Les nouveautés en un lieu

Bonjour tout le monde …

Voilà, voilà, … les deux chirurgiens et le kiné viennent de me donner le feu vert pour reprendre le clavier et … les clés de ma voiture, ouf.

Bon, tout n’est pas encore parfait, mais ça évolue de jours en jours.

Il y a déjà quelques articles prêts mais qui manquent de photographies, et c’est bien là le hic : je ne peux pas encore porter des poids de plus d’un kilo, ce qui me limite pour installer le mini studio et certains appareils car dans le temps, on fabriquait en métal les boitiers et les éléments mécaniques.

Donc, encore un peu de patience, je m’organise.

Ceci étant, je vous livre une petite réflexion, glanée lors de la bourse photo à Mortange-du-Nord, sur laquelle je fais vite un aparté.

L’ambiance était des plus sympathique, toute l’équipe du musée A Musée Vous était sur le pont, dans de beaux tabliers marqués Agfa. Une impression d’entrer dans un labo et un magasin à l’ancienne, comme le plupart des visiteurs ont connu et que les plus jeunes découvrent avec plaisir et étonnement. A visiter, pour le frison de la découverte d’un univers particulier.

Quelques vaste tentes étaient placées de part et d’autre du musée et les valeureux exposants nous offraient leurs beaux objets. Il ne faisait pas beau ce jour là et la pluie menaçait d’encore arroser les installations.

Ce fut amusant de retrouver des têtes connues et toujours accueillantes, et d’échanger quelques mots, dont certain sont donc à l’origine de ce billet d’humeur.

En effet, au détour d’une histoire, un ami venu de Coxyde, nous ouvrait les yeux sur un paradoxe : nous sommes dans une époque où l’image est omniprésente et pourtant, qu’en restera-t-il demain ?

A l’époque de l’argentique, au sens large du terme, il y a toujours une trace : celle d’une photographie sur papier, d’une pellicule, une plaque en verre ou en métal.

Des photos qui sont bis-centenaires sont toujours visibles, reproductibles alors que celles de nos appareils modernes sont sous formes de fichiers numériques, sujettes à disparaitre à la moindre erreur de manipulation, au moindre changement de programmes.

Quand bien même les aurions-nous sorties sous forme de photographie avec nos imprimantes dédiées à la photo, le risque de les voir s’évanouir ou se corrompre est toujours très grand.

Sans doute quelques photos officielles de grand personnage sont-elles prévues pour être préservées d’une manière ou une autre, mais ce qui fit le sel de tant d’années de pratique photographique, la photo vernaculaire, quel avenir a-t-elle encore ?

Accumulées au pire dans des smartphones, au mieux dans les cartes mémoires de compacts ou de réflex, qui les regardent encore une fois la prise de vue faite ? Hormis des traces binaires, il ne reste rien d’elles, et ces traces sont bien fragiles.

Au détour de ce raisonnement, je me pose dès lors plusieurs questions : la génération Z et Alpha ne risquent-elles pas de voir des pans entiers de la mémoire collective s’effacer purement et simplement ; comment éviter ce trou dans l’histoire humaine ?

Illustration représentant quatre générations : Gen X (1965-1979), Gen Y (1980-1994), Gen Z (1995-2009) et Gen Alpha (2010-2024) avec des personnages stylisés.

Là, je pense que mon raisonnement va amener quelques commentaires mais pourquoi ne pas revenir à l’argentique in fine ?

Que l’on ne me parle pas de pollution, les avancées en matière de traitement des eaux peuvent les éviter très bien ; la qualité des couchage permet d’éviter le gaspillage des ressources ; les chimies ont bien évolué et peuvent encore être affinées si besoin ; la consommation en eau peut être rationalisée.

Car ne nous voilons pas la face, les serveurs auxquels la plupart des photographes confient leurs images sont des gouffres énergétiques et nos PC personnels requièrent tant de ressources rares dont l’extraction est parfois bien loin de la préoccupation de l’environnement et la protection du personnel que s’en est presque indécent.

Mais J-P, se serait un retour en arrière inacceptable !

A l’aube des années deux-mille, les appareils photo permettaient déjà de fabriquer des photographies d’exception, ils ne leur manquaient qu’un … écran !

Ce qui change avec ceux des années deux-mille vingt c’est le nombre de réglages que l’on peut envisager, la proportion toujours moindre de l’intervention humaine et le fait d’encore et toujours reculer les limites de ce qu’ l’on peut capter, en vitesses ou en luminosité.

N’y a t’il pas moyen de faire un mix de ces approches et de garder le meilleurs pour une photo qui restera, fidèle servante de souvenirs passés ?

Je m’interroge …

Et vous, qu’en pensez-vous ?

Les nouveautés en un lieu

Se faire tirer le portrait, mais pas n’importe comment.

Vous le savez, il y a des personnes que l’on rencontrent et avec qui une sympathie s’installe immédiatement. Celle-ci se traduit même parfois en amitié.

C’est pour cette raison que j’ai envie de vous écrire mon premier nouveau billet – oui, mon épaule et ma main vont mieux, je peux reprendre (presque) normalement le clavier – au sujet de Frédéric, l’auteur inspiré et inspirant de l’ancien site Histoire de photos, devenu Studio argentique.

Logo de Studio Argentique avec un élément graphique stylisé sur fond clair.

Fred est un photographe professionnel de la région lilloise qui, pour des raisons esthétiques, a choisi de travailler plus en argentique qu’en numérique pour ses reportages de mariage, en B2B, en reportages d’illustration.

S’il ne renie pas la facilité du numérique, il a grandit dans les sels d’argent : le site Histoire de photos regorgeaient de trucs et astuces sur les pellicules et leur traitement, notamment.

C’est dire qu’il maitrise toute la chaine de la construction d’une photographie : la prise de vue, le développement fait maison, le tirage sur papier et, restons moderne, la mise sur CD en haute définition des photographies pour un usage ultérieur.

Si donc il vous prenait l’envie de vous faire tirer le portrait par un professionnel qui maitrise son sujet, je pense que vous seriez bien inspiré de vous adresser à lui.

Oui, bon, mais je ne suis pas photogénique, d’abord, et puis, pourquoi faire ?

Ça, c’est la double question à laquelle il est souvent confronté.

Etre photogénique, qu’est-ce que cela veut dire ? Que vous ne ressemblez pas aux personnages en carton que la pub ou les réseaux sociaux, voire les sitcom nous assènent à longueur de temps ? Tant mieux, un photographe sérieux s’intéresse à vous parce que vous êtes … vous ! Avec votre aide et quelques questions judicieuses, vous serez surpris(es) de découvrir ce que votre portrait dit de vous.

Pourquoi faire ? Ah, vaste question … Si vous êtes commerçant et avez besoin que votre image circule ; si vous êtes artiste et que votre image est votre carte de visite ; si vous avez envie que vous et votre famille méritent une photographie qui défie le temps ; si votre équipe mérite une photographie qui illustre ses performances ; si …. vous trouverez bien une occasion pour justifier de faire appel à Frédéric et son Studio Argentique.

Ceci étant, je ne vais pas faire son boulot à sa place, alors je vous invite à parcourir son site et notamment la page qu’il consacre à cet exercice exigeant et particulier du portrait, vous y trouverez toutes les réponses à vos questions et, surtout, son numéro de téléphone.

Soyez raisonnable ou soyez fou, mais faites-vous plaisir …

Les nouveautés en un lieu

A Musée Vous autour de la photographie à Mortagne-du-Nord

Logo du Musée de l'Art Photographique avec un symbole d'objectif coloré et le texte "Musée de l'Art Photographique".

Si tout va bien, le bras en écharpe, je serai à la Bourse-Brocante organisée le jeudi 14 mai par le Musée de l’Art Photographique.

Et j’espère vous y rencontrer, non pas comme vendeur cette fois, mais comme visiteur attentif.

Alors, je résume :

  • Quand : le jeudi 14 mai 2026, de 10h à 17h00
  • Où : Quai des Mouettes 66 à 59158 Mortagne-du-Nord
  • Quoi : visite du musée de l’Art Photographique, expositiion Jeanne Devos, balade découverte du lieu

Sans doute vais-je trouver quelques pépites à vous proposer lorsque je pourrai de nouveau utiliser mon clavier …

A bientôt.

Les nouveautés en un lieu

Une petite pause avant de revenir en meilleure forme …

Une bande dessinée humoristique montrant un patient sur une table d'opération, exprimant son inquiétude au docteur, qui répond de manière comique. Le patient semble détendu malgré la situation.

Chères lectrices, chers lecteurs du site, ces quelques mots pour solliciter votre … patience.

En effet, dès lundi prochain, je vais mettre le site en pause quelques semaines, le temps pour mon médecin de réparer de petites usures et pour mon kiné de remettre la machine en route.

Malheureusement, comme il s’agit du côté droit, je ne pourrai plus écrire mes petites analyses subjectives, et celles qui sont en préparations devront attendre elles aussi des jours plus en forme.

Rassurez-vous, j’ai encore en magasin quelques chouettes trouvailles à partager avec vous mais … patience.

Merci de votre compréhension et à très bientôt.

Un dessin humoristique montrant trois médecins en chirurgie, surpris, avec des bulles de dialogue exprimant l'inquiétude d'un patient et une demande d'arrêter l'autopsie.
Les nouveautés en un lieu

La 10ème Bourse de Villers-Bretonneux, c’est passé …

Affiche de la 10ème Bourse Photo à Villers-Bretonneux avec un kangourou tenant un appareil photo, mentionnant la date et le lieu de l'événement.

Eh oui, pour les éternels distraits, le samedi 21 février, c’est passé !

Ils pourront toujours se rattraper l’an prochain car ce serait dommage de la rater deux fois.

Ceci étant, ils n’auront plus la chance de découvrir l’infatigable Sylvain (Halgand) déguisé – anniversaire oblige – en … kangourou !

Un homme portant un déguisement de cheval orange discute avec un autre homme dans une salle d'exposition.

Petite anecdote, certes, mais qui place l’ambiance de cette journée sous de bons auspices : plaisir de se retrouver entre participants, de revoir des visiteurs sympathiques, des amis, des organisateurs aux petits soins aussi.

Car la Bourse organisée par Collection-appareils est encore une fois une pleine réussite, tant pour les exposants venus d’un peu partout que pour les visiteurs, même venus d’ailleurs, qui découvrent bien souvent de petites perles, des merveilles mécaniques, des surprises d’ingéniosité d’une époque où l’on osait sortir des sentiers battus dans la conception de nos belles machines à photographier.

Les différents stands offraient des boitiers de toutes les époques, de toutes les formes, de tous les formats, le plus souvent à des prix raisonnables (mais quand on aime, on compte moins).

Foule de personnes au salon des photographies, avec des tables chargées d'anciennes caméras et d'images en noir et blanc.

Et puis, et je sais que je l’écris chaque année, les exposants sont des passionnés passionnant, qui auront toujours une anecdote, une histoire, un fait à relier au matériel qu’ils proposent à votre curiosité.

Ici, on peut toucher, faire tourner entre ses mains des objets rares, de collections, ou de plaisirs photographiques simples mais gratifiants.

Pour l’Atelier de JP c’est chaque année l’occasion de revendre les nombreux appareils que vous aurez découvert au fil de vos lectures. Rassurez-vous, il en reste toujours un peu car 2026 est encore une toute nouvelle année et j’ai encore plein de beaux objets photographiques à partager avec vous.

Des animations ont émerveillés les quelques enfants présents, et leurs parents, car la photographie est multiple et fascinante sous toutes ses formes.

Un homme âgé montre des images à deux personnes assises à une table dans un stand, lors d'un événement.

Il me reste à remercier Sylvain et tous les gentils organisateurs de cette belle édition 2026, à leur dire à l’an prochain avec beaucoup de plaisir.

A remercier les nombreux visiteurs du stand pour les échanges agréables que nous avons pu avoir, en espérant que le site répondra aux questions qui n’ont pas été posées.

Bien amicalement, ami(e)s photographes.

Note : 1 sur 5.

Vos commentaires sont les bienvenus, ils aident à faire avancer nos réflexions.

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.

Les nouveautés en un lieu

Martin Parr est toujours dans nos esprits : l’exposition Global Warning

Il y a quelques temps, je vous faisais part de son décès.

Des réactions sont apparues un peu partout pour regretter ce grand photographe humaniste, à la vie féconde et à la production rafraichissante.

Humaniste car il a centré son œuvre sur l’homme, dans sa banalité, ses travers, ses extravagances, ses différences. Pas de jugement ici, juste un regard, plein d’empathie et d’ironie, ce qui pourrait paraître antinomique mais fonctionne ici parfaitement. Conséquence de ce non-sens britannique ?

Il nous reste encore bien présent aussi grâce à ses nombreux livres et à quelques expositions qui sont judicieusement proposées.

Notre ami Patrick a eut l’occasion d’en visiter une à Paris et il nous livre ici le lien vers les photos qu’il a réalisées en hommage à Martin Parr .

Merci à lui de les partager avec nous.

Et voici les coordonnées de cette belle expo, au Jeu de Paume à Paris, ouverte jusqu’au 24 mai 2026

Femme se relaxant au soleil avec des lunettes de soleil, sur une serviette bleue, photographiée par Martin Parr à Benidorm, Espagne, en 1997.

Les nouveautés en un lieu

A vos agendas, Villers Bretonneux, c’est après la St Valentin !

10e bourse photo du site collection-appareils.fr

La Bourse Photo des Amis de Collection-appareils fête cette année ses 10 ans.

10 ans de collection car à l’origine, Sylvain Halgand pensait seulement faire connaître ses appareils, et puis, les amis aidant, le site a pris de l’ampleur et les explications/présentations d’appareils se sont multipliées.

Le site est devenu un incontournable (plus de 15.000 appareils), vous le retrouvez d’ailleurs souvent dans mes références.

Pour alimenter cette passion, cette collection, il faut trouver des appareils, des accessoires, des objets en rapport avec tout ce qui touche à la photographie.

Il y a 10 ans donc, ils ont eu l’idée de créer cette Bourse. Si elle a changé de lieux, aujourd’hui et depuis quelques années, elle a choisit de s’installer dans la grande salle du marché couvert de Villers Bretonneux.

Un lieu idéal, aéré, avec un distributeur de billets pas loin (ça peut toujours être utile), une très bonne boulangerie et – surtout – un vaste parking très facile d’accès et en face de la salle. Tout concourt à faire de cette journée une belle journée.

Affiche pour la 10ème Bourse Photo à Villers-Bretonneux, présentant un kangourou tenant un appareil photo. Informations sur l'événement et un atelier de cyanotype, avec la date et l'adresse.

Alors, en pratique, la 10ème Bourse Photo :

Où ? le marché couvert, rue Général Leclercq 2a, 80800 Villers Bretonneux.

Quand ? le samedi 21 février 2026, de 9h30 à 16h00.

Cette année encore, l’Atelier de JP sera présent (il faut bien que je fasse de la place !) et j’aurai le plaisir de retrouver quelques lecteurs du site – c’est toujours agréable de se voir en vrai – et les autres vendeurs, venus d’un peu partout (Belgique, France Allemagne), puis de papoter avec les Gentils Organisateurs.

Partagez cette info autour de vous et notamment en direction des plus jeunes. Car si ceux-ci s’intéressent de plus en plus aux appareils anciens, nous les voyons rarement sur la Bourse. Or c’est le lieux idéal pour discuter avec des exposants passionnés et passionnants, qui ne refusent jamais de leur laisser prendre en mains les appareils exposés et donnent sans effort des explications utiles à leur maniement, évitant ainsi bien des déboires.

Quatre personnes examinant des pièces d'appareils photo dans un marché ou un événement de vente, à l'intérieur d'une salle au plafond en bois.

Les prix pratiqués reflètent bien souvent la rareté d’un boitier mais vous pourrez trouver des reflex, des moyens formats, des pliants, etc. à des prix tout à fait honnêtes. Toutes les bourses trouveront à se faire plaisir.

Nous vous attendons, avec le sourire et l’envie de vous faire découvrir un monde riche de deux siècles d’expérimentations et d’objets faits pour capturer la lumière.

Les nouveautés en un lieu

C’est reparti …

Vous vous en étiez aperçu, le site a connu quelques soucis ces derniers temps.

La faute semble-t-il a un thème (ce qui habile et règle le contenu du site) devenu obsolète et qui a bugué.

Alors, il faut savoir que je ne suis pas calé en informatique, c’est ce qui fait la force de WordPress : permettre à presque tout le monde de créer son propre site et de le gérer.

Oui mais voilà, en informatique, tout évolue très vite et les méthodes de gestion des sites aussi. Si j’avais bien compris les thèmes précédant (comment ils fonctionnaient et comment les régler), les nouveaux thèmes proposés utilisent une nouvelle structure qui a une logique éloignée de la mienne. Et donc, j’ai tatouillé un moment avant de trouver le nouveau thème qui va servir L’Atelier de JP.

Cette fois, j’ai l’impression que tout fonctionne bien et que le site est stabilisé (encore un ou deux détails à voir avec l’équipe sympathiques des ingénieurs WP).

Cela étant, j’ai dû tout refaire : les menus, les catégories et sous catégories de ceux-ci, la correspondance des articles dans celles-ci.

Donc, si jamais vous découvriez une horreur, faites le moi savoir, que je la corrige au plus vite car j’ai relu et re-relu le tout mais à un moment donné, tout s’embrouille quand on a le nez dedans depuis trop longtemps.

Il me reste à vous souhaiter une agréable lecture et de belles découvertes …

Les nouveautés en un lieu

Martin Parr nous a quitté … bien trop tôt.

Portrait d'un homme aux cheveux bruns, portant une chemise à motifs floraux sur fond flou.

Triste nouvelle que celle-là, Martin Parr, le photographe anglais qui nous faisait aimer une Grande-Bretagne différente, nous a quitté ce samedi 6 décembre.

Sa photographie, colorée, amusante, grinçante, irrévérencieuse, nous racontait l’historie banale de gens normaux mais avec ce ton décalé, peut-être propre à l’humour anglais, qui fit son succès.

C’est son grand-père paternel qui lui fait découvrir la photographie, vers ses 13 ans, et qui lui offrira son premier appareil photo, un Kodak Retinette accompagné d’un livre de 1959, intitulé Instructions to Young Photographers.

A 16 ans, il commence à collectionner les photographes contemporains et se lance dans une première série de photos, consacrées à une boutique de fish and chips. So british.

Il entreprend ensuite des études de photographie, mais son esprit décalé lui vaut presque d’être viré de la Manchester Polytechnic. C’est finalement un travail d’immersion dans le milieu psychiatrique (plus de trois mois), qui lui sauve la mise et confirme qu’il est capable de faire un travail sur un temps long parfaitement maitrisé.

Il obtiendra son diplôme en créant une installation, Home Sweet Home, qui reconstitue sa chambre d’adolescent. Un univers on ne peut plus kitch : papier peint rose, faux feu de bois, fleurs en plastiques, images banales fixées aux murs. Un parfum de banalité bon marché, son univers visuel en devenir.

Photographe d’un centre de vacances, le Butlin’s, alors qu’il est encore aux études, il réalise une première série de photos en noir et blanc où il illustre les loisirs populaires.

Ensuite, avec un ami, ils photographient dans Manchester une rue typiquement victorienne vouée à la démolition. Armé d’un Hasselblad, ils vont photographier les familles et leurs intérieurs de cette rue qui servit de décor dans une série télévisée populaire, Coronation Street.

C’est à cette époque qu’il rencontre Susie Mitchell, qu’il épousera en 1980. Avec elle, il entreprend le projet The Non-Conformists. Ils vont s’immerger pendant 4 ans dans une communauté rurale méthodiste. Susie enregistre les histoires, le quotidiens des habitants tandis que Martin photographie leur quotidien, banal et monotone, ce qui le fascine.

Après leur mariage, ils s’établissent en Irlande et Martin y réalise une série basée sur l’obsession des britanniques pour la météo, Bad Weather, qu’il réalise grâce à un Leica étanche.

Martin Parr s’installe ensuite à Liverpool et se lance dans une nouvelle série, The Last Resort, consacrée à une petite station balnéaire, New Brighton. C’est à cette occasion qu’il quitte le noir et blanc pour la couleur, un choix majeur dans son œuvre.

Difficile de raconter en quelques mots le parcours de cet enfant terrible de la photographie britannique, mais il se consacrera à de nombreuses séries consacrées aux modes de vie des britannique, à l’évolution de la société de consommation, à des satires du quotidien, d’autres à celle du tourisme globalisé, le tourisme de masse. Il égratigne aussi avec jubilation la set-jet désabusée, l’uniformisation mondiale.

Après de nombreuses tribulations, il entre chez Magnum et en sera même président de2013 à 2017.

Il sera présent aux Rencontres d’Arles, grâce à François Hébel, à leur création en 1986. Il y sera ensuite régulièrement invité et sera même le directeur artistique invité des Rencontres de la photographie d’Arles en 2004.

Collectionneur compulsif d’un peu de tout, il possède sans doute la collection de livres sur la photographie la plus importante du monde. Il a compté jusqu’à 30.000 livres sur le sujet. La Tate de Londres lui en rachètera 12.000 pour la fondation Luma de Maja Hoffmann. Ce qui ne l’empêche pas de recommencer à en acheter de nouveau par milliers.

En 2014, il crée à Bristol sa propre fondation, la Martin Parr Foundation. Elle regroupe ses archives photographiques et ses collections de clichés d’autres photographes, surtout anglais et irlandais.

Il publiera de nombreux ouvrages (plus de 120), sera au cœur de très nombreuses expositions, seul ou collectivement. Son œuvre fera l’objet de plusieurs reportages et elle sera reprise par des chanteurs comme Vincent Delerm, qui lui consacre une chanson. Il est entré de plein pied dans la culture populaire.

Que retenir de cette œuvre ?

On pourrait la qualifier de photographie documentaire, mais avec cette approche ironique, qui cultive la dérision. C’est une photographie qui retrace la vie des britanniques, sans fards.

Equipé tout un temps de son Plaubel Makina (moyen format) avec un objectif grand angle (55mm) et de son flash, qu’il utilise même en plein jour, il traque le commun, le dérisoire, le banal, avec son humour particulier.

Il a égratigné la malbouffe, le tourisme de masse, le luxe ostentatoire, le consumérisme exacerbé, l’ennui, les loisirs formatés. Ses couleurs saturées, ses angles d’approche hors norme, sa silhouette souvent mal habillée, son humour so british vont nous manquer.

Il nous restera son œuvre, ses livres, ses expositions pour nous consoler.

Les nouveautés en un lieu

Quand l’histoire se répète : Canon – Nikon – Sony

Préambule.

C’est un long article (en anglais) découvert sur Fstoppers qui m’a fait penser à cet article, dans une époque où décidément les leçons de l’histoire n’ont toujours pas été retenues.

Que ce soit une volonté de retour à des ordres anciens qui ont prouvé toutes leurs horreurs ou des empires qui vacillent, des politiques qui s’égarent, des économies qui se délitent, l’humain a la fâcheuse tendance à se souvenir mais pas à utiliser les leçons pour éviter les erreurs ou le pire.

Ici je parlerai d’une erreur stratégique qui se répète alors qu’elle a déjà emporté quelques fleurons de l’industrie photographique et donc que l’on aurait pu éviter ou en tout cas, amortir.

Mais vous allez comprendre ….

Un peu d’histoire.

Canon – Nikon – Sony, trois grandes marques bien connues et pourtant, je vais commencer par celle de … Kodak.

Cette gigantesque entreprise, née du cerveau fécond d’un génial inventeur, Georges Eastman, a (presque) tout imaginé dans le domaine de la photographie. Du premier appareil photo préchargé (1888), à la commercialisation du premier film sur support souple (1888), le premier papier photo pour l’imagerie médicale (1896), le premier pliant avec un film standard (1897), le premier appareil photo destiné au grand public (Brownie, de 1900 jusque 1980), la première photographie couleur (1935), les premiers films en cassette (1963 – 1972), le premier appareil numérique et la première photographie numérique (1975), elle a monopolisé un empire mondiale sur la photographie. Grâce à une publicité bien rodée et imaginative (you press the button, we do the rest  = vous pressez le bouton, nous faisons le reste), elle s’est imposée partout dans le monde comme fournisseur de film et de papier. La (grosse) majorité de ses revenus provenaient d’ailleurs de cette seule activité.

Engluée dans le confort de ces revenus confortables, elle n’a pas voulu entendre ni envisager à temps les évolutions de la technologie et, elle qui fut pionnière en la matière, elle rate le départ de la photographie dématérialisée ou numérique et ne se diversifie pas à temps. Résultat ? Elle dépose le bilan en 2012 et se place en protection judiciaire pour éviter la faillite totale.

Un autre exemple frappant ? Celui de Polaroid. Là encore, un homme extraordinaire et imaginatif invente le film à développement instantané (1943) et les appareils qui vont avec cette expérience (1948, le Polaroid 95). Tout au long de la vie de Polaroid, les inventions se succèdent comme le temps de pose automatique (1950), la photographie instantanée couleur (1963), un réflex à développement instantané (1972, le SX70), un système de sonar pour calculer la distance (1978), le calcul de la lumière couplé, l’invention d’un film en 8mm à développement instantané, une développeuse intégrée à la lumière du jour de film 24×36, le Polaroid qui parle (1995). Ici aussi une politique marketing inventive pousse la firme dans le monopole de la photo à développement instantané. Ce confortable fauteuil, posé sur des revenus solides font oublier aux dirigeants que la technologie n’est pas figée et eux aussi ratent le tournant de l’épopée numérique. En 2008, elle dépose son bilan.

Source : bible-marques. Une famille au grand complet est réunie autour de la table et pose pour une photo souvenir. Le père cadre tout le monde et à peine a-t-il déclenché l’appareil que sa mère lui demande : « – Où est la photo ? – Il faut porter le film à développer… – Alors pas de photo ? – Maman… – La voilà, ta photo ! ». Elle lui tend alors un Polaroid qu’il utilise aussitôt. Voix off : « Avec le Polaroid 1000, c’est si simple d’avoir de belles photos couleurs en quelques minutes. Polaroid 1000, l’appareil le plus simple du monde ».

Canon – Nikon – Sony

Le monde de Canon et Nikon.

En 2013, le Canon 5D Mark III et le Nikon D800 étaient les appareils les plus vus : leur taille, leur poids, le son de leur miroir en rafale, tout indiquait qu’ils s’agissait bien d’appareils sérieux et dignes de confiance.

Canon et Nikon représentait les 3/4 du marché de la photo et plus encore chez les professionnels. Oui, Pentax fabriquait de bons appareils, Sony n’était pas en reste avec les siens, hérités du savoir-faire Minolta avec la monture A mais ils étaient destinés aux amateurs.

Si vous aviez autour du cou un Canon 1DX ou un Nikon D4, vous étiez un professionnel.

Vous aviez accès à un catalogue complet d’accessoires pensés depuis des décennies de photographes avant vous, vous bénéficiez d’un support technique efficace et, surtout, vous étiez crédible, un vrai photographe !

Cette domination concernait tout l’univers photographique : boitiers, objectifs, flashs, accessoires, centre de services et, surtout, les réseaux des photographes. Si vous étiez dans la photo de sport, vous étiez chez Canon parce que les journalistes des magazines étaient Canon ; si vous étiez dans la photo de mariage, vous étiez Nikon parce que les grands du secteur étaient chez Nikon.

Bien sûr, les deux grands avaient fait une incursion dans le monde des appareils sans miroir (2012), mais l’un avait choisi de le faire avec un APS-C (le Canon M50) et le second avec un capteur encore plus petit, de 1 pouce, pour le Nikon 1 Serie. C’est clair qu’ils réservaient cette technologie aux boitiers pour débutant, pour amateurs, les pros ayant besoin d’un vrai bon gros et lourd appareil !

L’arme secrète de Sony : une longue préparation stratégique.

Et Sony dans tout ça ?

Depuis son rachat de la division Konica-Minolta en 2006, il avait en fait acheté en une fois des décennies d’expertise en optique et la base de ce qui allait devenir son système à monture A, l’ancienne monture Minolta.

Les deux géants ont vu cette entrée dans leur monde comme quelqu’un qui achète son billet dans une pièce qu’il ne connait pas.

Mais dès 2010 Sony expérimentait sur l’α77 le miroir fixe translucide (SLT pour Single-Lens Translucent) parce qu’il possédait déjà d’un autofocus à détection de phase permanente utilisé en vidéo et il avait déjà des viseurs électroniques haute résolution. Avec le α99, il tâtait du plein format. De fait Sony expérimentait déjà l’expérience du viseur électronique et pensait à l’image de manière informatisée alors que Canon et Nikon perfectionnaient encore et toujours le viseur optique.

Puis en 2010 toujours, Sony lancé son système hybride APS-C NEX, construit autour de la monture E, nouvelle et qui deviendra celle de son plein format. Pendant trois ans, ils ont développé un écosystème hybride et ils ont testé le marché, affiné l’expérience utilisateur.

L’α7 n’est donc pas surgi du néant : c’était la fusion bien calculée de la technologie du capteur plein format de la gamme en monture A et de leur système éprouvé de la monture E sans miroir avec les NEX.

Un stand d'exposition présentant une gamme de caméras et d'objectifs Sony Alpha, avec plusieurs appareils photo alignés devant une enseigne Alpha.
La gamme des hybrides Sony 2023

De plus, un autre fait ne doit pas être omis. Sony n’est pas seulement un fabricant d’appareils photo, ils étaient et sont toujours les premiers fournisseurs mondiaux des capteurs numériques. Nikon, par exemple, se fournissait chez eux pour ses réflex.

En matière de Recherche et Développement, Canon et Nikon ne pouvait tout simplement plus égaler Sony

Octobre 2013 : la révolution que personne n’a vu venir.

Alors quand en 2013 Sony lance sur le marché un appareil plein format, comme Canon et Nikon, qui ne pèse que 474gr nu, cela tient de l’impossible ! C’est le Sony α7.

Appareil photo Sony Alpha 7 avec un boîtier noir, affichant un capteur d'image et un design compact.

Mais Sony n’avait pas fini de sonner ses concurrents car non seulement il miniaturisait la taille du boitier mais il repensait même l’univers de l’appareil photo.

Vous allez comprendre : les montures Canon et Nikon ont été développées depuis longtemps (1987 pour la EF de Canon et … 1959 pour la F de Nikon). Ces montures ont été conçues pour des appareils à miroir, ce qui impliquait que l’objectif devait être loin du film ou du capteur ensuite. Ce que l’on appelle la distance de bride était de 44mm pour Canon et 46,5mm pour Nikon.

Or la monture E de Sony n’a une distance de bride que de 18mm puisqu’il n’y a pas de miroir.

Premier avantage, l’appareil peut être moins épais et, second avantage, les objectifs peuvent être plus près du capteur. Et là c’est un autre coup de génie car si on ne sait pas monter un objectif à bride courte sur un boitier à bride longue, l’inverse est vrai, moyennant un adaptateur.

Du coup, avec un adaptateur Metabones, vous pouviez monter tous vos Canon série L sur l’α7, tous vos cailloux Nikon, même de vieux objectifs Leica, des russes, etc. bref tout ce que pouvait couvrir les Metabones (qui évoluaient très vite pour garantir les relais autofocus par exemple).

Image montrant des appareils photo Sony avec des objectifs et des adaptateurs Metabones, accompagnée de texte promotionnel présentant le Speed Booster et l'adaptateur intelligent.

Coup de génie ai-je écris plus haut car de fait, Sony venait de proposer un système professionnel qui pouvait utiliser les objectifs de grande qualité développés depuis des années par les autres. Or on sait que ce qui freine le passage d’une marque à une autre, c’est justement les investissements faits notamment dans les focales qui, in fine, coutent souvent plus cher que l’appareil lui-même.

Et puis, le viseur de l’α7 vous permettait de voir en direct les résultats de vos réglages lors de la prise de vue, alors qu’avec un réflex classique il vous faut regarder a posteriori le résultat de votre image.

Toute l’expérience de Sony dans les caméras de sa marque entrait dans l’appareil photo. Pendant que Canon et Nikon construisaient des appareils optiques raffinés, Sony faisait entrer en ordinateur dans un appareil photo. C’était une révolution !

Les errements des Conseils d’Administration.

Chez Canon et Nikon, il semble bien qu’ils aient largement sous estimé le tsunami en cours.

Pire, ils ont cru que ce petit boitier, moitié moins lourd qu’un vrai appareil professionnel, n’allait pas pouvoir répondre aux besoins des photographes pro : avec leurs gros boitiers, ils offraient la solidité, l’ergonomie, l’autonomie, l’étanchéité et un système fermé d’optiques irremplaçables.

Pour eux il était certain que la taille et le poids vous assurait d’une qualité et d’un sérieux qu’un petit appareil ne pouvait vous donner.

Ensuite, ils étaient persuadés que le catalogue impressionnant de leurs objectifs (plus de 70 chez Canon et plus de 90 chez Nikon), dans lesquels les photographes avaient investi des sommes importantes, resterait un frein puissant contre le changement de marque.

Enfin, surtout chez Canon, ils protégeaient leurs marques phares : ainsi, ils avaient développé une gamme de caméras vidéo pour les cinéastes professionnels et donc bridés les capacités de leur appareil photo en vidéo afin de ne pas se créer de concurrence interne.

Mais ils avaient oublié que si les photographes pro ne se plaignaient pas des 20kg de matériel à transporter c’est parce que, à l’époque, ils n’avaient pas le choix. Or Sony venait de le leur donner ce choix !

Ensuite, Sony n’avait pas un héritage photo ancien à protéger. Ils ont donc intégré leur meilleure technologie vidéo dans les boitiers car la norme était maintenant à la prise de vue hybride (photos et vidéos pour le même photographe pro). Si Canon protégeait encore sa ligne cinéma, Sony offrait les deux.

Pendant ce temps là, Canon développait encore sa gamme APS-C mais prévoyait une monture RF plein format qui serait incompatible avec la M tandis que Nikon développait toujours son Nikon 1 à petit capteur. Décidément, pour eux en ce moment, le sans miroir restait encore cantonné au grand public, à ceux qui n’avaient pas besoin d’un vrai appareil photo.

Plus triste encore, ils ont vu le dessein de Sony (l’hybride plein format professionnel) mais ils ont décidé de l’ignorer, c’étaient eux les précurseurs, les innovateurs tout de même !

La traversée a duré 5 ans.

Pendant 5 ans, Sony occupé seul tout le marché du sans miroir plein format. Et ils ont avancé à marche forcée : en 2014, ils apportaient la stabilisation intégrée sur 5 axes au plein format ; en 2015, ils ont lancé un capteur révolutionnaire à 42Mpx (l’a7R II) et un autofocus amélioré ; en 2017, l’α7R III a ajouté deux emplacements pour cartes, une batterie plus costaude, un autofocus encore plus rapide et à revu l’ergonomie du boitier.

Si leurs premiers objectifs n’étaient pas nombreux ni de la meilleure qualité (ils comptaient sur ceux des autres), en 2016 ils ont lancé la Série G Master et la qualité a fait un bond remarqué. De plus, les fabricants tiers (Sigma, Tamron, Zeiss) se sont engagés dans le monture E avec leurs meilleures gammes.

Canon et Nikon ne s’endormaient pas. En 2017, Nikon lançait sans doute le meilleur reflex numérique de tous les temps, le Nikon D850, qui a remporté de nombreux prix, devant le Sony. Ce qui renforçait encore le biais cognitif de la marque vis-à-vis du sans miroir, à savoir que les professionnels resteraient fidèles au réflex numérique.

C’est en 2018 que Sony a enfoncé le dernier clou. En février, il sortait l’α7 III, spectaculaire : 693 points de mise au point automatique à détection de phase couvrant 93 % du cadre ; un système Eye-AF capable de suivre l’œil d’un sujet même lorsqu’il tournait la tête ; une prise de vue en rafale de 10 ips avec suivi AF continu ; deux emplacements pour carte SD pour la sauvegarde et le débordement ; possibilité de filmer en suréchantillonnage 4K depuis toute la largeur du capteur à 24p (1,2× recadrage à 30p). Et, cerise sur le marteau, au lancement, il ne coûtait que +/- 2 000 € en boîtier seul (soit près de +/- 1 500 € de moins que le Canon 5D Mark IV).

Un appareil photo Sony a7 III placé sur une table, accompagné d'une batterie et d'un objectif.

Avec lui, le professionnel pouvait filmer une cérémonie en 10i/s avec Eye-AF en vérifiant que chaque image était nette, puis il pouvait passer à la vidéo 4k lors de la réception et ce avec une qualité d’image époustouflante et avec un boitier très discret.

Dès ce moment, Sony ne vendait plus un appareil photo mais un système complet et mature capable de gérer n’importe quelle mission professionnelle.

Un grand moment de panique.

Canonn et Nikon se devaient de réagir mais ils ne l’ont fait qu’en … 2018.

Canon lançait l’Eos R tandis que Nikon lançait les Z6 et Z7, trois appareils plein format sans miroir destinés à concurrencer Sony de front.

A gauche, le Canon R ; à droite, les Nikon Z6 et Z7

De prime abord, ils semblaient compétitifs : le Canon R possédait un capteur de 30Mpx et toute la science des couleurs de la marque, tandis que Nikon proposait 45,7Mpx avec son Z7 et la qualité légendaire de construction du boitier. Ils ont aussi bien appuyé sur les qualités de leurs nouvelles montures, la RF et la Z.

Cependant, quand les critiques et les professionnels ont testé ces appareils, ils ont dû se rendre à l’évidence : Canon et Nikon venaient juste de reproduire ce que l’α7 originel proposait en … 2013. Et Sony en était à la troisième itération du nom !

Que leur reprochait-on ?

Tant le Canon R que les deux Nikon Z n’offraient qu’un emplacement pour carte SD ; l’α7 III en avait deux.

L’autofocus du Canon R, même s’il était bon, ne parvenait pas à concurrencer les 693 points du Sony ni le très sophistiqué suivi Eye-AF, et ne parlons pas de la vidéo, inadaptée pour des travaux professionnels.

Les deux Nikon, surtout le Z7, étaient meilleures que le Canon R mais leur mise au point automatique était clairement à la traine par rapport au Sony α7 III.

Enfin, tous les deux ont lancé ces appareils sans les étoffer d’une gamme sérieuse d’objectifs dédiés aux nouvelles montures. Mais ils proposaient des adaptateurs pour leurs anciennes gamme d’objectifs … comme Sony l’avait fait, en 2013.

Dès lors, les professionnels qui espéraient que Canon et Nikon sortent des nouveautés capables de concurrencer le nouveau venu, ont finalement acheté … Sony.

Et finalement ?

La force des deux constructeurs historiques fut de réagir très rapidement, enfin : en 2020, Canon sortait les R5 et R6 qui gommaient les erreurs du Canon R et ajoutait la vidéo en 8k, impressionnante. Nikon ripostait avec le Z6 II et Z7 II, eux aussi avec deux emplacements pour cartes et des corrections importantes. Puis, ils ont ajouté les impressionnants Z8 et Z9. Ils prouvaient qu’ils étaient capables de produire des reflex sans miroir capables de rivaliser directement avec le modèle phare de Sony, le α1.

De nos jours, Canon a été le plus agressif et les chiffes récents montrent qu’ils ont rattrapé Sony, voire qu’ils l’ont dépassé sur certains marchés. Mais cela reste une guerre à trois impressionnante.

Toutefois, Nikon et Canon ne pourront sans doute jamais récupérer les 5 années perdues : Sony en a profité pour construire un écosystème qui reste à ce jour le plus complet dans les appareils sans miroir ; ils ont une des gammes d’objectifs natifs la plus complètes et, surtout, les fabricants tiers comme Sigma et Tamron leur apporte leur soutien et ne s’ouvrent que lentement aux objectifs des rivaux.

Mais, et c’est sans doute le plus important dans cette histoire, toute une génération de photographe est entrée sur le marché professionnel en s’équipant chez Sony et ils ont construit leur business sur la monture E.

Quelle leçon retenir de cette histoire ?

Si une révolution se prépare, ne vous endormez pas !

Dites-vous bien que l’histoire du Sony α7 s’étend bien au delà de la sphère des seuls appareils photo. De fait, c’est un cours magistral sur les dangers de la pensée en place face aux perturbations.

Sony a compris quelque chose que Canon et Nikon n’ont pas compris : le marché des appareils photo était en pleine transformation. Il ne s’agissait pas seulement de passer des miroirs aux hybrides. Il s’agissait de passer des instruments optiques à la photographie informatique. Des appareils photo à usage unique aux outils hybrides. Des systèmes basés sur des technologies héritées aux plateformes conçues pour l’avenir. (Alex Coke)

Car comme je le signalais dans un peu d’hsitoire, celle-ci s’est répétée, comme chez Kodak, comme chez Polaroid, pour ne rester que dans notre domaine, celui de la photographie.

Canon et Nikon avaient toutes les cartes en mains : la reconnaissance de leurs marques, le réseaux des revendeurs, les budgets pour un bon marketing, des années d’expertise reconnue. S’ils avaient pris la menace Sony au sérieux en 2013 et répondu au plus tard en 2014 – 2015 peut-être la face de l’histoire eut pu être différente. Car il ne faut pas oublier que Sony c’est un empire étendu dans d’autres domaines, qui font d’énormes bénéfices. Si la concurrence avait été rude et rapidement compétitive, qui sait s’ils n’auraient pas abandonné le marché ?

Mais non, ils ont attendus, persuadés que les clients allaient leur rester fidèles. Comme Kodak et Polaroid avant eux, ils ne se sont réveillés que lorsqu’ils ont vu que le sol se déplaçait sous leur pieds !

Ils n’ont pas perdu la guerre, ils étaient assez forts, mais une grande bataille, idéologique : maintenant ils vont devoir encore se battre pour récupérer un terrain qu’ils n’auraient jamais du perdre.

Car si vous regardez maintenant les coulisses des jeux Olympiques, par exemple, vous verrez autant d’appareils noirs aux objectifs blancs que de réflex noirs et rouges aux objectifs dorés, que de sans miroir noirs avec une bague orange autour des mêmes objectifs.

Conclusion.

Cette (longue) histoire prouve une fois de plus que l’on retient rarement les leçons du passé car il faut aussi du courage pour penser autrement, pour accepter de voir les choses sous un angle différent et ne pas se contenter de se reposer sur des acquis, certes confortables mais illusoires sur le long terme, surtout lorsque l’on est une entreprise.

Au delà de tout ceci, revenons au sujet des appareils qui nous préoccupent : les Canon gardent leur ergonomie et la limpidité de leurs menus, toujours pas égalée ; les Nikon, eux, assurent toujours une construction irréprochable et une ergonomie elle aussi agréable. Pour ma part, je pose à leur sujet un constat qui est comme une porte ouverte que l’on enfonce : ces appareils sont construits sur un modèle ancien, celui de répondre aux attentes des photographes et pour les photographes. Chez Nikon, plus encore que chez Canon, on écoute les professionnels et on ajuste par petites touches les corrections nécessaires.

Par contre, chez Sony, ce sont des appareils conçus par des ingénieurs pour des photographes. Cette vision a permis les avancées que nous avons vues car ils ont eu le culot de faire entrer des ordinateurs dans le corps d’un réflex, ce que les autres avaient entrevu sans y croire vraiment. Leurs boitiers sont très bien construits, agréables mais sans cette ergonomie peaufinée par des années de pratique photographique (j’aime toujours mieux celle du α99 que du α7). Et leurs menus, s’ils commencent à s’améliorer, restent complexes et d’une logique pas toujours évidente.

Pour avoir utilisés les trois marques, si je me rallie à la thèse défendue ci-avant, je reste un utilisateur conquis des Canons, en espérant toujours qu’ils aient retenu la leçon car, et c’est un avis tout à fait personnel, je trouve qu’ils ont déjà fait des erreurs en ne s’engageant pas assez dans des compacts avec viseurs et de qualité, ce que Fuji a fait avec intelligence, jouant en plus sur le côté néo rétro qui plait de nos jours.

Regardons bien : Olympus (enfin, OM System maintenant), Fuji donc, Nikon même, ont tous dans leur gamme un ou des appareils avec cet aspect qui hésite entre tendre nostalgie et modernité. Pas Canon !

Ce n’est sans doute pas obligatoire mais ils ont dans leurs souvenirs assez de belles machines à faire revivre, un peu.

Et vous, vous en pensez quoi ?

Des références.

https://fstoppers.com/historical/how-sony-ate-canon-and-nikons-lunch-five-year-head-start-changed-photography-715672?mc_cid=0a23488292&mc_eid=f0718e2f21, en anglais ; https://fr.wikipedia.org/wiki/Kodak, https://phototrend.fr/2020/12/kodak-ascension-chute-empire-photo/, https://independent-photo.com/fr/magazine/marques-historiques-Kodak/, https://phototrend.fr/2020/12/kodak-ascension-chute-empire-photo/, https://www.generation-nt.com/actualites/kodak-faillite-photo-dette-histoire-2061277, https://fr.wikipedia.org/wiki/Polaroid_Corporation, https://www.declenchermalin.com/histoire-de-la-photographie/histoire-du-polaroid/, https://www.nationalgeographic.fr/histoire/culture-generale-etats-unis-meroe-marston-morse-la-visionnaire-qui-a-fait-du-polaroid-un-objet-culturel en français

Les nouveautés en un lieu

Un bon nettoyage et enfin prêt !

Voilà, voilà … après une semaine intensive de remise en question, de grand nettoyage, de nouveaux réglages, de restructuration, de refonte des menus, articles et pages, je pense que le site est de nouveau prêt pour vous offrir ce que vous en attendez.

Bureau moderne avec un ordinateur Apple, un clavier, une souris et une plante, éclairé par une lampe de bureau.

Après une erreur de manipulation de ma part – et le pire, c’est que je ne sais toujours pas comment ni quoi ! – le site ne vous présentait plus qu’un menu raccourci des deux tiers.

A moins que de chercher un appareils bien précis, via la recherche rapide, il vous était impossible de parcourir la totalité des menus et de découvrir le petit monde des appareils anciens que je proposais à votre curiosité bien légitime.

C’est remis en état, avec des simplifications pour vous garantir une navigation agréable.

En quelques images, le mode d’emploi de l’Atelier de JP :

Aperçu d'une interface de site web avec des sections pour la sélection de la langue, des articles récents et une fonction de recherche rapide, sur un fond qui évoque la photographie.
Menu du site avec différentes rubriques et options de sous-menu, incluant des catégories telles que 'Accueil', 'Les nouveautés' et 'Contact'.
Capture d'écran du menu du site avec des options sur le matériel photographique et des notices explicatives.

Le propre d’un site est d’évoluer, vous vous en rendez compte entre la présentation des premiers articles et les derniers que j’y dépose.

Bien évidemment, et dans la mesure de mes modestes connaissances informatiques, je suis ouvert à toutes propositions utiles pour rendre la navigation encore plus fluide, si besoin. Le formulaire de contact et les commentaires sont là pour vous permettre de vous exprimer. Et je mets un point d’honneur à répondre le plus rapidement possible à chacun.

De nouveaux articles vont venir assouvir votre curiosité, au fur et à mesure de mes trouvailles et coups de cœur.

Et au sujet des articles, quelques mots encore sur le bandeau de titre : avez-vous remarqué que vous pouviez cliquer sur les différents titres soulignés, lorsque votre souris le survole, pour arriver directement à la rubrique qui vous intéresse ?

Bandeau de titre avec des liens rapides vers différentes sections du site, sur un fond jaune.

Bonne (re)découverte et bonne lecture.

Les nouveautés en un lieu

(Re)découvrir l’argentique ?

Lorsque je suis sur une brocante ou une foire spécialisée et que je présente des appareils à la vente, nombreux sont ceux qui viennent d’abord pour des informations car ils ont (re)découvert chez eux ou un proche un des appareils exposés.

C’est de bonne guerre, où voulez-vous aller chercher ces explications si ce n’est auprès des personnes qui en vendent par passion ?

Ensuite, il y a ceux qui voudraient s’initier à ces techniques qu’ils ne connaissent pas (souvent les moins de 30 ans) et qui leur semble si éloignée de leur monde digital.

Là c’est parfois plus compliqué et plus frustrant car comment transmettre une passion en quelques minutes, interrompues souvent par d’autres questions de potentiels acheteurs ?

Et puis, il faut être honnête nous pouvons insuffler une envie, conforter une idée qui va se concrétiser par l’achat d’un boitier argentique, voire initier le désir de passer à un autre format pour ceux qui ont déjà fait un premier pas mais nous ne pouvons pas accompagner vraiment la démarche plus longtemps que celle d’une discussion sur le stand.

La grand majorité des exposants se reconnaitront, je pense, dans ces quelques lignes.

Et pour ceux qui cherchent encore des explications sur le fonctionnement de tels ou tels appareils, il existe des sites comme le mien, qui tentent de répondre aux plus grands nombres.

Cependant, pour les autres qui aimeraient eux en connaître plus sur la pratique de l’argentique, c’est plus compliqué. Si vous vous en souvenez, j’ai commis un article à ce sujet, LA.

En résumé, j’y écrivais que sur le Net on pouvait trouver quelques sites vraiment bien faits et utiles mais qu’il était souvent compliqué d’éviter ceux qui sont de véritables catastrophes dont le seul but est de vous soutirer de l’argent. Puis je recommandais, lors de brocantes, dans les vide-greniers, les bibliothèques, les Emmaüs ou Oxfam (liste non exhaustive) de chercher d’anciens livres qui traitaient de l’argentique, des méthodes de tirages, de conseils sur l’utilisation de tel ou tel matériel de l’époque. On y apprend une foule de choses utiles. J’en ai quelques uns qui m’aident bien dans la rédaction des articles que vous lisez sur le site.

Oui, je sais, ils ne sont pas toujours attrayant, en N/B, sur du papier qui a jauni, mais ils sont le reflet des préoccupations des photographes ou apprentis photographes d’un moment. Evitez toutefois les livres trop généralistes du style des collections des tels ou tels types de photographie (exemple : l’encyclopédie de la photo de paysage, de nu, de sport, etc.).

Enfin, le meilleur conseil que je puisse vous donner c’est de sortir avec des personnes qui maitrisent ces appareils et ces techniques : prendre le temps d’une balade (au moins) pour comprendre les réglages, la lecture de la lumière, quelques trucs et ficelles expliqués en direct.

Peut-être certains Clubs photo le font-ils encore ou pourrait l’inscrire à leur programme. Personnellement, et pour l’avoir testé, je recommande les sorties accompagnées, c’est tellement riche en expériences.

Hélas en Belgique, je crains que cela n’existe plus mais dans les Hauts de France, dans la région lilloise il existe Studio Argentique qui propose encore ce genre de balades-découvertes, outre les articles qu’il consacre sur son blog à ce médium qu’il maitrise parfaitement.

C’est à Tournai – car notre ami franchit aisément la frontière – que j’ai eu l’occasion de faire une jolie balade avec Frédéric Laurent, le GO (génial organisateur) de cette sortie. Armé de son vieux Nikon et moi du mien, nous avons déambulé dans les rues anciennes de la ville, avec de nombreux arrêts pour découvrir tels ou tels coins pittoresques et avec ses explications précises sur des réglages, fonction de la lumière, de la profondeur de champ, de la vitesse voulue.

Un vrai parcours initiatique captivant où le temps reprend sa place car le résultat de cette balade ne sera visible que quelques jours plus tard, après le développement et le tirage des photos, évidemment. Un must !

Ici je vais rependre texto les phrases de Fred, car elles sont le reflet de son style : l’apprentissage ne se fait jamais en un jour et cette persévérance en vaut toujours la peine.

C’est exactement ce qu’il veut vous transmettre : acceptez vos erreurs, pratiquez sans relâche, et laissez le temps faire son œuvre.

Alors, et si vous vous laissiez tenter ?

Logo du Studio Argentique sur fond blanc, représentant un photographe en noir et blanc.

Les nouveautés en un lieu

En panne d’inspiration photographique ?

Vous le savez, si j’aime à découvrir ces vieux boitiers que je vous présente assez régulièrement, c’est aussi parce que je suis photographe.

Et comme tout photographe, j’ai parfois des moments de doute, des envies de ne rien faire, une perte de sensations face à la lumière, …

Dans ces cas-là, je cherche des solutions pour me rebooster le moral et l’envie de reprendre un appareil et de sortir.

Et là, je crois bien que j’ai trouvé l’article qui va vous faire du bien aussi, loin des poncifs habituels, des réponses Instagram, des influenceurs influencés.

C’est à Studio Argentique que je dois cette belle découverte et à l’ami Frédéric Laurent.

Logo de Studio Argentique, représentant une silhouette sur fond noir avec le texte 'Studio Argentique' en caractères clairs.

Voici le lien qui, je l’espère, va vous redonner le plaisir de photographier : Quand l’inspiration photographique s’évapore : sortir de la routine créative

Là, pas de recettes miracles, de trucs infaillibles, juste du bon sens et quelques rappels utiles de bonnes pratiques, car comme l’écrit Fred : Car au fond, l’inspiration ne se trouve pas : elle se cultive.

Belle découverte n’est-ce pas ?

Les nouveautés en un lieu

Nostalgie … j’ai retrouvé mon tout premier appareil photo !

Lorsque l’on doit vider la maison de ses parents, décédés, on se doute que l’on va, tôt ou tard, tomber sur des morceaux de nostalgie, des souvenirs accrochés parfois à des objets tout simples, des cadeaux qui vous ont marqué, des livres oubliés.

Ici, au détour d’un énième visite dans le capharnaüm dû au syndrome de Diogène (ou syllogomanie, c’est-à-dire le fait, entre autre, d’accumuler des objets), j’ouvre une boite marquée pulls d’hiver et, à côté de matériel de couture, je trouve un petit appareil photo avec son flash.

Et là je revois un matin de Saint Nicolas où mes parents nous offrent, à mon frère et moi, chacun un petit appareil photo, dans leurs boîtes de plastique, avec un film 126 et un petit flash à monter sur le dessus, avec une boite d’ampoules …

Emotion, rappel de ces instants de bonheur tout simple, cette envie de mettre tout de suite le flash sur l’appareil, la cassette de film à l’intérieur et prendre en photo les parents qui sourient.

Peut-être vais-je retrouver ces photos, ou les négatifs. Deuxième choc en perspective !

Oh, il n’a rien d’exceptionnel, pas même de marque, juste une inscription instant load, due sûrement au fait qu’il se chargeait facilement avec le film 126 et deux inscriptions en allemand pour le verrou commandant l’ouverture du dos.

Deux ouvertures : soleil ou nuage et la position flash. Pas de réglage de distance, c’est un fix focus. Pas d’indication non plus quand à l’ouverture ni la vitesse, unique de l’engin. Sans doute un 40mm ouvrant à f11 car le viseur, tout simple, sans marques ni cadre, donne à peu près la vision normale de la scène.

Notez que si aujourd’hui je me pose ces questions, à l’époque seul comptait le plaisir d’actionner le déclencheur, un simple curseur à descendre, monté sur le pourtour de l’objectif.

Je ne sais plus combien de photos j’ai pu prendre avec cet appareil rudimentaire, mais j’ai le sentiment qu’il m’a laissé l’envie de photographier.

Plus tard, j’emprunterai le Canon FTb des parents ou leur Rollei 35, avant d’acheter en Andorre (pas de taxe à l’époque) mon Fuji ST 605, que je vous ai déjà présenté.

Moments d’émotions …

Les nouveautés en un lieu

C’est quel appareil dans ce film ?

Ah, vaste question, que l’on se pose régulièrement en voyant des acteurs l’œil visé à un appareil photo.

Parfois même la chose peut faire sourire car on se demande s’ils ont déjà vu un appareil photo autre que celui de leur téléphone dit intelligent.

heu … on lui dit que les viseurs sont sur le dessus ? Before dawn, de Jordon Prince-Wright (2024)

D’autres, dans un soucis d’esthétisme mal placé, utilisent des appareils dans un élément qui n’est pas le leur.
un Nikonos V dans un désert, c’est peu habituel pour cet appareil conçu pour être … sous l’eau. Stargate, de Roland Emmerich (1994).

Je pense que vous avez compris l’idée.

Et je m’en voudrais de ne pas vous citer ma source, pour que vous aussi puissiez vous amuser pour retrouver des bourdes, des réponses à vos questions pour tel ou tel film, … bref, vous faire plaisir à découvrir ce travail de fourmi réalisé ICI.

Moi, je dis chapeau et j’y jette un œil amusé à chaque fois.