Le Zinc du photographe

Premières sorties avec le Lumix GX80

Hé oui, sorties avec « s » car je l’ai baladé deux fois, histoire de voir se qu’il vaut sur le terrain.

Tout d’abord, une brocante, à Enghien et ensuite à Lille. Deux sorties par beau temps, un peu de foule et beaucoup de … masques, vilain virus oblige !

Alors, premiers constats ? Le Lumix GX80 est chouette mais pas parfait ….

Passons aux aspects réjouissants :

  • en mode silencieux, il est absolument … silencieux (obturateur électronique)
  • il tient dans la main, ce qui le rend très discret
  • lorsque le repose pouce est placé, il est très agréable à porter
  • il est très réactif et l’autofocus est rapide, précis
  • selon le réglage choisi, les couleurs sont top
  • monté avec le 14mm (équivalent 28mm en 24×36), il tient dans la poche d’une veste ou d’un short
  • sa construction est qualitative
  • l’écran est très clair, aux couleurs fidèles, avec toutes les infos dont vous pouvez avoir besoin
  • et il est tactile (et très réactif)
  • l’oculaire est doté d’un détecteur, qui éteint l’écran lorsque vous approchez votre œil,
  • oculaire très clair et bien visible
  • vous pouvez paramétrer un horizon (bien pratique si comme moi vous êtes toujours de travers)
  • et vous pouvez paramétrer différents types de grilles pour faciliter la composition
  • le déclencheur à mis course garde la mémoire de l’exposition sélectionnée, ce qui permet un recadrage facilité

Ensuite, ce qui fâche :

  • pourquoi diable indiquer, sur la carrosserie de l’appareil, toutes les fonctions dans un gris si terne qu’en cas de base lumière ou grand soleil on ne sache rien lire ? Des lettres blanches, bien visibles, rendent toujours de bien meilleurs services
  • l’écran est bien défini mais (comme tous les écrans) totalement illisible par grand soleil
  • l’écran se déplie vers le haut et le bas mais pas latéralement, ce qui limite parfois les prises de vues originales – enfin, ça ne les empêche pas mais sans maîtrise du résultat
  • les menus n’ont pas encore la fluidité et la cohérence des produits Canon mais ils sont déjà bien mieux que ceux de Fuji ou Sony
  • l’appareil manque de grip : la poignée avant est trop peu creusée et pas de repose pouce à l’arrière. Il me restait un repose pouce à insérer dans la griffe porte flash et ça change tout !
  • son autonomie est courte, il faut absolument prévoir au moins deux batteries de rechange en cas de sortie un peu longue
  • un traitement tout temps aurait été un must

En conclusion très parcellaire, je pense que c’est un bon appareil. Je vous avoue n’avoir pas encore fait le tri des photos prises mais – promis- j’en poste quelques unes bientôt- ce que j’ai déjà pu apercevoir me semble très bon.

Voilà, je viens de terminer le tri et l’édition des photos avec Luminar 4.3 (28/07/2020) Je vous les livre en partie, le reste sera sur mon autre site, dédié à la photo de rue et sur le compte Flickr.

Et, en résumé, tout le bien que je pensais de ce petit Lumix s’est confirmé. Je n’ai pas dû corriger beaucoup les fichiers RW2, les couleurs étaient bien équilibrées, les tons justes, les hautes lumières bien maîtrisées, tout comme les ombres.

Je ne regrette pas cet achat, il répond à mes attentes, même si la perfection n’est pas de ce monde.

Le Lumix DMC-GX80 (c’est son vrai nom complet) va rejoindre mon sac « spécial photo de rue », ou une poche si j’ai envie de voyager très léger !

Le Zinc du photographe

Lumix GX80

Vous le savez, vous qui me suivez, je cherche encore et toujours un Saint Graal photographique pour la photo de rue …

Du moins, en numérique. En argentique, j’ai adopté le Zeiss Ikon ZM.

J’avais opté, finalement, pour le Canon EOS 50M, petit hybride sympa, équipé soit d’un EF M 22mm ou du EF M 18-55mm.

C’est un chouette appareil, facile, léger, dans l’excellente tradition Canon.

Mais pourquoi diable, chez eux, ne font-ils pas un appareil dans la veine des Fuji X100 ou Fuji EX Pro ?

C’est à dire des télémétriques, qui peuvent se muer en télémétriques hybrides. Vous me direz qu’ils en ont mais aucun avec viseur intégré … et c’est dommage.

Le Fuji X100V est hors de prix (1500€) et un Fuji X2 Pro se négocie encore autour des 900€. C’est encore trop.

Les Sony sont très bons mais je n’aime pas leurs menus à rallonge, qui sont loin d’être faciles et logiques.

Il restait alors éventuellement l’alternative de l’Olympus Pen F, qui est excellent et qui est en 4/3.

Depuis l’annonce de la vente de la branche photo de la marque, il s’en trouve quelques uns, à prix qui deviennent intéressants. Donc il n’est pas dit qu’ un jour, …

Finalement, j’ai porté mon choix sur le cousin de l’Olympus, le Panasonic Lumix GX80.

Il est plus « léger » au niveau des instruments de contrôle, par rapport à un Pen F, mais il a tout ce qu’il faut, sans des menus trop alambiqués et, chose que je vais découvrir, il n’a pas de filtre passe-bas sur le capteur.

Ne me demandez pas ce que ça veut dire mais, en gros (et si j’en crois le fabricant), ça permet d’avoir un meilleur rendu des couleurs sans empiéter sur la qualité des photos. A voir donc …

Celui que j’ai acheté (via un site de seconde main belge) m’a été livré avec sa boîte et tous ses accessoires, dont aussi un magnifique 25 mm f1;1,7 (équivalent 50 mm en 24×36) et un minuscule 12 – 32 mm f3,5 – 5,6 (soit un équivalent 24 – 64 en 24×36), qui fait tenir l’appareil dans une poche. Auxquels j’ai ajouté un Lumix 14 mm f2,5 (soit un équivalent 28 mm en 24×36), qui remplacera le 25 mm dont je ne me sers pas. C’est aussi un objectif pancake, qui permet de gagner en compacité. C’est utile en photo de rue.

Au sujet des objectifs, je pourrai monter les objectifs Olympus et Panasonic, dont les parait-il excellents série L, construits en collaboration avec Leitz (Leica). Et chez les fabricants tiers, comme Sigma. Quoique là, j’ai trouvé ce qu’il me fallait. Me restait plus qu’à commander des filtres neutres pour protéger le tout (en 46mm et 37mm), ce que j’ai fait ce matin, chez Hoya.

Bref, j’ai parcouru le mode d’emploi (heureusement pas trop gros), réglé l’appareil à ma façon, enregistré le tout sur le site de Panasonic et mis une carte de 32Gb (fournie avec l’appareil, merci Adem).

Il ne me reste plus qu’à le tester dans la rue pour vous dire ce que j’en pense et vous montrer les images prises.

A bientôt.

Comme d’habitude, si vous voulez en savoir plus sur l’appareil, voici le lien vers le site Panasonic

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Récapitulatif de mes appareils (novembre 2020)

Le récapitulatif que je vous présente ici est celui des appareils que j’utilise vraiment régulièrement.

J’ai encore quelques pépites dans mes armoires, que je sors au fur et à mesure de mes envies d’essais, tests et autres comparaisons, toujours très subjectives, mais c’est plus pour le plaisir de découvrir ces quelques belles machines – et pourtant je ne suis pas collectionneur, je vous assure !

Donc, ceux que je vous présente ici sont mes appareils de « tous les jours ».

En photo de rue :

  • Lumix GX9 + 14 mm f1:2,5 (28mm en 24×36)
  • Leica M5
  • Ricoh R1 (argentique) focale fixe 30 mm f1:3,5

En photo de paysage, urbaine, portrait :

  • Canon Eos 6D
  • Canon 7D
  • Canon Eos 30 (argentique)

Avec ces trois Canon Eos, des objectifs de la marque :

  • EF 17 – 40 mm f1:4 série L,
  • EF 24 – 70 mm f1:2,8 constant série L,
  • EF 70 – 200 mm f1:4 série L,
  • EF 70 – 300 f1:4 -5,6 IS USM
  • EF 28 – 80 f1:3,5 – 5,6 autofocus
  • et un doubleur de focale Kenko (x2)

Pour les autres :

  • Mamya 645 Super (argentique) 4,5×6
  • Kodak Classic Smile (instantané) 89x108mm ZeroInk

Parfois je me dis que ce qui est fatiguant c’est de penser à ces appareils électroniques dont je sais que les jours sont comptés. Parce que les obturateurs ont été prévus pour X milliers de déclenchements et puis … on ne sait pas, sauf à – peut-être – devoir passer par le SAV, pour autant que le coût de la réparation ne dépasse pas la valeur de l’appareil et/ou que les pièces soient encore disponibles.

Avec les anciens appareils argentiques la question se pose sous une autre forme : jusqu’à quand fabriquera t’on encore les pellicules pour les alimenter ? Au rythme ou certaines disparaissent, ça fait peur.

Jamais je pense, depuis l’invention de la photographie, les industriels n’ont aussi bien orchestré l’obsolescence programmée de leurs appareils, obligeant à toujours faire « évoluer » son parc, pas seulement pour rester au goût du jour mais tout simplement pour pouvoir continuer à photographier.

A l’époque de l’argentique, ne nous leurrons pas, la bataille marketing faisait aussi rage et les nouveaux produits sortaient aussi régulièrement, mais pas au rythme d’aujourd’hui (Canon aura attendu 10 ans avant de remplacer son fleuron, le F-1 p. ex.). Et il n’était pas rare qu’un photographe garde son appareil dix, vingt ans sans que ses photos n’en pâtissent. Les réglages étaient toujours liés au triangle de l’exposition, point barre ! Mais il savait s’en servir et comprendre la lumière, plutôt que les 500 pages de réglages des appareils « modernes ».