Le Zinc du photographe

J’ai reçu mes photos (ter) – Leica M6

Hé oui, celles du Leica M6, celui que j’ai échangé contre le Zeiss Ikon ZM.

Pour mémoire, ces photos ont été captées fin mai, dans les rue de Mons (Hainaut). J’avais monté le Jupiter 12 sur l’appareil, un 35mm ouvrant à f1:2,8 de fabrication russe. Sa particularité, si vous vous souvenez de l’article consacré à la présentation du M6, où j’en parlais, est d’avoir un verre arrière très proéminent et qui rentre assez profondément dans la chambre de l’appareil. Ce qui le rend particulièrement compact.

Mais cette particularité ne me permettait pas de le monter sur le Leica M5 car le risque qu’il heurte le bras de la cellule est trop important.

C’était donc un double essai, celui de l’appareil et de l’objectif.

Encore un mot sur l’appareil. Comme je l’ai écris, même s’il est très agréable à prendre en main, beaucoup plus proche du « standard » que représente le Leica M3, je restais dubitatif sur sa réelle plus value par rapport au M5. Tout d’abord au niveau de l’utilisation, deux flèches apparaissent dans le viseur, pour indiquer soit une sous-ex (flèche vers la gauche), soit une sur-ex (flèche vers la droite) et enfin une expo correcte si les deux flèches sont allumées en même temps. Sans rappel de la vitesse dans le viseur. Pour le M5, il faut faire coïncider deux lignes obliques, en tournant la molette des vitesses, du bout de l’index, sans quitter le viseur des yeux, et le rappel de cette vitesse s’inscrit dans le viseur.

Et bien, honnêtement, je préfère le M5, c’est plus clair. Ceci étant, le M6 expose juste, sa cellule étant un peu plus sensible que celle du M5, soyons de bons comptes.

Au niveau discrétion, le M5 est plus silencieux que son descendant. Pas de beaucoup, mais on s’habitue au silence … Mais là où ça (me) fâche, se sont les logos, en façade : assez discret sur le M5, impossible de ne pas les remarquer sur le M6 !

Enfin, là où je les laisse sur un parfait ex aequo, c’est sur la difficulté de les charger : je peux admettre que je n’ai pas l’habitude et que celle-ci fait sans doute gagner du temps, mais pourquoi toujours nous imposer cette semelle escamotable et cette roue en tulipe pour y accrocher le film ? Pas pratique du tout et chronophage.

Tout ceci étant dit, voici quelques photos d’illustration. Le film était un Fuji X-Tra 400 Asa, périmé depuis janvier 2014, même si gardé dans un frigo. C’est le même film pour les deux appareils. A noter que ce sont les fichiers bruts (c.-à-d. non retouchés via Luminar 4).

En conclusion, deux belles machines, même si je n’en garderai in fine qu’une seule. Mais le M6 fait déjà le bonheur d’un étudiant (n’est-ce pas Hugo ?), passionné de photo de rue aussi.

Le M6 a réussi ce que le M5 n’avait pu atteindre, 10 ans plus tôt : ajouter une cellule précise à la lignée du M3, sans embonpoint. Il a su garder les proportions de ses ainés, qui le rendent maniable et devraient le faire discret, si on excepte les logos criards qui, soit vous font repérer à 20 pas comme quelqu’un qui a les moyens (et dans certains lieux, c’est peu pratique), soit vous fait entrer dans la famille des Leicaistes modernes qui s’assument (remarquez que je note « modernes » car les anciens, qui affectionnent encore les M2 et les M3, sont eux, très discrets). Ceci étant dit, c’est une fabuleuse machine à photographier et si vous fouinez bien sur certains sites, vous en trouverez à des prix qui restent décents.

Bonne découverte et, surtout, bonnes photos …

Le Zinc du photographe

J’ai reçu mes photos (bis) ! – Zorki 1c

Au tour du Zorki 1c maintenant.

Pour mémoire, je l’avais chargé d’une Kodak HD 200 Asa, expirée depuis mai 2005. Il est équipé d’un Industar 22 f3,5 (objectif rentrant). Il a 69 ans et fonctionne toujours parfaitement malgré les nombreux propriétaires qui ont dû le voir passer entre leurs mains. Mais il semble avoir été particulièrement bien soigné.

Je vous avoue que j’avais hâte de découvrir les photos faites avec lui, tant j’ai eu plaisir à le manipuler : il est petit – bien plus petit et léger que le Leica M3 – assez semblable au Leica IIIf dont je vous ai déjà fait la présentation.

La seule chose qui me chagrinait était cet objectif rentrant qui, s’il permet de gagner en compacité, n’est pas toujours le plus facile à manipuler (il se bloque en position sortie, mais pas lorsqu’il est en position rentrée et donc il se déplie parfois de manière impromptue). Cependant, sa construction est similaire au Elmar de chez Leitz, et particulièrement ceux des années 1958, qui semblent avoir été construits avec des éléments venant de l’opticien allemand.

Voici donc les photos reçues

Voilà, j’avais déjà écrit tout le bien que je pensais de cet appareil. Le résultat des photos me conforte dans mes impressions.

C’est une chouette machine à photographier, petite et discrète. Et, comme le disait quelqu’un (article lu sur le Net mais je ne me souviens plus où), photographier avec lui vous offre une certaine impunité car personne ne vous prend au sérieux quand vous photographiez quelqu’un avec ce Zorki 1c et pourtant, les résultats sont excellents.

Au prix où ils se vendent sur un grand site bien connu, faites vous plaisir. Le mien m’a coûté 100€, objectif et sacoche en cuir compris.

Le Zinc du photographe

J’ai reçu mes photos ! – Leica M3

Le Leica M3

Hé oui, depuis le 15 mars, j’attendais le développement des films du Leica M3, du M5 et du Zorki IIIc, et je les ai reçues hier, développées et scannées.

Ces films étaient, pour le Leica M3, un Fuji X-Tra 400 Asa, expiré depuis janvier 2015 et pour le Zorki 1c, un Kodak HD 200 Asa, périmé depuis mai 2005.

Ces deux appareils ne possédant pas de cellule, j’avais pris avec moi une cellule à main pas toute neuve non plus.

Pour mémoire, le Leica M3 date de 1957 et le Zorki 1c de 1951, soit respectivement 63 et 69 ans ! Pas mal pour des appareils tout à fait fonctionnels.

Et donc, voici les photos. Pour être tout à fait honnête avec vous, pour le Leica, j’ai dû, en post traitement avec Luminar 4, sous exposer systématiquement. Sans doute que la cellule utilisée était par trop optimiste.

Ceci étant, j’ai utilisé deux techniques pour ces photos : le zone focus et l’hyperfocale, ce qui m’a permis d’être net sans devoir régler le télémètre, sauf pour la photo du reflet dans la boule métallique, où j’ai fait les réglages avec l’objectif, ainsi que pour la plaque de rue.

Comme quoi ces technique vous permettent d’aller vite si besoin et d’obtenir de très bons résultats de netteté.

En résumé, que penser du Leica M3 et du Jupiter 3 ? C’est un superbe appareil, très agréable à manipuler mais pour le photographe « moderne », le manque de cellule ne simplifie pas les choses. Quant au Jupiter 3, je trouve que le rendu est très doux, tout à fait à l’aise avec le Leica M3 et pour le style de photo recherché. Un bel ensemble, que je ne regrette pas avoir essayé. Franchement, c’est une expérience et pour les photographes qui veulent revenir aux fondamentaux, cela vaut la peine d’investir dans ce type d’appareil, qui sera encore fonctionnel pour des années, sans soucis. L’obsolescence programmée l’a été bien plus tard et épargne complètement cet appareil et cet objectif.

Et si nous parlions (un peu) technique ?

L’autofocus le plus rapide du monde …

Et il est …manuel !

Les deux termes sont l’hyperfocale et le « zone focusing », ce dernier que l’on pourrait traduire par zone de netteté. C’est dire que nous allons, avec cette technique, tenter de déterminer, à l’avance, une plage de netteté, dans laquelle nous essaierons de placer notre sujet (enfin, le but, c’est d’y arriver !).

En fait, nous allons faire la mise au point, mais … avant de cadrer et de viser. Le but étant d’évaluer avec la meilleure précision possible la distance à laquelle va se trouver le sujet de notre image. Sachant que dans une photo, il y a un peu de flou devant et derrière ce sujet, mais entre ces deux zones, tout est net. Et c’est dans cet espace que nous allons placer notre sujet.

Avec ce principe, nous ne faisons pas de uniquement de l’hyperfocale, dont le principe est très proche. Parce que nous ne chercherons pas toujours à être net jusque l’infini. Non, nous cherchons à être net dans une zone utile, à la profondeur qui peut être variable, mais qui ne dépasse pas quelques mètres. Ce qui permet de détacher notre sujet principal du fonds.

Génial, et ça marche comment ?

Tout d’abord ce principe sera très utile en photo de rue ou de reportage, surtout si vous travaillez en argentique ou lorsque votre autofocus à toutes les chances de patiner dans la semoule (ou sera trop lent !). Personnellement, je l’utilise quand je sors mes vieux télémétriques car là, forcément, c’était avant l’idée même que l’autofocus n’existât un jour.

Vous utiliserez ce principe avec – surtout – d’anciens objectifs qui ont la chance d’avoir une échelle de profondeur de champ gravée sur leur fut. Et tant que nous parlons objectif, sachez que ce principe fonctionne à merveille avec des grands angles (35 mm min en 24×36, le 28 mm étant l’idéal), parce que les courtes focales offrent une profondeur de champ suffisante, notamment autour de f5,6/8.

Encore, pensez à débrancher votre autofocus si vous utilisez ce principe car il essaiera sans doute de faire la mise au point là où vous ne voulez pas et travaillez en mode priorité à l’ouverture, qui permet le choix du diaphragme offrant la profondeur de champ souhaitée. Ça c’est pour ceux qui utilisent un appareil numérique.

Pour les autres, foin de tout ça, vous sélectionnez la vitesse avec votre cellule à main en fonction de l’ouverture choisie et puis vous regardez votre objectif :

Explication des images :

en premier lieu, l’hyperfocale :

  • si vous sélectionnez une ouverture de f8 sur le 35mm, vous placez la bague des distances pour que l’infini coïncide avec le chiffre 8 (flèche rouge) et vous verrez que le second 8 se situe vers 2,3m (flèche verte). Ce qui veut dire que vous serez net entre 2,3m et l’infini avec un objectif de 35mm ouvert à f8. Si vous placez votre sujet dans ces distances, il sera net et plus vous le placerez vers le milieu de cette plage, mieux il se détachera du fonds.
  • remarquez que pour un objectif de 50mm, en ouvrant à f22, vous serez net de l’infini (flèche rouge) à environ 1,7m (flèche verte). Mais si vous ouvrez à f8 comme avec le 35mm, vous serez net de l’infini à 5m seulement. Plus votre focale sera « large » – soit 35mm et mieux 28mm – plus votre latitude de netteté sera grande.

en second lieu, le principe du zone focus :

  • et ça fonctionne pour n’importe quelle autre distance : si vous regardez la dernière photo, l’ouverture choisie est de f5,6 : de part et d’autre du repère triangulaire noir, vous serez net d’environ 11 m (flèche rouge) à 2,4m (flèche verte)

En résumé, il vous suffit, avant de commencer vos prises de vue, de sélectionner l’ouverture qui vous offrira la plus grande plage de netteté, tenant compte de la vitesse que vous devrez utiliser pour éviter les flous (voir votre cellule à main). Et – mais c’est ce qui vous demandera des essais-erreurs – vous essayerez de placer votre sujet dans ces distances.

Cela demande un peu de pratique mais cela vous évitera, lorsque vous devez agir rapidement, de pouvoir réagir et ne pas rater la photo désirée.

Pour la petite histoire, c’est la technique que j’ai utilisée lors de mes essais des Zorki 1c, Leica IIIf, Leica M3 et M5, du Canon P. Parce que les viseurs du Zorki 1c et du Leica IIIf sont un peu difficiles, et même si ceux des Leica M et du Canon P sont beaucoup plus confortables et rapides, on manque parfois de temps pour effectuer une mise au point précise, dans le feu de l’action. Je vous mettrai les résultats lorsque j’aurai pu faire développer les films.

Comme d’habitude, des liens pour voir plus loin et ici, en images : https://www.youtube.com/watch?v=idaIzAnctf8 et la suite, https://www.youtube.com/watch?v=AMBuM5WKoZs, en français, puis https://www.youtube.com/watch?v=099t7rDQruA et https://www.youtube.com/watch?v=6vueOfDr4sQ en anglais.

Mes appareils et leurs accessoires

Canon Eos M50

Après mes déboires avec le Fuji X20, j’ai choisi de reprendre mon Canon Eos M50, et je me suis aperçu que si je l’avais parfois évoqué, je ne l’avais pas présenté.

Bon, comme d’habitude, c’est un appareil acheté d’occasion mais quasi neuf (moins de 500 déclenchements !). Lorsque je l’ai acheté, il était « boitier nu » et il me fallait donc trouver les optiques ad hoc.

Vu la taille de l’appareil et la destination prévue à son usage, je voulais quelque chose de compact et/ou polyvalent : j’ai donc arrêté mes choix sur un EF-M 22mm et le EF-M 15 – 45mm, le passe partout plus ou moins équivalent au 24 -70 en format full frame. Auxquels j’ai adjoint, au cas où, un adaptateur pour les optiques EF.

A ce sujet, restons raisonnables, je me vois mal lui coller un 24 -70 mm en f1:2,8, ni même le 70 -200 en f1:4 : on ne le verrait plus derrière !

C’est un APS-C Canon (coefficient conversion de 1,5) avec 24,1 Mp au capteur. Autrement dit, c’est confortable et il délivre une très bonne qualité d’images. Il est super léger (514 gr avec l’objectif 15 – 45mm, une carte SD et sa batterie), avec l’ergonomie habituelle des Canon Eos et la facilité des menus propres à la marque.

Si vous venez d’un réflex Canon, vous ne serez pas dépaysé – juste surpris par son poids plume ! – et vous trouverez très vite vos marques pour vos premières photos.

Même s’il est tout en plastique, sa construction est robuste, tout est bien assemblé (je serais tenté d’écrire « comme d’habitude ») et les molettes sont bien « crantées ».

Ses gros avantages sont son viseur (hybride) et son écran monté sur rotule : fini de se contorsionner pour prendre des photos sous des plans originaux (pratique en photos de rue). Ecran tactile qui plus est.

Pour les plus technophiles, il possède plein de connectiques différentes : HDMI, Wi-Fi, Bluetooth pour piloter l’appareil à distance et transférer les fichiers si vous ne pouvez pas attendre de le faire à la maison.

Les « experts » de la presse spécialisée le considère comme destiné au grand public. Et c’est tant mieux, ledit grand public aura un appareil facile à prendre en main, fiable et d’excellente qualité d’image à se mettre sous les doigts.

Ah oui, il est aussi équipé pour la vidéo en 4K mais ça, sorry, je n’en parlerai pas, je ne m’en sers jamais.

Un reproche ? Bah, son viseur électronique, que je trouve un peu « froid » même s’il est précis. Pourtant, l’ayant utilisé pour faire les photos qui illustrent certains articles de ce site, j’ai constaté que lorsque j’utilisais un éclairage LED, des lignes apparaissent, ce qui rend la visée désagréable. Est-ce la lumière issue de la technologie LED qui est en cause ? Je ne sais pas, je creuse. Et puis vous connaissez mes réticences « philosophiques » à cette image non pas vue directement (comme avec un vrai réflex) mais par le biais, déjà, du capteur.

En résumé donc, un excellent petit appareil, que je glisse dans mon petit sling Everyday de chez Peak Design, souvent à côté du Leica M6. Avec une batterie de rechange si je prévois une longue sortie. A ce sujet, il « consomme » peu (bien moins que les Fuji) et la batterie est compatible avec le Canon Eos 100D. S’il est plus grand (tout est relatif) que le Canon Powershot G5X dont j’ai déjà fait la présentation dans le rubrique numérique, monté avec le 22 mm, il est encore possible de le glisser dans la poche d’un blouson ou d’un manteau.

Le Zinc du photographe

Fuji X100

un bijou dans son écrin …

Eh oui, les sirènes du marketing m’ont entraîné vers cet appareil au charme, ma foi, fort sympathique.

Comme son petit frère, le Fuji X 20 dont j’ai parlé un peu avant, c’est un télémétrique (c.-à-d. que l’on vise dans une fenêtre située – généralement – sur le côté de l’objectif et non pas à travers celui-ci, comme les réflex), qui autorise une vision directe ou tout électronique.

C’est très confortable car vous pouvez superposer à la visée directe une grille de mise au point, ou un horizon électronique, p. ex.. Si vous voulez passer en tout hybride, juste pousser le bouton en façade et vous avez alors tous les réglages envisagés qui apparaissent au viseur.

Vous pouvez évidemment aussi viser via l’écran, mais alors à quoi bon avoir un viseur ! D’autant que l’écran + le viseur = consommation énergétique et intérêt à avoir un stock de batteries avec soi. Perso, j’en avais toujours 5 lors des sorties d’une journée, et je les rechargeais toutes la nuit …

Au rayon des plus : une excellente qualité photo, un look indéniable, le confort d’un vrai viseur et l’appui de l’électronique pour des infos supplémentaires. Au rayon des moins : un autofocus lent, des sorties de veille pénibles, la consommation de batterie, un écran non orientable (ce qui est un plus en Street), des menus avec une logique, heu… particulière (rien à voir avec la « simplicité » des écrans d’un Canon Eos 50M p. ex.), des boutons à l’arrière que l’on « accroche » parfois sans le faire exprès et qui vous modifient tous les réglages …

Franchement, en résumé, un bel objet, quoique un peu fragile (le bouton d’allumage est assez délicat) mais aux qualités photographiques indéniables et avec un look toujours aussi « vintage ».

Mais vous savez comment ça va, après en avoir bien joué, je le trouvais limité par son objectif fixe (pour les infos techniques, voir https://www.lesnumeriques.com/appareil-photo-numerique/fujifilm-finepix-x100-p10813/test.html) et je décidais de chercher un Fuji X-E 2 avec objectifs interchangeables !

Et je me laissais, une fois de plus, tenter par le chant des sirènes …

Numérique

Fuji X-E2

Mon troisième Fuji télémétrique, si ce n’est que celui-ci est hybride : vous visez par une fenêtre décalée, comme avec (presque) tous les télémétriques mais plus de vision directe, c’est un écran qui retransmet l’image dans le viseur.

Son avantage – outre le look toujours aussi craquant – ce sont les objectifs interchangeables que l’on peut monter dessus. De fait, j’avais choisi un petit 18 – 55 (équivalant plus ou moins à un 35 – 100 mm en 24×36), pas trop gros, pour rester discret en photo de rue, et, comme ses prédécesseurs, en livrée noire (les Electro 35 de Yashica m’ont donné cette envie de voir mes télémétriques en noir, ça fait « pro » !)

Comme d’habitude, je vous renvoie sur le site « les numériques » pour les infos techniques (https://www.lesnumeriques.com/reflex-hybride/fujifilm-x-e2-p17437/test.html) et je résumerai mon expérience comme ceci : excellent appareil, au look ravageur et techniquement très bon mais des menus de réglages à n’en plus finir, pas toujours très clairs ni bien ordonnés (comme ses petits frères que je vous ai présentés plutôt) et qui, à un moment, m’ont fatigué.

De fait, nonobstant le désagrément des menus à rallonges (commun aux autres hybrides et appareils numériques), il vaut mieux emporter avec soi plusieurs batteries car il consomme ! Et pourtant, je ne visais que par le viseur (électronique), sans passer par l’écran, pour économiser la batterie, mais sur une journée de prises de vue, il fallait compter 3 batteries.

Vous l’aurez compris, le temps de la séparation approche … que vais-je choisir ?

Numérique

Sony RX 100 Mark 2

Revoilà mon phantasme d’un tout petit appareil de poche, performant et au look sympa (autant se faire plaisir). Et, de lectures en comparatifs, j’ai arrêté mon choix chez Sony, pour le RX 100 M2 (soit second du nom qui en compte au moment où j’écris, un cinquième opus, en à peine 7 ans de vie du modèle).

Il tient au creux de la main, va vite et est très précis, paramétrable à l’infini, comme tous les hybrides, et permet réellement de sortir d’excellentes photos (mais – les constructeurs cités vont m’en vouloir – je dirais comme ces prédécesseurs, au creux de mes poches ou de mon sac).

Du beau, du bien pensé pour la pratique photo (sauf pour moi qui déteste lire un mode d’emploi qui n’en finit pas et d’essayer de trouver les bons réglages du premier coup), même si je trouvais le viseur un peu fragile et, surtout, qu’il consommait lui aussi beaucoup (prévoir des batteries de rechange pour une longue sortie).

De fait, ce qui est agaçant avec ces appareils (les hybrides en général), c’est le nombre de réglages que l’on peut affiner. A croire qu’auparavant nous ne savions pas faire de photo avec le seul triangle d’exposition, qui a longtemps permis aux plus grands de sortir des photos de légende ! Personnellement, je trouve qu’il est délicat de rester détaché de tous ces paramètres, au détriment de la prise de vue.

Je m’explique : si vous voulez modifier un paramètre avec votre réflex classique, vous avez deux molettes et trois boutons et tout tombe sous les doigts, rapidement. Avec les hybrides, même évolués, il y aura toujours un paramètre qu’il vous faudra aller chercher dans un menu, un sous menu, un sous sous menu, etc. … à moins de vous en remettre totalement à « l’intelligence » de votre appareil, mais alors, à quoi bon acheter un appareil dit expert ?

Vous aurez compris, je ne l’ai pas gardé non plus ! Pas parce qu’il ne donnait pas de beaux résultats mais un léger souci de santé ne me permettait plus de le « sentir » correctement dans la main, malgré un petit grip ajouté pour améliorer justement la préhension.

Je vais tenter ma chance chez Canon, avec le Powershot G5X

Et l'informatique ?

Luminar

Vous le savez, j’ai choisi Luminar 4 plutôt que Lightroom. Pourquoi ? Je n’aime pas que l’on m’impose un système d’abonnement, fut il assorti de gadgets dont je n’ai pas besoin, alors que j’avais opté pour un achat de licence.

Luminar n’est pas le seul à proposer cette alternative mais il est facile à appréhender et les résultats sont excellents.

Luminar 4.3 est l’une des alternatives les plus complètes à Lightroom du moment. Boosté à l’intelligence artificielle, le logiciel propose un grand nombre d’outils automatiques pour améliorer vos photos, qui s’intègrent dans vos clichés de manière très naturelle. En mélangeant retouche manuelle et apprentissage automatique à partir d’un vaste catalogue d’images en amont, Skylum a voulu réinventer l’édition photo pour la rendre plus facile et appliquer des retouches automatiques de qualité.

Honnêtement, je commence à utiliser toutes les fonctionnalités, et celles que j’ai utilisées jusqu’à présent sont non seulement assez faciles à mettre en œuvre mais leur résultat est très « naturel », d’autant que vous gardez la main sur le dosage de l’intervention de l’AI (intelligence artificielle). Et – surtout – vous pouvez vous contenter de « développer » vos photos avec Luminar 4.3 et garder la main sur tout le processus de développement. C’est particulièrement utile si, comme moi, vous faites développer vos films argentiques par un labo, qui vous restitue des fichiers en haute définition, que vous pourrez, si besoin, retravailler en « post-production ».

Pour une fois, voilà un programme complet, facile à appréhender et à comprendre, avec une interface intuitive et claire, avec des outils puissants. Bref, que demander de plus ?

Vous hésitez encore ? Sachez qu’il y a pas mal de tutoriels sur Luminar 4.3, dont un excellent sur Phototrend (tuto remplacement de ciel) entre autre.

Si vous désirez acquérir ce programme, vous pouvez cliquer ici sur Luminar 4.3 et … bonnes photos.

Sachez que vous avez toujours la possibilité d’essayer gratuitement le programme pendant 14 jours, c’est intéressant quand on hésite …

Pour vous donner une idée des possibilités de Luminar 4.3, quelques exemples avant/après :

quand l’Intelligence Artificielle aide « naturellement » à améliorer vos clichés

Mes appareils et leurs accessoires

Des films en argentique ?

Pour ceux qui se posent la question, légitime « et on trouve toujours des films facilement ? » la réponse est oui (sauf pour certains Polaroïd). Tant en 24×36, qu’en 120 (et même dans d’autres formats plus exotiques comme le 110, le 126 ou le format Minox 8×11 – mais là, faut trouver où le faire développer ou le faire soi-même).

Mes fournisseurs de prédilection sont : de bonnes affaires sur le Net, sinon le site de Fotoimpex en Allemagne (https://www.fotoimpex.com/) ou en Belgique Retro Camera (https://www.retrocamera.be/en/).

Pour des films plus artisanaux et sortant de l’ordinaire, il y a Owax dont je vous ai parlé ICI

Pour le développement des films, je fais confiance à New Prodia, à Nimy. Je leur demande de développer mes films 24×36 ou 120 et de les numériser en haute définition, ce qui me permet, le cas échéant, de retravailler un peu les photos avec Luminar 4.3. Ça devient rare un labo photo près de chez soi et pourtant il reste indispensable pour ceux qui, comme moi, ne possèdent pas de labo à la maison. Et leur utilité ne se limite pas qu’au développement, ils peuvent faire des tirages pro pour les expositions, par exemple. Le lien vers leur site : http://newprodia.be/