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Le Mamiya MSX 500

Lors de la présentation du Mamiya NC1000 , je vous avais conté, rapidement, l’histoire de cette marque, beaucoup plus connue pour ses moyens formats que pour ses reflex en 135mm.

Et pourtant, ces appareils ne sont pas inintéressants et il y en a pour toutes les bourses, selon leur degré de sophistication, car ils proposaient quelques solutions originales.

Donc, aujourd’hui, je vais vous écrire quelques lignes sur un entrée de gamme de la marque, le Mamiya MSX 500.

La série des MSX fut lancée par Mamiya en mai 1974, en deux versions, le MSX 500 et le MSX 1000. Vous vous serez douté que la différence de dénomination tient compte de la vitesse d’obturation de l’un et de l’autre.

Cette série marque aussi le retour de Mamiya à la monture en M42, dite « universelle ». Il est vrai que la marque a commis quelques erreurs de positionnement avec ses montures : la XTL, la CS, la Z ont servi chacune des séries d’appareil mais elles n’étaient pas compatibles les unes par rapport aux autres. Ce qui avait le don de mécontenter les clients qui se voyaient contraints de changer à chaque fois leur parc d’optiques s’ils voulaient changer d’appareil.

Toujours est-il que pour cette série, ils en sont revenus à une monture assez commune qui offre le très grand avantage de vous permettre de monter sur le MSX 500 n’importe quel caillou en M42 : du Pentax, du Hellios, du Zeiss, du Mamiya, etc.

Mais pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué ? Ces appareils acceptaient aussi les objectifs spéciaux à vis Mamiya SX qui ont une goupille de verrouillage pour transmettre les informations d’ouverture au boitier pour une mesure à pleine ouverture. Ok, c’est un plus mais ils ne sont pas facile à trouver, et généralement chers.

La fixation d’objectif SX offre une petite spécialité : un petit ergot à ressort vient s’engager dans une fente de l’objectif pour l’immobiliser en rotation. Il ne faut donc pas oublier de presser le bouton chromé sous l’objectif avant de tenter de le dévisser.

Bon, que nous propose t’il d’autre ?

  • par exemple la mesure spot à travers le miroir (TTL) avec une cellule CdS (environ 10% de la surface centrale), qui se fait à pleine ouverture avec les objectifs SX, sinon à ouverture réelle pour les autres
  • ou encore cette astuce pratique qui consiste à tirer légèrement le levier d’armement pour mettre en batterie la cellule (et pour l’éteindre, il faut appuyer sur le bouton au dessus du levier),
  • la sensibilité de la cellule est de 25 à 3200 Asa
  • le sabot du flash est en option (pas livré d’origine sur le MSX 500) et se clipse sur l’oculaire,
  • il y a 2 prises coaxiales pour la synchro flash, qui se fait au 1/60s en synchro X ou 1/30s pour les anciens flashs à lampe
  • sa vitesse d’obturation, vous l’aviez compris, est de 1/500s maximum mais il descend jusqu’à la seconde, plus pause B
  • il possède un compteur de vue avec remise à zéro automatique
  • le viseur est une lentille de Fresnel avec anneau à microprismes entouré d’un dépoli, et une échelle à droite marquée + et – pour la gestion de l’aiguille de la cellule
  • il possède un miroir à retour automatique
  • il est possible de faire des surimpressions – après une première vue, il faut appuyer sur le bouton (semelle) destiné au rembobinage, rembobiner doucement jusqu’à entendre un déclic (ce qui veut dire que vous avez rembobiné sur une seule vue) puis vous réarmez, ce qui fait revenir la vue devant l’obturateur pour une nouvelle prise
  • le déclencheur est doux et peu bruyant
  • par contre, petite mesquinerie destiné à l’entrée de gamme, il n’y a pas de retardateur

Encore un mot sur la cellule

source : appareils photo collection; la cellule est disposée sous le miroir, dans sa partie supérieure. Elle occupe 10% de la surface d’un film 24×36. Elle apparait dans le viseur, en bas (inversion de la vision) sous forme d’un rectangle grisé.
source : Quirkyguywithacamera; vous voyez la « tache » grise de la cellule en bas du viseur, et sur la droite, l’échelle pour le réglage de la cellule avec l’aiguille

Cet appareil est un semi-automatique : après avoir choisi soit une vitesse, soit une ouverture, vous agissez sur l’un ou l’autre des réglages pour amener l’aiguille dans le repère du viseur. Les signes + et – indiquent les limites de sur ou sous exposition possibles

C’est un boitier costaud, tout métallique (environ 950gr avec son 50mm) pas désagréable à prendre en mains (voyez le petit grip en caoutchouc à droite, nouveau pour l’époque et qu’il a emprunté à la série DSX). Comme on dit généralement, « il en jette » par sa carrure et le nom qu’il arbore, qui fait se retourner les personnes qui connaissent un peu la marque et/ou le petit monde de l’argentique.

Revenons néanmoins à la réalité.

C’est un excellent appareil, tout simple comme en il existait quelques uns à l’époque. Il est bien fabriqué et il ne manque pas d’attraits, notamment la qualité de sa cellule, réputée très bonne en son temps.

Il est très simple d’utilisation et mérite le titre d’appareil école. S’il ne vous semble pas sophistiqué, avouez qu’il ne lui manque rien pour délivrer de très bonnes photos (voir des exemples ci-dessous).

Et vous aurez en mains un boitier qui sort des sentiers battus et rebattus … que demander de plus ?

Ah oui, le prix ! Comptez autour des 50€ avec un objectifs de la marque, ou 40€ avec un objectif tiers en M42.

https://i0.wp.com/www.collection-appareils.fr/gestion_catalogue/images/1335295405.jpg?w=695
source : Collection-appareils, Odeon Photo 1974

Petite video d’illustration

Des exemples de photos prises avec l’appareil ICI

Pour le mode d’emploi, c’est par LA

Quelques références utiles : http://camera-wiki.org/wiki/Mamiya_MSX_500, https://web.archive.org/web/20170711091708/http://herron.50megs.com/index.html, http://www.herron.50megs.com/sx.htm, https://quirkyguywithacamera.blogspot.com/2017/03/third-times-charm-mamiya-msx-500.html en anglais, http://www.collection-appareils.fr/x/html/page_standard.php?id_appareil=11451, http://www.app-phot-col.com/photcol/pdfr/T39/2207.pdf en français

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