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Un objet bien utile, une cellule Sekonic Studio Deluxe.

Préambule.

Zut, elle a failli tomber ! Il faut dire que ça fait un moment que je la déplace ça et là en me disant qu’il faut lui consacrer un article … et vous savez comment c’est dans ces cas-là, on reporte, on reporte …

Mais si je veux lui éviter un sort funeste et la ranger dans un endroit sûr ou, mieux, dans le sac photo, je vais m’y mettre aujourd’hui.

Car on l’oublie souvent, mais avoir une cellule externe performante est souvent un atout précieux en photo argentique, tous les anciens appareils n’étant pas pourvu d’un tel accessoire, ou il est en panne, à cause du temps passé.

Car oui, aujourd’hui je vais vous présenter une cellule à main, mais pas n’importe laquelle car celle-ci est une véritable légende : pensez-donc, celle que l’on surnomme affectueusement la Studio a fait ses premiers pas en 1957 et elle est la réplique d’une cellule américaine née au début des années ’40.

Un peu d’histoire.

Le pilier sur lequel repose la photographie est un triangle équilatéral , au sens où la vitesse de l’obturateur, l’ouverture du diaphragme et la sensibilité du film ont la même importance et se dosent l’un par rapport à l’autre.

Si la vitesse et l’ouverture sont mécaniques, la sensibilité du film est chimique.

Reste le point essentiel : la lumière. C’est celui qui a donné son nom au mot photographie qui, étymologiquement, veut dire peindre avec la lumière.

Comment la mesurer ? L’histoire est riche d’essais en ce sens mais je me contenterai de ce que l’on peut appeler l’ère moderne de celle-ci car c’est en 1932 qu’apparaît le premier compteur photoélectrique, présenté par Weston Electrical Instrument (New Jersey). Le modèle Weston 617, puisque c’est de lui qu’il s’agit, utilise une cellule au sélénium.

Un posemètre Sekonic Studio Deluxe L-398 avec dials de mesure et instructions en relief, en position horizontale.

Le sélénium (Se, atome 34 dans le tableau de Mendeleïev) est en effet capable de produire un faible courant électrique lorsqu’il était exposé à la lumière du jour. Le courant produit pouvait être mesuré avec un ampèremètre car plus il y avait de la lumière, plus il y avait de courant. Weston a su créer une cellule qui réagissait à la lumière comme s’il s’était agit de la pellicule. Il a ensuite calibré l’échelle des réactions et a conçu un petit appareil capable de mesurer la lumière avec précision. Au photographe ensuite d’interpréter la lecture de l’appareil pour exposer correctement son image.

C’est ça le principe de base d’une cellule : mesurer la quantité de lumière qui lui tombe dessus. Au photographe ensuite d’interpréter sa lecture pour la retranscrire sur son appareil photo pour bien exposer le sujet.

La cellule Weston travaillait en lumière réfléchie et mesurait donc la quantité de lumière renvoyée par le sujet vers la cellule et, in fine, l’appareil photo et le film. Ce qu’on appelle la réflectance.

Il existe cependant une autre manière de mesurer la lumière, celle qui tombe sur le sujet lui-même et que l’on appelle la lumière incidente.

Pour la mesurer, il faut se mettre à côté du sujet et mesurer la lumière qui l’inonde en tournant la cellule vers l’appareil photo.

C’est ici qu’intervient un autre petit génie, Donald W. Norwood. Car s’il est facile de mesurer la lumière qui tombe sur un sujet à plat, c’est un autre débat lorsque le sujet est tridimensionnel. Dans le premier cas, un simple verre givré plat peut servir de diffuseur. L’idée de Norwood fut de placer un diffuseur en forme de demi cercle au dessus du capteur et il fit breveter son invention.

Les premiers appareils utilisant sa technique ont été fabriqué par Photo Research sous le nom de Norwood Directeur. Deux modèles étaient proposés : le Universal Model 121 pour les appareils photo et le Cine Model 12 pour les cinéastes (1946).

L’appareil avait une forme spécifique, différente de ce qui se faisait à l’époque : d’abord une partie cellule avec la lecture par aiguille et ensuite une partie supérieure avec le capteur, qui pouvait pivoter à 300°, ce qui permettait de toujours orienter le capteur vers l’appareil photo/la caméra et de lire en même temps la mesure enregistrée.

Un posemètre Norwood Director sur un fond blanc, présentant un design vintage avec un globon translucide en haut et un cadran de mesure noir avec des échelles pour la lumière incidente.

Remarquez la bulle blanche sur le dessus. C’est la photosphère, l’objet du brevet de Norwood. Deux autres couvercles étaient proposés à la vente : un diffuseur à disque plat – le photodisk – et une grille – le photogrid – qui modifiait la mesure de la lumière incidente vers la lumière réfléchie.

Dès 1947, Photo Research est remplacée par l’entreprise américaine Bolex, un importateur des appareils Bolex/Paillard, qui aurait racheté les droits sur les brevets et le nom commercial Norwood Director. Toutefois, Photo Resaerch a produit par la suite le Spectra, qui ressemble encore étrangement au Norwood Director, sans doute avait-il gardé quelques brevets ou droits car il n’y eut pas de procès entre les deux parties.

Je vous passe les péripéties d’autres changements de noms et de modèles car, dans le fonds, l’appareil restera toujours plus ou moins le même, sauf quelques détails esthétiques.

Toujours est-il que Sekonic, société japonaise active dans le domaine depuis 1951, acquiert les droits du Norwood Director de la dernière génération. Nous sommes en 1956. Le nom de l’appareil deviendra dès lors Sekonic Studio S ou Type S, fabriqué au Japon cette fois. Un nouveau remaniement cosmétique intervient et le modèle s’appelle dorénavant L-28.

En 1964, la Sekonic Studio L-28 bénéficie d’une évolution comme la modification du cadran de la face et le calculateur, redessiné, de nouveaux accessoires et une fonction de verrouillage de l’aiguille. Son nom officiel devient Sekonic Studio Deluxe modèle L-28C.

C’est finalement en 1976 que la Studio Deluxe est de nouveau mise à jour et se nomme désormais modèle L-398. Un modèle qui aura une longue vie et sera produit encore jusqu’en 2024 ! Une version à tirage limité à 2000 exemplaires fut même sortie en version dorée à l’or fin pour fêter la millionième Sekonic Studio Deluxe.

Présentation de la cellule Sekonic Studio Deluxe L-398

Imaginez la forme d’un galet plat, poli par les ans. D’un côté, un cadran plein de chiffres, de l’autre, une demi-sphère blanche et au milieu, une articulation qui permet de faire pivoter le dessus à 360°.



Pas de trappe pour y mettre une ou des piles, elle fonctionne toujours au sélénium. Par contre, dessous, au niveau de la plaquette d’identification, un creux pour y glisser un des accessoires.

Ce qui la distingue des cellules classiques, c’est cette sonde de mesure, pivotante, assortie de trois accessoires qui lui permettent différents types de mesure de la lumière.

Accessoires de mesure pour la cellule Sekonic Studio Deluxe L 398, comprenant une sonde demi-sphérique, un disque plat et une grille. Dispose d'un support en métal.
Les accessoires : High Slide (grille de pondération), Lumisphere, Lumigrid et Lumidisc

Le premier de ceux-ci est le Lumisphère, le globe demi hémisphérique blanc translucide. C’est lui qui permet la mesure de la lumière incidente. On mesure la lumière reçue par le sujet en dirigeant cette partie de la cellule vers l’appareil photo. De fait, la demi-sphère prend toute la lumière baignant la scène et donne une valeur juste. Il faut parfois la protéger de la main pour éviter les sources de lumières trop directes qui pourraient fausser la mesure. Ainsi lorsque l’on photographie un paysage, on tournera la cellule vers le boitier mais légèrement penchée vers le bas pour éviter les rayons du soleil trop directs. Une pression sur le bouton central et la mesure est faite. Lorsque l’on relâche le bouton, l’aiguille de la cellule se bloque à la valeur mesurée. On peut alors reporter les informations sur le cadran et déterminer le couple vitesse/ouverture qui correspond.

Le second est le Lumidisc, un disque de mesure plat, translucide. Celui-ci ne sert plus à une mesure globale mais à une mesure précise de la source lumineuse. On place la sonde contre l’objet à photographier et on dirige le Lumidisc vers la source de lumière pour faire la mesure. Cette méthode donne la valeur exacte de la quantité de lumière reçue, exprimée sur le cadran en Lux (et en bougie par pieds pour nos amis anglo-saxon). C’est la méthode à utiliser en studio, surtout quand on veut régler précisément les différentes sources de lumières et calculer le ratio pour fixer le contraste à la prise de vue.


Enfin, le troisième accessoire est le Lumigrid, pour mesurer la lumière réfléchie. On le fixe au dessus de la sonde, comme les deux autres mais ici on dirige la cellule vers le sujet et on ne mesure plus que la lumière que celui-ci nous renvoie. Attention, il vaut mieux être près de son sujet (+/- 30 cm) pour être certain de ce que l’on vise. Il n’est pas aisé de voir ce que la cellule pointe quand on est loin du sujet.

Vous avez lu trois accessoires et la photo ci-dessus vous en montre 4. Ce quatrième est une grille dont l’utilité permet de contourner le défaut de la cellule au sélénium, c’est-à-dire son étroitesse de la gamme de mesure. Cette grille, que l’on glisse dans une fente prévue en haut de la tête pivotante. Celle-ci a pour effet de décaler les valeurs mesurées de 5 valeurs. Sans cette grille, la cellule mesure les valeurs de lumière de 4 IL à 12 IL. Avec elle, le champ de mesure bascule de 9 IL à 17 IL (toujours pour 100 Iso).

Appareil photo Sekonic Studio Deluxe L-398 posé sur une surface, montrant un cadran de mesure et un globe demi-sphérique sur le dessus.



Comment cela fonctionne – t- il ? Là je vous invite à regarder la vidéo mise à votre disposition.

Que penser de cette cellule ?

Comme je le précisais en préambule, posséder une cellule à main est intéressant lorsque l’on travaille avec des appareils plus anciens. Soit parce qu’ils ne possédaient pas un système de mesure intégré, soit parce que celui-ci est défaillant après un nombre certain d’années (surtout ceux au sélénium embarqués dans le boitier).

L’avantage de celle-ci c’est pourtant qu’elle n’utilise pas de pile et donc qu’il ne faut pas la recalibrer si on doit changer cette dernière, passant des antiques piles au mercure ou au voltage de 1,35v à celui plus moderne de 1,5v. Comme on n’utilise sa fonction qu’en mode mesure, elle ne s’épuise pas aussi vite que sur les boitiers où le posemètre est souvent mal protégé.

Ensuite, vu la longévité du modèle, on peut gager qu’il est bon ! Il est surtout très polyvalent, ce qui le rend intéressant pour de nombreux cas photographiques.

Pour avoir une idée de son prix moyen, comme souvent, j’ai été faire un tour sur un grand site de vente et sa valeur fluctue de 50 à 100€ selon son état et, bien évidemment, ses accessoires, présents ou pas.

Si vous cherchez donc à vous équiper mais voulez rester dans le look de vos appareils, la Sekonic Studio Deluxe L-398 reste un très bon investissement.

Bonne trouvaille.

Vidéos d’illustration

Des références.

https://camera-wiki.org/wiki/Sekonic_L-398, http://www.jollinger.com/photo/meters/other/norwood-article1.html en anglais ; https://tokimeki.camera/fr/sekonic-l398-cool-light-meter/, https://theses.hal.science/tel-04914123v1/file/2024LEMA3004.pdf (une thèse de doctorat à lire sur le sujet de la mesure de la lumière), https://latelierdejp.org/2024/02/02/les-cellules-independantes/, en français

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Des pellicules pour vos vacances ?

Si les indices actuels se confirment, vous serez assez nombreux à préférer mettre des bobines de films dans vos valises plutôt que des valises de batteries pour immortaliser vos vacances.

Quels indices ? La sortie du Pentax 17, l’annonce du Rollei 35 AF, la vente des « jetables » qui ne faiblit pas, l’engouement toujours bien réel pour les appareils analogiques.

Le prix du film peut en effrayer quelques uns mais pour la plupart, c’est une contrainte « constructive » : on ne déclenche pas à tout va, on réfléchit à sa composition, son cadrage, l’utilité de la photo à prendre.

Mais quels films emporter ? Le choix est vaste, du N/B à la couleur, du 135mm au 120, voire même du 110, tout est possible.

Il y a les « classiques » de chez Agfa, Fuji, Kodak, Adox, Rollei, Ilford (par exemple).

Et il y a les « exotiques ». Vous en trouverez sans problème chez Lomography et les partenaires qui distribuent leurs produits, mais je relève quelques références intéressantes, citées par MissNumériques et un peu spéciales. Je me contenterai de les citer et je vous renvoie chez MissNumérique pour les explications, après tout, c’est eux qui ont fait le travail.

Il s’agit des Candido, des Vandal, des Washi, des Sunbath

Puisque j’en étais à chercher des références pour photographier autrement, chez Retrocamera, j’ai trouvé aussi quelques pépites, à essayer.

Ici ce sont aussi les Washi et les Lomography, puis les Tasma (Russe), les Street Candy, les Silberra (Russe), les Santa (celles que le Père Noël a oubliées), les Revolog, les Reto, les Orwo, les Kosmo, les Kono!

Encore une fois, je vous renvoie aux pages de Retrocamera pour les explications sur chacun de ces films.

Bref, il vous faudra peut-être emmener un ou deux boitiers pour les essayer toutes.

Sinon, il reste le bon vieux truc de rembobiner le film pour le réutiliser une autre fois. Faites bien attention au bruit lorsque le film se décroche, pour ne pas rentrer l’amorce dans la bobine. Et si ça rate, il reste la solution de l’ouvre cartouche (Kaiser, AP Photo) – attention, dans le noir absolu – ou l’extracteur d’amorce (Kaiser, AP Photo) – qui nécessite un peu de patience.

Ceci étant, bonnes vacances. Faites-vous plein de souvenirs (et pas que derrière un appareil photo ou un smartphone) pour revenir gonflé à bloc pour la rentrée.

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Quand les fabricants de film rendaient la photographie amateur facile et agréable.

Au détour d’un paquet de vieux documents ayant trait à la photographie argentique (vieux catalogues, modes d’emploi, etc.), j’ai retrouvé un petit fascicule édité par Fujicolor.

Plein de nostalgie, je l’ai feuilleté et je me suis dit que j’allais vous le scanner car sous des dehors bon enfant, toutes les notions de la photographie amateure y sont reprises.

Eh oui, à l’époque les fabricants de film se coupaient en quatre pour vous faire aimer la photo familiale, de vacances, celle que l’on appelle pompeusement « vernaculaire » (oui, j’ai osé le jeu de mots !). D’abord parce qu’ils vendaient encore plus de films et ensuite parce que ça décomplexait la photo, la rendant accessible et ludique.

Si vous veniez d’acheter votre Zenit E, votre Praktica MTL 5, votre Fujica ST 605, par exemple, vous aviez envie de faire de belles images sans trop gaspiller cette précieuse pellicule.

Après avoir lu le mode d’emploi de votre appareil, généralement bien fait et plein de bons conseils, vous lisiez ce petit opus fournit par le fabriquant de film et vous étiez prêt à affronter le monde.

Je ne résiste pas à vous présenter celui fournit par Fuji Film.

Voilà, voilà … Fuji Film n’était pas le seul a fournir ce type de « mémo » utile. Kodak, Agfa et consorts s’y sont mis aussi avec plus ou moins de bonheur.

Et si ne gardiez que la grille ci-dessous près de votre appareil photo, vous pouviez affronter tous les types de prises de vue.

Je vous le mets en PDF à télécharger, si vous en aviez un jour besoin.

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Quelques astuces pour revenir de ses vacances avec son matériel.

Oui, je sais, j’aurais pu écrire cet article pour les juillettistes, mais bon, nous sauverons au moins les aoûtiens !

Car aujourd’hui, nous allons aborder le « comment préserver la sécurité de son matériel », surtout en vacances (quoique ces astuces restent valables en toutes circonstances et toute l’année).

Ce sont des réflexions de bon sens, essentiellement, mais il est parfois bon de revenir sur celles-ci car l’euphorie des vacances …

En premier lieu, où que vous soyez, faites-vous confiance et écoutez cette petite voix intérieure qu’on appelle parfois l’instinct.

C’est quelque chose que l’humain a gardé de son lointain passé et qui lui a plus d’une fois sauvé la mise. Alors si vous sentez qu’un lieu, un moment vous met mal à l’aise, partez, votre sécurité n’a pas de prix.

Et si c’était « pour rien », ça vous fera une anecdote amusante à raconter, mais vous pourrez la raconter.

Restez discret sur ce que vous transportez. Evitez donc un beau sac tout neuf siglé Nikon en jaune fluo ou Canon en rouge bien rouge !

Prenez plutôt un sac qui a déjà servi, usé et pas forcément un sac destiné à la photographie. Il existe nombre d’inserts que l’on peut glisser dans n’importe quel sac à dos ou à porter à l’épaule. Votre précieux matériel y sera à l’abri, sans éveiller les soupçons.

Tenez compte de votre apparence générale. Si vous avez suivi le conseil précédant mais que vous sortez un appareil avec une sangle qui crie la marque de votre appareil, du style « Eos 5R » ou « Nikon Z9 », quelques yeux (très) mal intentionnés ne vous lâcheront plus et attendrons le moment propice pour vous délester.

De même, habillez-vous discrètement selon le lieu. Bon, ça ne veut pas dire que vous devrez enfiler une djellaba, un gilet sans manches et un béret, ou un pagne pour faire couleur locale, mais gardez à l’esprit qu’arborer des marques voyantes, dans des couleurs agressives ne vous aidera pas beaucoup pour passer inaperçu.

Privilégiez le confort et le côté passe-partout d’un vêtement usagé, qui se fondra bien mieux dans le décor.

Gardez les yeux ouverts ! Avouez que pour un photographe, c’est le comble.

Autant on peut être absorbé dans sa recherche du bon cadre, de la belle lumière, du meilleur instant, autant il faut rester attentif à ce qui se passe autour de soi, surtout dans les lieux très fréquentés.

Un voleur peut surgir en courant ou en scooter pour vous arracher votre sac photo, votre sac à main. Si vous êtes attentif, vous remarquerez les mouvements de la foule induits par cette course et vous serez plus apte à réagir correctement.

Un truc tout simple, utilisez la réflexion de votre écran pour avoir un œil derrière vous, discrètement.

Ne portez pas votre sac n’importe comment. si c’est un sac à dos, portez-le avec les deux sangles aux épaules. S’il n’y a qu’une sangle qui tient, il est plus facile de l’arracher.

Pensez à fermer toutes les fermetures éclaires ou autres zip de fermeture. Et si vous êtes dans des lieux très fréquentés (marché, spectacle de rue, etc.), portez-le sur le ventre plutôt que sur le dos.

Et surtout, ne laissez jamais votre sac sans surveillance et loin de vous !

Si vous en avez l’occasion, photographiez à deux. Je m’explique : on peut aimer voyager en solo mais dans certains endroits il est judicieux d’avoir 4 yeux pour vérifier ce qui se passe autour de soi. Et si l’un photographie, l’autre regarde et vice-versa Soyez équitable dans les temps de photographie/surveillance, ça évite les disputes ou privilégiez des compagnons qui ne sont pas photographes.

Ok, ce n’est pas toujours évident d’avoir quelqu’un qui vous accompagne. Dans ce cas, si d’autres photographes sont sur la place, rapprochez-vous, ça crée un effet de groupe qui décourage souvent les voleurs.

Faites tourner vos cartes mémoires. Si vos photos sont précieuses, ne les laissez pas s’entasser sur une même et seule carte, fut-elle de grande capacité. Au contraire, si la moisson du jour a été (très)bonne, mettez la carte en sécurité quelque part, tant pour qu’on ne le dérobe que pour ne pas risquer de tout perdre en cas de problème.

Il existe des portes-cartes étanches et renforcés, que vous pouvez « planquer » facilement à peu près partout (faites confiance à votre imagination et à votre … mémoire).

Certains préconisent aussi de faire des sauvegardes sur un disque dur, le soir par exemple. Ceci implique d’emporter un PC ou un disque de « décharge ». Pourquoi pas ? Personnellement, je ne le fais jamais mais j’ai quelques cartes mémoires vierges et formatées sous la main si besoin.

Emportez éventuellement du matériel de secours. Bien évidemment, vous aurez investi dans du bon matos, boitier et objectifs, pour vos vacances mais gardez à l’esprit qu’un chute est toujours possible, tout comme un dégât des eaux et qu’il n’est rien de plus désespérant que de ne plus pouvoir faire de photos parce qu’on n’a pas pris un appareil de secours, que vous pouvez laisser à l’hôtel ou en tout autre endroit sûr.

Il peut être plus simple, moins lourd, moins performant même, mais il vous sauvera la mise si le premier matos vous lâche subitement.

Si l’endroit visité est vraiment peu sûr, n’emportez que le nécessaire et gardez le reste en sécurité dans votre chambre, p. ex.

Il existe des filets en maille, une sorte de treillis métallique, dans lequel vous pourrez enfermer le matériel non indispensable. Ce filet sera fixé à un endroit solide, avec un cadenas digne de ce nom.

Une autre technique consiste à utiliser des rangements rigides, comme les boites Pelican (p. ex.), qui sont étanches et réputées difficilement violables.

Le revers de la médaille, c’est que ces valises sont lourdes et peu confortables à porter (même si certaines sont munies de roues). Laissez-les donc dans un endroit sûr, elles serviront de « coffre-fort » pour le matériel.

Sachez ce que vous emportez en voyage ! Avant de partir, faites une liste des appareils, objectifs et accessoires (marque, modèle, numéro de série), avec -éventuellement – des photos de ceux-ci.

C’est particulièrement utile si du matériel volé est retrouvé et que vous devez pouvoir récupérer le vôtre dans le fouillis.

Il est même possible, de nos jours, de glisser une puce électronique pour suivre votre matériel au plus près. Ça peut même être utile si la compagnie d’aviation a « perdu » vos bagages. Les systèmes les plus sophistiqués vous permettent de les suivre en temps réel avec votre smartphone.

Même si ce n’est pas toujours évident, surtout si vous n’êtes pas professionnels, faites assurer votre matériel. Ça peut vous couter un peu mais toujours bien moins que de tout perdre en cas de vol ou autre situation épique.

En résumé, gardez à l’esprit que c’est d’abord votre vigilance la meilleure gardienne de votre matériel et votre capacité à vous écouter en cas de doute.

Avec ces quelques conseils de bon sens, profitez maintenant de votre voyage et ramenez-nous de belles images, de beaux récits de vos découvertes.

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Modification gaine Zorki 4K et accessoires utiles

Si vous vous en souvenez, lors de la présentation du Zorki 4 et 4K, je trouvais dommage que le 4K perdait ses œillets, ceux qui permettent d’y attacher une lanière de portage.

D’autant que le « sac tout prêt », en vrai cuir russe, costaud mais pas vraiment raffiné, avait un gros défaut, outre son poids : on ne pouvait le séparer en deux. Il fallait donc se résoudre à voir pendouiller la partie haute lorsqu’on se promenait en mode « street photo » ou s’en passer.

Là, deux solutions : soit acheter un petit sac style Peak Design Everyday Sling 5l pour l’y déposer, soit … modifier la dite gaine.

C’est ce que j’ai choisi de faire … faire par un cordonnier qui aime son métier et sait écouter ses clients (pour ceux qui habitent près de Mons, la cordonnerie Raymond et fils).

Je lui ai donc demandé d’extraire le rivet qui retenait la patte de la gaine et d’y installer deux pressions : l’une pour pouvoir fermer l’ensemble, l’autre pour désolidariser les deux parties facilement.

Opération pleinement réussie : je peux, au choix, ouvrir la gaine et laisser pendre le devant ou, plus confortable, l’enlever complètement et ne garder que le bas qui assure la fixation de l’appareil et porte les lanières en cuir, solides.

Ensuite, pour rendre le Zorki 4K plus aisé manipuler, je lui ai ajouté un soft release en alu, plus confortable que le déclencheur à picots.

Puis un filtre jaune car l’Industar 61 a souvent besoin d’un petit coup de pouce pour accentuer les contrastes.

Et enfin, un petit pare-soleil en métal, avec un bouchon d’objectif, pour parer à toutes éventualités et se prémunir des reflets intempestifs par grand soleil.

Comme j’ai un Peak Design Everyday Sling 5l, je l’ai lesté de deux autres filtres (rouge et vert) et d’un petit flash National PE-160M tout neuf (!) que j’ai retrouvé dans mes « boîtes à trésors »; il accueille la partie haute de la gaine et une cellule à main Gossen Sixtar, en attendant de recevoir celle que j’ai commandée, à fixer sur le porte accessoire. J’en reparlerai bientôt.

J’ai mis un film dans la chambre, un Ilford HP5 de 400Asa … faut juste que je me décide à sortir.

La suite donc, comme il se doit, au prochain numéro …

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Que faire si les piles ont coulé ?

Question lancinante car c’est une mésaventure qui arrive souvent, avec plus ou moins de conséquences fâcheuses.

Le souci, c’est que généralement, on a entreposé les anciens compacts, voire même reflex, en se disant que, peut-être, demain, on les reprendrait … et donc, par distraction souvent, on a oublié de retirer les piles qui les alimentaient.

C’est aussi vrai pour les flashs, quelques cellules à main et autres commandes à distance de l’époque.

Bref, ça fait quelques kilos de piles qui dorment parfois depuis des (dizaines d’) années !

Aucunes ne sont bonnes pour la nature mais les pires sont celles au mercure, qui n’ont été abandonnées en Europe qu’au début des années 2000 (interdiction d’importation en 1991 en Europe, 1996 aux USA et 1998 au Canada).

Dois-je vous dire qu’elles sont extrêmement toxiques ? Elles ont juste un petit « avantage », elles coulent moins vite que les alcalines ou salines.

Ceci étant, une seule règle a respecter impérativement : ne pas jeter à la poubelle mais à déposer dans un centre de recyclage (en Belgique, c’est Bebat qui s’en charge et en France, c’est Corepile), notre bonne vieille Boule Bleue vous remercie.

C’est aussi vrai pour les packs de films Polaroid 600, les originaux et ceux d’Impossible Project, des appareils « vintages » car la pile est dans le pack, ce qu’on oublie parfois (ceci ne concerne pas les films i-Type, les nouveaux films destinés aux nouveaux appareils qui sont alimentés eux par une pile).

Bon, concrètement, vous ouvrez le compartiment des piles et elles ont gonflés, coulés tant et plus, laissant un peu partout des résidus blancs et des traces d’oxydation verdâtres sur les contacts électriques en cuivre.

Première remarque, les compartiments à piles sont souvent mal aisés à nettoyer car en forme de puits dans lequel on glisse ces dernières. L’espace de travail est restreint.

Si vous en avez la possibilité, ouvrez l’appareil pour mieux atteindre les zones abimées et, surtout, voir si les fils raccordés aux contacts n’ont pas permis aux agents oxydants de remonter plus haut. Souvent l’attaque est telle que les fils cassent, « mangés » par l’acide.

En passant, vous allez travailler avec des résidus acides, le mieux étant alors de porter des gants pour éviter les contacts avec la peau et faites attention si vous brossez la zone, protégez vos yeux.

Petite remarque utile, il y a deux types de pile en fonction : les alcalines et les salines.

Les premières sont soit au zinc dioxyde de manganèse ou au lithium dioxyde de manganèse. Elles possèdent toutes les deux deux électrodes, une négative en zinc et une positive en dioxyde de manganèse et elles sont plongées dans un électrolyte alcalin hydroxyde de potassium.

Rassurez-vous, je ne vais pas vous faire un cours de chimie (Mandeleïve et moi sommes fâchés depuis longtemps), mais un petit schéma est toujours parlant.

Les secondes, les salines, autrefois appelées pile Leclanché, du nom de son génial inventeur et promoteur (Belge, 1867) ont un électrolyte acide de chlorure de zinc et de chlorure d’ammonium et leur principe est le même que les précédentes.

La différence entre les deux tient au fait que les piles alcalines ont la possibilité de fournir un courant plus intense et ont une durée de vie plus longue que les piles salines, qui sont de ce fait moins présentes de nos jours dans les appareils gourmands en énergie. Mais ce n’était pas le cas il y a quelques dizaines d’années, il est donc utile de faire la différence car les interventions seront adaptées.

Ce sont les électrolytes qui, en quittant l’enveloppe de la pile, qui cède sous la pression de gaz issus de réactions chimiques internes, vont attaquer les matériaux qui les entourent, soit votre appareil photo ou votre flash.

L’hydroxyde de potassium est un produit corrosif et irritant pour les yeux et la peau, qui se propage via les fils et les circuits électriques et ronge le cuivre (c’est le dépôt blanchâtre et d’aspect duveteux que vous découvrez).

C’est un électrolyte alcalin, alors que celui des piles saline est composé de sels acides. On ne les traite donc pas de la même manière.

Pour les piles alcalines : s’il existe des produits dans le commerce, essayons le système D qui ne coûte presque rien et est aussi efficace.

  • pressez un citron et trempez dedans un coton tige, que vous essorez pour qu’il n’y ait pas trop de liquide
  • ou versez un peu de vinaigre blanc dans un petit bol, ça fait la même chose
  • frottez les parties atteintes, en essayant de bien aller dans les recoins
  • laissez agir au moins 10 minutes avant de rincer doucement à l’eau claire (toujours avec le coton tige, pas au Kärcher !)
  • puis séchez avec un coton tige propre ou avec de l’air comprimé (très basse pression)

Pour les piles salines :

  • un peu plus de manipulations car il faut préparer un mélange eau/bicarbonate de soude (une cuillère à soupe maximum) pour obtenir une pâte légèrement humide
  • imbibez un coton tige avec la solution et déposez-là sur les surfaces atteintes
  • faites-vous un café ou un thé et attendez que la solution agisse toute seule (production de bulles, donc de gaz, à éviter de respirer le nez dessus)
  • puis rincez à l’eau claire et séchez bien le compartiment

Si les fils ont été atteint, il faut se résoudre à les couper et les remplacer par des neufs, ce qui – je le concède – n’est pas toujours aisé, sauf à être bien équipé en matériel électronique. La section des fils est souvent fine. Vous pouvez les remplacer par du câble de téléphone (les fils sont de couleur et généralement très fins).

Si les composants électroniques sont touchés, là, il ne reste plus grand chose à faire sauf à phagocyter, si possible, un autre appareil en panne.

Voilà, voilà, j’espère que ces quelques lignes vont pouvoir vous aider.

Mon conseil, toutefois : si c’est un appareil produit par camions (Pentax Espio, Canon Prima, Minolta Vectic et consorts), à moins que l’attaque ne soit légère, passez votre chemin et trouvez-en un sain.

Pour un appareil plus onéreux et/ou plus rare, ça vaut la peine d’essayer, mais le résultat n’est pas toujours garanti.

A vos tournevis, cotons tiges, vinaigre et bicarbonate, et bon courage.

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Un flash moderne pour le Polaroid SX-70 (et accessoirement les autres SX-70 non pliant)

J’avais bien quelques Flashbar d’avance, vous me connaissez, mais, même avec 10 ampoules (5 par faces), ça s’use vite car les Polaroid, je l’écris souvent, sont gourmands de lumière.

Et trouver des Flashbar, c’est entre 5€ quand on a du bol et plus de 25€ dans les autres cas. Sans savoir dans quel état ils sont (oxydation souvent rédhibitoire).

Ah, je pourrais essayer de trouver un flash d’époque, le Polatronic 8400 ou 8401, voire le Polatronic 1 ou 5, mais j’ai été faire un tour sur Ebay et les prix sont … décourageants !

Et puis, un jour, par hasard, je découvre sur Alibaba un flash , le Mint Flash Bar 2, proposé à 96€.

Curieux, je vais voir sur Amazon. Le même était à 89,99€.

Je continue de chercher et là, chez PCH, une entreprise située à Bruxelles, je vois l’identique à 89€, frais de port compris !

Ni une, ni deux, je le commande et deux jours plus tard, il arrive chez moi.

Je ne vais pas vous faire le coup de la video où je déballe l’objet pendant 10 minutes, ça n’a aucun intérêt, par contre, une petite image …

Ce petit boitier en plastique noir est accompagné de 2 filtres colorés (vert et rose, enfin eux ils appellent ça « chartreuse » et « hot pink »), qui viennent se clipser dessus.

Bon, on l’essaie : je glisse les 2 piles AAA (fournies) dans le compartiment, après avoir ôté un autocollant orange qui porte un QR code.

Le scan de ce code vous entraine chez Mint, qui vous donne accès au mode d’emploi (mais vous aurez dû laisser votre adresse mail !) à télécharger (d’où sont issues les images).

Je le met en route et … rien !

Puis en regardant l’image, je me rends compte que j’ai mis les piles à l’envers (pas clair sur l’appareil lui-même). Et là, ça fonctionne.

Enfin, la lumière bleue s’allume, … et j’attends la verte plus de 17 secondes. Je sens que ça va être long.

Mais soyons de bon compte, avec lui, je ne dois plus me casser la tête pour trouver de la lumière.

Je l’ai aussi essayé sur le Super Color Autofocus 3500, comme c’est aussi un SX-70 mais non pliant, ça marche.

Autre avantage de l’engin, on peut régler la puissance en fonction du type de film utilisé.

Remarquez que l’on peut connecter le flash à un second, un Cobra p. ex., via une prise jack de 2,5mm. Utile en studio sans doute.

Un petit mot sur les deux filtres colorés livrés en sus : si le vert – chartreuse ne semble pas poser trop de soucis, le hot-pink – rosé influence beaucoup plus la luminosité. Pensez à pousser le curseur « clair »obscur » d’au moins 2 crans vers le plus clair, pour compenser.

Pour reparler (enfin, façon d’écrire) au sujet de la lumière avec Polaroid, une petite video utile (fournie par Mint)

Si ce petit flash peut vous sauver la mise, n’hésitez pas car, en plus, c’est plus écologique que les Flashbars qu’il faut jeter (dans les appareils électroniques de votre recypark).

Pour les curieux, les données techniques :

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Photographier lorsqu’il fait (très) froid

Ça y est, il fait froid, il gèle même depuis quelques jours. Ce matin (17/12/22), le thermomètre extérieur affichait un beau -7°C. Brrr …

Est-ce une raison pour hiberner jusqu’à la fin mars et remiser nos appareils photo bien au chaud ?

Non, ce serait dommage, le temps froid, voire la neige et la glace nous révèle un monde différend, aussi très photogénique, mais qu’il convient d’aborder avec les précautions d’usage.

En voici quelques unes qui, je l’espère, vous serviront …

Si vous avez prévu une sortie hivernale, un petit truc tout simple est de prévoir, sur le parcours, au moins un endroit où vous pourrez vous réchauffer. L’abri seul de votre véhicule au moment du retour risque d’être un peu juste, car lui aussi aura passé la journée dehors, au froid, et le temps qu’il ne vous donne un peu de chaleur …

Ah, et à éviter, la consommation d’alcool qui donne une impression de chaleur, mais bien fugitive. Vous finirez votre flasque plus vite que vous n’aurez vraiment chaud !

Commençons par nous habiller chaudement. Pour ceux qui sont habitués à la randonnée, rien de nouveau je pense mais un petit rappel toujours utile : il n’est pas nécessaire d’enfiler 5 pulls chauds, ils ne feront que gêner vos mouvements.

La meilleure façon de faire consiste à empiler des vêtements fins, si possible dit « thermique » (ah, les bons vieux Damart de nos grands mères !). Il en existe de toutes les marques et vous en trouverez des abordables chez Décathlon par exemple. Les meilleurs, à mon avis, à mettre sur la peau, sont ceux avec de la laine Mérinos. Non seulement ils sont vraiment chauds mais il évacue la transpiration et sont efficaces contre les odeurs. Un inconvénient toutefois, ils sont assez chers (+/- 50€) mais si vous en prenez soin, ils durent longtemps. Sinon, la marque Cryvit de chez Lidl propose aussi des dessous thermiques efficaces, y compris des sous pantalons.

Un fin pull en « fleece » ou « polaire » (cette matière toute douce faite de bouclette ou de tissus gratté), par dessus vous assure un cousin d’air qui gardera votre chaleur longtemps. En plus, petit côté écolo pas négligeable, la plupart sont fabriqués à partir de matières plastiques recyclées.

La troisième couche pourra à nouveau être confiée à un pull dans cette matière, mais un peu plus « lourd » : l’idéal étant d’atteindre les 350gr. Des marques comme Lafuma, Columbia, Jack Wolfskin, Millet en font d’excellents. Comme ils demandent peu d’entretien, sèchent vite et sont solides, ils seront vite amorti au fil de vos sorties.

Je ne renie pas la laine, toujours excellente, mais plus délicate à l’usage (lavage, séchage avec précaution).

La dernière couche sera votre blouson ou manteau. Idéalement imperméable, coupe-vent mais respirant pour plus de confort. Les marques citées plus hauts – mais elles ne sont pas les seules, juste que celles-là je les connais bien – en proposent d’excellents, mais à acheter en solde pour ne pas faire frémir votre budget.

Des chaussettes chaudes dans des chaussures confortables et prévues pour l’hiver seront un plus indéniable. Rien de pire que d’avoir les orteils qui gèlent surtout lors des stations arrêtées un peu longues (pose longue, affut, etc.). Las encore des magasins comme Décathlon ont des rayons bien fournis à prix abordables (finalement, je vais leur demander de me sponsoriser, non ?).

A l’autre extrémité, vos mains et vos doigts méritent la plus grande attention car manipuler son boitier les doigts gelés est quasi impossible.

Ici aussi vous pouvez jouer la carte de l’empilement avec des sous gants fins. Ceux en soie sont excellents, voire – en second choix – ceux en polaire fin. Au dessus, des gants de cuir souples et doublés ou ceux en matières dites « techniques » : des tissus chauds, résistants, imperméables et coupe-vent.

J’en ai acheté une paire sur un grand site chinois pour moins de 10€ et je n’ai pas eu froid lors de notre sortie hivernale de Namur. De plus, la paume est garnie d’une matière antidérapante et le bout de l’index est dit « tactile » pour pouvoir manipuler les écrans sans devoir ôter le gant.

D’autre, lors de la sortie, avaient opté pour des gants en cuir fourré mais dont le bout de l’index peut se retourner pour sentir mieux les commandes, l’écran et le déclencheur.

Sachez qu’il existe une solution mixte : le sous-gant tactile à glisser sous le gant principal.

La marque Vallerret propose des gants spéciaux pour photographe, comme le Markhof Pro (tarif de +/-70€). A se faire offrir ?

Encore un peu plus haut, comment protéger son cou, responsable de presque 60% des déperditions de chaleur de notre corps ? Il y a toujours la bonne vieille écharpe, vous savez, ce truc qui glisse tout le temps ! De nos jours, on utilise plutôt des « tours de cous » qui sont bien plus près du cou et bien plus chauds. Pour tous les budgets et de toutes les couleurs si on veut.

Petite remarque, en passant, car la plupart des vestes « outdoor » proposent maintenant des fermetures hautes, qui protègent déjà bien cet endroit. Et si vous avez opté pour un pull en polaire, le tour de cou ne sera pas nécessaire puisqu’il monte haut.

Dernier étage, votre tête, l’autre endroit qui enregistre le plus de déperdition calorique.

Alors, il y a les adeptes du chapeau, de la casquette et du … bonnet ! Franchement plus pratique et bien plus chaud que les deux autres couvre-chefs cités. Ici aussi, la laine le dispute au tissus polaire, à chacun ses préférences.

Vous, vous voila parés pour affronter les grands froids, et votre matériel ?

Petite précaution utile, avant toute sortie au froid, chargez bien vos batteries, elles n’aiment pas la fraicheur. Leurs performances diminuent au grand froid. Cependant, si vous les remettez au chaud, elles reprendront vigueur. Le mieux étant dès lors de les garder dans une poche interne de votre veste/blouson et de ne les sortir qu’en cas de besoin.

Avec les reflex modernes et surtout les hybrides, je ne saurais trop vous conseiller que d’avoir au moins deux batteries de secours (en sus de celle déjà dans l’appareil).

Ensuite, votre sac à dos : il sera l’ultime rempart contre les intempéries, que ce soit la neige, la pluie, le froid.

Soyons bien clairs, il ne va pas réchauffer votre matos mais bien garder une « chaleur » acceptable pour celui-ci, c.-à-d. couper le froid vif et l’humidité ambiante.

Surtout, on n’y pense pas assez, il va servir de tampon thermique pour votre appareil photo et son objectif.

Nous l’avons déjà tous expérimenté, un fort écart de température ente l’intérieur et l’extérieur a pour conséquence immédiate la formation de buée sur les écrans, les viseurs et les optiques.

C’est le phénomène de condensation qui se présente lorsque vous mettez un objet froid dans un environnement chaud et humide. L’eau présente dans l’air va se déposer, par condensation, sur cet objet froid. Si vous êtes porteurs de lunettes, vous savez de quoi nous parlons !

Outre que c’est gênant si vous voulez continuer à prendre des photos en intérieur, ce n’est pas très bon pour le matériel cette humidité. Si vous avez du matériel dit « tropicalisé », les risques seront moindre (l’eau ne se glissera pas à l’intérieur du boitier et de l’objectif), pour les autres, c’est un réel problème qui risque, à terme, d’entrainer des moisissures toujours difficiles à enlever et à de l’oxydation sur les circuits électroniques.

Quelles sont les solutions pour éviter ce phénomène désagréable ?

Monsieur de La Palice vous aurait dit d’éviter les changements de températures brusques, mais il n’était pas photographe.

D’autres préconisent de glisser l’appareil froid dans un sac plastique étanche, en chassant le plus d’air possible, et de le placer dans un endroit frais de la maison (ou du lieu où vous entrez). La condensation se formera alors sur le plastique du sac et pas sur l’appareil. Plus la différence de température sera importante, plus longtemps il faudra laisser l’appareil dedans.

Attention toutefois que cette solution a, à mon sens, un gros désagrément : celui de ne pas laisser l’appareil plus que nécessaire (difficile à déterminer) pour éviter, in fine, que l’eau de condensation ne coule sur le matériel, surtout si on manipule le sachet.

La manière douce pour (tenter d’) éviter ces chocs, c’est d’utiliser votre sac comme coquille thermique : lorsque vous êtes dehors, avant d’entrer quelque part au chaud, glissez dedans votre boitier, le sac le gardera à la température proche de celle du dehors.

Et si vous devez ressortir, après in chocolat chaud par exemple, ne ressortez le boitier qu’au dehors, le sac ayant toujours gardé une température plus ou moins constante (ne le déposez pas contre un radiateur, évidemment).

Une remarque en passant : si un peu de condensation venait à geler, du fait d’un très grand écart de température, certains éléments pourraient se figer. Ne forcez surtout pas, attendez que le matériel se réchauffe lentement. Mais vous aurez de l’humidité.

C’est le moment ou jamais de garder tous les petits sachets de silicates (silicate-gel) que vous pourrez trouver et de les disperser dans votre sac à dos, là où vous rangez vos boitiers et optiques. Ils absorberont l’humidité ambiante et assécheront le matériel.

Et lorsqu’ils auront accompli leur office, petit tour au four à micro-ondes pour les assécher et pouvoir les réutiliser.

Dernier point sans doute, que faire en cas de neige ou de forte pluie ?

Pas de miracles, il vous faudra une protection étanche pour le matériel. On vend des sacs prévus à cet effet ou un sac plastique tout simple fera aussi l’affaire, mais il faut alors prévoir comment faire passer l’objectif à travers sans créer d’ouverture inutile (merci l’attache par élastique ou bande velcro).

Fixer le pare-soleil sur son optique retarde encore le dépôt de pluie ou de neige (pensez à laisser le boitier vers le bas dans ce cas).

Si, tout de même, quelques flocons facétieux se posent sur votre optique, ne frottez pas avec les doigts mais essayez de les souffler avec une poire à souffler, ça évitera les taches difficiles à enlever.

En tout cas, j’espère que vous aurez pris la peine de placer un filtre UV sur votre optique, c’est lui qui prendra tout pour ne pas abîmer nos chères lentilles !

Le cas extrême, ce sera la formation de givre sur le filtre. Surtout ne soufflez pas dessus, ce sera pire. Ayez plutôt un carré de microfibre sur vous pour l’enlever.

Au terme de votre sortie, quand vous serez rentré au chaud, à la maison, l’hôtel, le camping car, enfin tout endroit chaud, essuyez bien tout le matériel, placez-le dans un endroit sec avec des sachets de silicate-gel autour et laissez-le se reposer aussi de cette froide aventure ! Vous regarderez vos photos le lendemain.

Voilà, pas de solutions miracles mais quelques conseils de bon sens qui vous aideront à envisager vos sorties hivernales sereinement.

Car l’hiver transfigure les paysages et ce serait dommage de passer à côté.

Bon hiver !

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Réparation du Fuji DL 200

C’est grâce à Mathis, que je remercie encore, que je reviens avec cet article.

Si vous vous en souvenez, je vous ai présenté le Fuji DL 200 il y a quelques mois.

Je faisais allusion au soucis causé par le changement des piles, soudées à l’origine par l’usine et qui nécessitait que l’on renvoie l’appareil pour les changer.

Les ingénieurs ayant estimé que celles-ci dureraient 8 ans et environ 1000 déclenchements.

Mais voilà, certains de ces appareils refont surface aujourd’hui, soit 40 ans après son lancement !

Autant se dire qu’avec un peu de chance, les piles n’auront pas coulé mais elles sont mortes.

Reste donc que je vous avais mis une petite video qui semblait apporter une solution mais en la regardant de nouveau je me suis aperçu de deux choses : le bricolage ne peut tenir comme indiqué et ça ne peut fonctionner car … il n’y a pas de fils soudés au support !

Décidément, avec YouTube, tout fonctionne, c’est ça la magie du numérique !

Alors il pourrait s’agir du Fuji DL200 II mais en aucun cas du premier du nom.

Tout d’abord, plantons le décor : je suis nul en électricité, fut-elle délivrée par une ou des piles. Et donc, je vais essayer, avec mes modestes moyens, de trouver une solution pérenne pour remplacer ces satanées piles et redonner vie à ce petit appareil sympathique et pas dénué de capacités.

L’idée de la CR-P 2 est séduisante, mais elle n’est pas envisageable car l’ensemble est plus grand que le montage d’origine et surtout, il y a les fils qu’il faut bien mettre quelque part !

Voici le montage d’origine

Vu en perspective, voici la différence de taille des deux ensembles

Oui, je sais, c’est encore flou, je n’avais pas mis mes lunettes !

Il fallait donc trouver une autre solution, si possible élégante et fonctionnelle.

Et puis je ne suis souvenu que j’avais acheté ça pour d’autres bricolages que j’avais en tête.

En fait, il s’agit de petits boitiers dans lesquels on peut glisser une ou deux piles de 3V.

Comme j’ai besoin de 6v, j’ai choisi le petit rond, dans lequel j’ai pu insérer deux CR 2032 de 3v.

J’ai donc dessoudé les piles d’origine (qui n’avaient pas coulé, ouf)

Je pouvais ainsi récupérer les deux fils d’origine, sur lesquels je vais greffer mon nouveau porte-pile.

Là je dois bien vous avouer que je ne suis pas un as de la soudure, mais j’y suis arrivé en démontant délicatement les petites pièces du support. La solution de facilité aurait été de souder les fils du porte-pile à ceux existant, mais je suis têtu et je voulais qu’il y ait le moins de fils qui trainent.

Bref, voici le résultat final. Et si vous regardez bien, il y a même un petit interrupteur si on veut économiser ses piles au lithium ! Mais bon, ça voudrait dire ouvrir et fermer à chaque fois tout l’ensemble du dos de l’appareil, ce qui n’est pas pratique.

L’avantage du montage, c’est que tout rentre sans forcer dans l’espace libéré, les piles 2032 ou 2025 sont très courantes et assurent une bonne longévité (piles des télécommande de voiture), elles seront facilement remplacées quand nécessaire.

Voilà, voilà … à vos fers à souder et bon bricolage.

Eh bien, ça ne fonctionne pas !

Les piles se vident à une vitesse effrayante : lorsque je ferme la porte, le moteur ronronne bien, comme pour enrouler le film, puis j’entends que la vitesse chute et puis … plus rien. Pas possible de déclencher, rien quand on ouvre la porte qui protège l’objectif, rien, le grand silence. Et j’en suis au second jeu de piles neuves.

Moi qui croyait avoir trouvé LA solution, je repart au turbin, et je demande l’indulgence de Mathis, qui y a cru avec moi.

Reprenons le problème à la source : à l’origine, il y avait 2 piles CR123 ou CR 123A, au lithium, soudées entre elles.

Le soucis, c’est de souder ces piles, car ça les fait chauffer si on ne possède pas le matériel de soudure « par point » ad hoc. Et faire chauffer une pile, ce n’est jamais bon (Olivier me l’a bien rappelé).

J’ai été voir sur un grand site qui vend de tout et n’importe quoi, en Chine, où j’ai trouvé ceci :

Ce pourrait être une solution mais je crains que les 2, cote à cote, ne soient trop larges pour l’emplacement, déjà juste pour les 2 piles.

L’avantage, c’est qu’on peut facilement souder les fils nécessaires.

Il existe des boites doubles mais que je ne retiens pas parce qu’elles sont encore plus grosses.

Puis il existe ceci:

Ce sont des supports utilisés pour construire des « rack » de piles au lithium, comme par exemple pour remplacer celles d’une batterie de perceuse.

Il n’y a pas de point métallique pour souder quoique ce soit, mais on peut y ajouter des « lames » en métal nickelé ou des clips comme ceux-ci

Et ces clips ou lamelles, on peut les souder aux fils dans un montage quelconque.

Il faudrait ensuite les glisser dans les fentes prévues au bord des mini rack pour les faire tenir contre les pôles des piles.

Mais, comme vous aurez raison de me le faire remarquer, il faudra quand même les souder pour assurer un contact durable et sûr.

Donc, je vais voir pour un mini poste à souder par points

Dont coût environ 30€. Ça reste raisonnable si on pense faire relativement souvent à souvent ce type d’intervention.

Mais le soucis reste, in fine, le même : quand les piles sont HS, on jette le tout ?

Quant la place manque, il faut se résoudre à trouver des solutions à minima. A l’origine, les ingénieurs de Fuji considéraient que les piles d’origine tiendraient 8 ans ou 1.000 déclenchements (dont la moitié avec le flash).

Si la soudure est mieux faite grâce à ce mini pointeur, il ne resterait qu’à dessouder le fil d’alimentation et le négatif, et ne jeter que le jeu de piles unies pour la vie et le trépas. C’est un moindre mal, finalement.

Bon, je résume : exit les supports en plastique qui risquent de prendre trop de place (dont coût 3€ pour 5 pièces, livraison comprise); exit les mini racks en plastique qui ne sont pas pourvu de lames métalliques (dont coût 3€ livraison comprise pour 10 pièces).

Reste les lames nickelées (3,5€ pour 100 pièces, livraison comprise), le mini pointeur (30€ livraison comprise), et – à mon avis – un élastique ou mieux, une bande de caoutchouc auto serrant fin pour bien faire tenir les piles l’une contre l’autre.

En fin de vie de l’ensemble, on dessoude les fils d’alimentation et négatif et on recommence un assemblage.

J’ai commandé le nécessaire et je vous raconte la suite au prochain numéro …

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Démontage d’un flash de qualité destiné à l’argentique, par Olivier.

Si, si, y en a qui bosse, la preuve, un très chouette article concocté par l’ami Olivier, qui aime bien mettre les mains, les doigts, le nez … dans nos vieilleries un peu capricieuses parfois.

En images et en mots, le pas à pas pour redonner vie à un flash de qualité, accessoire bien utile de nos chers argentiques.

Mais je lui laisse la place …

Les anciens appareils photos ont besoin d’anciens flashs.

              Et, oui n’oubliez pas que le CANON ( ou autres ) que vous avez trouvé à bon prix avec son objectif de 50 mm ne sera pas utilisable pour un anniversaire en famille si celui-ci se déroule en intérieur.  Un flash s’avèrera utile et là les surprises arrivent… Les flashs modernes ont perdu leur universalité quand les appareils argentiques sont devenus autofocus. En effet, si les premiers appareils autofocus comme un Minolta 9000 acceptent encore les flashs « antiques », les suivants comme les Minolta Xi, n’en voudront pas.  Alors votre CANON risque fort de ne plus être utilisable en basse lumière. Mais ce n’est pas grave, on trouvera bien un flash qui nous aidera dans ces situations.

              En conséquence, si vous voulez vous équiper d’un boitier argentique, n’oubliez pas de vous renseigner sur les flashs disponibles et utilisables. En effet, la majorités des flashs des années 70/90 seront utilisables. Mais certains boitiers ont des contacts supplémentaires associés à des spécificités de la marque. La plupart du temps, le flash du constructeur se chargera de passer le boitier à la vitesse de synchronisation dès qu’il sera sous tension et il vous enverra un signal lumineux dans le viseur pour vous informer que la photo est correctement exposée.  Compte tenu des prix des flashs en occasion, pour quelques efforts de recherche et quelques euro en plus, vous arriverez bien à trouver le flash qui va agréablement compléter votre boitier. Bien évidement, suivant les boitiers, la recherche sera fructueuse ou non. Si vous espérez trouver facilement un Flash dédié à votre Leica R4…

              Bref, je vais utiliser un exemple pour vous montrer qu’il faut avoir une vue bien plus large si vous voulez faire de la photo argentique. Avoir un boitier qui vous plait, c’est bien, mais il faut s’assurer qu’il ne restera orphelin.

              La remise en état qu’un flash OLYMPUS Quick 310  ( année 80 )

              Vous avez trouvé un Olympus OM-1 ou OM-2 ( mais pas la version OM-1n ou OM-2n ). Comme des flash T-32 se trouvent à des prix voisins des flash Quick 310, autant donner à votre OM-2, le flash qui convient, et en plus, avec un peu de chance, vous trouverez aussi la Bounce-Grip 1 et le sensor déporté. Cela vous donne un ensemble particulière versatile ( tête entièrement orientable et une grande réserve d’autonomie car les piles sont dans la poignée ). Enfin, le Quick 310 a un nombre guide de 34 !

Olympus OM-2 ( ici un OM-2n ) équipé de tous les accessoires proposés par Olympus pour le flash Quick-310.

              C’est gagné, vous avez fini par trouver un flash sur un site de vente en ligne ( entre particulier ) et il arrive dans un carton très bien protégé. Alors vous mettez les piles et…..   Un sifflement se fait entendre et après quelques minutes le néon d’indication de charge est toujours éteint. Horreur, je me sui fait avoir…. Il faut être conscient que l’utilisation de matériel qui a atteint un âge de plus de 50 ans est quand même aléatoire. Le matériel de ces époques était très bien conçu et fait pour durer, mais tous les composants n’ont pas la même durée de vie. Finalement, nous allons voir que le problème n’est pas insurmontable et bien au contraire, il n’y a que le vieux matériel qui acceptera d’être remis en état à peu de frais.

              Pour comprendre de qui se passe dans notre cas, il faut garder en tête que le flash contient une capacité chimique ( condensateur ) de forte valeur (  1 000 uF ) et qui est aussi adapté au forte tension ( 300 Volts ). Maintenant, vous savez pourquoi on vous dit de ne pas jouer avec les contacts du flash, il y en a un dans le lot qui est probablement à 300 V ! Mais vous avez au mieux 4 piles de 1.5 volt dans le bac à pile et on est loin des 300 V.  Ainsi, il ya un circuit électronique qui va augmenter la tension. Une faible tension d’entrée et une forte tension en sortie. Cette élévation de tension se fait avec des courants très faibles. Si vous avez des défauts d’isolation dans la partie haute tension,  le courant que vous envoyez dans la partie haute-tension se dissipera dans les défauts d’isolation et ne chargera pas le condensateur… Et vous pourrez attendre longtemps l’allumage du voyant de charge ! Cherchons un peu ce qui se passe et est-il possible d’y remédier ?

En utilisant un article de Larry Lyells ( année 80 ) qui nous explique le fonctionnement des circuits électroniques , nous allons présenter le problème.

a) L’alimentation du tube à éclat est faite par un condensateur.

Ce condensateur est de forte valeur et a une tension de service de plus de  300 Volt.

              Ce condensateur est associé à des circuits de commande qui seront aussi sous une tension élevée, d’ou l’impossibilité de monter un ancien flash sur un appareil photo numérique qui ne supportera pas cette tension élevée. On voit sur ce schéma qu’il existe une autre capacité ( 0.22 uF, 200 V ) qui sera aussi à une tension élevée.

              La haute tension, provient d’une source qui est à faible tension ( des piles ! ). Alors, il faut des circuits électroniques qui se chargeront d’augmenter cette tension. L’intérêt pour nous, c’est que finalement, le nombre de condensateur soumis à une tension élevée sera faible. De plus, leur taille fera qu’ils seront facilement identifiables. Et heureusement, car les circuits électroniques associés à ces équipements sont loin d’être simples. Voici le schéma électrique d’un flash Vivitar en provenance du manuel de réparation.

Flash VIVITAR ( Service Manual ). Heureusement, il y a toujours dans ces documents, une liste des composants et vous identifierez facilement les capacités chimiques « haute tension ».

              Schéma de principe montrant qu’une rupture d’isolation se traduit par une impossibilité de charge complète de la capacité. Le voyant de charge ne s’allumera jamais. L’énergie en provenance du circuit de charge doit se répartir entre la capacité haute tension et la résistance de fuite. Cette répartition fait que la capacité ne peut pas atteindre sa tension nominale de fonctionnement.

              Allez, passons à la pratique car je n’ai pas trouvé le service manual de mon Quick 310. Bon et bien, il faut démonter !  ( n’oubliez pas de faire des photos pour le remontage )

              Le Quick 310 est un flash imposant , il a un volume tel que votre OM-1 passera pour un jouet si vous le montez sur la griffe accessoire, d’où  l’intérêt du Bounce-Grip. En plus, la griffe accessoire des Olympus n’est pas un modèle de résistance mécanique.

              Quand on voit les possibilités de réglage pour un flash de cette époque, cela serait dommage de ne pas en profiter ( 3 réglages automatiques, deux puissances différentes en manuel et un mode dédié à l’OM-2 pour que la cellule interne de l’OM-2 règle la puissance). De plus, la qualité d’un flash vient de sa capacité à éclairer une scène. La plupart des anciens flash peuvent couvrir l’angle de vue d’un 24 mm sans accessoire additionnel.  Cela veut dire que le nombre guide de 34 est utilisable sur un 24 mm. Bien souvent les marques proposant des flashs moins cher ne couvrent qu’un angle équivalent à un objectif de 28 mm et peuvent utiliser un tube à éclat moins puissant tout en revendiquant un nombre guide identique.  Il suffit de rajouter le diffuseur sur un de ces flashs pour constater la baisse importante du nombre guide. Un autre élément qui plaide en faveur du Quick 310 est sa stabilité en température couleur.  En effet, pour avoir des nombres guides conséquents, on est tenté d’envoyer un éclair qui ne respecte pas les couleurs ( par exemple, les flashs inclus dans les boitiers compacts sont de très petite taille et pourtant arrivent à faire des photos de groupe ), cela se traduit par des visage bien top blancs par rapport à la réalité. Les grands constructeurs n’ont pas voulu s’orienter vers ces solutions et ils ont proposé du matériel particulièrement performant à des pris hélas élevés. Heureusement pour nous, amateurs éclairés, les prix proposés sur le marché de l’occasion ne reprennent plus les écarts de prix initiaux.

Super, il n’y a qu’une vis à retirer…  Et bien non, il n’y en qu’une de visible ! donc, il va falloir ruser… C’est à dire chercher des zones ou des clips peuvent exister.

Enfin, on a trouvé les clips. Ils sont au nombre de 4, deux à l’avant et 2 autres sur la partie arrière. Dès que les deux clips de la partie avant sont désengagés, le reste suit.

Ouf, c’est plein comme un œuf !  Mais on devine très vite qui sera la capacité de 1 000 uF de 350 Volt et on a même une petite idée de la position des autres capacités haute tension.

Généralement, cette capacité est de très grande qualité et il y a peu de chance pour qu’elle soit en cause même après 50 ans. Par contre, il y en a d’autres qui sont certainement défaillantes. Dans mon cas, cette capacité était un peu déformé ( fond bombé ) et je l’ai remplacée.

Pour terminer le démontage, il faut dévisser le centre du disque de réglage ( quand on a l’habitude du matériel de marque, on sait que les ingénieurs sont très créatifs quand il s’agit de cacher les organes de fixation, surtout les ingénieurs japonais ).

Cette fois, c’est fait, on a accès à toute l’électronique et on pourra en profiter pour nettoyer les contacts des piles qui seront bien souvent oxydés.  C’est fou le nombre d’utilisateur qui oublient les piles dans les flashs !

Enfin, on arrive à identifier deux capacités chimiques qui ont des tensions de service élevés ( 315 Volt ). Les capacités chimiques sont polarisées ( il y a un signe – sur l’une des pattes de fixation ). Si vous avez de la chance, les capacités que vous avez en face de vous sont les capacités d’origine (*).

(*) il m’est arrivé de démonter un flash et de découvrir qu’il avait fait un séjour au SAV ( Service Après Vente ) et que les techniciens n’avaient pas remplacé correctement les capacités chimiques. Ils n’avaient plus qu’une seule valeur dans la boite, alors ils ont mis la même capacité partout !  Le SAV n’est plus ce qu’il était. En plus, un transistor avait été remplacé par un composant qui n’avait pas du tout la même fonction ( un thyristor !) . Sans doute qu’un stagiaire l’avait eu dans les mains… Comme d’habitude,  quand il y a un problème, c’est la faute du stagiaire ( même s’il n’est plus là depuis 3 mois !).  Un jour, j’ai entendu une personne qui avait une activité dans le secteur électronique me dire, et bien, c’est la même forme et la même couleur !

Bref, vous dessoudez les deux capacités et vous les examinez à la loupe.  Vous remarquez que les deux opercules sont déformés ou sortent de leur logement.

Une comparaison avec une capacité chimique neuve vous montre bien qu’il y a un problème. Devinez qui est la neuve !

Vous notez bien les caractéristiques, ici 1.5 uF , 315 V que vous pourrez remplacer par une capacité de 1.5 uF de 350 V. La deuxième est une capacité de 0.47 uF 315 V.

Elle sera bien avantageusement remplacée par une capacité non polarisé de 0.33 uF ou 0.47 uF, 400 V. La durée de vie de ces capacités est bien supérieure à la durée de vie des capacités chimiques ( Condensateur non polarisé = condensateur céramique , condensateur polyester… ).

Si vous cherchez dans tous les recoins, vous allez trouver d’autres capacités chimiques qui seront avec des tensions de service bien moindres ( 10 V  ou un peu plus ). Elles ne sont absolument pas contraintes et il est très rare qu’elles soient en défaut. Mais si vous voulez les changer, pourquoi pas. Dans mon cas, le non remplacement n’a pas été dommageable. Vous pouvez remarquer que les cartes comportent des résistances ajustables qu’il conviendra de ne pas dérégler. En effet, s’il y a des résistances ajustables, c’est pour pouvoir faire des réglages. Ceux-ci sont liés aux imprécisions des valeurs des composants. Une capacité de 1 uf qui a une précision de 20% peut faire entre 0.8 et 1.2 uF !  Alors éviter de changer inutilement les condensateurs car ces changements apportent aussi leur lot de modification du montage et finiront peut-être par imposer un nouveau réglage.

On remonte le tout en prenant soin de ne pas faire un court-circuit, on est à 300 V en fonctionnement nominal quand même à certains endroits. ( un regard perspicace remarquera que le petit condensateur noir a été remplacé par un condensateur MKT au polyester de même valeur)

              En conclusion, allez-vous changer de voiture sous prétexte que l’un des phares est cassé ? Bien sûr que non… Mais votre voiture est trop vielle et le concessionnaire vous dit que les pièces ne sont plus disponibles. Alors vous allez explorer le web et partir à la recherche d’un phare d’occasion. Ici, c’est le même principe et l’opération est quand même un peu plus complexe que le simple nettoyage d’un objectif ( autre article publié par JP que je remercie encore une fois ) . Une telle opération ne se justifie que pour du matériel d’exception ou ayant des caractéristiques uniques ( c’est le cas du Quick 310 ). Ne perdez pas de temps avec un flash de nombre guide 20 qui n’a même pas de mode automatique.

Voilà, voilà …

Comme d’habitude, le rappel des règles de prudence : ne vous lancez dans ces opérations que si vous êtes un minimum bricoleur. Nous ne saurions être tenus pour responsables de dégâts à votre matériel suite à ce tutoriel.

Et encore une chose : vous allez travailler parfois à du 300v, donc faites attention, ça pique !

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Intervention chirurgicale d’un objectif bien malade, par Olivier

Comme je l’ai déjà écris quelques fois, je ne suis pas capable de démonter un appareil au delà de mes limites. Et comme j’ai choisi les sciences juridiques, vous pouvez les posez assez vite, quoique, parfois …

Mais quelques lecteurs sont bien plus doués et entreprenants que moi dans certains domaines.

Je cite avec plaisir Pascal, Patrice, Georges (celui qui ose faire de vrais hybrides, voir « J’en rêvais, … il l’a fait« ) et celui que vous connaissez déjà, Olivier. Que les autres bricoleurs me pardonnent si je ne les cite pas (encore).

Et donc notre ami Olivier a mis les mains dans le cambouis non seulement pour vous illustrer comment changer la mousse d’un miroir (ça je peux le faire !) mais surtout commet oser démonter un objectif pour débloquer un diaphragme bien mal en point.

Bon, comme d’habitude, les petites phrases qui nous exonèrent de tous risques lors des manipulations : si vous ne vous en sentez pas capable, ne le faites pas. Ou testez vos limites sur des objets que vous ne regretterez pas si ça rate. Nous ne saurions être tenus pour responsables si votre objectif, votre boitier ne fonctionnent plus ensuite. Les manipulations que nous décrivons sont réelles et les appareils sur lesquels elles ont été faites fonctionnent parfaitement, mais les personnes qui ont entrepris les démontages/remontages ont travaillé avec prudence et soigneusement.

Tout ça étant clairement posé, allons-y pour une leçon de chirurgie argentique … Je laisse la place à notre ami Olivier.

Un retour de braderie….

Ou d’un vide grenier ou de tout autre évènement qui vous fera revenir avec cela !

              Dans le cas présent, il s’agit d’un ancien FUJICA STX-1 avec un 55 mm f 2.2, C’est le dernier FUJICA a être équipé d’une aiguille pour le posemètre ( le successeur sera le STX-1n qui utilisera des diodes pour la visualisation de l’exposition ). Je l’ai pris à cause de cette caractéristique, j’aime bien les aiguilles…

              Dans beaucoup de situation, vous ne serez pas en mesure de tester l’appareil ni même de savoir s’il est utilisable. Vous pouvez vérifier certaines fonctions ou certains éléments. Et hélas, les éléments que vous allez regarder risquent fort de vous décevoir. 

a) Les mousses d’étanchéité ou d’amortissement du miroir… Il y a peu de chance pour qu’elles soient en bon état et rejeter un appareil à cause de cette situation n’est pas vraiment le bon choix. En effet, elles peuvent être remplacées si vous avez une peu de dextérité.

b) Le diaphragme est bloqué… Et c’est presque normal si cet appareil n’a pas été utilisé depuis des dizaines d’années et s’il est resté au grenier. Là aussi ce défaut n’est pas un défaut qui condamne l’appareil. En effet, il est aussi possible de remédier à ce problème en faisant un nettoyage du mécanisme d’ouverture du diaphragme.  

              Nous allons prendre un peu de temps et voir que ces deux incidents peuvent facilement être corrigés.

a) La mousse amortisseur.

              Elle part en poussière et il ne faut surtout pas qu’elle aille sur le verre de visée car il risque d’être taché et un démontage de verre de visée, c’est loin d’être facile à faire (sauf s’il est interchangeable comme sur les appareils haut de gamme – CANON A-1, Olympus OM-1 ou OM-2, NIKON F-3) … Bref, il est préférable de changer cette mousse au plus vite.

              Avec un petit tournevis – ou un scalpel, vous aller gratter la mousse (toujours avec un mouvement vers l’extérieur) et mettre le support à nu.

              Un fois que c’est terminé, découpez un morceau de mousse (les plaques de mousse que les enfants utilisent pour le bricolage sont très bien, même si J-P recommande d’utiliser les mousses comme celles de chez Aki-Asahi). Puis vous le collez avec un peu de colle contact en prenant bien soin de ne pas en mettre sur le verre de visée. Il NE FAUT PAS en mettre beaucoup, utiliser le petit tournevis ou la pointe d’un cure dent pour en déposer par endroit et cela sera suffisant.

Et voilà, votre mousse amortisseur est changée. Pas de risque d’endommager le miroir ni d’avoir des fuites de lumière en provenance du viseur. (Oui j’ai mis la couche de colle… Mais j’ai l’habitude et sur cet appareil, il y a peu de risque).

b) Passons à notre diaphragme.

              Vous avez manipulé la bague de fermeture (ici c’est l’ergot qui est à gauche) et rien ne se passe, le diaphragme est toujours ouvert au maximum… Bon, et bien, il va falloir démonter !

              Fabriquer un petit outil bien pratique. Un tube de PVC et un joint en caoutchouc. Coller le joint sur le tube et vous allez avoir un outil pour démonter la face avant de l’objectif.

Bien sûr prenez le bon diamètre de tube ! Monsieur Bricolage et consorts vont vous voir souvent passer …

Allez, cela va venir, un peu de patience, et n’oubliez pas de tourner dans le bon sens, on dévisse (sens anti-horaire pour mémoire) !

              Voilà, c’est fait et aucune marque sur les pièces. Il n’est peut-être pas nécessaire de tout démonter mais pour cette face avant, c’est hélas incontournable.

              Par chance, sur cet objectif, le groupe avant est indépendant de la bague de mise au point, en retirant 3 vis, on enlève le groupe avant.

              On peut maintenant retirer le mécanisme du diaphragme (en prenant soin de bien regarder comment il était monté). N’hésitez pas à mettre des marques au marqueur indélébile pour être certain, voire faire des photos !

              Sur cette photo, vous voyez les pétales du diaphragme et la couronne de commande. Le mécanisme doit être absolument sec (pas la moindre trace d’huile ou de graisse). Il a été conçu pour fonctionner sans lubrifiant et en mettre causerait plus de problème que cela en résoudrait. C’est justement la cause de notre blocage. Avec le temps, la poussière, la chaleur transforme un lubrifiant en colle !

              Pour le démontage, il y a des vis bien sûr et surtout regardez bien les trous de celles-ci. Vous allez en trouver qui ont des trous bien plus grands que les vis. Ce sont les vis de réglage et il faut impérativement remettre le mécanisme dans la même position (reprenez le marqueur). Si vous ne le faites pas, la valeur du diaphragme que vous allez mettre sur votre bague de commande ne sera pas la valeur qui correspondra à la fermeture des pétales.

              Maintenant que vous avez pris le maximum de soin dans le démontage, vous allez pouvoir dégraisser le mécanisme qui doit être complètement sec. Utilisez pour ce faire de l’essence F ou de l’essence C (essence de nettoyage) mais surtout pas d’acétone qui va faire fondre le plastique ou qui va dissoudre la peinture.

              Nettoyez bien tous les éléments qui doivent être secs.

              Pour le remontage, bien sûr, c’est l’inverse et si vous avez des problèmes, n’oubliez pas qu’il n’y a qu’une seule position qui permettra de faire l’assemblage. Alors si les vis ne sont pas en face des trous, faire un 1/3 de tour aux sous ensembles.

              Et voila les vis seront en face des trous et le mécanisme est remonté.

Vérifiez quand même que tout marche bien car cela serait dommage de remonter un diaphragme qui est encore bloqué !

Enfin la phase de réglage…

Vous vous souvenez de l’histoire des trous plus grands que les vis ? Et bien c’est le moment.

              Positionnez la bague en alu (elle se tourne très facilement avec un petit tournevis) et quand elle est revenue à sa position initiale, vous pouvez l’immobiliser avec les 3 dernières vis de fixation.

              Remontage terminé, vérifiez une dernière fois que rien n’est bloqué…

              Allez, on remet le tout dans l’objectif. Là aussi, si vous n’avez rien déréglé, cela se remet en place sans forcer.

              Profitez-en pour faire un bon nettoyage des lentilles, S’il y a des champignons, ils ne résisteront pas à l’alcool à 90° et au chiffon à lunette.

              Enfin, la dernière étape, le remontage de la face avant. Mettez un peu de graisse (au silicone), mais vraiment un peu. Cela sera plus facile pour revisser la face avant et aussi plus facile à démonter si un jour vous devez refaire l’opération.

              L’opération est enfin terminée, une petite heure suffit largement pour tout faire. Le STX-1 est prêt à reprendre du service.

              Depuis que je me suis remis à la photo argentique, j’ai démonté pas mal d’objectifs. Voici ceux qui sont passés dans mes mains…

– VIVITAR 70-210 mm f 3.5 (première génération, celui qui pèse lourd !)

– VIVITAR 35-70 mm f 3.5-4.8 (dernière génération en polycarbonate)

– Olympus 50 mm f 1.8

– CANON 50 mm f 1.8

– CANON 50 mm f 1.4 SSC

‘ CANON 35-105 mm f 3.5-4.5

– CANON 35-70 mm f 4.0 (celui qui a un corps métallique)

– FUJICA 80-200 mm f 3.8

– FUJICA 24 mm f 2.8

– FUJICA 135 mm f 2.8

              Et peut-être d’autres encore que j’ai oublié. Mais le plus important est qu’il ne faut jamais condamner un objectif sous prétexte qu’il a des champignons ou que le diaphragme est bloqué. Le seul objectif que je n’ai pas réussi à refaire, c’est un CANON 200 mm f 4.0 SC, en effet, le groupe avant est constitué de lentilles collées et c’est la colle qui a initié le problème de lentille  » avec de la buée « .

              Vous allez trouver pas mal de vidéos sur Youtube qui vous monteront qu’il est possible de démonter un objectif sans trop d’outillage. Les focales fixes sont plus simples à démonter qu’un Zoom et les anciens objectifs sont plus faciles à démonter car ils ont plus de pièces (comme pour mon 55 mm Fujica, le groupe avant est indépendant de la bague de mise au point). Bien évidement, ce type d’activité n’est pas sans risque, je vois passer des annonces « objectifs complets mais à remonter  » !  L’argentique est devenu une activité de passionné alors n’hésitez pas à vous faire la main sur des objectifs qui ne sont plus utilisables. Comme me disait un ancien ingénieur en mécanique, quand on casse on apprend et j’ai beaucoup appris !

              La plupart des appareils que vous allez croiser durant vos sorties en vide-greniers seront des appareils oubliés par leurs propriétaires et qui ne servaient plus depuis des années. Parfois, celui qui vous propose l’appareil n’est même pas celui qui l’a utilisé (combien de fois n’ai-je pas entendu : » c’est celui du grand père ! »). Dans la majorité des cas, vous pourrez négocier l’objet et arriver à des tarifs acceptables en comparaison du risque. Je vois aussi, hélas, des vendeurs qui cherchent à profiter du retour d’intérêt pour les appareils argentiques et qui les proposent à des tarifs bien trop élevés. Ainsi, j’ai croisé un vendeur qui avait plusieurs appareils à vendre. Je pense qu’il devait faire les vide-greniers et qu’il a acquis beaucoup d’entre eux à de très bas prix. Ils comptaient certainement les revendre bien plus cher dans des zones géographiques plus favorisées.   Mais il ne faut pas vendre n’importe quoi : en particulier, un KONICA Autoreflex TC demande des piles au mercure de 1.35 V (interdites à la vente depuis les années 2000). Alors c’est devenu un appareil inutilisable et en demander 90 Euro est illusoire. S’il l’avait laissé à 20 Euro je l’aurais pris pour tenter de le modifier et le rendre compatible avec les nouvelles piles (PX 625) de 1.5 V.

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Quelques astuces de nettoyage

C’est Gaël qui m’a soufflé l’idée de cet article, et je l’en remercie.

Il est vrai que lorsque l’on extirpe d’une caisse sale, d’un grenier poussiéreux, un appareil que l’on a envie d’utiliser ou tester, on aime qu’il soit propre.

Mes « petits trucs » sont ceux que j’ai testé sur mes appareils. Ils donnent de bons résultats et, surtout, ils respectent les matériaux utilisés et les couleurs.

Pour les boitiers, comme je l’écris souvent, de l’alcool modifié mais avec un bon taux d’alcool, pour éviter les traces grasses. Appliqué avec de l’ouate, y compris au coton-tige pour les petits endroits difficilement accessibles. Jamais en excès, pour éviter que cela ne coule dans l’appareil, les viseurs, etc. Ensuite, je passe avec un tissus en micro fibre partout.

L’avantage du produit est qu’il respecte les peintures, les caoutchouc, les sérigraphies.

Parfois, ce n’est pas suffisant, alors, toujours avec parcimonie, de l’essence de nettoyage. Comme pour l’alcool modifié, travaillez dans un lieu aéré et pensez à reboucher systématiquement votre bidon, l’essence est très volatile.

Et laissez tomber cette f… cigarette !

Petite passage au carré de micro fibre ensuite.

L’essence est agressive sur certains plastiques, faites toujours un essai dans un endroit qui ne se voit pas, au cas où.

Pour les verres d’optique, oubliez les petites serviettes emballées vendues en grande surface pour nettoyer vos lunettes (et évitez aussi ça pour vos lunettes, d’ailleurs). Les opticiens sérieux vendent des produits en spray qui respectent les traitements de surface, fragiles.

Le mieux étant toujours de commencer par le passage avec la poire et pinceaux pour dégrossir le travail. Si, réellement, il y a des traces « collantes », alors le spray sera utile. Mieux vaut le vaporiser sur un chiffon, toujours en micro fibre, puis frotter doucement, en partant du centre vers les bords, par mouvements circulaires.

Idem pour les verres de viseur ; passage au coton tige humecté du produit puis repassage au coton tige sec. N’appuyez pas trop fort sur les verres, ils sont parfois sertis très juste et risqueraient de se détacher.

Sur les télémétriques russes, notamment mais pas qu’eux, il faudra parfois démonter pour aller nettoyer les verres « de l’intérieur », mais c’est une autre histoire.

Il faut être certain qu’il n’y a pas de poussières ou de champignons dans les lentilles, qui donnent parfois cet aspect de sale, mais à l’intérieur.

Là, je vais demander à Olivier de me faire un article, il ose les démonter. Quoique pour les champignons, c’est pas gagné.

Honnêtement, sauf pour les optiques d’exception, mieux vaut laisser tomber les attaques champignonnières.

Pour retirer les mousses des boitiers, d’abord un travail de « raclage » au scalpel (gaffe aux doigts) puis passage au coton tige humecté de dissolvant à base d’acétone, voire avec un petit bout de bois taillé en biseau (j’utilise des baguettes chinoises pour avoir un bois assez solide).

Attention, l’acétone va attaquer la peinture et si vous frottez beaucoup à un endroit, mettre le métal à nu. Ce n’est pas grave si c’est dans les rainures d’un dos de boitier, que vous allez regarnir de nouvelles mousses.

Ce produit est à prescrire irrémédiablement si vous devez travailler sur des plastiques, il les décolore et les rend fragiles. Donc, si vous devez enlever la mousse d’une fenêtre « contrôle film » d’un compact, bien gratter et utiliser un produit qui enlève la colle, en vous assurant qu’il ne contient pas d’acétone !

En ce qui concerne les mousses de miroir, dans les reflex, bien faire attention au dépoli. Il vaut mieux travailler avec l’appareil « tête en bas » pour que les débris tombent en dehors. Si vous y arrivez, collez un « post-it » sur le dépoli, qui ramassera les éventuels chutes. La colle du « post-it » ne laisse pas de trace si vous ne le laissez pas dix ans collé dessus !

Travaillez avec un scalpel avec attention pour ne pas griffer les miroirs de renvoi, les dépolis. Et un coton tige humecté d’acétone pour bien tout enlever.

Quand vous avez fini, passage à la poire à souffler et pinceau doux pour tout enlever.

Enfin, nettoyer est une affaire de patience et de précision. Procédez pas petites touches successives pour voir le résultat.

Les vieux appareils avaient parfois des molettes d’entrainement des films, de rembobinage en métal guillochés, qui ont ramassé des années de traces (soyons cash : de crasse) : il peut être utile de d’abord gratter avec un objet fin pour dégager le plus gros. Puis il faudra sans doute laisser la ouate imbibée quelques minutes autour de la pièce (la tête en bas si cette pièce est sur le dessus, pour éviter que ça ne coule à l’intérieur). Et recommencer l’opération, souvent, pour l’avoir bien propre.

Pour les sérigraphies blanches (comme sur les anciens Canon), passez d’abord à l’alcool dénaturé, pour les nettoyer. Pour tenter de leur rendre leur blancheur d’origine, une petite préparation à base de bicarbonate de soude (eau + bicarbonate). Cette préparation doit avoir la consistance d’une pâte pas trop liquide et vous la déposez sur les endroits à traiter au pinceau. Laissez agir quelques minutes, frottez un peu soit avec un pinceau dur (ne jetez plus vos vieille brosses à dents) soit avec un tissu en microfibre. Bien faire attention que ce ne soit pas liquide pour éviter que la mixture ne coule dans le boitier. Souvent, la blancheur des écris revient assez vite.

Pour les vieux cuirs (les leatherettes), idéalement, travailler avec un baume nettoyant incolore, comme pour vos chaussures en cuir. Non seulement ça les nettoient en douceur, mais ça les nourrit. Plusieurs applications seront sans doute nécessaire, selon l’état de saleté.

Sur certains appareils, ces applications de « cuir » ont tendance à se « racrapoter » et/ou à se faire la malle. S’il est encore possible de les recoller, utiliser de la colle contact avec enduit sur les 2 faces du produits. Et soyez prudent, ces colles peuvent laisser des traces. Si vous le pouvez, prenez en de la transparente. Si vraiment le cuir est HS, pensez à Aki-Asahi, au Japon, qui vend des « cover » prédécoupés pour beaucoup de marque ou à découper soi-même. Les produits sont excellents et d’un prix très raisonnable.

Si les grips sont en plastiques, devenus collant, utilisez du produit pour enlever les colles (sans acétone) avec une microfibre non pelucheuse. Plusieurs passages peuvent être nécessaire.

Sont à proscrire : l’éther, l’acétone (sauf ce qui a été dit plus haut), le thinner cellulosique et autres solvants bien trop agressifs.

Toujours travailler dans un lieu aéré et sans flamme vive à proximité (ça à l’air évident, mais on oublie parfois la clope qui se consume à côté, le fer à souder qui vient de servir, …).

Et soyez patient surtout. Le résultat en vaut bien la peine.

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Hélas, même les Praktica ne sont pas indestructibles !

Je vous avoue que c’est suite à un contact avec Fabrice (qui se reconnaîtra) que j’ai pensé à cet article.

En effet, son Praktica MTL 5 est bloqué et il me demandait si je n’avais pas une idée pour relancer sa machine.

Comme je me suis souvenu d’avoir un MTL 3 dans le même état, j’ai fouiné un peu sur la grande Toile pour essayer de lui répondre autre chose que les habituelles réponses – mais qui fonctionnent au moins une fois sur deux – d’enfoncer le petit bouton sous la semelle, qui libère la roue d’entrainement et permet souvent de relancer le processus d’armement, ou de démonter la dite semelle pour « voir » là où ça coince.

Et je suis tombé (non, merci tout va bien, je ne me suis pas fait mal) sur cette vidéo, en anglais toutefois, qui semble répondre à sa question et, en tout cas, à comment démonter l’appareil sans rien perdre et sans faire de dégâts.

Alors, si elle peut aussi vous être utile … (merci à ce sympathique monsieur pour la démo).

Cette autre vous montre comment travaille l’armement et l’obturateur.

Ici vous verrez comment fonctionne le miroir et le déclencheur.

Une autre video bien utile car elle vous montre les outils nécessaires pour un démontage propre.

Et pour éviter les soucis, un petit rappel de comment fonctionne un Praktica.

Si vous ne vous sentez pas de démonter (et remonter) correctement votre appareil, ne tentez rien. Ou considérez que celui-ci sera le martyr de vos futurs succès en réparation.

Un appareil photo, pire encore qu’une montre, est un assemblage mécanique précis qui évolue sans cesse, en fonction de vos réglages et des conditions de prise de vue. S’il vous reste une vis après remontage, c’est qu’elle manque quelque part !

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Du noir au gris, l’art du Zine

Nouvel exercice aujourd’hui et nouvelle expérience, celle d’un « Zine photo ».

-« Heu … ? »

Eh oui, un petit magasine, que l’on peut fabriquer soi-même facilement : quelques photos choisies, un programme comme Publisher pour la mise en page et hop, vos photos peuvent être présentées à qui vous voulez en tirage limité.

L’avantage de l’exercice est, bien évidemment, de faire connaître votre travail et surtout de ne plus laisser vos photos sur un disque dur ou – pire – une carte mémoire, sans pouvoir les partager.

Vous voilà entré dans le monde fantastique des « fanzines« , cette contre culture qui autorise toutes les audaces mais surtout synonyme de liberté, celle de votre expression.

Pour notre part, le premier exercice était un thème « imposé », celui du titre de cet article.

Nous sommes donc parti en petit groupe vers un lieu bien connu de la région du Centre, anciennement charbonnière, le Bois du Luc.

Cet ancien site charbonnier, à l’histoire étonnante, est chargé non seulement d’Histoire mais aussi d’une ambiance toute particulière, qui fait son charme et sa spécificité.

Pour les curieux, la carte est ici :

Mais revenons à notre sortie photographique …

L’exercice donc consistait à photographier, selon nos propres sensibilités ce lieu chargé d’émotions. Emotion notamment pour quelques uns d’entre nous, d’origine italienne souvent, car ce lieu a accueilli pas mal de migrants de la première et seconde vague (les accords « charbon contre main d’œuvre » liant la Belgique et l’Italie au sortir de la seconde guerre mondiale).

Puis chacun à trié ses photos – nous devions en garder seize – et les a mises en page pour fabriquer ce premier « Zine ». Comme dans toute bonne histoire, les mots ont leur importance : ici, ce sont des extraits de Germinal qui nous ont servi de fil … noir !

ces images sont des captures d’écran du Publisher réalisé à cette occasion.

Voilà, voilà …

Si ce petit exercice peut vous donner envie de faire pareil alors cet article aura été utile et vous aura permis de découvrir ce lieu sous un angle particulier.

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Comment se passer des piles au mercure et garder le maximum de compatibilité par Olivier.

Alors là, Olivier a fait très fort !

Perso, je serais incapable d’effectuer ces réglages, en tout cas s’il n’y avait pas ses précieuses explications.

Mais comme il le dit lui-même, si vous ne vous sentez pas prêt, évitez la manipulation. Sinon, à vous la joie d’un OM-1 ou OM-1n qui vise juste même avec des piles modernes.

Ni Olivier ni moi ne pourrions être tenus pour responsables des dégâts éventuels à vos appareils si vous tentez la manipulation. Elle le sera à vos risques et périls.

Olivier l’a testée sur ses appareils, sans dommage, mais son niveau de compétences l’autorisait à le faire et il acceptait le risque que cela ne fonctionnât pas.

Comment se passer des piles au mercure et garder le maximum de compatibilité avec les OLYMPUS OM-1 et OM-1n

              Si vous êtes arrivé ici, c’est que vous connaissez déjà le problème. Les appareils de cette génération (*)  utilisent des piles au mercure de 1.35 V  et ces piles ne sont plus commercialisées depuis déjà plus de 10 ans. Vous avez trouvé sur le net plusieurs solutions qui permettent de redonner vie à vos appareils.  Les piles Zinc-Air pour les appareils auditifs donnent une tension de sortie de 1.4 Volt (donc pas très loin du 1.35 Volt de la pile au mercure). Pour ceux qui ont un fer à souder et qui bricolent un peu, ils pouvaient insérer une diode au germanium dans le fil d’alimentation et provoquer une chute de tension qui ramenait la tension d’alimentation à un niveau proche du 1.35 Volt.

              En fait, aucune de ces solutions n’est une solution définitive. La pile Zinc-Air n’est pas à 1.35 Volt et elle a une géométrie différente (Fig.-1),  il faut l’insérer dans un support pour qu’elle tienne dans le réceptacle de la pile. La diode au germanium provoque bien une chute de tension qui nous rapproche de 1.35 V mais cette chute de tension n’est pas constante en fonction du courant qui est absorbé par l’appareil (Fig.-2).

Fig.-1 : Pile au format 625 / pile Zinc-Air
Fig.-2 : Pile PX 625 A (1.5 V) + diode au germanium (1N34A) = 1.35 V

              Il existe une autre solution qui vous permettra aussi de vérifier si votre exposition n’a pas été altérée avec le temps.  Il faut démonter l’appareil et repositionner certaines pièces. Heureusement que nous trouvons sur internet les manuels de réparation qui nous permettent de mieux comprendre comment fonctionnent nos merveilleuses mécaniques. Voyons maintenant comment nous allons procéder. MAIS ne tentez pas cette manipulation si vous n’avez jamais démonté d’appareil photo ou si vous ne vous sentez pas capable de le faire. Ce travail, s’il devait être classé en difficulté, serait à 4 sur une échelle maximum de 5, d’une part, vous pouvez complètement fausser votre exposition si vous faites une mauvaise manipulation , et d’autre part vous allez manipuler des pièces d’une taille telle qu’elles peuvent se perdre très facilement.

a) La cellule réagit à la quantité de lumière qui traverse notre objectif et notre aiguille nous dira si nous avons bien choisi le couple diaphragme/vitesse.

              Vous savez comme moi que si le couple diaphragme 4 / vitesse 1/60  est bon, alors le couple diaphragme 5.6 / vitesse 1/30 est aussi bon ainsi que le couple diaphragme 2.8 / vitesse 1/125.

Pour chacun de  ces réglages, la quantité de lumière qui va arriver sur la couche sensible sera la même. L’astuce d’OLYMPUS est d’avoir utilisé un système mécanique qui reprend ce qui a été dit.

              Ce qui nous intéresse, c’est la position du fil (1) qui va au galvanomètre (aiguille dans le viseur).  Si position 4 /  1/60  est la position requise, alors la position 2.8 / 1/125 amènera le fil qui va au galvanomètre à la même position. Avec un système de poulie et d’engrenage OLYMPUS réalise dans l’OM-1 un montage qui ne renvoie au galvanomètre que la quantité de lumière qui est associée au couple diaphragme / vitesse.

              Le montage fait dans l’OM-1 est un peu plus complexe, mais cela reste identique au principe ci dessus. (Fig.-3)

Fig.-3, montage réalisé dans l’OM-1 ( service manual OLYMPUS )

b) Le galvanomètre mesure le courant que laisse passer les deux cellules au  CdS et il fera dévier l’aiguille visible dans le viseur (Fig.-4). Ce galvanomètre est relié au système précédent et la déviation de l’aiguille pourra être annulée car le déplacement du fil (1) compense la déviation de l’aiguille.

              La lumière reçue par les cellules engendre un courant. Ce courant est mesuré par le galvanomètre et l’aiguille dévie de sa position d’origine. En modifiant la vitesse ou le diaphragme, vous allez modifier la position du fil qui va au galvanomètre. Vous allez ainsi faire tourner le cadre du galvanomètre et remettre l’aiguille à sa position d’origine.

Fig.-4 : montage du galvanomètre et du fil issu du montage précédent ( Service Manual OM-1 )

              Comme la pile de 1.5 Volt engendrera plus de courant que la pile de 1.35 Volt, il suffirait de modifier la position d’origine du galvanomètre pour corriger l’exposition.  Comme nous ne pouvons pas modifier la position du galvanomètre, nous allons modifier la position d’origine de la commande en vitesse. Par exemple, avec une pile de 1.35 V, vous avez un couple diaphragme :vitesse de 4 : 1/30 , et pour une pile de 1.5 Volt, il passe à 4 : 1/60 .  Il suffit de décaler la commande de la poulie associée aux vitesses de manière à ce que la position 1/30 donne un déplacement suffisant pour avoir l’aiguille du galvanomètre en exposition correcte.  Cette possibilité est réelle compte tenu de la mécanique de l’OM-1 .

              Dans le dessin suivant, nous allons identifier les pièces à démonter et les précautions à prendre.

Les pièces importantes :             La commande des vitesses (rouge)

                                                    La bague intermédiaire (vert)

                                                    L’arbre de transmission (bleu)

Quand vous tournez la commande des vitesses, vous entrainez la bague intermédiaire qui porte une denture. Cette denture est en lien avec l’arbre de transmission qui pilote le fil de la vitesse (Fig-3)

              Comment connaitre mon décalage ?  Pour avoir cette réponse, il faut faire une mesure d’exposition  en montant une pile de 1.35 V et une mesure identique avec une pile de 1.5 V. En mettant le même diaphragme pour ces deux mesures, vous allez obtenir deux vitesses différentes et  vous saurez quel est le décalage à réaliser.   Par exemple, si la pile de 1.35 V vous donne une vitesse de 1/30 et la pile de 1.5 V une vitesse de 1/125, cela veut dire que vous devrez faire un décalage de deux crans au niveau de votre bague intermédiaire.

              Une autre solution consiste à utiliser un deuxième appareil photo qui servira de référence. C’est lui qui vous dira quelle est la vitesse que vous auriez eu si vous aviez fait la mesure avec l’OM-1 équipé d’une pile de 1.35 V.

Voyons maintenant un cas pratique.

              La première chose à faire est de déterminer  la correction. Pour cela, il vous faut un deuxième appareil qui servira de référence.  Chez vous , vous allez utiliser un éclairage artificiel et un deuxième appareil photo ayant un objectif identique ( 50 mm, 1.7 ou 1.8  en général ). Le deuxième appareil doit être particulièrement précis. Par exemple un CANON A1 vous donne la vitesse et le diaphragme choisi avec une très bonne précision ( il peut vous donner 1/90 en vitesse et 6.3 en diaphragme ), un appareil avec un posemètre à aiguille est tout aussi précis et un RICOH KR-5 est amplement suffisant. Vous allez  faire une mesure sur un mur éclairé avec votre appareil de référence et  moduler l’éclairage  ou l’angle de prise de vue ) de manière à arriver à des valeurs  normalisées en vitesse ( 1/15 , 1/30 , 1/60 , 1/125 … ) et en diaphragme ( 2.8 , 4  , 5.6 , 8 … ).  Vous faites exactement la même mesure avec votre OM-1 équipé de la pile PX625A de 1.5 Volt. Il est évident que vous n’allez pas trouver la même chose. Vous mettez exactement le même diaphragme que celui utilisé sur l’appareil de référence et vous cherchez la vitesse qui donne une exposition correcte pour la cellule de l’OM-1 . On pourra augmenter la précision en ajoutant une deuxième opération )

Ainsi, vous pouvez arriver au cas suivant :

-> Exposition de référence     Diaphragme  5.6     Vitesse 1/1000

-> Exposition donnée par l’OM-1  :   diaphragme 8.0 , vitesse   1/1000

Il faut donc décaler la commande des vitesses de 1  crantage ou modifier le réglage du diaphragme de 1 cran aussi.

La suite en image.

Vous faites une mesure d’exposition avec votre OM-1n ou OM-1 équipé de la nouvelle pile de 1.5 V. Vous mettez l’aiguille bien au centre des repères et vous avez l’exposition suivante ( 1/60 , f:4.0 )

Exposition jugée correcte par votre cellule

MAIS, votre appareil de référence ( ou votre cellule ) vous dit que pour lui, il faut 1/60 , f 5.6.

Exposition requise par l’appareil de référence.

Ainsi imaginons que vous décaliez d’un cran vers la gauche la commande du diaphragme par rapport à la bague qui porte les indications d’ouverture….

L’exposition donnée par la cellule est OK, le plot rouge est donc dans la bonne position. Mais la bague qui porte l’indication du diaphragme n’est pas au bon endroit.

Bien évidement, si je place ma bague sur la position 5.6, la plot rouge n’est plus au bon endroit et l’aiguille me dira que l’exposition n’est pas correcte.

Si je désolidarise la bague portant les ouvertures de la commande du diaphragme et que je l’avance d’un cran, alors quand je mettrais une ouverture de 5.6, le plot rouge se trouvera dans la position ou l’aiguille me dit que l’exposition est bonne.

ET JE VERRAIS COMME COUPLE RETENU:

Vitesse = 1/60

Diaphragme f : 5.6

C’EST A DIRE L’EXPOSITION DONNEE PAR L’APPAREIL DE REFERENCE

ATTENTION,   Olympus précise dans son « service manual », que la commande des vitesses doit être au 1/1000, c’est à dire en butée. Mettez la commande des vitesses au 1/1000 avant de retirer les trois vis de fixation.

Vitesse sur 1/1000

( – on retire l’objectif – )

( – on démonte les trois vis de fixation – )

( – Pas de risque de voir la bague partir même si les trois vis sont retirées – )

Vous pouvez maintenant retirer la bague de fixation

( – voici enfin la partie qui nous intéresse – )

( Pour éviter que l’arbre de commande bouge pendant la photo, il y a un petit bloc de pâte à modeler qui l’immobilise )

(a) Vous rehaussez légèrement la couronne de transfert  de manière à ce qu’elle ne touche plus la commande de vitesse.

(b), vous mettez une petite marque sur la couronne de transfert de manière a visualiser le déplacement.

Photo faite après la rotation d’un cran de diaphragme.

Il faut maintenant immobiliser l’arbre de commande et repositionner la couronne comme elle l’était avant le démontage. Et oui la couronne doit revenir dans le cran d’entrainement (c)

Pour repérer l’écart angulaire qui doit être réalisé, il suffit d’utiliser la couronne indiquant les vitesse. Quand vous tourner dans le sens horaire et que vous désirez faire un décalage de 1 cran, il suffit de regarder la vitesse qui est en face du repère que vous avez posé  ( ici c’est mon petit repère rouge ) et de faire tourner la couronne pour amener la repère rouge à la vitesse immédiatement inférieure. Quand vous faites tourner la couronne, vous entrainez en même temps l’arbre de transmission.

Voilà, c’est fait, vous avez avancé d’un cran la position transmise par la bague des diaphragmes… Vous pouvez remonter la bague qui supporte l’objectif et vérifier l’exposition.

Il est fort possible que vous n’ayez pas encore une exposition parfaite (cela se règle à une dent près ! )

Maintenant, si vous avez bien compris ce qui se passe, vous pourrez même refaire complètement la manipulation si jamais vous faites une erreur, comme par exemple, laisser tourner par inadvertance l’arbre de transmission… Vous pouvez répéter l’opération jusqu’à obtenir une bonne exposition.

ENCORE UNE FOIS, CETTE MANIPULATION DEMANDE QUAND MEME DE LA PATIENCE ET UN PEU DE DEXTERITE. ALORS SI VOUS NE VOUS EN SENTEZ PAS CAPABLE, NE FAITES RIEN…

PS Si vous pensez que ce souci de calibrage est marginal, je vous invite à parcourir ce forum, généralement bien documenté, qui en parler en plusieurs endroits : 35mm-compact