En novembre 2021, je vous signalais une petite révolution dans mes appareils.

Et en relisant cet article aujourd’hui, je me rends compte qu’il n’y a plus grand chose de bon dans ce que je présentais.

Tout d’abord, je quitte – à regret – l’univers Canon. Pourquoi ?

Mon Canon Eos 5D Mark III était devenu définitivement trop lourd, équipé qui plus est des optiques en série L qui l’accompagnaient.

Et je n’ai rien trouvé chez eux pour le remplacer car les full frame n’existent quasi pas en occasion (Canon et Nikon ont attendu longtemps avant de réagir à l’offensive de Sony, puis de Lumix) et les neufs sont hors budget.

Même en APS-C hybride, ils sont largués : le Canon Eos 50M, qui est un chouette petit appareil, n’a jamais – et n’aura jamais – d’optiques intéressantes. Fuji a pris toute la place, avec des appareils compétitifs et performants, plus des objectifs qui suivent.

En compact expert, idem : aucun de leurs boitiers ne proposent un viseur intégré (sauf le GX5, mais il n’est pas vraiment compact). Là aussi, Fuji, Sony, Lumix ont tout raflé.

Finalement, je ne garde (pour l’instant) que le Canon Eos 70D, … et l’Eos 30, le Canon AE-1, le Canon AV-1, le Canon FTb QL, qui sont des argentiques de la belle époque de Canon !

Par quoi ai-je remplacé les Canon ?

J’ai sauté le pas de l’hybride car j’ai trouvé qu’il était à maturité : les viseurs sont vraiment en temps réel maintenant et ne sont plus sensibles au soleil.

Grâce à ces progrès, je n’ai plus l’impression désagréable de viser à travers une image qui ne soit pas réellement ce que je vois.

Mon ami Philippe (Pix-visu) utilise depuis longtemps des Olympus et son travail est splendide (c-à-d que ses appareils suivent fidèlement sa créativité).

J’ai donc repris mon Olympus OM-D M-1 (première génération) : petit, léger (même si avec une coque en magnésium), tropicalisé, avec une large gamme d’optiques performantes.

C’est un micro 4/3, avec ses avantages et ses limites : rapidité de l’autofocus, précision de celui-ci mais limite dans les hautes sensibilités.

Je l’avais doublé d’un Lumix G7, de même génération, avec les mêmes avantages, sauf la tropicalisation, encore plus léger. Puis je me suis rendu compte qu’il était inutile d’avoir deux appareils en micro 4/3 car le plein format me manque pour certaines choses : je vais tenter un Sony A7 et son 24-70mm.Si je résume tout ça en numérique :

  1. en reflex :
  • un Sony A7 hybride full frame
  • un Olympus OM-D EM-1 hybride en micro 4/3
  • un Canon Eos 70D reflex en APS-C

2. en compact « expert » :

  • un Lumix GX9 en micro 4/3
  • un Lumix TZ100 en un pouce (1″)

Même exercice en argentique :

  1. en réflex :
  • un Canon Eos 30
  • un Canon AE-1
  • un Canon AV-1
  • un Canon FTb QL

2. en compact :

  • un Leica M5
  • un Rollei R1
  • un Lomo (russe) LC-A

3. en moyen format :

  • un Mamya 645 Super
  • un Meopta Flexaret V

4. en appareils instantané :

  • un Lomo Instant Wide
  • un Kodak Classic Smile

Et là, je me rends compte de quelque chose qui me perturbe depuis un moment, que je résume en un mot, trop ! (et chez nous, on dit « trop is te veel » – jeu de mots bilingue).

Trop envie de tout essayer, trop envie de tester, de comprendre … et pas assez de temps pour tout ça.

Mais pas – encore – envie de rationaliser, … pourtant il faudra que je m’y mette car mes choix, j’en suis conscient, vont orienter ma pratique, que je n’ai pas encore suffisamment définie.