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Pentax SFX

Pas avare en innovations, Pentax avait sorti en 1981 le Pentax ME-F, qui fut le premier appareil autofocus en 35mm.

En 1987, le SFX sera le second appareil doté de l’autofocus sorti par Pentax.

Si le premier nommé utilisait toujours la baïonnette K, le second allait inaugurer la K-AF. La principale évolution tenait au fait que le moteur autofocus était maintenant dans le boitier et non plus dans l’objectif. Il y a donc un couplage mécanique qui commande le déplacement des groupes de lentilles.

Ce qui fait dire aux spécialistes que le Pentax SFX peut être considéré comme le premier reflex autofocus « moderne »

Autre point d’intérêt, le système AF est à détection de phase et non plus à détection de contraste.

Il n’y a qu’un seul capteur AF, qui mesure la distance du sujet au centre de l’image (principe de la triangulation d’un point par rapport à un autre). C’est la raison du sigle SAFOX qui signifie « Sensor Ability Fortifying Optical Compensating System ». Il a subi quatre révisions, avec SAFOX-I utilisé dans les corps AF de la série SF, et SAFOX-IV dans les corps ZX / MZ. Tous les objectifs de type SAFOX sont entièrement compatibles avec tous les boîtiers SAFOX. Fondamentalement, cela signifie que les boîtiers SF, Z / PZ et ZX / MZ sont tous compatibles avec tous les objectifs F et FA.

« Ce système fonctionne comme suit. Le miroir principal qui est semi-transparent au milieu laisse passer une quantité fixe de lumière vers un petit miroir auxiliaire à son dos. Ce miroir redirige la lumière vers un capteur CCD sensible à la lumière qui prend une décision sur la mise au point de l’image, puis transmet un signal électrique à la puce de mise au point automatique. Cette puce calcule la quantité requise et le sens de rotation du moteur AF. L’analyse «in focus» est basée sur la détection de phase. Les rayons lumineux qui sont déviés par le miroir auxiliaire passent à travers un filtre infrarouge puis à travers un système de lentilles qui divise l’image en deux. Si l’image est nette, ces deux images correspondent. Si l’objectif est focalisé trop loin, les deux images ont une plus grande distance sur la ligne CCD, si elle est focalisée pour rétrécir ces deux images ont une distance plus courte que dans la position «zéro». À partir de cette image, le déphasage de l’ordinateur calcule le nombre et la direction des rotations du moteur de mise au point automatique. Il n’est pas possible de s’arrêter pour le moment d’une mise au point à pleine vitesse au point exact. Ainsi, la vitesse est réduite avant d’atteindre le bon point AF. L’ordinateur de l’appareil photo subdivise le nombre de tours pour atteindre le bon point AF. Un interrupteur photo dans l’objectif compte les impulsions et les renvoie à l’appareil photo. La caméra compare la valeur réelle avec la valeur nominale. Quelques étapes avant que la valeur nominale ne soit atteinte, la vitesse du moteur de mise au point automatique est réduite. À la devise «La confiance c’est bien – le contrôle est meilleur», l’ordinateur lance une mesure de contrôle ». source : http://kmp.pentaxians.eu/technology/af-2/

Bon, si vous n’avez pas tout compris, sachez que la mise au point est confirmée par un « indicateur de confirmation de mise au point », situé au bas du dépoli, encadré par deux indicateurs de directions (pour corriger plus facilement la mise au point).

Heu … encore un mot au sujet de ce système : il est toujours utilisé par Pentax dans ses appareils actuels et numériques pour la mise au point de l’autofocus. Je crois qu’ils en sont à la version Safox 13.

S’il venait à manquer de lumière, à côté du flash intégré, il y a une diode à forte luminosité qui assiste l’autofocus lors de la mise au point.

Tiens, en parlant de flash intégré, il faut remarquer que ce fut aussi le premier appareil au monde à proposer un flash automatique qui fait partie intégrante du boitier.

Ceci étant, toujours en parlant de flash, c’est encore le premier boitier de la marque, cette fois, à proposer une griffe flash déportée sur la droite, au dessus du déclencheur, comme sur la série Z dont je vous ai présenté le Pentax Z10.

Pour le reste, l’appareil propose un automatisme avec priorité à la vitesse, un mode « Program » et un mode « manuel ».

Ensuite, un curseur, à gauche près de l’objectif, permet de sélectionner la mise au point automatique, la mise au point unique et la mise au point manuelle. Je reviens un instant sur la « mise au point unique ». En fait, la mise au point se fige une fois celle-ci acquise, ce qui peut être utile dans certaines situations posées.

J’avoue que c’est un peu perturbant quand on a l’habitude de travailler avec des molettes rondes dédiées à une fonction car ici tout se règle avec une alternance de pousser – tirer sur les différents curseurs (voir la vidéo ci-dessous). C’est une question d’entrainement sans doute. Sur les quelques forums consultés pour préparer cet article, d’aucuns trouvent ça génial, d’autres ne s’y habituent pas ou difficilement.

Un mot aussi sur l’écran LCD, très grand, qui vous renseigne sur les fonctions utilisées et qui, étrangement, reste allumé même lorsque l’appareil est lui éteint. En fait, ça vous permet de savoir quel mode, quels paramètres vous aviez utilisés. Petite astuce utile, il peut être éclairé lorsqu’il fait noir.

Le viseur parait immense lorsque vous portez l’appareil à l’œil et il possède un correcteur dioptrique toujours bien utile (surtout quand on est plus vieux que l’appareil testé).

Que penser du design de l’appareil, très années « quatre-vingt » avec ses arrêtes tendues et pourtant arrondies aux extrémités ? Ben, là, on aime, … ou pas !

Toujours dans l’optique de simplifier l’utilisation de leurs appareils, les ingénieurs de chez Pentax vous facilitent la tâche : vous déposez le film dans la chambre, l’appareil « lit » le codage DX (sensibilité du film) et lorsque vous refermez le dos, l’appareil charge le film jusqu’à la première vue. En fin de bobine, le boitier rembobine et si vous voulez l’interrompre en cours de prises de vues, il suffit d’appuyer sur le bouton ad hoc (garanti par une sureté) et l’appareil rembobine tout seul. C’est pas beau le progrès ?

Voilà, (normalement) c’est avec cet appareil que je termine mon incursion chez Pentax, qui fut une marque innovante et qui – pour la petite histoire – est la seule de nos jours à encore défendre le principe du reflex « classique »; elle n’a aucun hybride à son catalogue actuel mais vient de lancer un Pentax K-1 II qui n’a pas à rougir face aux autres ténors de la catégorie pro.

Une remarque par rapport à la monture K : Pentax est étroitement lié à celle-ci, créée en 1971 et utilisée pour la première fois sur les appareils reflex de la marque en 1975 (le Pentax K2). Cette monture K, dans sa première définition, a été voulue « universelle ». Elle est adoptée par Ricoh, Chinon, Cosina, Vivitar, Voigtlander et plus tard Zenit. Avant cela, les appareils 24×36 Pentax utilisaient comme beaucoup d’autres marques la monture M42 vissante, l’autre monture historiquement universelle.

Encore un mot au sujet de la marque : en 2002 Pentax devient Pentax Corporation, elle devient une des plus grandes entreprises mondiales dans le domaine de l’optique, produisant appareils photo, jumelles, objectifs photographiques, ainsi qu’une variété d’autres instruments optiques. Au premier janvier 2004, Pentax Corp. revend sa division Pentax Vision qui produit des verres correcteurs, au groupe SEIKO. Pentax Vision devient une division de Seiko Optical. Le six août 2006, le groupe Hoya lance une OPA amicale envers Pentax et en acquiert 90,59 %. Le vingt-neuf octobre 2007, Hoya et Pentax annoncent que les effectifs de Pentax seront fusionnés avec ceux de Hoya, et que la société Pentax cessera d’exister en tant que telle.

Pentax allait avoir nonante ans (fondée en 1919).

Le premier juillet 2011, le groupe Hoya annonce l’intention de revendre à Ricoh la division Pentax Imaging Systems Business, le département photo de Pentax, le département médical restant dans le groupe Hoya. Mieux connu pour sa production d’imprimantes et de photocopieurs, Ricoh a un passé de constructeur de Reflex. À cette époque, Ricoh est l’un des premiers constructeur à adopter la monture K. Aujourd’hui Ricoh a gardé une petite activité photographique notamment en compact « expert ». Le premier octobre 2011, Ricoh annonce la création de la filiale Pentax Ricoh Imaging Company, Ltd. dont la branche française (Pentax Ricoh Imaging France S.A.S). Enfin, le neuf février 2012, la société mère Ricoh annonce au CP+ (Camera & Photo Imaging Show, Tokyo) une réorganisation de toutes les divisions d’imagerie du groupe, y compris la division des appareils photo Ricoh, pour les mettre sous la direction de la nouvelle entité Pentax Ricoh Imaging

Une saga économique qui n’est pas sans rappeler celle, récente, d’Olympus.

Pour le mode d’emploi, c’est par ICI

Une video d’illustration :

Les infos techniques :

Modes d’exposition: AE programmé, priorité à l’ouverture, priorité à l’obturateur, mesure manuelle. Plage de mesure EV1-EV20 à 100 ISO avec objectif 50 mm f / 1.4. Compensation d’exposition EV-4 à EV + 4 par demi-pas.
Vitesses d’obturation: B (jusqu’à 7 heures !) À 1 / 2000s. Synchronisation du flash à 1 / 100s.
Monture d’objectif: Pentax K-AF. (Peut également accepter tous les objectifs manuels à monture K et M42 avec un adaptateur.)
Objectif fourni: zoom SMC Pentax 35-70 mm (avec macro), max. ouverture f / 3,5.
Modes de mise au point: AF unique, AF servo et manuel. Autofocus en environ 0,3 s. Distance minimale de 0,7 m. Spotbeam pour faible luminosité jusqu’à 4m.
Viseur: Pentaprisme avec réglage dioptrique. Champ de vision de 92%. Caractéristiques LED pour la mise au point, l’exposition, la vitesse d’obturation, la disponibilité du flash.
Flash intégré: le nombre guide est de 14 m à 100 ISO
Autres caractéristiques: écran LCD externe avec toutes les informations dont vous avez besoin, retardateur, chargement et rembobinage automatique du film.
Alimentation: 1 pile au lithium 2CR5 6V. Il existe un grip en option pour utiliser des piles AA.
Poids: 665g (sans batterie) source : .https://camerapedia.fandom.com/wiki/Pentax_SFX_(SF1)

Des références : http://www.collection-appareils.fr/x/html/appareil-4137-Pentax_SFX.html, https://fr.wikipedia.org/wiki/Liste_des_produits_Pentax, https://www.ricoh-imaging.eu/fr_fr/5, https://fr.wikipedia.org/wiki/Pentax en français, https://en.wikipedia.org/wiki/Pentax_SFX, https://camerapedia.fandom.com/wiki/Pentax_SFX_(SF1), https://www.pentaxforums.com/camerareviews/pentax-sfx-sf1.html, https://oldcamera.blog/2018/05/31/pentax-sfx/, http://kmp.pentaxians.eu/technology/af-2/ en anglais

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