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Minolta Dynax 500 Si

Je vous ai présenté il y a un moment le successeur de cet appareil, le Minolta Dynax 505 si Super et comme quatre ans séparent les deux boitiers, il m’a paru normal de vous parler du premier du nom.

Notons cependant que dans la numérotation des Minolta, le 3 indique un entrée de gamme, le 5 un milieu de gamme, le 7 la gamme expert et le 9 la gamme Pro. A part ça, le nom change selon l’endroit où il est vendu, à savoir les marchés européens (Minolta plus un chiffre), américains (Maxxum plus un chiffre) ou japonais (Alpha plus un chiffre) … pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué car je ne vous parle pas de chiffres intermédiaires comme le 8000i ou le 2Xi.

Rappelons nous plutôt que le Minolta 7000 AF fut le premier reflex motorisé avec autofocus efficace au monde (1985), puis il y eut le 9000, appareil Pro qui pouvait monter au 1/4000s, ensuite la série des « i » (p. ex; le 7000i) sortie de 1988 à 1991 et qui proposait la programmation grâce à des cartes à puces pour diverses fonctions (multispot, intervallomètre, mémoire des données de l’exposition, menu hautes ou basses lumières, programmes portraits ou paysages etc..), encore que le 8000i proposait un obturateur travaillant jusqu’au 1/8000s, tandis que de 1991 à 1993, les Xi (comme le Dynax 7Xi) proposait un flash monté sur le prisme qui est capable de piloter un flash distant, y compris en mode TTL, ensuite le 9Xi proposait la vitesse d’obturation la plus vertigineuse en 1992 : 1/12.000s, en plus, dès 1993, le Minolta 7000 si possède un flash synchro à haute vitesse (l’obturateur monte au 1/8000eme de seconde avec une synchro flash au 1/200eme de seconde), enfin en 1998, le 505 si tout en étant un moyen de gamme, propose un obturateur 1/4000s avec synchro flash au 1/200eme, un posemètre 14 segments, spot 2.7%, les modes P A S M, plus toutes les autres fonctions flash et il est le réflexe le plus compact de son époque. La fin de l’histoire sera écrite entre 1998 et 2006 avec le vaisseau amiral, le Minolta Dynax 9/Maxxum 9/Alpha 9, le reflex le plus complet jamais produit par Minolta : corps en magnésium tropicalisé, motorisation interne à 5.5 images par seconde, posemètre multizones 14 segments, spot 2.7%, obturateur 1/12.000s synchro flash au 1/300s et tout les raffinements flash de Minolta présents sur les modèles précédents. Un modèle spécial en titane sera produit en 1999. Un baroud d’honneur en beauté !

Franchement, Minolta a posé des jalons importants dans l’histoire de la photographie argentique et même numérique puisqu’en 1995 ils ont été les premiers à sortir un appareil digital (le Konica Dynax 5D pour l’Europe ou Konica Minolta Maxxum 5D aux USA et α-5 Digital/α Sweet Digital au Japon).

Ensuite, souvenons-nous de la monture inaugurée avec le Minolta 7000 AF, la fameuse monture A, qui rompait avec l’ancienne MD à cause, notamment, de l’introduction de l’autofocus.

Le système à monture A Minolta a d’abord été commercialisé sous le nom de Maxxum en Amérique du Nord et α (Alpha) au Japon et dans le reste de l’Asie. En Europe, les premiers appareils photo à monture A Minolta étaient initialement identifiés par un numéro à 4 chiffres suivi de l’AF. Le nom Dynax a été introduit plus tard avec les caméras «i», la deuxième génération de caméras Minolta à monture A.

Lorsque Sony a acquis les technologies d’appareils photo de Konica Minolta en 2006, ils ont choisi le nom de marque «α» (utilisé par Minolta en Asie) pour leur nouveau système reflex numérique «Sony α». La monture d’objectif Dynax / Maxxum / α (qui a été conservée des anciens appareils photo) fait désormais officiellement partie du «système de monture α» de Sony

Je vous confesse qu’il n’est pas toujours simple de s’y retrouver chez Minolta, je vous montre :

Et dire que les nouveaux photographes (qui découvrent l’argentique) boudent cette marque !

Mais revenons à notre Minolta 505 si de 1994.

Pour les débutants, il est si facile à utiliser : vous avez la roue PASM, quelques autres modes prédéfinis, une double exposition, la mise au point automatique assez rapide et il tient bien en mains … tout simplement proche de la perfection de l’époque !

Toutes les infos sont visibles sur le large écran LCD

Et le viseur est super complet

Ce qui m’a toujours amusé, c’est l’ingéniosité que les constructeurs ont développée pour que les photographes amateurs ne se sentent pas démunis lorsqu’il fallait remettre un film dans l’appareil. Kodak avait ouvert la voie avec ses premiers Brownie : une fois le film terminé, vous renvoyiez l’appareil au fabricant, qui le rechargeait pour vous et le renvoyait avec les tirages. Puis, plus tard, en inventant la cassette 126, la 127 puis la 110. Mais sans recourir à ces extrêmes, dès la fin des années soixante, Canon par exemple, proposait son système QL (Quick load = chargement rapide). Même des appareils plus « rustres » comme les Praktica avaient un système de chargement rapide. Mais le pom-pom sera atteint avec les appareils compacts, puis les reflex motorisés, qui chargent seuls le film et l’entrainent jusqu’à la première vue, pour enfin le rembobiner au terme et lisent le codage DX (sensibilité) au passage.

Chez Minolta donc, ils ont équipé leurs reflex de cette technologie, dans laquelle ils ont – encore – été des pionniers et le 505 si en bénéficie bien évidemment.

Son autofocus est rapide, précis, nerveux; son habillage le rend discret; ses dessous sont un condensé de technologie pensée photographe, bref, une belle réussite qu’il serait dommage d’oublier.

C’est un boitier automatique, avec priorité à l’ouverture en Mode A, priorité à la vitesse en Mode S, semi-automatique en Mode M : dans ce mode vous avez la totale maîtrise de votre prise de vue en modifiant l’ouverture et la vitesse, la cellule de l’appareil vous indique si vous risquez une sur ou sous exposition, ou si les paramètres sont corrects. Enfin le Mode blub vous autorise les pauses longues.

Si vous hésitez sur la mise au point, pas de panique, c’est prévu, il suffit d’appuyer sur le déclencheur à mi-course

Et bien évidemment, il y a la mémorisation de l’exposition, qui permet de recadrer si besoin en gardant les données.

Si toutefois le sujet était particulièrement difficile, vous pouvez là aussi reprendre la main et faire la mise au point manuellement en appuyant sur le bouton M Focus en n’oubliant pas de débrayer l’autofocus de l’objectif.

Enfin, cerise sur le flash, ce dernier peut commander des flashs sans cordon de la marque ou compatibles

Le Minolta Dynax 500si a donc été introduit en 1994. De fait, c’est la version économique du Minolta Dynax 700si quoique cette fois les programmes sont intégrés au lieu de cartes programme (modification inaugurée par ce dernier) comme cela était le cas pour les séries Xi précédentes.

Récapitulatif des caractéristiques techniques

  • Sensibilités des films de 25 à 5000 Asa, reconnaissance de la vitesse du film par lecture du codage DX
  • Monture d’objectif: Monture Minolta AF
  • Mesure par 2 photodiodes Si, une pour le contrôle TTL du flash, posemètre travaillant sur 8 segments
  • Mise au point automatique à détection de phase TTL 1-CCD
  • Programmes incorporés paysage, sports, macro, portrait et portrait de nuit
  • Modes : programme, entièrement automatique, priorité à l’ouverture, priorité à l’obturateur, réglages manuels
  • Vitesse d’obturation de la synchronisation du flash 1/90 sec
  • Flash anti-yeux rouge
  • Appareil pilotable à distance
  • Obturateur à plan focal vertical avec des vitesses de 30sec à 1 / 2000sec + pause B, « rafale » d’1 image / sec
  • Correcteur d’exposition +/- 3 par incréments de tiers
  • Retardateur de 10 s
  • Avance du film et rembobinage entièrement automatiques
  • Affichage sur écran LCD
  • Batterie au Lithium 6V 2CR5
  • Poids de 380 gr boitier nu (sans pile)

Comme j’ai eu les deux en mains, difficile de les départager. Le 505 si Super de 1998 est un bis-tons argent et noir, le 505 si est tout noir, mais cela est toujours affaire de goûts personnels. Au niveau manipulation, pas de différences, même si l’esthétique du second est plus anguleuse que le premier.

Pourrait on préférer la montre métallique du 505 si Super ? A ce niveau d’appareil, ça n’apporte rien de plus, c’était un argument marketing; la prise pour une télécommande, oui, un certain confort supplémentaire mais contournable avec le retardateur à 12s. Finalement, rien de transcendant.

Un dernier point, et non des moindres : son prix de nos jours ne dépasse pas les 45€ avec un objectif.

Soyez raisonnable, faites vous plaisir et embarquez en un avec vous lors de vos prochaines sorties photographiques, vous ne le regretterez pas.

Quelques images prises avec cet appareil sur le site Lomography

Petite video d’illustration

Pour le mode d’emploi, c’est par LA

Et si vous désirez voir en images les meilleurs boitiers jamais produits par Minolta

Des références : http://camera-wiki.org/wiki/Minolta_Dynax_500si, https://camerapedia.fandom.com/wiki/Minolta_Dynax_500si, http://camera-wiki.org/wiki/Minolta_Dynax_500si_Super, https://www.cnet.com/products/minolta-dynax-500si-slr-camera-35mm/, https://www.35mmc.com/25/05/2019/5-frames-with-minolta-dynax-500si-super-by-matt-krajewski/,https://en.wikipedia.org/wiki/Minolta_A-mount_system, en anglais, https://fr.wikipedia.org/wiki/Minolta_AF, http://www.minolta.suaudeau.eu/histoire/Histoire_AF_Minolta/Histoire_Minolta_Autofocus.html, en français

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