Argentique

Le Yashica 35 MF

Celui-ci est le dernier appareil que j’ai acheté sur la brocante de Thuin (voir le Canon Prima Super 105u, le Nikon EF500SV, le Minolta AF35 Big Finder, l’Olympus Quickmatic EEM, le Pentax Esmpio Zoom 35 – 70 Full Macro).

Eh oui, la moisson avait été bonne ce jour-là !

En fait, j’en avais déjà pris en main plus d’une fois, dans d’autres endroits, et à chaque fois je les avais reposés, les piles du flash ayant coulé dedans, les rendant inutilisables.

Cette fois, autre variante qui me fit hésiter, la porte des piles s’était fait la malle, mais le compartiment était propre, ouf !

Pour le reste, la cellule fonctionne et il est (relativement) propre. Petite négociation, avec cette porte disparue comme argument, et me voilà avec le sac à dos encore alourdi d’un compact, ancien celui-là.

Nous retrouvons ici les formes et l’allure des compacts d’avant l’autofocus et la motorisation. Pas vraiment compact mais maniable et bien construit, nous sommes en 1976.

Il pourrait être considéré comme le successeur des célébrissimes Electros 35, quoique …

Il arbore une magnifique robe noire, il est équipé d’un objectif Yashinon de 38mm, ouvrant à f2,8 mais son objectif est fixe (plus de télémétrique donc) avec une mise au point signalée par des pictogrammes situés sur le fut, visibles par le haut et il est entièrement automatique. La mise au point minima est de 1m jusque l’infini.

La cellule, alimentée par une LR44 classique, est au CdS et se règle sur l’objectif, de 25 à 500 Iso. Une aiguille, située à l’intérieur du viseur, affiche le réglage de l’ouverture, allant de f2,8 à f 16, mais pas la vitesse.

Puisque nous parlons des vitesses, sachez que l’obturateur- un Copal électronique – travaille de 1/60s à 1/250s.

Un mot sur les piles : normalement, l’appareil travaillait avec des piles au mercure de 1,35v, heureusement disparues. Vous pouvez les remplacer sans soucis par une LR ou SR44 de 1,5v. L’électronique des Yashica accepte très bien cette petite différence de voltage sans répercussion sur les mesures de la cellule.

Et pour l’alimentation du flash, il faut deux piles AA tout ce qu’il y a de plus classiques.

Puisque j’aborde le flash, il n’est pas automatique, vous devez le mettre en œuvre en appuyant,t sur le bouton sur la face avant et en réglant la bague autour de l’objectif. L’ouverture s’ajuste en fonction du réglage de la distance de mise au point. Il est particulièrement efficace dans les fill-in, pour déboucher les ombres. Une lampe sur le capot signale qu’il est prêt à être utilisé.

-« Mais, me direz-vous, c’est là un appareil assez banal ! »

Oui … et non ! Rappelons d’abord son objectif, un Yashica Lens (formule Tessar) de 38mm ouvrant à f2,8 qui a toujours eu une excellente réputation et ne l’a pas perdue sur cet appareil.

Ensuite, sa cellule, certes au CdS, est bien calibrée et les expositions, même dans des conditions délicates, sont justes (voir les exemples donnés ci-plus bas). Elle est montée dans le pourtour de l’objectif. Ce qui est pratique lorsque l’on monte des filtres sur l’objectif car la cellule en tient compte.

Ah oui, gardez à l’esprit que si la luminosité est faible, l’obturateur ne sera pas verrouillé, empêchant de prendre une photo sous exposée et donc le risque de photos floues est bien réel dans ces cas là..

Et puis c’est un appareil que l’on a bien en mains, avec un poids raisonnable (environ 400gr), bien réparti, qui stabilise l’appareil.

Le viseur est clair, collimaté et, rappelons-le, ce n’est pas un télémétrique : vous devez régler la zone (il y en a quatre), qui apparait sur le dessus (c’est pratique)

1. marque de correction de la parallaxe, 2. cadre lumineux, 3. voyant « prêt », 4. limite de surexposition, 5. zone de bonne exposition, 6. aiguille de la cellule, 7. échelle d’exposition, 8. zone de sous exposition

En 1979, le Yashica MF-1 prendra la relève avec pour seule modification la manière de faire sortir le flash (en appuyant dessus et non plus sur un bouton). Lui -même sera remplacé par le MF-2 en 1980 mais qui s’éloignait radicalement de ses ainés, ne proposant plus qu’une focale fixe ouvrant à f4.

Si je résume, c’est un boitier que j’aime bien, assez dans la tradition des fameux Electro 35. Il est agréable à prendre en mains, facile à utiliser, tout à fait un appareil taillé pour le Street (vous réglez les distances à l’avance et puis vous shootez, l’appareil calcule la juste exposition efficacement).

Il n’est pas rare d’en trouver mais faites bien attention aux piles. Celle pour la cellule et celles pour le flash. ne doivent pas avoir coulé, sous peine de rendre le tout inutilisable (l’acide coule partout et outre qu’il rende le flash hors service, il a tendance à « griller » et gripper les mécanismes ainsi que le reste de l’électronique).

Pour le mien, j’ai trouvé une « porte » que je devrai bricoler, avant d’en trouver une autre compatible, mais mon bricolage m’a permis de vérifier que le flash fonctionne parfaitement bien.

Si vous croisez la route d’un bel exemplaire, ne le laissez pas passer, il en vaut la peine. Ne dépensez pas non plus des fortunes, il ne devrait pas dépasser 35€.

Vous aurez la chance de photographier avec quelque chose de différent mais d’efficace, qui a réjouit des générations d’autres photographes, vos parents ou grands parents peut-être.

https://www.collection-appareils.fr/gestion_catalogue/images/1276684396.jpg
source : Collection-appareils, Sears 1977.

Quelques données techniques :
Type : compact zone focus à objectif fixe
Viseur : clair avec cadre de correction de la parallaxe
Objectif : Yashica Lens 1:2.8 f=38 mm – mise au point par icônes
Mesure de l’exposition : posemètre CDS couplé – indication des ouvertures dans le viseur
Sensibilité du film : 25 à 500 ASA
Obturateur : central Copal électronique de 1/60 s à 1/250 s – retardateur de 8 s
Déclencheur : sur le capot avec embout fileté pour déclencheur souple
Flash électronique : télescopique intégré avec témoin de charge
Armement : levier à une seule manœuvre – compteur de vues avec remise à zéro lors de l’ouverture du dos
Rembobinage du film : par bouton et manivelle télescopique

Petite video d’illustration

Des exemples de photos prises avec cet appareil LA

Pour le mode d' »emploi, c’est par ICI

Quelques références : http://camera-wiki.org/wiki/Yashica_35_MF, https://filmadvance.com/2012/10/favourite-cameras-yashica-35mf/, https://casualphotophile.com/2019/08/21/a-day-in-the-life-as-seen-through-a-yashica-35-mf/, en anglais, http://fexmania.fr/picture.php?/51, https://www.collection-appareils.fr/x/html/page_standard.php?id_appareil=11903 en français.

Argentique

Le Canon Prima Super 105u

Ou si vous préférez, le Canon Sure Shot 105u , tel qu’ils l’appellent outre Atlantique, et ces deux mots vont déjà résumer les qualités de l’appareil …

Notez qu’au Japon ils l’appellent Autoboy 105u, c’est moins explicite.

Lui aussi est un des derniers compacts produit par Canon, au moment où l’argentique va basculer vers le numérique. Nous sommes fin 2003, c’était presque hier !

Esthétiquement, il a abandonné les fioritures autour de l’objectif du Prima Zoom 90u. Il reste toutefois un petit parallélépipède qui inspire confiance et qui n’est pas dénué de charme, avec une touche de « luxe » apportée par le pourtour métallique vert..

Juste un peu plus sobre que le Prima Zoom 90u …

Il garde cette petit poignée discrète mais bien utile pour le tenir en mains, qui cache toujours la trappe de la pile, une CR2, comme d’habitude.

Le « discret' » encart rouge, sur la façade (oui, vous pouvez l’ôter !) vous donne déjà des infos sur ces capacités avec notamment les modes PIC, ou modes scènes, qu’il intègre.

Son zoom est un 38 – 105mm, largement suffisant pour la plupart des prises de vue auxquelles vous allez le confronter.

Mais sous ses dehors anodins, ce petit boitier cache bien son jeu car il vous propose quelques caractéristiques que l’on peut qualifier de haut de gamme.

Jugez plutôt.

Outre donc les modes scènes qui vous aident efficacement dans les cas de prises de vue envisagés, il vous propose la correction d’exposition +/- 1,5, la personnalisation de certains réglages et leur mémorisation.

En résumé, il propose 5 PIC : auto, action, portrait de nuit, portrait, gros plan, déclenchement en temps réel. Dans les fonctions évoluées : stockage des modes de prise de vue et de flash à la mise hors tension (pratique ça, il ne faut pas penser à tout remettre à chaque fois), réglage automatique du rembobinage du film, AF point central, prise de vue en continu

Pas mal pour un si petit boitier, non ?

Si nous résumons, outre son esthétique flatteuse, il embarque de quoi vous permettre de réaliser de bonnes images sans prise de tête et vous permet de vous concentrer sur l’important, la prise de vue.

Car il automatise tous les gestes autrement fastidieux : le chargement du film, le réglage de la sensibilité, l’armement, le rembobinage.

Et comme son ergonomie est très bonne, toutes les commandes tombent naturellement sous les doigts et sont compréhensibles sans devoir lire 500 pages de mode d’emploi. La petite poignée à l’avant et un repose pouce à l’arrière contribuent à sa bonne tenue en mains.

Pour une fois, je ne résiste pas à la fiche technique, elle en dit long sur ses capacités :

Objectif38 à 105 mm, f/4,6 à 11,9
6 éléments dans 6 groupes
ViseurViseur zoom à image réelle couvrant environ 84 % de la surface de l’image
Agrandissement de 0,37x en mode Grand-angle et de 1,01x en mode Téléobjectif
Informations dans le viseurCadre, cadre de gros plan, cadre de mise au point à couverture étendue
Témoin (DEL) vert allumé : prêt à déclencher Clignotement : sujet trop rapproché / mise au point impossible
Clignotement rapide : tremblement de l’appareil / lampe d’atténuation des yeux rouges activée, déclencheur bloqué
ObturateurProgrammé à commande électromagnétique, vitesse de 2s à 1/440 sec
Mise au point automatiqueAiAF passive à 3 zones
Automatique à 3 zones
Mise au point automatique au point central
Plage de mise au point0,6 m à l’infini
Mode macro : 0,45 m à l’infini
ExpositionProgramme d’exposition automatique
Mémorisation de l’exposition automatique à la fin de la mise au point
Réglage de la sensibilitéRéglage automatique de 25 à 3 200 ISO par palier d’une valeur selon le code DX
Entraînement du filmEntièrement automatique
Rembobinage possible avant la fin
FlashFlash automatique à commande électronique selon les données ISO et de distance de mise au point
Atténuation des yeux rougesType lampe, s’allume pendant environ 1 seconde après qu’on a appuyé sur le bouton de l’obturateur
Délai de recharge du flashEnviron 7 secondes avec une pile neuve
Portée du flashGrand-angle : 0,6 à 8,2 m
Téléobjectif : 0,6 à 4,1 m
(avec négatif couleur 400 ISO)
RetardateurÀ commande électronique et délai de 10 secondes
PileUne pile de 3 V au lithium (CR2)
Dimensions107,2 (L) x 58,7 (H) x 42,4 (P) mm
Poids195 g

Comme d’habitude, si vous en trouvez un, prenez le, il ne va pas ruiner votre portefeuille – comptez environ 20€ maximum avec sa dragonne – mais il est encore capable de vous accompagner longtemps.

Vous ne pourrez sans doute pas le glisser dans une poche, mais un petit sac fera l’affaire. Pour le genre de balade envisagée, j’utilise toujours le Peak Design Everyday Sling 5l, qui résiste à la pluie (utile en Belgique) et dans lequel vous pouvez mettre … beaucoup !

Ce compact a aussi été produit en millions d’exemplaires, parce qu’il plaisait et répondait aux attentes de photographes ayant juste envie de faire des photos, à montrer, à partager.

Je crois fermement que c’est toujours le cas aujourd’hui pour les personnes « qui craqueront » pour lui.

Ce sont des appareils qui redonnent envie de faire des photos, pour le plaisir, sans stress du « tout, tout de suite » mais qui permet d’encore profiter de sa promenade quand les photos reviennent du labo..

Petite video d’illustration, y compris quelques exemples de photos captées avec le Prima Super 105u

Des références : http://www.magic-photo.com/canon/pris105u.htm, https://global.canon/en/c-museum/product/film239.html, en anglais, https://collection-appareils.fr/x/html/appareil-2422-Canon_Sure%20Shot%20105u.html, en français.

Argentique

Le Pentax Espio 105 SW

Vous savez, je ne m’ennuie jamais sur les brocantes … outre les « personnages » parfois étonnants que l’on peut y côtoyer, il y a ces petits trésors que l’on trouve dans une caisse, sur une bâche, une table, à côté souvent d’objets hétéroclites.

Ce fut le cas pour ce Pentax Espio 105 SW, sagement posé près d’un épilateur, un rasoir électrique, une vieille radio des années soixante, d’un aspirateur à main, de rouleaux pour les permanentes, etc.

Je le prends en mains, le tourne et retourne : il a l’air bien mais comme d’habitude, la pile qui est dedans est morte – heureusement, elle n’a pas coulé !

Ne sachant pas s’il va fonctionner, je négocie et l’emporte dans le sac à dos. Je verrai à la maison.

Notez que je pourrais d’office emporter une CR2, une CR123 et deux piles AA avec moi, mais je ne le fais pas, pour deux raisons : si je teste les appareils devant leurs proprios, il va être difficile de négocier le prix, que je peux maintenir très bas; ensuite, ça fait plus amateur que quelqu’un qui a le « matos » avec lui .

Petite séance de nettoyage, comme d’habitude, ce qui me permet de faire le tour complet de l’appareil : rien à déclarer, il est en bon état. Une CR2 glissée dans la trappe et il se met en branle. Tout va bien.

Alors, ce petit Pentax, sorti en 2001, est, une fois de plus, typique de ces appareils faciles des années deux mille, qui embarquait le meilleur de l’époque en format compact.

Il fait partie de la gamme Espio IQ zoom avec autofocus et zoom.

Son zoom est intéressant, partant du 28mm – un grand angle – jusqu’au 105 mm – un petit télé, ouvrant de f5,6 à f11;5. Vous pouvez envisager l’urbain et le portrait, tout ça dans une poche.

Ils osaient à l’époque !

L’objectif donc, un SMC Pentax, de 28 – 105 mm de f5,6 à f11,5 conçu en 6 éléments en 5 groupes, utilise un système de mise au point autofocus à cinq points. La mise au point minimale est de 50cm jusque l’infini. En cas de luminosité trop faible, une lampe d’assistance est disponible pour aider l’autofocus.

Ah ! et i l y a un retardateur électronique d’environ 10 secondes.

Comme tous les appareils de ce type et de cette génération, il est tout automatique : du chargement du film, du réglage de la sensibilité (codage DX de la bobine), à l’armement et l’avance de la pellicule. Et vous pouvez forcer le rembobinage avant le terme, en appuyant sur un petit bouton situé sur la semelle, à côté de la douille du trépied.

La sensibilité de la cellule va de 25 à 3200 Iso. Si jamais vous utilisiez un film sans le codage DX, l’appareil réglerait par défaut la sensibilité à 25 Iso.

Une variante existe, avec un dos dateur, capable d’imprimer plusieurs formats de date et pour une fois, il est possible de le régler jusqu’en 2100 ! (là, les ingénieurs ont été optimistes … ou complètement irréalistes quant à l’avenir de l’argentique).

Pour être complet, sachez que le boitier existe encore dans une variante avec un zoom 28 – 120mm, aux mêmes caractéristiques que celui-ci.

Le système de mise au point mérite notre attention. C’est un système passif à correspondance de phase cher à Pentax, en 5 points et bien efficace. Comme je le notais plus haut, en cas de faible luminosité, un illuminateur aide l’autofocus à faire la mise au point.

L’ obturateur est électronique programmé avec une vitesse d’environ 2 sec. jusque 1/360 sec. plus pause B de 1/2 sec.- 1min, Le déclenchement est électromagnétique donc très doux.

Le viseur, agréable, bénéficie d’une correction dioptrique (de -3 à + 1) – suffisamment rare que pour le signaler (et ceux de plus de 40 ans apprécient). Le cadre est collimaté, avec correction de la parallaxe pour les prises de vues rapprochées. Au centre, un rectangle indique la zone de mise au point.

Une petite lampe verte clignote jusqu’à ce que le point soit acquis. La rouge indique la faible luminosité et l’état du flash (elle clignote jusqu’à ce qu’il soit prêt).

L’exposition est contrôlée automatiquement, avec compensation de l’exposition en cas de contre-jour.

Bien évidemment, il y a un petit flash intégré, qui permet de gérer les contre-jours ou les cas de faible éclairage, en dosant justement la lumière émise (synchronisation lente). Le flash est en mode tout automatique par défaut mais on peut le débrayer

Une pile CR2 permet de tirer environ 8 rouleaux de 24 pauses en utilisant le flash pour 50% des vues. Un témoin qui clignote vous signale que la pile doit être changée et en cas de faiblesse, l’obturateur se bloque. Prévoyez-en toujours au moins une avec vous.

En option, vous pouviez acheter une télécommande à infrarouge, avec une portée de 5m face à l’appareil, pour actionner le déclencheur avec un retard de 3 sec.

Voilà, voilà … ai-je fais le tour de ce petit boitier sympathique ?

Ah non, sous la semelle, à côté de la douille de trépied, un petit curseur permet de passer du cadrage normal au cadrage panoramique. En fait, en déplaçant ce curseur, vous actionnez des panneaux qui diminuent la hauteur de la prise de vue, donnant ainsi une impression de panorama !

Astucieux mais à essayer pour voir ce que cela donne …

En résumé, comme je l’écris souvent, un chouette petit compact, typique de ces années deux-mille. Pensé pour simplifier à l’extrême la prise de vue mais qui permet dès lors de se concentrer sur celle-ci sans se préoccuper des réglages. Il faut faire confiance au boitier. Mais dites-vous bien qu’il a emmagasiné ce qui se faisait de mieux à l’époque en termes de combinaisons et de réglages.

Ni meilleur ni moins bon que ceux que je vous présente dans ces colonnes, c’est fonction de ce dont vous avez besoin que vous choisirez plutôt tel ou tel appareil de cette époque : ici il présente un grand angle (28mm) et un petit télé (105); là il offrira un objectif un peu plus serré (38mm) jusqu’au télé (120mm) mais la majorité offre les mêmes caractéristiques de flash, réduction des yeux rouges etc.

A vous de choisir, ils sont nombreux à attendre dans une caisse, un tiroir, un vide-grenier que l’on veuille bien leur insérer une nouvelle pile pour de nouvelles aventures.

Et au prix que vous les trouverez (entre 10 et 20€ maximum) vous ne vous ruinerez pas.

https://www.collection-appareils.fr/gestion_catalogue/images/1558379417.jpg
source : Collection-appareils.fr, Camara 2001

Une petite video d’illustration

Pour le mode d’emploi, c’est par ICI

Quelques références : https://pentaxhistory.blogspot.com/2013/08/pentax-espio-105-sw.html, http://camera-wiki.org/index.php?title=Pentax_Espio/IQZoom_105SW, en anglais, https://www.collection-appareils.fr/x/html/page_standard.php?id_appareil=1664, en français.

Argentique

L’Olympus Quickmatic EEM

Nous sommes en septembre, l’été se termine et il fait – enfin – beau. Nous avons d’ailleurs choisi ce dimanche ensoleillé pour parcourir la Ville de Thuin., l’appareil photo en embuscade.

Au détour d’un chemin, lors de notre balade photographique, j’avais repéré une brocante. Et dès la fin de notre balade, je suis venu flâner sur celle-ci, vous me connaissez.

J’avoue que la moisson fut bonne, malgré, finalement, l’heure tardive de ma tournée. Je vous ai déjà présenté quelques uns des appareils recueillis ce jour-là (le Pentax Espio 35-70, le Canon Prima Zoom 90u par exemple) et celui-ci, l’Olympus Quickmatic EEM en fait partie.

Il m’a intrigué et, je le concède, j’ai failli ne pas le prendre. Il était propre, dans sa trousse « tout prêt » mais la grande fenêtre, à l’arrière, a fait clignoter un signal chez moi : attention, cassette ! Serait elle encore trouvable si besoin ?

Mais la curiosité a été la plus forte et j’ai négocié le prix pour le mettre dans mon sac à dos, et vous le présenter aujourd’hui.

Un peu d’histoire : cet appareil est apparu à la Photokina de 1966 et sera commercialisé de 1967 à 1969.

C’est un pari un peu fou, preuve peut-être d’une certain indécision chez Olympus quant à l’avenir du 35mm (24×36).

Apparu au début des années soixante, le format 126, initié par Kodak, a fait trembler le petit monde de la photo « populaire », c.-à-d. destinée à « Monsieur et Madame tout le monde ».

Cette cassette assurait un chargement très simplifié, un suivi facile des vues engrangées, une certaine sécurité pour les distraits qui ouvraient pas mégarde leur appareil photo, des manipulations du film réduites à leur plus simple expression.

Mais Kodak, fidèle à sa volonté de vendre beaucoup d’appareils ultra simples/faciles d’usage a aussi fait l’impasse sur la qualité, non pas des films mais des boitiers et leurs objectifs, souvent en plastique..

Ce qui a contribué à la mauvaise réputation des film en 126 dont on disait que la qualité photographique était médiocre, rendant l’usage des appareils et des films à destination des jeunes et … des dames (machos à l’époque, non ?), surtout pour les vacances ou les évènements familiaux, Monsieur se réservant la « photo artistique » avec son beau réflex et ses films en 24×36 classiques (‘ce qui ne gageait en rien qu’il put mieux s’en servir, soyons de bons comptes).

Bref, Kodak résolu de ne sortir que du 64 et du 400 Asa, en couleurs et quelques rares bobines en noir et blanc.

Mais ils en ont vendu des camions de ces films, avec les millions d’Instamatic qui allaient avec. Le format sera remplacé ensuite par le 110 à la fin des années soixante. Mais c’est une autre histoire.

Ces Instamatic étaient simplifiés à l’extrême, pour gagner un maximum de sous : généralement des fix-focus, sans même d’indicateur des vues prises – car on le voyait à travers la découpe d’une fenêtre à l’arrière du film, pas de levier d’armement mais une molette, pas de griffe flash mais des cubes contenant 4 lampes éclairs, ou une rampe d’ampoules. Le minimum syndical de la photographie !

Deux mondes se côtoyait : les films 24×36 classiques, destinés aux appareils de qualité (surtout les reflex) et la cassette 126, pour tous les autres (non, non, je n’oublie pas les 120 mais ils restaient l’apanage des puristes).

Des fabricants ont réagit devant la déferlante de la cassette en 126, rappelons-le, très facile d’usage. Des marques comme Canon, Minolta, Yashica, etc. ont inventé des systèmes mécaniques qui simplifiaient le chargement des bobines classiques en 24×36 (ou 135mm). Je cite par exemple le principe des QL – pour quick load – des Canonet.

Olympus lui a choisi de faire le grand écart. Outre qu’il gardait une production d’appareils de qualité, tels les Olympus Pen, contemporains, il a tâté de la cassette en proposant un appareil simple d’utilisation mais de bonne tenue. La série des Quickmatic n’aura toutefois pas de descendance.

C' »est ainsi qu’est né le Quickmatic (clin d’œil aux Instamatic ?), un bel appareil qui ressemble aux Pen de l’époque (carrosserie), qui propose un objectif Zuiko 35mm ouvrant à f2,8, tout automatique avec le principe de la mise au point par zones (3 en fait : proche – moyen – lointain), avec un moteur électrique pour l’avance du film, l’armement de l’obturateur, et une cellule au sélénium, en nid d’abeilles autour de l’objectif qui règle l’exposition automatiquement en fonction de la luminosité..

Techniquement, sur le fut de l’objectif vous faites la mise au point en choisissant un des pictogrammes portrait – famille – montagne. Notez qu’ils apparaissent dans le viseur (le luxe !). Le viseur contient encore des repères pour la correction de la parallaxe. Il est relativement grand et confortable.

Lorsque vous enfoncez le déclencheur à mi-course, fonction de la lumière, le diaphragme s’ouvre/se ferme. C’est la cellule au sélénium qui permet une exposition programmée, le fameux Electric Eye ou EE d’Olympus.

Nous avons là une partie de la dénomination du Quickmantic EE, le M indiquant, in fine, qu’il était motorisé (alimentation par deux piles AA).

Pour être complet, sachez que le Quickmatic a existé avec deux objectifs différents : le Zuiko 35mm f2,8 et un Zuiko 35mm f 3,5.

La version 35mm f 3,5 avait une griffe flash classique tandis que le Qickmatic avec objectif 35mm f2,8 abandonnait la griffe pour des cubes flash

Honnêtement, c’est un bel appareil, à « l’ancienne », fait pour durer. Dans l’exemplaire que j’ai acquis, j’ai juste mis deux piles AA et le moteur s’est remis en route sans rouspéter. Le déclencheur fonctionne parfaitement et il est prêt à accueillir une cassette. Même la cellule fonctionne toujours, bien protégée par son « sac tout prêt » en cuir, en très bel état.

Il suffit d’appuyer sur le gros carré sur la semelle pour déverrouiller la porte arrière. Notons la présence d’un presse film sur la dite porte, gage de planéité du film, généralement pas garantie avec les appareils Kodak. C’est dire le sérieux apporté par Olympus à ce Quickmatic.

Ah oui, comme pour les cassettes en 110, il n’est pas nécessaire de rembobiner le film en fin de course, il « rentre » dans la cartouche.

Je ne peux pas le qualifier de vraiment compact. Il ne rentrera jamais dans une poche par exemple. Il est un peu plus long qu’un Pen ou un Trip 35, pour vous donner une idée.

Sobre, bien construit, il sort des sentiers battus avec son esthétique épurée, allant à l’essentiel : faire des photos sans chichis mais de qualité.

-« Mais trouve-t-on encore de la pellicule pour en profiter ? »

Hmm … c’est là que ça se complique car le format n’existe plus, au contraire du 127. Dommage car l’appareil propose un format carré de 28 X 28 mm flatteur.

Mais des petits malins ont bien compris l’intérêt de relancer cette cassette. Grâce à la technologie des imprimantes 3D certains proposent des cassettes que vous pourrez charger de films 24×36

Manière élégante de redonner vie à ces appareils, qui le méritent bien.

Donc, si par hasard – car il est quand même assez rare – si vous tombez sur un bel exemplaire de cet Olympus Quickmatic EEM, laissez-vous tenter :vous aurez un appareil très facile à utiliser qui donne de très bons résultats.

https://www.collection-appareils.fr/gestion_catalogue/images/1261038993.jpg
source : Collection-appareils.fr, Photo-Hall 1968 – notez les différents appareils de l’époque qui utilisaient la cassette 126 en proposant des solutions plus qualitatives que Kodak.

Les données techniques :

  • Mise au point par zone et échelle. Zones : « portrait » (0,9-1,5m) – « groupe » (1,5 – 5m) – « montagnes » (5m + infini)
  • Objectif Zuiko fixe 35mm f2,! (ou f3,5), distance minimale de mise au point 90cm
  • Obturateur dans l’objectif, dit à feuilles
  • Mesure avec cellule au sélénium autour de l’objectif
  • Alimentation du moteur par 2 piles AA

Pour le mode d’emploi, c’est par LA (c’est pour le plaisir car l’appareil est très simple).

Quelques références : http://www.photoethnography.com/ClassicCameras/index-frameset.html?OlympusQm-EEM.html~mainFrame, http://www.photoethnography.com/equipment.html, http://www.jollinger.com/photo/cam-coll/cameras/Olympus_EEM.html, https://camerapedia.fandom.com/wiki/Olympus_Quickmatic, en anglais, https://www.collection-appareils.fr/x/html/page_standard.php?id_appareil=12780, http://pics.idemdito.org/fr/tech/film/format-126.htm en français

Argentique

Le Pentax Espio Zoom 35 -70 full macro

Ben, celui-là, j’ai hésité : je le prends ou je le prends pas ?

Il était propre, dans son sac d’origine, et accompagné – si, si – de son mode d’emploi.

-« Alors, pourquoi avoir hésité » me direz-vous ?

Peut-être sa forme, un bon rectangle, pas trop épais mais conséquent ? Peut-être parce qu’il était loin des standards Espio que je connais ? Parce que je n’arrivais pas à le situer ?

Il me rappelait mon Ricoh R1, mais en plus gros, avec une vague ressemblance de forme mais affublé d’un zoom …. indécis, je vous dis.

Mais finalement, ce petit moment de battement a fait pencher la balance … et j’ai négocié son prix avant de le mettre dans mon sac.

De retour à la maison, séance nettoyage habituelle et première vraie prise en mains, après avoir glissé 1 CR123 dedans.

Essayons de trouver des infos à son sujet, après tout, c’est un Pentax.

Hé ben, j’en ai pas trouvé des tonnes !

Cet Espio est sorti en 1992 (tiens, comme le Ricoh !) et, si j’ai bien compris, c’est sans doute le premier de la lignée.

Que nous propose-t-il ce boitier tout noir ?

Tout d’abord un zoom de 35 à 70mm (ouvrant de f4,9 à f8), la possibilité de faire des doubles expositions, un autofocus assez réactif, une mise au point à partir de 60cm (tiens, y avait pas marqué « full macro » en grand ?), sa cellule est fiable

Un autre Espio, le 70, est quasi identique à celui-ci si ce n’est que lui ne possède pas de zoom. Mais tous les deux possèdent un écran ACL sur lequel les informations de prises de vue sont indiquées : flash actif ou pas, le nombre de vues prises, le mode réduction des yeux rouges, la possibilité de correction des contre-jours, un mode intervallomètre qui va de 3 à 60 minutes, l’utilisation de la vitesse lente, la surimpression, la pause B, le retardateur sur une ou deux vues, le rembobinage en cours, le mode prise de vue en continu.

Pas mal non ? Et tout ça dans un format finalement peu épais car il fallait quand même bien y loger un zoom qui, il est vrai, a bénéficié de trésors ingénierie pour que les ingénieurs réussissent à l’y caser.

Au fait, je reviens sur un point abordé au paragraphe précédant : le retardateur permet de prendre une première photo à la focale choisie et une seconde en positon grand angle. Etrange, j’aimerais bien essayer pour voir ce que ça donne.

Ceci étant, son ergonomie est plaisante, avec cette petite poignée sur l’avant, sa forme légèrement incurvée, la molette du zoom qui tombe bien sous le pouce, son écran ACL bien lisible, son viseur clair, juste dans l’axe de l’objectif.

J’ajoute que j’aime bien sa robe sobre, minimaliste, que je qualifierai « d’esprit Zen », hormis ce grand placard de mots sur la façade : je l’aurais bien vu « monolithique », tout noir. Mais bon, les goûts et les couleurs ….

Comme la plupart des appareils de ces années-là, il est tout automatisé : vous chargez le film, avec codage DX – pour le réglage de la cellule, refermez la porte et le film avance tout seul jusqu’à la première vue. Le chiffre « un » apparaît sur l’écran ACL. A noter que même si l’appareil est éteint, le chiffre des vues reste visible.

En fin de course, l’appareil va rebobiner automatiquement le film. Si, toutefois, vous vouliez interrompre le film en cours, vous pouvez le faire en enfonçant la touche figurant le retardateur pendant 3sec et en appuyant en même temps sur le déclencheur.

Le viseur, placé juste à l’aplomb de l’objectif, est clair même si je trouve qu’il est un peu étroit. Le cadre est collimaté, avec indication de correction de la parallaxe pour les prises de vue rapprochées (pas moins de 60 cm rappelez-vous).

Deux petits témoins sont placés de part et d’autre du viseur : un vert, à droite, et un rouge, à gauche. Le vert clignote jusqu’à ce que le sujet soit mis au point ; il se fixe alors et vous pouvez déclencher.

Quant au témoin rouge, il clignote lorsque le flash est en charge et se fixe quand il est prêt à déclencher..

Le flash est d’office sélectionné en mode auto (une manie de cette époque) mais vous pouvez le débrayer. Si vous éteignez l’appareil puis le remettez en fonction, il faudra penser que vous serez revenu en configuration flash auto !

Donc, vous visez votre sujet et enfoncez à mi-course le déclencheur : l’autofocus se fixe sur le sujet avec la mire de mise au point (un rectangle au milieu du viseur), mais, en maintenant le déclencheur à mi-course, vous pouvez recadrer le sujet, l’appareil gardera l’exposition et la mise au point en mémoire.

Je reviens (encore ! ) sur le flash qui, je le rappelle est par défaut en tout auto. La synchro flash en plein jour peut être utile pour déboucher un sujet très contrasté et faire ressortir des détails dans les ombres, sans « cramer » la photo. L’appareil dose l’effet du flash en fonction de la distance.

Il existe encore le mode »prise de vue en vitesse lente » – symbolisé par le pictogramme flash coupé mais agrémenté d’une lune. Dans ce cas là, le flash ne se déclenchera pas et le photo est prise à environ 1/5s. Notez que plus la scène sera sombre, plus la vitesse d’obturation sera lente et plus grand sera le risque de flou de bougé.

Si vous voulez équilibrer la vitesse lente, il est loisible d »‘introduire alors la « synchro flash vitesse lente » qui permettra d’exposer correctement l’avant plan avec le flash tout en gardant la vitesse lente pour exposer l’arrière-plan moins éclairé.

Enfin, il reste la correction de contre-jour, symbolisée sur l’écran ACL pour le picto du flash coupé mais avec un petit soleil. En fait l’appareil va aussi jouer sur la vitesse lente, faite donc attention ici aussi au risque de flou de bougé.

Petit clin d’œil, le retardateur qui permet de prendre deux photos à la suite l’une de l’autre : la première après 10sec et le seconde après 5s, la mise au point ayant été mémorisée sur la première vue.

Plus marrant – mais parfaitement inutile à mon sens – le retardateur vous permet de prendre encore deux photos l’une à la suite de l’autre mais à des focales différentes ! Vous faites la mise au point à la focale que vous choisissez (disons 70mm pour un portrait un peu serré) pour la première photo (après 10 s) et la seconde photo sera prise, avec les réglages de la première mais d’office au 35mm.

Bon, sans doute plus utile, le mode surimpression qui autorise la surimpression de plusieurs photos (ils recommandent de ne pas dépasser trois vues quand même pour éviter une surexposition).

Allez, encore un gadget ? L’intervallomètre qui vous autorisera à photographier le même sujet à des intervalles prédéfinis, de 3min à 60 min. Si vous voulez voir se développer devant vos yeux ébahis le champignon qui est dans le fond de votre jardin …

Un « p’tit dernier pour la route », le mode « infini paysage » – symbolisé par le pictogramme montagne » – pour capter nettement un paysage lointain ou un sujet éloigné à travers une vitre

-« Bon ben, finalement, il est pas si mal que ça ce bloc tout noir »

Je pourrais lui reprocher de ne pas être très rapide pour le déploiement du zoom. D’être un peu bruyant, mais à côté de cela, son autofocus actif accroche bien et il est bien pourvu de fonctions qui peuvent être utiles.

Donc finalement, j’ai bien fait de le prendre pour le découvrir et partager celle-ci avec vous.

Je pense que c’est un appareil assez rare (je n’en ai jamais vu d’autre que cet exemplaire), assez représentatif de ces années-là et qui en offre pour son argent.

Car il ne vous ruinera pas : comptez maximum 10€ pour un exemplaire tout complet comme le mien.

Si jamais vous avez envie de photographier « différemment », il vous tend les bras.

https://collection-appareils.fr/gestion_catalogue/images/1395305578.jpg
source : Collection-appareils, Porst 1992-1993

Quelques données techniques :

  • sensibilité de la cellule de 25 à 3200Iso (décodage DX des films)
  • chargement et entrainement automatique du film
  • vue par vue ou en continu (1,3i/s)
  • objectif Pentax 34 – 70 mm ouvrant de f4,3 à f8, 8 éléments en 7 groupes
  • autofocus actif à infrarouge avec mémorisation de la mise au point
  • obturateur central à programmation électronique de 1/5s à 1/400s plus pause B
  • flash zoom incorporé avec mode réduction yeux rouges, mode auto, synchro plein jour, synchro pause B

Des références : https://www.35mmc.com/19/12/2017/5-frames-61-pentax-espio-35-70-af-zoom-james-cockroft/, https://35hunter.blog/2019/02/09/why-a-pentax-espio-should-be-top-of-your-compact-film-camera-wishlist/, en anglais, https://collection-appareils.fr/x/html/appareil-8015-Pentax_Espio%2070.html, https://collection-appareils.fr/x/html/appareil-12653-Pentax_Espio%20AF%20Zoom.html, en français.

Argentique

Le Canon Prima Zoom 90u

Vous connaissez l’histoire, une brocante, une caisse, quelques négociations et me voilà avec ce petit compact Canon dans le sac à dos.

Il n’était pas vraiment sale et sa bouille sympa m’avait attiré.

Il ressemble à une petite briquette et le contour de l’objectif me fait penser aux Télétubies (ben quoi, on a les références qu’on peut !). Cet « enjoliveur » ayant été décliné en plusieurs couleurs, du champagne au vert, en passant par un cuivré assez attrayant (et sans doute y en a-t-il eut d’autres encore).

Mais comme d’habitude, les goûts et les couleurs, ça s’apprécie différemment …

Au delà de cet aspect, son ergonomie n’est pas mal fichue, avec cette petite poignée un peu creusée à l’avant, qui abrite en fait la trappe de pile. Il n’est pas bien grand mais son épaisseur fait qu’on l’a bien en main.

Par contre, pour le mettre en poche … quoique, in fine, il ne soit pas plus épais que le Nikon Lite.Touch Zoom 1320 ED AF que je vous présentais il y a peu.

Tiens, je reviens un instant sur les trois fenêtres en façade : elles sont celles du viseur, bien clair, de l’autofocus et de la diode d’assistance du flash ou du retardateur.

Ce modèle, sortit en 2003, succédait au Canon Prima Zoom 80u (ou Canon Sure Shot 80u aux USA) qui offrait déjà un zoom 38 – 80mm à quatre paliers, avec une position macro permettant une mise au point de 45cm.

Fabriqué pour simplifier la vie des photographes amateurs, il proposait des modes scènes pour ne pas être trop déçu en cas de prise de vue un peu délicates et que l’on maitrise moins bien.

Le Canon Prima Zoom 90u garde le meilleur, c.-à-d. les modes scènes, plusieurs modes flash (que l’on peut débrayer), le mode rafale, l’inactivation du rembobinage automatique, le mode rafale, le déclenchement Real-Time et un collimateur central autofocus.

Il ajoute un zoom plus « étendu » puisqu’il passe au 90mm.

Résumons : il propose 6 modes d’images programmés, son autofocus est dit « intelligent » Ai-AF à 3 points (en gros, il peut suivre un sujet en mouvement et y rester accroché), un flash débrayable qui bénéficie de la réduction des yeux rouges et qui maitrise bien l’exposition, quelles que soient les conditions de lumière; un retardateur pour que vous puissiez être aussi sur les photos (en courant un peu, 10 sec).

Ah oui, et le fameux « real time » du déclencheur permet un déclenchement en 0,03s soit « en temps réel ». Ah le marketing !

C’est typiquement un appareil du début des années deux mille, avec tout ce qui est nécessaire pour réussir facilement et dans de bonnes conditions la plupart des photos que l’on a envie de tirer.

Tout automatique, du chargement à l’armement, à la sélection de la sensibilité du film, il vous simplifie tout pour que vous n’ayez plus qu’à vous concentrer sur la prise de vue.

Il est chiche en informations sur ce qu’il fait, mais il ne s’adresse pas à des « experts », juste à des photographes qui ont envie de se faire plaisir et de partager ensuite leurs photos.

En fait, à notre époque aux millions de pixels, bardés d’AI (intelligence artificielle), de surenchère technologique, de prix qui atteignent des sommets vertigineux (et que la presse spécialisée vous présente presque comme des prix « normaux »), il est franchement réjouissant de constater que de (très) nombreuses personnes, de tous âges, (re)découvrent ces petits boitiers sympas et performants.

C’est aussi souvent l’appareil qui ouvre les portes vers la découverte de l’argentique, tout simplement parce vous en avez trouvé un par hasard dans le tiroir d’un parent (ou d’un grand-parent) et que vous avez eu envie d’essayer, tellement « c’était facile à utiliser ».

D’ailleurs, l’appellation américaine est peut-être plus juste que l’européenne, puisqu’ils le nomment « shure shot » : tout est dit !

Il n’y a qu’à se balader sur le site Lomography pour s’en convaincre et, n’en déplaisent aux esprits chagrins, pour constater que la créativité n’est nullement muselée par les automatismes de ces petits compacts.

Ce petit Canon sympa s’inscrit tout à fait dans ces découvertes. Il n’est pas vraiment rare et son prix est parfaitement raisonnable comptez moins de 20€ pour un bel exemplaire.

Enfin, dites-vous que près de vingt ans après sa mise en vente, il est toujours au top et parfaitement utilisable.

Si vous en trouvez un, faites-vous plaisir.

Petite video d’illustration

Cet exemplaire à bien servi !

Quelques données techniques :

  • Zoom 2,3x (38-90 mm)
  • AiAF à 3 points avec AF à point unique sélectionnable
  • 6 modes de prise de vue
  • entièrement automatique, portrait de nuit, portrait, gros plan, déclenchement en temps réel (0,03 s)
  • autres : prise de vue en continu (1 ips), mémoire en mode flash, AF point central, annulation du rembobinage automatique du film
  • fonctionne avec une pile CR2

Quelques exemples d’images prises avec cet appareils ICI.

Des références : https://global.canon/en/c-museum/product/film242.html, en anglais, https://collection-appareils.fr/x/html/appareil-5499-Canon_Sure%20Shot%2090u.html, en français

Le Zinc du photographe

Bien débuter en argentique : pourquoi se compliquer la vie ?

Je suis souvent surpris par des demandes de plus jeunes qui voudraient découvrir le monde de l’argentique, qu’ils n’ont jamais connu.

Ah, souvent ils sont très informés – merci les moteurs de recherches – mais aussi très insatisfaits car devant le flux des informations, comment faire le tri ?

Quelques uns ont la chance d’avoir des parents ou grand-parents (sapristi, déjà ?) qui ont tâté à la chose et qui peuvent les guider.

Pour les autres, ben, il reste … Internet et son lot de c…, d’intox et, parfois, de bons tuyaux.

Mais ils manquent un peu de réflexion, de recul.

Ainsi, ces enfants de l’APN et du smartphone ont l’habitude des couleurs qui claquent, des stéréotypes d’Instagram et consorts, nourri à l’HDR, au dual pixels et autres entourloupes …

Mais ont-ils conscience du rendu des films argentiques ?

S’ils ont visité quelques musées destinés à la photographie, ils ont pu se faire quelques idées.

Et là je dis que pour s’imprégner au mieux des capacités des films argentiques il ne faut pas commencer avec un Yashica Electro 35, un Canon AE-1, un Minolta SRT 101 !

Bien sûr ces appareils sont mythiques, idéaux pour apprendre les règles du triangle d’exposition mais pourquoi mettre la charrue avant les bœufs ?

Achetez un Minolta Dynax 5, un Canon Eos 300, un Nikon F65 (vous trouverez plein d’essais sur ce site et d’autres comme Benber à ce sujet) plutôt que ces « ancêtres ».

Pourquoi ?

D’abord, ils vous couteront nettement moins chers (vous pouvez en trouver à 30€ avec un objectif).

Ensuite – et c’est ça qui est intéressant – vous allez pouvoir utiliser ce qui se faisait de mieux à l’époque (début des années 2000, juste avant le basculement vers le numérique alors balbutiant) en argentique.

Et retenez bien une chose : avec ces appareils, vous utilisez la même technologie que les nouveaux APN !

-« Quoi, mais qu’est-ce qu’il nous raconté là ! »

Mais la vérité mon bon Monsieur …

Je m’explique : depuis les années septante et les débuts de « l’électronique », les constructeurs n’ont eu de cesse que d’embarquer dans leurs appareils des systèmes (des calculateurs) de plus en plus performant.

Si au début ils faisaient juste des corrélations entre vitesses/ouverture/sensibilité, petit à petit ils ont introduit des bases de données de conditions de prises de vues que les calculateurs « consultaient » avant de prendre une photo pour donner le meilleur rendu possible (les fameux réglages « scènes » de ces appareils – macro, paysage, photo de nuit, portrait, etc. s’en nourrissent).

Cela s’appelle des algorithmes et ils sont aussi vieux que la « bombe de Turing », du nom de ce génial cryptanalyste anglais qui a cassé les codes de la machine Enigma.

Simplement, à l’époque, les calculateurs n’avaient pas encore la puissance de ceux que nous connaissons de nos jours dans nos appareils photo de compétition.

Car ils n’avaient pas besoin, en plus, de gérer des capteurs avec ou sans matrice de Bayer et assimilés. Juste la sensibilité du film, confrontée aux conditions de prises de vue.

Bref, avec ces appareils, vous aurez le « juste rendu » des films argentiques, ce qui vous incitera – ou pas – à aller ensuite plus avant dans la découverte de ce nouveau monde qui s’ouvre à vous.

Encore un avantage de ces engins – sauf en ce qui concerne Minolta qui a disparu mais dont la monture existe toujours puisqu’il s’agit de celle des Sony : le parc des objectifs est immense et abordable, avec de jolies pépites pour qui sait fouiner un peu.

De fait, en prenant l’exemple de Canon (que je connais mieux), la monture EF est toujours celle que la marque utilise (sauf pour les nouveaux hybrides, c’est une autre histoire).

Vous bénéficiez de l’assistance d’autofocus performant, de cellule très efficaces (dont sont issues celles des appareils modernes), d’une ergonomie soignée, de programmes aux petits oignons et si vous voulez aller plus loin, vous passerez sans encombre au mode manuel tout en continuant à bénéficier d’aides utiles.

Quand vous aurez grillé quelques dizaines de bobines si, réellement, vous voulez revenir aux fondamentaux, il vous sera toujours loisible d’aller chercher un des glorieux ancêtres. Mais, au moins, vous ne vous serez – normalement – pas découragé.

-« Quoi, c’est moins fun que de se battre avec un Pratika MTL 5B ? »

Sans doute, mais n’oubliez jamais que ce qui fait la photo, c’est d’abord le photographe, le matériel vient après.

Alors autant se donner les bonnes cartes pour bien débuter et apprécier le rendu des films.

Et là vous pourrez encore faire des tas de découvertes, ne fut-ce qu’en allant faire un tour chez Lomography, qui vend des films pour toutes les fantaisies ou chez Fotoimpex, Retrocamera pour des fournitures plus conventionnelles.

Et puis, quand vous aurez encore plus d’audace (et trouvé un bon labo ou vous être mis au développement) vous penserez à utiliser des pellicules périmées.

Surtout, faites-vous plaisir, sans tenir compte des dictats d’une certaine mode actuelle.

En continuant sur la lancée de mes réflexions, et grâce à Romane (qui se reconnaîtra), j’ai envie d’ajouter quelques paragraphes, consacrés aux … compacts !

Dignes successeurs des déjà cités Electro 35, Minolta Hi-Matic, Canonet, qui déjà introduisaient une certaine électronique pour faciliter la prise de vue, les compacts des années nonante et – surtout – ceux des années deux-mille vont vous offrir le meilleur dans des formats qui donnent envie de les avoir toujours sur soi et donc de se donner la possibilité de prendre des photos, tout le temps !

Vous en trouverez plein sur le site (petite analyse subjective … -> argentique -> argentique -> et les autres ?), que j’ai eu la chance de dénicher souvent dans une caisse en brocante ou en vide-greniers.

Encore plus que leurs glorieux ancêtres, ces appareils ont été produits en quantité astronomique. Il en reste encore plein les tiroirs de vos parents ou grands-parents, des amis, des voisins, … fouillez un peu, sinon, direction brocantes et consort.

Si vous évitez les Olympus Mju aux prix irréalistes, il vous en reste encore beaucoup, dans les grandes marques que sont Canon, Minolta, Pentax, Olympus, Panasonic, Samsung, Nikon, etc. à découvrir.

Regardez surtout l’amplitude de leur zoom en restant raisonnable (pas au delà des 120 mm). Souvent ils vous proposent de commencer vers le 28 ou 38mm. A vous de voir en fonction de votre pratique photographique : plutôt paysage et urbain, optez pour un 28mm; plutôt street, visez un 38mm, mais il n’y a aucune règle gravée dans le marbre.

La majorité de ces appareils vous offrent, dans des formats condensés, ce qui se faisait de mieux à leur époque tant en terme de réactivité, de programmes dédiés, d’assistance, d’autofocus. Un petit clapet discret protège généralement leur optique, certains sont traités all weather (tout temps), la plupart peuvent débrayer leur flash intégré, leur alimentation est assurées par des piles assez communes à trouver (des AA ou des CR2, des CR123) pour ne jamais tomber en panne.

Glissés dans une poche, un petit sac, ils étaient toujours prêts à être dégainés. Et ils le sont toujours, à vous d’y (re)mettre un film – opération ultra simplifiée avec eux – de viser, de faire confiance en leurs capacités et « clic-clac » c’est dans la boîte !

Souvent, si vous lisez mes petits comptes rendus à leur encontre, je signale que ceux-là vous ne craindrez pas de les perdre, de les sacrifier en cas de prises de vue dangereuses pour vos boitiers coûteux (le Holi, les carnavals par exemple !) car, à moins de les avoir récupérés gratuitement chez un parent (cf. plus haut), si vous les avez achetés ils ne vous auront pas coûté une fortune : entre 10 et 25€ pour la majorité.

Ça vous laisse de quoi acheter de la pellicule, non ?

Et puis, « comme avant », ils peuvent être un parfait complément d’un réflex plus pointu.

Ne les négligez pas, de nombreuses personnes ont repris goût à l’argentique grâce à eux !

Argentique

Le Nikon Lite.Touch Zoom 120 ED AF

Dernière brocante de l’année et alors que je cherchais un petit vélo pour une de mes petites filles, je tombe sur ce petit compact Nikon.

Comme je m’enquiers du prix, le vendeur m’explique qu’il « appartenait à sa sœur qui faisait des études en photos mais qui n’en a plus besoin aujourd’hui » … bah, cette histoire là ou une autre, je négocie et hop, me voilà avec ce petit compact (et le film qui est resté dedans) dans la poche.

Petit nettoyage comme d’hab, même si celui-ci était correct, une pile CR123 et il s’anime dès que je fais coulisser la porte devant l’objectif.

Holà, le flash sort aussi ! Petit coup d’œil sur le petit écran LCD et je vois que je peux le débrayer. Tiens, et je constate que la propriétaire précédente avait déjà tiré 4 photos (sur un film de 24 pauses).

Puisque je suis sur cet écran, je manipule les petits boutons pour constater que je peux donc débrayer le flash (mais qui reste « sorti »), que celui-ci peut être en automatique, en automatique slow (deuxième rideau), avec la fonction anti-yeux rouges; puis il y a une fonction retardateur et un pictogramme de montagne, qui cache une fonction panorama. Un tout petit trou (pointe de bic) permet de rembobiner le film si besoin avant le terme.

Jusque là, de l’assez classique au tournant des années 2000 (date de sa sortie) puisque les Olympus Mju, Pentax Espio et quelques Canon Sure Shots usaient du même principe tant pour protéger les objectifs que pour mettre l’appareil en batterie. C’est propre et facile, pratique aussi si vous glissez l’appareil dans une poche ou un sac.

Un petit loquet sur la tranche gauche permet de libérer le dos de l’appareil. Lorsque vous y mettez un film, il « lit » le code DX, règle la sensibilité (que l’on ne peut pas modifier manuellement) et en refermant la porte, le film s’enroule jusqu’à la première vue. Là aussi, du classique.

D’aucun signale qu’il est un peu bruyant, mais pas plus que ses concurrents tout compte fait.

Alors, que présente-t’il de plus ?

Déjà un aspect un peu recherché, avec ces petits inserts dorés sur une robe champagne. Il fait un peu « cosy -chic » et ça lui va bien.

Les commandes sont souples et intuitives, tout tombe bien sous les doigts. Un appui à mi-course sur le déclencheur verrouille la mise au point et le déclenchement est très doux.

Puis un viseur bien clair, même si pas très grand. Avec des cadres collimatés à l’intérieur mais aucunes autres informations. Tout au plus, deux diodes, une verte et une rouge, s’allument-elles pour signaler que la mise au point est faite et éventuellement un trop peu de lumière.

Ensuite, son zoom, un 38 – 120mm. Pas vraiment un grand angle au départ et presque un petit télé à l’arrivée, pour couvrir nombres de situation de prises de vue.

Le zoom est fluide et silencieux. Vous voyez sa progression en temps réel dans le viseur, c’est confortable. Si ce n’est pas une bête de course, ce n’est pas non plus une tortue.

Mais surtout, ce zoom comporte du verre ED -Extra (low) Dispersion (verre de très haute qualité à faible dispersion), qui équipait généralement les objectifs des reflex, et là, c’est une sacré différence. C’est la première fois que Nikon adaptait une lentille de cette qualité sur un petit compact zoom (il fallait bien faire la différence avec les Sure Shots ou Espio un peu plus riches de fonctionnalités – mais étaient-elles utiles ?).

Ce petit compact bénéficie donc finalement d’une optique de grande performance, tant au niveau du piqué que du rendu des couleurs.

Et puis, si vous laissez votre doigt sur le déclencheur – ne parlons pas de rafale – il enchaine quelques photos assez rapidement.

Enfin, dernier point, si l’appareil n’a pas un vrai objectif grand-angle, il possède la fonction panorama.

En fin de compte, un joli petit boitier, que l’on peut avoir sur soi en toutes circonstances. Facile à utiliser (bon, je vous ai quand même mis le mode d’emploi plus bas) et qui délivre d’excellents photos. Et c’est ce qu’on lui demande, non ?

Donc, si vous croisez son chemin un de ces jours, à la recherche d’un petit compact qui ne vous décevra pas, je crois que vous l’avez trouvé avec ce Nikon Lite.Touch Zoom 120 ED AF.

Faites-vous plaisir !

Principales caractéristiques

  • L’appareil photo compact à zoom 3,2x le plus petit et le plus léger au monde (au 15/06/2000) avec cache-objectif coulissant
  • Objectif zoom 38-120 mm
  • Verres Nikon ED et lentilles asphériques
  • AF passif étendu
  • Flash intégré polyvalent avec quatre modes de flash : Flash automatique, Flash annulé, Flash à tout moment et Synchronisation lente
  • Réduction des yeux rouges sélectionnable dans n’importe quel mode de flash
  • Capacité macro aussi proche que 70 cm au 38 mm ou 80 cm au 120 mm
  • Verrouillage de la mise au point et mise au point à l’infini
  • Retardateur avec, éventuellement télécommande en option
https://www.collection-appareils.fr/gestion_catalogue/images/1584378418.jpg
source : Collection-appareils.fr, Camara mai 2001.

Le mode d’emploi est là au bout.

Des exemples de photos avec cet appareil ICI et LA

Une petite video d’illustration

Des références : http://www.appaphot.be/fr/brands/nikon/nikon-lite-touch-120-ed-af/, https://en.silvervintageshop.fr/product-page/nikon-lite-touch-zoom-120-ed-af, https://collection-appareils.fr/x/html/appareil-2939-Nikon_Lite.Touch%20Zoom%20120ED.html en français, https://imaging.nikon.com/lineup/filmcamera/compact/lite-touch_zoom_120ed/index.htm, https://www.35mmc.com/14/04/2020/nikon-lite-touch-zoom-120ed-5-frames-review-by-robert/ en anglais

Argentique

Le Petri 7s

Ah, celui-là, ça faisait un moment que j’en cherchais un !

J’en avais déjà trouvé, mais souvent dans des états plus que lamentables (le dernier vu était manifestement tombé de haut et outre son verre de visée brisé, le télémètre était tout de travers).

Bref, ici, en fouillant dans la caisse d’un vide grenier, je découvre un étui en cuir marqué Petri. Je l’ouvre et, surprise, c’est un Petri 7s, sale, mais en bon état à première vue …

Je négocie car en tentant d’armer le boitier, je sens une résistance et un bruit bizarre qui me fait penser qu’un film est coincé à l’intérieur, dans le meilleur des cas (je ne veux pas l’ouvrir dans le hangar).

Me voilà donc avec ce fameux Petri 7s qui m’a toujours intrigué avec son viseur vert et sa ressemblance avec d’autres ténors de l’époque (Electro 35, Canonet et consorts).

Je ne reviendrai pas sur l’histoire de la marque, que je vous avais présentée lors de l’analyse du Petri 35 E., sauf à préciser que le Petri 7 fait partie des télémétriques de la marque, les premiers qui ont commencé avec l’ancêtre, le Petri 35MX, qui datait de 1955.

Alors décortiquons cet appareil.

Le Kuribayashi Petri 7s (de son vrai nom) est un appareil télémètrique à obturateur à feuilles (dans l’objectif comme les Yashica Electro p. ex..), introduit en 1963.

Il est une variante du Petri 7 qui a été introduit lui en 1961. La principale différence est le levier d’avance de film et un compteur de vues améliorés. Et il garde le télémètre couplé et une mesure au sélénium autour de l’objectif (dite ATL). avec une aiguille de type allumette visible à la fois dans le viseur et sur le dessus de l’appareil photo.

Il sera suivi par le Petri Color 35, plus compact, en 1968. Sa production prendra fin en 1973.

Comme je vous l’écrivais, ce qui me tentait, c’était cette couleur verte du viseur. En fait Petri a appelé son système de mise au point par télémètre le « Green-O-Matic ». Le viseur global est teinté de vert tandis que la zone de mise au point coïncidente est jaune. Cela rend la mise au point beaucoup plus facile, grâce au contraste.

Pour le reste, dans le viseur, vous avez des lignes de cadre, trois points pour utiliser une correction de parallaxe et l’excellente idée d’avoir ajouté un simple compteur à aiguille. Bon, il n’y a pas de marques précises : tout ce que vous avez à faire c’est d’ajuster la vitesse d’obturation ou l’ouverture jusqu’à ce que vous aligniez l’aiguille dans le point central. Facile et intuitif finalement.

Ah, un autre point intéressant : la cellule n’a pas besoin de piles pour fonctionner, puisqu’elle est au sélénium (qui produit sa propre électricité). Comme elle est située autour de l’objectif et à l’avant, vous pouvez viser en ayant mis un filtre, la cellule en tiendra compte.

L’obturateur a des vitesses allant jusqu’à 1/500. Comme je l’écrivais plus haut, placé dans l’objectif, il émet quasi aucunes vibrations ce qui , allié à l’ouverture honorable du f2,8 (et encore mieux avec le f1;8), permet des prises de vue même dans des conditions délicates.

Pour mémoire, les concurrents de l’époque s’appelaient Minolta Hi-Matic 7 et Yashica Electro 35. Du lourd, du sérieux, du bien construit … ce que l’on pourrait reprocher au Petri, plus léger, avec des commandes moins bien ajustées. Mais un prix plus abordable, qui en fit, malgré tout, un best seller pendant plus d’une décennie.

En ce qui concerne les commandes, la plupart sont situées sur le barillet de l’objectif : ouverture, vitesse d’obturation (1s – 1/500 + B), sensibilité du film (10 – 400 ASA) et mise au point. le levier pour la synchro flash X -M, le levier du retardateur. Celles-ci se gèrent avec la main gauche tandis que la droite arme et déclenche… ergonomiquement il est bien conçu mais demande un minimum de pratique ! Mais ça vient vite …

Le reste est un grand classique : le bouton de rembobinage est par dessous, près de la douille pour fixer un trépied et la griffe flash au dessus. C’est une griffe « froide »; il faut donc un câble pour connecter le flash. La prise se trouve sur le fut de l’objectif.

A gauche, sur la tranche, une languette qu’il faut tirer vers le haut pour libérer le dos. Pour insérer la bobine de film, rien de compliqué non plus même si le Petri ne bénéficie pas d’un système d’accroche rapide.

Généralement plus abordable que ses concurrents de l’époque (qui atteignent des sommets !), il reste un excellent choix si vous voulez vous initier à coût raisonnable au monde merveilleux du télémétrique.

Juste bien regarder qu’il ne soit pas trop abimé et que la cellule fonctionne toujours. A ce sujet, si vous en trouvez un avec son « sac tout prêt » vous augmentez vos chances car le noir préserve la réactivité de la cellule.

Vous devriez en trouver dans les vides greniers ou les brocantes, en cherchant un peu …

Un peu de technique :

  • Vitesses d’obturation de 1 seconde à 1/500e de seconde plus pause B
  • Ouverture de f/1,8 ou f/2,8 à f/16, objectif de 45mm
  • Cellule Circle Eye System, entièrement couplée, cellule au sélénium
  • Obturateur Petri MYE
  • Sensibilité de 100 à 400 Asa
  • Flash avec prise PC sur le fut de l’objectif avec languette de synchronisation X ou M
  • Retardateur d’environ 10 sec

Une petite video d’illustration

Des références : http://www.photoethnography.com/ClassicCameras/Petri7s.html, https://camerapedia.fandom.com/wiki/Petri_7s, https://neverwasmag.com/2018/04/vintage-camera-review-petri-7s/, https://www.aperturepreview.com/petri-7s, https://www.35mmc.com/24/11/2018/5-frames-with-the-petri-7s-by-barry-carr/, https://internoinbakelite.wordpress.com/2012/06/11/lasola-ovvero-la-petri-7s/ en anglais, https://collection-appareils.fr/x/html/appareil-11407-Petri_7S.html, https://collection-appareils.fr/x/html/appareil-1604-Petri_7.html, https://fr.wikipedia.org/wiki/Kuribayashi

Argentique

Le Chinon Bellami

Décidément, les brocantes sont toujours pleines de surprises, comme la découvertes de ce Chinon Bellami dans son coffret, complet.

Même pas sale pour une fois.

Si j’ai craqué pour cet appareil, c’est parce que j’en ai possédé un autrefois, mais sous un autre nom, le Revue 35 CC, que j’ai revendu en son temps. C’était un Bellami légèrement revu pour le détaillant allemand Foto-Quelle qui le distribuait pour l’Europe.

Notons encore qu’en 1989, un Chinon Belami (avec un seul « L ») lui succédait, en le repensant complétement.

Mais pourquoi avais-je vendu ce petit bijou ?

Notez, j’ai fait pire en revendant tous mes Minox 35 …. tout aussi minis et mimis !

En fait, pour une raison toute bête : je vieilli et ma vue baisse, et ces appareils, pour être si minuscules, ont réduit leurs surfaces lisibles, dont celles de leurs objectifs, rendant la gymnastique avec une paire de lunettes quasi indispensable à toute manipulation !

Ah oui, et parce que souvent on l’oublie, je ne suis pas collectionneur …

Bref, j’ai eu beaucoup de plaisir à découvrir ses boitiers mythiques et sympathiques, qui ont fait le bonheur de plus jeunes et tout aussi curieux.

Et puis j’ai eu la chance de retomber sur cet exemplaire et je peux enfin vous faire partager sa découverte.

Ce petit appareil est apparu sur le marché en 1980, peut-être en réponse au XA de chez Olympus.

Nos amis de chez Chinon se sont sans doute inspirés des Minox 35 pour le design ou en tout cas pour la taille de l’engin, mais pour le reste, hormis un objectif de même focale (35mm) et de même ouverture (f2,8), ils ont repensé la chose : oui, l’objectif reste rétractable mais cette fois il est attaché à un petit soufflet caché derrière deux portes qui s’ouvrent lorsque l’on actionne le levier d’armement, et qui se referme en rabattant ledit levier vers sa position de repos.

Si je parlais du XA ci-avant, son système est encore différent puisqu’il faut ici faire coulisser une partie du cache objectif pour le mettre en batterie.

source : https://www.wikiwand.com/en/Olympus_XA

L’objectif est donc un 35mm ouvrant à f2,8 à quatre lentilles. La mise au point minima est de 1m jusque l’infini. La distance de 3m – sa distance préférée – est gravée en vert sur le fut et possède même un « crantage » spécifique.

L’obturateur, un Seiko électronique, fonctionne de 1/8s à 1/1000s avec une synchro flash au 1/60s ou à toutes les vitesses selon la position choisie pour actionner ledit flash : ON, Daylight et OFF.

Le flash, le Chinon S-120 – spécialement conçu pour l’appareil, se monte sur le côté gauche et s’y attache par une roue qui actionne une vis de maintien. Même monté sur l’appareil, la taille de l’ensemble reste contenue, un peu comme les Olympus XA. En comparaison, les Minox font « plus gros » car le flash se monte par dessus le boitier, alourdissant la silhouette du tout.

La cellule est une CdS, sensible de 25 à 500 Asa. Deux piles (autrefois des PX26) alimentent la mesure de la cellule. Un petit bouton de test permet de vérifier la charge. On peut les remplacer par des LR44 classiques.

Un mot du viseur, à cadre lumineux, collimaté et étonnamment clair pour la taille du boitier. Un voyant de sous ou sur exposition vous informe des nécessaires corrections.

Ici pas de télémètre et pour cause, vous travaillerez par « zones » en fixant la distance que vous voulez couvrir.

Franchement, c’est un petit appareil qui attire la sympathie, de part sa taille déjà, et sa finition, très bonne même s’il est tout en plastique. Avec ses formes arrondies, son petit grain de vrai-faux cuir agréable au toucher, vous le glissez facilement dans une poche. Il tient bien en mains, malgré sa petite taille.

La protection de l’objectif, offerte par les ventaux de la porte qui le cache, est efficace et empêche que les réglages ne se dispersent en cas de manipulation.

N’oubliez pas que c’est en armant l’appareil que vous ouvrez les ventaux de l’objectif, mais les ré armements successifs ne changent rien. Si vous voulez le refermer, il suffit de repousser le levier vers sa position contre le boitier. Malin, pratique et ergonomique.

Lorsque vous appuyez sur le déclencheur à mi course, une petite LED verte située sur le dessus du boîtier s’illumine si les piles sont bonnes. Elle ne signale pas que « c’est bon ». Le viseur est chiche en informations puisque qu’il ne comporte que le repérage de cadrage normal de prise de vue. Une autre petite LED, rouge, située à coté de l’oculaire du viseur, s’illumine lorsque la vitesse présélectionnée est inférieure au 1/60 sec., pour signaler qu’il serait temps d’utiliser le flash dédié.

Que retenir de cet appareil ?

Outre sa petite taille, qui le rend éminemment portable, cet appareil est relativement rare, ce qui ajoute à son attrait.

Il est vraiment facile d’utilisation même s’il faut faire confiance à sa cellule pour vos prises de vue. Mais il vous décevra rarement.

Discret et efficace, c’est un allié de choix en photo de rue, où il excelle.

Il soutient parfaitement la comparaison avec les Minox et l’Olympus XA. Moins connu que les derniers cités, vous pourrez le trouver pour un prix décent (parce que les deux autres …) quoique si je regarde sur un grand site de vente, il commence à rattraper ses petits camarades …

Par rapport aux Minox 35, je lui trouve en plus un avantage : les piles sont plus faciles à changer car sous un cache en dessous du boitier. Les gros doigts apprécieront.

Sur mon exemplaire, parfaitement fonctionnel, je regrette que le flash lui soit HS : les piles ont coulé. Il est sans doute réparable, mais comme je ne me sers jamais de flash, il restera comme ça.

Si vous en trouvez un, faites vous plaisir, il vous le rendra bien.

La partie technique, pour ceux que ça intéresse :

  • L’objectif de 35mm, un Chinonex de type Tessar, ouvre à f2.8 (4 éléments en 3 groupes).
  • L’obturateur est un Seiko EE avec des vitesses de 1/8 à 1/1000 sec.
  • Le posemètre est un système d’exposition Cds EE qui s’allume et s’éteint automatiquement lorsque l’objectif est déployé/rétracté.
  • Il est sensible de 25 à 500 Asa
  • La fenêtre de mesure est une petite fenêtre circulaire au-dessus de l’objectif à côté de la fenêtre du viseur.
  • La distance de mise au point minimale est de 1 mètre
  • Deux piles LR ou SR44 alimentent la cellule, la LED qui averti de la faible luminosité et celle du contrôle de la batterie
  • Compteur de vue avec remise à zéro automatique

https://collection-appareils.fr/gestion_catalogue/images/1335472696.jpg
source : collection-appreils.fr, Grenier-Natkin 1981

Petite video d’illustration

et une seconde

Et pour le mode d’emploi, c’est par LA

Des références : http://camera-wiki.org/wiki/Chinon_Bellami, https://oldcamera.blog/2018/01/12/chinon-bellami/ https://www.35mmc.com/23/05/2019/chinon-bellami-mini-review/ en anglais, http://35mm-compact.com/minicompact/chinonbellami.htm, https://collection-appareils.fr/x/html/appareil-10584-Chinon_Bellami.html en français

Argentique

Le Chinon 35FS-II

Encore un drôle d’appareil, chiné dans une brocante, un Chinon 35-FS II (logique comme me le faisait remarquer Phil de Filimage).

Bon, comme d’habitude, grand nettoyage de l’engin et même de la trappe de piles car un peu d’oxydation marque la porte mais heureusement pas d’autres traces plus haut dans le logement (ouf !).

Par certains côtés, il me rappelle le Lomo LC-A, sans doute à cause des réglages de la distance à côté de l’objectif et de la sensibilité (ici en dessous), avec son volet coulissant qui cache l’objectif et met en batterie le boitier.

Mais la comparaison s’arrête ici : il est plus massif, plus épais, plus long que le Lomo.

Pour autant, il reste original et j’en profite pour vous le faire découvrir.

Cet appareil fut présenté à la Photokina de 1984, en même temps qu’un 35F-II et un 35 FS-A.

Plus sophistiqué que le premier, il ne possède pas la mise au point autofocus du second. Disons qu’il s’agit d’un bon milieu de gamme.

Si le 35F-II ne possède aucuns réglages, excepté la sensibilité du film de 100/200 ou 400/1000 Iso, sa vitesse d’obturation est unique et c’est la sensibilité de la pellicule qui fixe l’ouverture, qui sera de f3,8, f8 ou f16. Un petit flash à extraire manuellement sera souvent nécessaire. D’ailleurs le boitier vous le signale grâce à une petite diode rouge.

Par contre le Chinon 35FS-II possède des réglages un peu plus fins : celui de la sensibilité du film, de 100 à 1000 Iso et celui des distances, symbolisées par des pictogrammes représentant une personne, un groupe, une foule et une montagne. Soit de 1,2m à l’infini, à la louche.

C’est un fix-focus qui fonctionne par zones. Son objectif de 35mm, ouvrant à f3,5 est bon, comme le sont les autres objectifs de chez Chinon.

Pour le mettre en route, facile : vous glissez deux piles AAA très communes dedans, vous ouvrez la porte coulissante et vous voilà prêt.

Ah oui, pour y mettre une bobine, ne tirez pas sur la molette de rembobinage, il y a un verrou sur la tranche gauche, qui libère le dos. Vous devrez juste soulever un peu la molette pour y glisser le film.

Vous réglez la distance, vous visez, il fait le calcul de l’exposition automatiquement et hop, c’est dans la boîte.

Notez que le boitier peut lire le codage DX de votre film mais que vous avez toujours la latitude de faire le réglage des Iso manuellement, avec la réglette sous l’objectif.

Le petit flash est extractible via le bouton orange situé en dessous de l’appareil, avec une grille de distances imprimée vers vous. Enfin, il possède aussi un retardateur de 10 secondes environ (le bouton coulissant marqué ST au dessus) qui égrène le temps avec une diode rouge qui clignote avant le déclenchement.

Nous n’en sommes pas encore au « tout électrique » et donc vous devrez manœuvrer la molette d’avancement du film entre chaque vue.

Le viseur ne comporte aucune indication de vitesse ou ouverture, il faut lui faire confiance. Par contre, il est collimaté et finalement bien clair et confortable.

Bref, un petit appareil sympathique qui se glissera dans un petit sac à défaut de le faire dans une poche.

Vite prêt, il saura vous seconder efficacement en toutes circonstances. A ce sujet, je vous résume les photos que vous trouverez sur le site de Ian : alors qu’il découvrait les possibilités de son appareil, son épouse doit rentrer plus tôt que prévu en maternité. Lui est au travail lorsque l’hôpital le prévient. Hop, ni une ni deux, il fonce rejoindre son épouse et se rend compte que l’appareil et la pellicule qu’il avait prévues pour cet évènement sont restés à la maison. Mais il a le Chinon 35FS-II avec lui et il lui confie les images intimes de ce moment de bonheur. Ce qu’il ne regrettera pas car les photos, pourtant prises dans des conditions limites, sont excellentes.

Voilà. Si vous aussi avez la chance d’en trouver un, embarquez le dans vos aventures, il vous sera fidèle.

Peu courant, avec une esthétique bien à lui et pourtant typique des années quatre-vingt, ce petit boitier sera un chouette compagnon de rue et d’escapades.

Pour une fois, j’hésite à vous donner un prix car je me rends compte que ma petite croisade personnelle pour que ces appareils ne dépassent pas (trop) souvent les 50€ devient vaine devant les candidats acheteurs, toujours persuadés de faire « un placement » judicieux, quoiqu’ils achètent et qui a plus de 20 ans et dès lors, ils paient toujours plus cher l’objet de leurs désirs, alimentant ainsi un cercle vicieux qu’ils entretiennent confusément !

En tout cas, le mien partira pour 50€.

Video d’illustration

Quelques références : https://www.35mmc.com/21/04/2018/chinon-35-fs-ii-review/, en anglais, https://www.flickr.com/photos/collection-appareils-photos-bernard/34399966143/, https://collection-appareils.fr/x/html/appareil-5206-Chinon_35%20FS-II.html en français

Les réflex

Le Chinon CM-4s

Aïe, celui-là était dans une vieille besace Lowepro qui avait dû connaître bien des jours meilleurs … néanmoins, je le prends en mains, monté d’un zoom Chinon qui a « drôle d’air » : tout de guingois, je constate qu’il est cassé au niveau de la première bague de réglage.

Vérification de la couronne de l’appareil, qui pourrait avoir pris le choc, mais de ce côté là, tout est bon.

L’appareil est (très) sale mais il a l’air fonctionnel (les piles sont HS comme toujours). Je négocie le prix et l’emporte, bien décidé, déjà, à jeter le sac à mon retour à la maison.

Grand nettoyage, démontage du zoom décidément hors service et voilà le Chinon CM-4s, version titane en pleine forme.

Pour le coup, cet article ne sera pas non plus très long, car je vous ai déjà parlé des Chinon CE-4, Alpa si 3000, RevueFlex AC-2, Agfa Selectronic 3 qui sont les -très – proches cousins de ce Chinon CM-4s.

Le CM-4 est la version semi-automatique du CE-4., tout automatique lui. même s’il est débrayable en semi automatique. Le réglage de l’exposition se fait grâce à trois diodes présentes dans le viseur.

Une LED verte annonce une exposition correcte et deux rouges indiquent une surexposition ou une sous-exposition. Ces LED sont placées à l’extérieur du viseur, mais il est possible de les voir pendant la mise au point. Le choix d’une ouverture ou d’une vitesse d’obturation différente aura un effet immédiat sur les LED.

Un des gros avantages de cet appareil, outre sa facilité d’utilisation, est qu’il accepte tous les objectifs Pentax à monture K. et vous ouvre de ce fait une large gamme d’optiques souvent de qualité et – surtout – abordables.

Deux piles LR44 ou SR44 suffisent pour assurer son alimentation (enfin, celle de la cellule, l’appareil reste un « tout manuel » bien de son temps).

Le CM-4s fonctionne comme un Pentax K1000 tout en étant plus petit et plus léger, comme un Pentax ME pour donner une comparaison.

Petit résumé technique :

  • Mise au point manuelle.
  • Viseur à pentaprisme fixe, avec une couverture de 92% et un grossissement de 0,87x.
  • Écran de mise au point dépoli avec lentille de Fresnel et, au centre, télémètre à image divisée avec couronne à microprisme.
  • Signaux visibles dans le viseur : 3 LED de mesure de l’exposition.
  • Cellule au silicium, sensible de 25 à 1600 Asa.
  • Mesure de la lumière TTL sur l’ensemble du champ cadré avec prédominance de la zone centrale (semi-spot).
  • Exposition manuelle.
  • Volet mécanique avec rideaux métalliques coulissant verticalement.
  • Vitesses d’obturation de 1 seconde à 1/1000 sec. plus pose.
  • Synchronisation du flash au 1/60 sec, avec glissière à contact direct.
  • Retardateur mécanique avec un délai d’environ 10 secondes.
  • Monture d’objectif à baïonnette Pentax K.
  • Alimentation : 2 piles alcalines de 1,5 volt, type LR 44.

Le Chinon CM-4 S est la version à retardateur mécanique du CM-4.. Il perd de ce fait la LED rouge en façade qui clignote lorsque le retardateur est en action.

Apparu en 1982, c’est un reflex de base, sans fioritures mais efficaces et très rapide à appréhender (même si je vous mets le mode d’emploi plus bas).

Il est ici en livrée « titanium », c-à-d. en gris légèrement assombri, ce qui lui donne un petit côté « chic » du plus bel effet.

Bref, un chouette petit boitier tout facile est très abordable, qui donne entière satisfaction sans prise de tête. Avec la large gamme des optiques en monture Pentax K vous allez pouvoir vous faire plaisir sans (trop) compter : vous devriez le trouver, boitier nu, autour des 40€.

Du simple, du bon, du costaud pour pas cher, que demander de plus ? Car son agrément d’utilisation est réel.

Si vous en voyez un passer, faites un bout de chemin en sa compagnie, vous ne le regretterez pas (non, il n’y a pas que le Canon AE1 qui soit attitrant et efficace !)..

Chinon CM-4S
source : collection-appareils.fr

Petite video d’illustration

Pour le mode d’emploi, c’est par ICI

Quelques références : http://camera-wiki.org/wiki/Chinon_CM-4, https://wkoopmans.ca/notebook/?p=9303, https://vintageclick.blogspot.com/2011/12/chinon-cm-4s.html, http://www.mrmartinweb.com/35mmslr.html#chinon, en anglais

Argentique

Le Yashica Minimatic C

Comme d’habitude, dans une caisse poussiéreuse, un magna d’appareils entassés et plein de poussières … j’ai failli me décourager et puis, un étuis noir en bon état attire mon regard et mes doigts tous noirs.

Je l’extirpe et ouvre le « sac tout prêt » : un Yashica Minimatic C, qui a l’air en assez bon état si ce n’est la saleté qui le recouvre. J’ôte le sac tout prêt pour mieux le manipuler. Vu le « nid d’abeilles » autour de l’objectif je ne pense pas qu’il y ait une pile … ok, confirmé, rien en dessous ni derrière pour en contenir une.

A part ça, j’avoue que je suis perplexe : c’est bien un Yashica mais je ne reconnais pas le modèle. Il est plus petit qu’en Electro 35 ou un Lynx, bien qu’il ne soit pas vraiment compact.

Sur le dessus, une fenêtre semble indiquer qu’il y a une cellule, un gros bouton cerclé de rouge, …. bref, il titille ma curiosité, vous me connaissez, alors je demande le prix, négocie par réflex et me voilà emportant cet étrange Yashica Minimatic C.

Bon, va falloir trouver des infos maintenant … Un petit tour sur Collection-appareils (voir dans les références) m’apprend que cet appareil est rare car visiblement peu ou pas importé en Europe. Il semble avoir été destiné au marché Nord américain et au Canada essentiellement.

Comme quoi, dans les brocantes, on peut trouver des pépites !

Allez, séance de nettoyage intensif, il en a bien besoin, le sac tout prêt y compris (en cuir et en bon état finalement).

Je reviens sur cette fenêtre, sur le capot, qui m’avait interpellée : en fait, ce n’est pas l’indicateur de la cellule mais un réglage pour les Asa/din, que l’on modifie grâce au gros bouton rouge, près du déclencheur et cerclé de rouge, permettant ainsi de régler une aiguille en face de la valeur Asa/din voulue.

Ensuite, comme je l’écrivais plus haut, la cellule en nid d’abeilles autour de l’objectif est une cellule au sélénium (auto alimentée si je puis dire et qui n’a donc pas besoin de pile ou batterie).

L’objectif lui est un Yashinon (un classique) de 45mm ouvrant à f2,8.

Je peux juste régler l’ouverture ou mettre une position A (auto). Il n’y a pas de réglage de vitesses.

Sans doute le boitier calcule t’il la vitesse en fonction de l’ouverture sélectionnée, pour une valeur Asa/din donnée.

L’obturateur est un Copal « unique ».

Voilà, voilà … alors, de lectures en traductions, je découvre que cet appareil est bien à exposition automatique, qui sélectionne dès lors l’ouverture et la vitesse grâce à l’obturateur Copal Unique.

Ne cherchez pas d’indication pour savoir ce que fait l’appareil (il faut lui faire confiance), vous ne verrez qu’un indicateur qui se déplace entre deux zones rouges « Under » et « Over », vous signalant les limites ne pas dépasser. Ça c’est quand vous êtes sur la position Auto.

Car lorsque vous quittez celle-ci, vous devrez régler l’ouverture mais la vitesse d’obturation est réglée au 1/30s et franchement, c’est à utiliser avec le flash.

De ce que j’ai pu lire, le boitier gère très bien les situations d’éclairage que vous lui soumettez et le conseil donné est de faire confiance à la position automatique.

Cet appareil est apparu sur le marché entre 1961 et 1963 et s’il n’est pas vraiment « mini », il est quand même plus petit qu’un Electro 35 de la même époque et (un peu) plus léger.

Il y eut deux boitiers dans la gamme Minimatic : le C que je vous présente et le S, un peu plus sophistiqué puisque lui comporte des indications de l’exposition dans le viseur, et il possède un objectif ouvrant à f1,8.

Ceci étant, si vous regardez les photos prises avec cet appareil (voir ci-plus bas), vous constaterez que le f2,8 est loin d’être ridicule. Les Yashinon ont toujours eut une bonne réputation.

Le déclencheur est agréable, relativement discret, l’armement est souple et rapide. Le viseur est clair, avec un cadre fixe pour aider à la visée et le télémètre est bien visible (patch orangé).

Que dire de plus ? La mise au point sera au minimum à 80cm; c’est un télémétrique avec cadre collimaté et vous voyez le réglage dans le viseur (couplé). La griffe flash est dite « froide » c’est-à-dire qu’il faut impérativement utiliser un câble pour connecter le flash au boitier.

Et, comme souvent avec les Yashica de cette époque, il est construit pour durer : c’est du solide, du bien fini et tout en métal.

Finalement, j’ai bien fait de continuer à fouiller cette caisse, j’en ai extrait un bel exemplaire de Yashica, rare qui plus est et fonctionnel. Bref, la cerise sur le gâteau.

source : https://www.goantiques.com/yashica-minimatic-c-1954136

Cette publicité en noir et blanc du 18 octobre 1963 explique: « Voici pourquoi le nouveau Minimatic C de Yashica est l’appareil photo familial parfait. Le père est ravi des diapositives de paysages, la mère adore photographier le bébé, la sœur est ravie de l’utiliser à l’école et le frère est un fan de sport et il est là pour photographier ».

Ce qui est amusant avec cette publicité, c’est aussi ce qui est « autour » : un Monsieur prend des photos avec le Yashica Minimatic C puis les développe avec un appareil Polaroid Autoprocessor. Ce qui explique les méthodes « ordinaires », les habitudes, des photographes de l’époque.

Ah oui, un mot sur le Autoprocessor de Polaroïd : non seulement la célèbre firme américaine a inventé le film à développement instantané mais elle a aussi fabriqué des films en 24×36 classiques. Toutefois, pour rester logique avec elle-même, elle a trouvé un procédé pour que vous puissiez développer chez vous, en lumière naturelle, vos pellicules Polaroïd. Il fallait pour ça acquérir un Autoprocessor (qui deviendra Automat un peu plus tard, c.-à-d. électrique) dans lequel vous installiez la bobine, puis les chimies et vous pouviez développer votre film tout seul à la maison.

Un peu de patience, je vous expliquerai tout ça dans un avenir proche, j’ai eu la chance de pouvoir en acheter un rien que pour vous ! (et par curiosité aussi).

En résumé, ce Yashica Minimatic est une belle découverte qui ravira les adeptes de la photo de rue. Discret, n’ayant pas besoin de piles ou batterie pour fonctionner, son objectif est suffisamment lumineux pour la plupart des scènes et il n’est ni trop lourd ni trop encombrant.

Si d’aventure vous avez la chance d’en découvrir un, faites vous plaisir. Sa rareté risque de jouer en sa défaveur (question prix bien sûr) mais pour ma part j’estime qu’il ne devrait pas coûter plus de 50€ (c’est le prix auquel je revends cet exemplaire).

Il me reste à vous souhaiter de bonnes balades et de bonnes photos en sa compagnie …

Des exemples de photos prises avec cet appareil ICI

Video d’illustration

Pour le mode d’emploi, c’est par LA

Quelques références : https://www.collection-appareils.fr/x/html/appareil-1455-Yashica_Minimatic-C.html, en français, https://www.goantiques.com/yashica-minimatic-c-1954136, https://www.photo.net/discuss/threads/yet-another-yashica.418863/, http://seqvintagecameras.com/portfolio-item/cam_074/, http://neighborhoodvalues.com/nv/JH/010JH.htm, http://filmisback.blogspot.com/2010/11/yashica-minimatic-c.html en anglais

Argentique

Le Canon Eos 5

Comme souvent, une belle brocante, sous un soleil chaleureux, avec des particuliers et quelques vides greniers. Pour une fois, je m’arrête devant le « stand » d’un de ceux-ci car je vois un sac Lowepro d’ancienne génération bien garni : un Eos 5 plein de poussière avec un objectif 24 – 80mm Canon Ef et un Sigma 75 – 300mm (à première vue).

Le premier prix cité me semble absolument excessif et je tente le coup, pour l’emporter au prix que je voulais.

Me voilà parcourant la brocante avec le sac à l’épaule.

Une fois à la maison, grand déballage du sac pour y découvrir non seulement le boitier, les objectifs déjà cités, sa sangle Canon toujours emballée, le mode d’emploi et 5 boites de films non entamées, plus un autre dans l’appareil. J’ai de quoi m’amuser.

Grand nettoyage du tout (je ne supporte pas l’odeur de la cigarette), le sac Lowepro passera à la machine à laver et installation d’une nouvelle pile (une 2CR5) et …. tout fonctionne comme au premier jour !

Mais profitons en pour vous présenter ce bel appareil qui, finalement, ne déconcertera pas les possesseurs des Eos actuels, la logique des menus et l’ergonomie de l’engin est, finalement, la base de ce que nous connaissons de nos jours dans la gamme..

EOS A2 / EOS A2E pour l’’Amérique, ou EOS 5 pour l’Europe et encore EOS 5QD pour le Japon, c’est en novembre 1992 que Canon lance cette bombe : le premier reflex au monde doté d’une mise au point pilotée par l’œil du photographe !

Quand je pense à la pub qu’ils font aujourd’hui pour leur Eos R3 qui opte pour le même principe, je me prends à penser que les « marketers » ont la mémoire courte … ou l’oubli facile …

Notons que cette technologie géniale fut reprise sur l’Eos 50E, l’Eos 30 et l’Eos 30v puis elle disparu, on ne sait trop pourquoi avant de revenir sur l’Eos R, le premier hybride Canon !.

Qu’offre t’elle de si spécial ? Une grande simplicité d’utilisation car il suffit de regarder le point sur lequel on veut faire la mise au point pour le sélectionner et le boitier fait la mise au point automatiquement sur celui-ci.

La fonction de mise au point contrôlée par l’œil, qui permet donc à l’utilisateur de sélectionner l’un des cinq points de mise au point juste en le regardant dans le viseur permet aussi d’activer l’aperçu de la profondeur de champ en regardant un sixième point marqué dans le coin supérieur gauche du viseur. À l’époque, cette fonction était unique à Canon. L’Eos A2 disposait des mêmes cinq points de mise au point, mais ils ne pouvaient être sélectionnés que manuellement – comme se sera le cas plus tard avec l’Eos 50 (sans E) ou l’Eos 33. Bien que l’EOS 5 dispose d’une poignée verticale optionnelle, la fonction de mise au point contrôlée par l’œil ne fonctionne que lorsque l’appareil est tenu en position horizontale.

Bon, on peut aussi choisir de le faire la mise au point manuellement avec l’Eos 5, mais pourquoi se priver d’une telle fonctionnalité ?

Cet appareil, considéré comme semi-pro à l’époque, proposait d’autres particularités intéressantes et, honnêtement, je pense toujours actuelles. Le pro de l’époque étant l’Eos 1, avec châssis en alliage de magnésium et joints d’étanchéité..

Citons le fonctionnement silencieux, la mesure évaluative sur 16 zones liée au 5 points de mises au point, la mesure spot à 3,5% au centre, la mesure moyenne à pondération centrale, l’AE aux multiples priorités : à la vitesse d’obturation, à la priorité ouverture, au programme intelligent, à la profondeur de champ, plus les modes de contrôle d’image (les modes scènes) et le mode manuel avec mesure intégrée.

C’est un boitier autofocus à exposition automatique apparu donc en 1992 et qui fut remplacé en 1998 par le Canon Eos 3, quasi le dernier réflex pro ou semi-pro analogique de la marque.

S’il est qualifié de semi-pro, nombre des photographes professionnels l’ont utilisé, séduits par ses caractéristiques citées, auxquelles on peut ajouter le flash intégré bien pratique (que les appareils pro de la marque s’obstinaient à snober), la lumière d’assistance pour l’AF (autofocus), un moteur rapide et ses célèbres modes d’exposition automatiques prédéfinis et performants, outre un poids relativement contenus (le corps est en composite et pas en alliage de magnésium).

Le boitier pouvait être complété par une poignée verticale Canon VG-10 qui comporte une molette, un bouton de verrouillage de l’exposition et un bouton de sélection de la zone de mise au point et, bien évidemment, un déclencheur. Toutefois, celle-ci ne pouvait recevoir des piles AA pour accroitre l’autonomie.

De plus, l’appareil possède de nombreux modes opérationnels, qu’on sélectionne avec la molette située sur le côté gauche de l’appareil. Avec eux, vous pouvez choisir que les paramètres d’exposition soient automatiques, semi-automatiques ou manuels. Molette multi fonction car elle fait également office interrupteur ON/OFF.

Et puis il y a les trois modes de mesure intégrés : une évaluative, une moyenne à prépondérance centrale et enfin une spot. Vous sélectionnez ces modes avec le bouton situé au dos de l’appareil et la molette de commande.

Pour le reste, c’est – maintenant – du connu avec la molette à gauche qui est la roue PSAM : mode programme, mode tout automatique, mode priorité à l’ouverture, à la vitesse, les modes scènes et le manuel. On n’a rien inventé de mieux depuis les premiers Eos.

En fait, pour contrôler l’appareil, vous avez deux molettes principales : celle au-dessus du bouton de déclenchement qui permet de régler la vitesse d’obturation en mode priorité vitesse (TV) ou l’ouverture si vous êtes en priorité ouverture (AV) et une seconde à l’arrière de l’Eos 5.. Si vous êtes en mode tout manuel, cette molette vous sert à régler la vitesse et celle à l’arrière du boitier contrôle l’ouverture.

Petite anecdote amusante au sujet de cet Eos 5 : sur le marché européen, vous bénéficiez d’une indication de la sur ou sous exposition, indiquée sur une échelle graduée en demi valeur, qui va de -2 à +2. Par contre pour des raisons de brevet, les appareils américains (les A2 et A2e) ne pouvaient bénéficier de cet outil. Il va sans dire que de nombreux photographes US ont importé le modèle européen.

Que dire de plus ? Ah oui, une rafale à 5i/s, un obturateur capable de monter au 1/8000s (ils n’étaient pas nombreux à l’époque de telle performance : le Minolta 8000si et le Nikon F90), la possibilité de changer les verres de visée complètent le tableau.

Tout était-il parfait pour autant ? Non, personnellement, je trouve la molette de réglage PSAM mal fichue (trop fine) avec le bouton de blocage au milieu qui, finalement, peut être fragile.

Et puis il y a un soucis bien connu, celui des revêtements qui deviennent « collants ». Rien de grave, bien évidemment, juste désagréable au toucher car la poignée semble être « poisseuse ». Pour y remédier, vous trouverez plein d’astuces plus ou moins efficaces sur le Net. Celle que j’ai retenue est l’utilisation d’un produit que l’on utilise pour retirer les résidus de colle : un chiffon non pelucheux, un peu de ce produit et vous frottez le revêtement qui redevient « sec » sans s’abimer. Ça ne coûte pas très cher et ça marche vraiment bien.

L’ergonomie, si elle est proche de ce que nous connaissons, n’égale pas, par exemple, le confort d’un Eos 30, franchement plus proche des productions actuelles.

Mais, si nous ajoutons que le boitier accepte toutes les optiques en monture EF, nous avons là un appareil qui tient toujours parfaitement la route pour des prix riquiquis : comptez environ 30€ pour un bel exemplaire nu et 50€ avec un 24 – 80 ou le 24 – 105 de l’époque.

Ne le boudez pas si vous en trouvez un, c’est non seulement un morceau d’histoire innovante mais une très bonne machine à photographier.

https://collection-appareils.fr/gestion_catalogue/images/1558470617.jpg
source : collection-appareils.fr, Camara, juillet 1998. Intéressant pour comparer les stars de l’époque.

Pour le mode d’emploi, c’est par LA.

Une video d’illustration

Des références : https://en.wikipedia.org/wiki/Canon_EOS_5, https://web.archive.org/web/20150923200243/http://www.canon.com/camera-museum/camera/film/data/1991-1995/1992_eos5_qd.html?lang=us&categ=crn&page=1991-1995, https://global.canon/en/c-museum/product/film159.html en anglais, http://35mm-compact.com/reflex/canon.htm, https://collection-appareils.fr/x/html/appareil-1155-Canon_EOS%205.html en français

Petit résumé de l’histoire Canon :

source : https://blog.michaeldanielho.com/2014/02/canon-and-nikon-posters-decades-of.html

Argentique

L’Olympus AZ-230 Superzoom

Une brocante, une caisse, de la poussière … vous connaissez la suite.

Et donc, après une brève négociation, me voici avec un nouvel appareil dans le sac à dos.

Petit passage par un bon nettoyage de l’appareil et de son petit sac pour que je puisse vous présenter ce drôle d’appareil, pour lequel j’ai aussi le mode d’emploi.

Si sa forme est pour le moins, heu … costaude, il est quand même plutôt dans la norme des appareils de l’époque (il est sorti en 1992), notamment si je le compare au Vivitar Série1 470 PZ

Olympus nous a habitué à des appareils innovants, explorant des chemins alternatifs mais en veillant à proposer de la qualité.

Ainsi, avant celui-ci, venait le AZ-300, considéré comme le premier « bridge », aux formes inhabituelles mais à la fiche technique impressionnante.

Olympus AZ-300 Super Zoom
source : Collection-appareils

Ensuite ils s’aventureront dans la série de Mju, toujours aussi célèbres mais nettement plus … compacts.

Et puis donc ce AZ-230 Superzoom, présenté comme un « compact » automatique.

En fait, réellement tout automatique : du chargement à la mise au point, en passant par le calcul de l’exposition, le décodage de la sensibilité du film (codage DX) … il ne vous reste plus qu’a vous concentrer sur ce que vous voulez capter et il fait le reste.

Pour que vos photos soient réussies, il embarque la technologie suffisante :

  • un zoom 38 – 90 mm
  • qui se déploie à l’allumage et se rétracte à la fermeture
  • possibilité de prise de vue en continu (mode rafale)
  • flash intégré, qui adapte sa puissance à la focale du zoom (p. ex. réduit en cas de position macro)
  • flash qui peut être débrayé si besoin de discrétion
  • autofocus et exposition automatique
  • possibilité de forcer une mesure spot
  • retardateur
  • modes macro permettant une mise au point dès 40cm (contre 60cm en position normale)
  • l’alimentation est confiée à 2 piles CR123

Une petite télécommande à infrarouge (IR) est cachée dans la poignée, qui permet de déclencher l’appareil à distance, par exemple monté sur un trépied (facile pour être sur la photo avec tout le monde sans devoir courir !).

Si son aspect est massif, il offre toutefois une ergonomie intéressante (notamment pour les grandes mains) et confortable.

De petites attentions sont à relever, comme le correcteur dioptrique sur le viseur, toujours bien utile

Le petit écran LCD permet de voir rapidement les éléments sélectionnés, par exemple les commandes du flash, la position « super macro », la mesure spot, le retardateur, la prise de vue en continu, le zoom automatique

Le viseur est clair et s’il ne déborde pas d’informations quand à la prise de vue, il contient les indications utiles, telles celles du flash, un cadre collimaté, les corrections du cadre en cas de photographie en mode macro, la confirmation d’accroche de l’autofocus.

Si vous le mettez sous tension, ne soyez pas effrayé de voir la lettre « E » clignoter : elle indique soit que vous êtes en fin de film, soit qu’il n’y en a pas dans la chambre.

Que dire de plus de cet appareil ?

Si nous sommes loin des compacts réellement compacts, nous avons affaire ici à un appareil costaud, qui tient bien en main, facile à manipuler.

Alors, si vous en trouvez un dans les 10€ avec son sac, sa dragonne et (surtout) sa petite télécommande, craquez, vous ne le regretterez pas et il vous rendra de bons services.

Petite video d’illustration

Pour le mode d’emploi, c’est par LA

Des références : https://camerapedia.fandom.com/wiki/Olympus_AZ-230_Superzoom/Infinity_Zoom_230/IZM_230, http://camera-wiki.org/wiki/Olympus_AZ-230_Superzoom/Infinity_Zoom_230/IZM_230, en anglais, https://collection-appareils.fr/x/html/appareil-6403-Olympus_AZ-230.html, en français.