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Le Minolta 404 si

En tout cas, chez nous c’est comme ça que nous l’appelons, car aux USA c’est un Maxxum STsi et au pays du soleil levant, l’Alpha Sweet S.

Tout ça pour vous présenter un appareil sorti en 1999 comme un entrée de gamme, mais de qualité.

Bien qu’il fut tout en polycarbonate, pour être léger (350gr nu) et facilement transportable – ce que les mauvaises langues de l’époque ne manquaient pas de railler – je trouve qu’il est comme neuf et pourtant, il a maintenant 22 ans (ah, le bel âge !). Et pour faire taire résolument ces mauvaises langues, sachez qu’il a été conçu par modules, facilement remplaçables, ce qui rendaient les éventuelles réparations très simples et peu onéreuses, na !

Généralement vendu en kit avec un zoom AF 28-80, pour être très polyvalent, il était destiné aux amateurs un peu exigeants, de ceux qui veulent pouvoir se reposer sur les automatismes mais qui ont aussi envie de sortir des programmes proposés, pour le plaisir.

Vous pouvez néanmoins le monter avec toutes les optiques Minolta en monture A, ou celles des opticiens tiers compatibles.

Il est sorti un an après les Dynax 505 si que je vous ai présenté il y a peu et il sera suivi par un Dynax 303 si qui sera vraiment lui un appareil basique, tout automatique.

Minolta a sorti quelques uns des appareils les plus populaires, toutes générations confondues, parfois avec des trouvailles extraordinaires, qui ont marqué l’histoire de la photographie (voir p. ex. le Minolta 7000 AF ou le Minolta 9), souvent avec suffisamment de qualités à un prix contenu que pour satisfaire les photographes amateurs mais exigeants.

Celui-ci et un Dynax 5 que je vous présenterai bientôt est toutefois ce que j’appelle, comme le Canon 300 et consorts, ceux de la transition : même en entrée de gamme, ils étaient au summum des possibilités de l’argentique mais ils ne tarderont pas à s’effacer devant la montée, lente mais inexorable, des appareils numériques qui prendront réellement pied vers 2005, notamment avec le Canon Eos 5D, premier du nom.

Cet appareil s’inscrit dans cette lignée des appareils populaires : il n’apporte rien de neuf (sauf la conception en modules) mais il a tout ce qui est nécessaire à la pratique photographique. Et j’ajouterais que de nos jours nous n’aurions même plus peur de le sortir dans des endroits dangereux car il est devenu très abordable mais il reste une très bonne machine à rapporter de très bonnes photos (voyez ce qu’en dit Rory qui le balade partout dans le monde)

Bon, que nous propose t’il ?

  • L’obturateur à commande électronique se déplace verticalement de 20 s à 1/2000 s, plus pause B et une synchronisation du flash à 1/90s
  • La mesure de la lumière est TTL (à travers l’objectif), utilisant une cellule photoélectrique au silicium à 8 segments
  • La sensibilité va de 6 à 6400 Iso., lue via le codage DX des films, mais qui peut également être réglé manuellement
  • Les modes d’exposition incluent le mode programme, priorité à l’ouverture, priorité à la vitesse, exposition manuelle ainsi que modes automatiques pour portrait, paysage, gros plan, sport, nuit.
  • Bien sûr il est motorisé et il sait rester discret tant à l’armement qu’à l’avance du film
  • Et vous pouvez choisir les modes d’avance : une seule image ou en continu
  • Bien évidemment, vous pouvez mémoriser l’exposition
  • Ajoutons encore un retardateur
  • Et la possibilité d’exposition multiple
  • Le flash intégré est synchronisé TTL, avec la fonction réduction des yeux rouges et une synchro lente
  • Vous pouvez commander à distance les flashs dédiés Minolta avec le flash intégré
  • L’appareil photo est alimenté par deux piles CR2.

Tout se commande avec la grosse molette (la roue PSMA), à gauche et les sélections fines se font avec la petite roue dentée au dessus du déclencheur et le petit bouton P au dessus du déclencheur.

par exemple, si vous choisissez le mode A (ouverture)

Comme d’habitude avec ce type d’appareil, toutes les informations sont visibles dans le viseur et sur l’écran externe. Vous ne serez jamais perdu avec lui.

Comme vous pouvez le voir sur les photos ci-dessous, ses formes sont très proches de ce que nous connaissons encore avec nos réflex numériques, sauf qu’il n’y a pas d’écran derrière, juste une petite fenêtre pour ne pas oublier qu’on a mis un film dedans.

Toutes les facilités sont là, comme par exemple le chargement du film : vous le déposez dans son logement, vous tirez l’amorce jusqu’au trait rouge, puis vous refermez, c’est prêt.

Je pense l’avoir déjà écris plusieurs fois mais avec ce type d’appareil, pas de mauvaises surprises : les mesures sont précises, les commandes faciles à comprendre et maitriser, l’appareil agréable à emporter partout. Bref, il vous offre le meilleur de son époque, ce qui est très bien car n’oubliez pas que la plupart des premiers numériques seront basés sur ce type d’engin.

Donc, si vous voulez commencer l’argentique avec du matériel qui vous aidera à progresser à votre rythme, cet appareil n’attends plus que vous.

Sans devoir caser votre tirelire : vous en trouverez boitier nu vers les 30€ et muni de son zoom, comptez environ 50€, parfois (souvent) même moins.

Difficile de résister ….

https://i0.wp.com/www.collection-appareils.fr/gestion_catalogue/images/1584378647.jpg?w=695
source : Collection-appareils, Camara juin 2001.

Petite video d’illustration

Quelques exemples d’images prises avec cet appareil : Lomography , LA et ICI

Pour le mode d’emploi, c’est par ICI et LA

Quelques références : http://camera-wiki.org/wiki/Minolta_Dynax_404si, https://simonhawketts.co.uk/2020/08/02/minolta-dynax-404-si-slr-camera/, https://cameragocamera.com/2018/07/13/minolta-alpha-sweet-s-dynax-404si-maxxum-stsi/, https://www.mhohner.de/sony-minolta/onebody/404si en anglais, http://progsch.net/mediawiki2/index.php?title=Dynax_404si, en allemand, https://rorytravelsanywhere.com/tag/minolta-dynax-404-si/ http://www.collection-appareils.fr/x/html/appareil-12274-Minolta_Dynax%20404si.html, https://www.benjaminfavrat.com/analog-photo-blog/minolta-dynax-404si en français

2 réponses »

    • Ouais, ça ne nous rajeunit pas … et pourtant, nous n’étions pas loin du grand passage à l’euro. Et, honnêtement, c’est tellement plus facile maintenant, notamment lorsqu’on traverse notre belle Europe de ne plus avoir besoin d’une calculette poru savoir ce que nous coûte un bon repas, par exemple, pris « ailleurs ».

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