètre indique juste l’ouverture idéale selon la vitesse que vous avez déterminée.
Puisque j’évoque les vitesses, elles s’échelonnent de 1/30s à 1/300s, plus une pose B.
Petite remarque sur l’obturateur, un Seiko ES développé spécialement pour les objectifs fixes (comme les Copal) ayant un « œil électronique » (une cellule) au CdS. La cellule convertit la luminosité du sujet en durée par son circuit électronique et en fonction de la durée ainsi obtenue, l’obturateur règle à la fois l’ouverture et le temps d’exposition, et obtient une valeur d’exposition correcte.
Cet obturateur électronique était la « révolution » de cet appareil.
Lorsque vous appuyez à mi-course sur le déclencheur, l’alimentation de l’obturateur est sur ON. La tension entre la sensibilité d’une résistance standard et celle de la cellule au CdS est comparée. Si le sujet est trop sombre et donc par conséquent hors de la zone d’activité de la cellule, le circuit envoie un signal d’erreur et une micro lampe s’allume, signifiant que le sujet est sous exposé.
Si aucune lampe de ne s’allume, cela veut dire que le sujet est dans la zone de travail de la cellule. Dès lors le circuit est « ouvert » et un aimant maintient les lames de l’obturateur ouvertes. Mais dans le même temps un condensateur charge et lorsqu’il atteint sa capacité de travail, il referme les lames de l’obturateur. C’est le calcul de la luminosité du sujet en durée qui détermine le temps d’exposition.
Tant que vous gardez le doigt enfoncé à mi-course sur le déclencheur, le « système » calcule la meilleure ouverture et le meilleur temps d’exposition.
La sensibilité de la cellule se règle de 25 à 400 Iso. Une fine tirette sur le fut de l’objectif permet le réglage.
Toujours sur le fut de l’objectif, une seconde tirette sert de retardateur : vous la repoussez vers le bas et lorsque vous appuyez sur le déclencheur, elle vous laisse plus ou moins 10 secondes pour être avec les autres dans le cadre.
Par contre, si c’est toujours un télémétrique, il est un peu particulier.
Les ingénieurs maison ont considéré que la tête d’un sujet doit pouvoir s’inscrire dans le losange prévu pour la mise au point. Donc, une fois que vous avez capté votre sujet – enfin sa tête – dans ce losange, lorsque vous faites la mise au point, sa taille varie en fonction de la distance.
C’est donc bien une mise au point télémétrique … peu précise, car si vous photographiez vos enfants, forcément plus petits, ce sera difficile d’inscrire leurs jolis minois dans ce fichu losange !
Bon, pour suppléer à ce souci, il y a un affichage de la mise au point par zones (trois) qui apparait dans le viseur et l’objectif dispose d’une échelle de distance bien plus pratique à utiliser.
Ceci étant, le viseur affiche, via une aiguille sur échelle, l’ouverture la plus adéquate en fonction de la vitesse choisie lorsque vous êtes en mode manuel.
Le chargement du film est un peu particulier aussi : il faut « dévisser » le bouton de rembobinage (en dessous) jusqu’à ce qu’il ressorte de l’appareil. Vous pouvez alors glisser une cartouche de pellicule dans la chambre et vous repoussez le bouton vers le haut pour bloquer le film.
Ensuite, il faut glisser le bout de l’amorce dans une fente de la bobine de « traction » (celle qui fait avancer le film et est asservie au moteur). Puis vous tournez le bouton du ressort pour être certain que l’amorce est bien prise dans la rainure et que le film suit bien les roues dentées. Si c’est ok, il faut fermer le dos fermement puis tourner le bouton d’enroulement jusqu’à ce que le ressort soit complètement « chargé ». Enfin, vous devrez appuyer trois fois sur le déclencheur de manière à ce que le chiffre 1 du compteur d’exposition soit en face de la marque triangulaire. Vous êtes alors prêt pour la première photo.
Parlons-en de ce fichu ressort !
Si l’idée est bonne et fonctionnelle, elle semble fragile car j’ai lu quelques remarques à ce sujet.
Mais reprenons le fonctionnement : lorsque vous remontez le ressort, il vous donne une autonomie de douze vues. De fait, il assure l’avance du film, vue par vue (d’où la nécessité de laisser un film dedans pour vérifier s’il fonctionne), arme l’obturateur pour la vue suivante, et garde en réserve les mêmes opérations pour les onze vues suivantes.
Quand le ressort est détendu, il n’est plus capable d’avancer le film et il suffit alors de le « recharger » pour finir ses photos. Et lorsque que le film est terminé, il n’est plus possible de remonter le ressort, il faut impérativement rembobiner et sortir le film.
Pour ce faire, vous devez appuyer sur le centre du bouton du ressort. Vous entendrez alors qu’il se détend complètement (bruit de ferraille). Ensuite seulement vous pourrez utiliser la manivelle de rembobinage pour ré-enrouler le film dans la cartouche avant d’ouvrir le verrou qui libèrera le dos.
Bon, j’avoue que mon exemplaire semble ne pas bien fonctionner : lorsque je remonte le ressort, pas moyen de déclencher (l’obturateur ne s’ouvre pas) mais le film avance de plusieurs vues d’un coup puis s’immobilise.
Il a sans doute été forcé. Je vais tenter de voir ça de plus près … un jour !
Finalement, que retenir de ce Ricoh Super Shot 2,4 ?
C’est un appareil qui sort de l’ordinaire et propose des solutions originales, même si ce modèle n’atteint pas le niveau de perfectionnement de son aîné.
Pas vraiment compact, il n’est pas plus gros qu’un Electro 35, qu’un Hi-Matic, qu’un Canonnet MAIS il propose un moteur intégré, sans pile. Ce qui n’est pas courant à l’époque !
Si vous avez la chance d’en trouver un, négociez son prix autour des 40€ (idéalement avec sa gaine) mais essayez-le avec un film test afin de ne pas être déçu ensuite.
Des pub d’époque
J’aime bien l’accroche de la publicité de cet appareil : « l’appareil qui pense pour vous. » Rien de moins … gonflés les as du marketing de l’époque !
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