Argentique

Pentax SFX

Pas avare en innovations, Pentax avait sorti en 1981 le Pentax ME-F, qui fut le premier appareil autofocus en 35mm.

En 1987, le SFX sera le second appareil doté de l’autofocus sorti par Pentax.

Si le premier nommé utilisait toujours la baïonnette K, le second allait inaugurer la K-AF. La principale évolution tenait au fait que le moteur autofocus était maintenant dans le boitier et non plus dans l’objectif. Il y a donc un couplage mécanique qui commande le déplacement des groupes de lentilles.

Ce qui fait dire aux spécialistes que le Pentax SFX peut être considéré comme le premier reflex autofocus « moderne »

Autre point d’intérêt, le système AF est à détection de phase et non plus à détection de contraste.

Il n’y a qu’un seul capteur AF, qui mesure la distance du sujet au centre de l’image (principe de la triangulation d’un point par rapport à un autre). C’est la raison du sigle SAFOX qui signifie « Sensor Ability Fortifying Optical Compensating System ». Il a subi quatre révisions, avec SAFOX-I utilisé dans les corps AF de la série SF, et SAFOX-IV dans les corps ZX / MZ. Tous les objectifs de type SAFOX sont entièrement compatibles avec tous les boîtiers SAFOX. Fondamentalement, cela signifie que les boîtiers SF, Z / PZ et ZX / MZ sont tous compatibles avec tous les objectifs F et FA.

« Ce système fonctionne comme suit. Le miroir principal qui est semi-transparent au milieu laisse passer une quantité fixe de lumière vers un petit miroir auxiliaire à son dos. Ce miroir redirige la lumière vers un capteur CCD sensible à la lumière qui prend une décision sur la mise au point de l’image, puis transmet un signal électrique à la puce de mise au point automatique. Cette puce calcule la quantité requise et le sens de rotation du moteur AF. L’analyse «in focus» est basée sur la détection de phase. Les rayons lumineux qui sont déviés par le miroir auxiliaire passent à travers un filtre infrarouge puis à travers un système de lentilles qui divise l’image en deux. Si l’image est nette, ces deux images correspondent. Si l’objectif est focalisé trop loin, les deux images ont une plus grande distance sur la ligne CCD, si elle est focalisée pour rétrécir ces deux images ont une distance plus courte que dans la position «zéro». À partir de cette image, le déphasage de l’ordinateur calcule le nombre et la direction des rotations du moteur de mise au point automatique. Il n’est pas possible de s’arrêter pour le moment d’une mise au point à pleine vitesse au point exact. Ainsi, la vitesse est réduite avant d’atteindre le bon point AF. L’ordinateur de l’appareil photo subdivise le nombre de tours pour atteindre le bon point AF. Un interrupteur photo dans l’objectif compte les impulsions et les renvoie à l’appareil photo. La caméra compare la valeur réelle avec la valeur nominale. Quelques étapes avant que la valeur nominale ne soit atteinte, la vitesse du moteur de mise au point automatique est réduite. À la devise «La confiance c’est bien – le contrôle est meilleur», l’ordinateur lance une mesure de contrôle ». source : http://kmp.pentaxians.eu/technology/af-2/

Bon, si vous n’avez pas tout compris, sachez que la mise au point est confirmée par un « indicateur de confirmation de mise au point », situé au bas du dépoli, encadré par deux indicateurs de directions (pour corriger plus facilement la mise au point).

Heu … encore un mot au sujet de ce système : il est toujours utilisé par Pentax dans ses appareils actuels et numériques pour la mise au point de l’autofocus. Je crois qu’ils en sont à la version Safox 13.

S’il venait à manquer de lumière, à côté du flash intégré, il y a une diode à forte luminosité qui assiste l’autofocus lors de la mise au point.

Tiens, en parlant de flash intégré, il faut remarquer que ce fut aussi le premier appareil au monde à proposer un flash automatique qui fait partie intégrante du boitier.

Ceci étant, toujours en parlant de flash, c’est encore le premier boitier de la marque, cette fois, à proposer une griffe flash déportée sur la droite, au dessus du déclencheur, comme sur la série Z dont je vous ai présenté le Pentax Z10.

Pour le reste, l’appareil propose un automatisme avec priorité à la vitesse, un mode « Program » et un mode « manuel ».

Ensuite, un curseur, à gauche près de l’objectif, permet de sélectionner la mise au point automatique, la mise au point unique et la mise au point manuelle. Je reviens un instant sur la « mise au point unique ». En fait, la mise au point se fige une fois celle-ci acquise, ce qui peut être utile dans certaines situations posées.

J’avoue que c’est un peu perturbant quand on a l’habitude de travailler avec des molettes rondes dédiées à une fonction car ici tout se règle avec une alternance de pousser – tirer sur les différents curseurs (voir la vidéo ci-dessous). C’est une question d’entrainement sans doute. Sur les quelques forums consultés pour préparer cet article, d’aucuns trouvent ça génial, d’autres ne s’y habituent pas ou difficilement.

Un mot aussi sur l’écran LCD, très grand, qui vous renseigne sur les fonctions utilisées et qui, étrangement, reste allumé même lorsque l’appareil est lui éteint. En fait, ça vous permet de savoir quel mode, quels paramètres vous aviez utilisés. Petite astuce utile, il peut être éclairé lorsqu’il fait noir.

Le viseur parait immense lorsque vous portez l’appareil à l’œil et il possède un correcteur dioptrique toujours bien utile (surtout quand on est plus vieux que l’appareil testé).

Que penser du design de l’appareil, très années « quatre-vingt » avec ses arrêtes tendues et pourtant arrondies aux extrémités ? Ben, là, on aime, … ou pas !

Toujours dans l’optique de simplifier l’utilisation de leurs appareils, les ingénieurs de chez Pentax vous facilitent la tâche : vous déposez le film dans la chambre, l’appareil « lit » le codage DX (sensibilité du film) et lorsque vous refermez le dos, l’appareil charge le film jusqu’à la première vue. En fin de bobine, le boitier rembobine et si vous voulez l’interrompre en cours de prises de vues, il suffit d’appuyer sur le bouton ad hoc (garanti par une sureté) et l’appareil rembobine tout seul. C’est pas beau le progrès ?

Voilà, (normalement) c’est avec cet appareil que je termine mon incursion chez Pentax, qui fut une marque innovante et qui – pour la petite histoire – est la seule de nos jours à encore défendre le principe du reflex « classique »; elle n’a aucun hybride à son catalogue actuel mais vient de lancer un Pentax K-1 II qui n’a pas à rougir face aux autres ténors de la catégorie pro.

Une remarque par rapport à la monture K : Pentax est étroitement lié à celle-ci, créée en 1971 et utilisée pour la première fois sur les appareils reflex de la marque en 1975 (le Pentax K2). Cette monture K, dans sa première définition, a été voulue « universelle ». Elle est adoptée par Ricoh, Chinon, Cosina, Vivitar, Voigtlander et plus tard Zenit. Avant cela, les appareils 24×36 Pentax utilisaient comme beaucoup d’autres marques la monture M42 vissante, l’autre monture historiquement universelle.

Encore un mot au sujet de la marque : en 2002 Pentax devient Pentax Corporation, elle devient une des plus grandes entreprises mondiales dans le domaine de l’optique, produisant appareils photo, jumelles, objectifs photographiques, ainsi qu’une variété d’autres instruments optiques. Au premier janvier 2004, Pentax Corp. revend sa division Pentax Vision qui produit des verres correcteurs, au groupe SEIKO. Pentax Vision devient une division de Seiko Optical. Le six août 2006, le groupe Hoya lance une OPA amicale envers Pentax et en acquiert 90,59 %. Le vingt-neuf octobre 2007, Hoya et Pentax annoncent que les effectifs de Pentax seront fusionnés avec ceux de Hoya, et que la société Pentax cessera d’exister en tant que telle.

Pentax allait avoir nonante ans (fondée en 1919).

Le premier juillet 2011, le groupe Hoya annonce l’intention de revendre à Ricoh la division Pentax Imaging Systems Business, le département photo de Pentax, le département médical restant dans le groupe Hoya. Mieux connu pour sa production d’imprimantes et de photocopieurs, Ricoh a un passé de constructeur de Reflex. À cette époque, Ricoh est l’un des premiers constructeur à adopter la monture K. Aujourd’hui Ricoh a gardé une petite activité photographique notamment en compact « expert ». Le premier octobre 2011, Ricoh annonce la création de la filiale Pentax Ricoh Imaging Company, Ltd. dont la branche française (Pentax Ricoh Imaging France S.A.S). Enfin, le neuf février 2012, la société mère Ricoh annonce au CP+ (Camera & Photo Imaging Show, Tokyo) une réorganisation de toutes les divisions d’imagerie du groupe, y compris la division des appareils photo Ricoh, pour les mettre sous la direction de la nouvelle entité Pentax Ricoh Imaging

Une saga économique qui n’est pas sans rappeler celle, récente, d’Olympus.

Pour le mode d’emploi, c’est par ICI

Une video d’illustration :

Les infos techniques :

Modes d’exposition: AE programmé, priorité à l’ouverture, priorité à l’obturateur, mesure manuelle. Plage de mesure EV1-EV20 à 100 ISO avec objectif 50 mm f / 1.4. Compensation d’exposition EV-4 à EV + 4 par demi-pas.
Vitesses d’obturation: B (jusqu’à 7 heures !) À 1 / 2000s. Synchronisation du flash à 1 / 100s.
Monture d’objectif: Pentax K-AF. (Peut également accepter tous les objectifs manuels à monture K et M42 avec un adaptateur.)
Objectif fourni: zoom SMC Pentax 35-70 mm (avec macro), max. ouverture f / 3,5.
Modes de mise au point: AF unique, AF servo et manuel. Autofocus en environ 0,3 s. Distance minimale de 0,7 m. Spotbeam pour faible luminosité jusqu’à 4m.
Viseur: Pentaprisme avec réglage dioptrique. Champ de vision de 92%. Caractéristiques LED pour la mise au point, l’exposition, la vitesse d’obturation, la disponibilité du flash.
Flash intégré: le nombre guide est de 14 m à 100 ISO
Autres caractéristiques: écran LCD externe avec toutes les informations dont vous avez besoin, retardateur, chargement et rembobinage automatique du film.
Alimentation: 1 pile au lithium 2CR5 6V. Il existe un grip en option pour utiliser des piles AA.
Poids: 665g (sans batterie) source : .https://camerapedia.fandom.com/wiki/Pentax_SFX_(SF1)

Des références : http://www.collection-appareils.fr/x/html/appareil-4137-Pentax_SFX.html, https://fr.wikipedia.org/wiki/Liste_des_produits_Pentax, https://www.ricoh-imaging.eu/fr_fr/5, https://fr.wikipedia.org/wiki/Pentax en français, https://en.wikipedia.org/wiki/Pentax_SFX, https://camerapedia.fandom.com/wiki/Pentax_SFX_(SF1), https://www.pentaxforums.com/camerareviews/pentax-sfx-sf1.html, https://oldcamera.blog/2018/05/31/pentax-sfx/, http://kmp.pentaxians.eu/technology/af-2/ en anglais

Argentique

Pentax Z 10

Ce Pentax sera l’avant dernier que je vous présente et c’est le second appareil que j’ai repris chez le vide grenier, avec le Pentax P30 que je vous ai présenté plutôt.

Ce Pentax Z 10 est sorti en 1991, soit six ans après le Pentax P30. Et je dirais que « ça se voit », la forme et le style sont tout à fait différents et un peu … déconcertant.

Le Z-10 est un appareil d’entrée de gamme, sa sortie allait inaugurer la série Z dont l’aboutissement sera le Z-1.

Qui dit nouveaux appareils dit aussi souvent nouvelles optiques, dont les fameux zooms FA, extrapolés eux aussi des optiques K, puis K-A.

La particularité de ces nouveaux zooms est qu’ils sont à assistance électrique :

« […] Le fait de manœuvrer la bague des focales engage donc l’assistance d’un moteur électrique. Celui-ci adapte la rapidité du changement de focale à la vitesse de rotation de la bague par l’utilisateur. Il est toutefois possible de débrayer cette assistance. Sur ces objectifs, il y a un bouton poussoir à trois positions. Une de celles-ci, nommée AS, a une utilisation originale. Elle ne peut être maintenue, il faut pousser le bouton sur cette position le temps d’un réglage. Si on le presse simultanément avec le bouton « – » qui se trouve sur le boîtier, on mémorise la focale en cours et celle-ci devient la focale par défaut. Elle peut être rappelée instantanément par l’appui sur un bouton … en perdant complètement la mise au point !

En pressant le bouton en position ‘AS’ et en appuyant sur le bouton du boîtier « + », et en cadrant, on mémorise le taille du sujet. A chaque pression sur le déclencheur, l’appareil recadre pour maintenir la taille du sujet. Cela fonctionne assez bien avec un sujet qui s’est déplacé, mais cela ne fonctionne pas avec un sujet en mouvement.[…] » source : http://www.collection-appareils.fr/x/html/appareil-2291-Pentax_Z-10.html

C’est encore une fois un appareil destiné « aux amateurs » qui voudraient, peut-être, évoluer. Il est donc doté d’un mode « Program » et d’un mode « Manuel ». Dans le mode P vous ne verrez pas d’indication du couple vitesse/ouverture choisi par l’appareil, il faut lui faire confiance (mais bon, chez Pentax, ils sont loin d’être mauvais à ce jeux là).

Dans le mode M, la mesure de la lumière passe en mesure Spot (très ciblée donc).

Pour le reste, il vous simplifie vraiment la vie : vous chargez le film, dont il détecte la sensibilité (codage DX), il charge la pellicule jusqu’à la première vue et il ne vous reste plus qu’à viser et appuyer sur le déclencheur pour votre première photo (sorry, les appareils qui feront tout à votre place, c’est pour plus tard, dans les années 2020 et suivantes).

Ce qui frappe lorsque vous regardez l’appareil pour la première fois, c’est la place de la griffe porte flash, déportée sur la droite, près du déclencheur. Et à sa place habituelle, il y a un petit écran à cristaux liquides qui indique le nombre de photos, le mode enclenché, la correction d’exposition, …

C’est une caractéristique que l’on retrouvera dans toute la série des Z et aussi dans une autre, celle des SF, mais c’est une autre histoire (et ce sera mon dernier article sur les Pentax, car il me reste un SFX à vous présenter).

Comme vous pouvez le voir sur les photos ci-dessus, l’exemplaire que j’ai trouvé est bien doté : un zoom 28 – 80mm, un zoom 100 -300 mm tous les deux de cette nouvelle gamme des FA. Ah, et il y avait aussi un doubleur de focale (coefficient de 1,7).

Et si vous avez été attentif, vous aurez vu qu’un film est encore dans le boitier. Si j’en crois l’afficheur, seules les trois premières photos ont été prises. Je sortirai la pellicule, qui sera remise dans un autre appareil sans doute et les 3 photos, si elles sont exploitables, rejoindront « les photos oubliées ».

Bon, ceci étant, je vous avoue que je suis un peu perturbé par le look de l’appareil, qui est très éloigné des premiers Canon Eos, pourtant contemporains. J’ai beau le manipuler, je n’accroche pas. Autant le P30 était vite assimilé, autant celui-ci me résiste.

Pourtant il a dû avoir son public et ses partisans. C’est cela aussi la découverte d’anciens appareils : parfois on tombe sous le charme et parfois celui-ci n’opère pas.

Ce n’est pas faute, chez Pentax, d’avoir tenté de simplifier l’acte photographique, avec – généralement – de très bons résultats (si vous avez vu les photos de Fred avec le P30, vous en conviendrez). Et ici, ils ont encore poussé la recherche un cran plus loin avec cette nouvelle gamme d’objectifs.

A vous donc de vous faire une opinion si vous en trouvez un.

Une video d’illustration :

Quelques données techniques (source : http://camera-wiki.org/wiki/Pentax_Z-10/PZ-10)

Monture d’objectif: KAF2
Mise au point: AF avec sensibilité de 1 à 18 EV
Compteur: cellule photoélectrique SPD
Modes d’exposition: HyM, M, P
Objectifs K et M: spot
Objectifs A, F et FA: 6 segments en mode P, spot: en modes M et HyM.
Compensation d’exposition: +/- 3 EV en 1/2 pas
Plage de mesure: 1 à 21 EV
Vitesse du film: Auto DX; 25 à 5000 ASA
Obturateur: électronique; vitesses d’obturation de 30s à 1/2000, B
Viseur: 0,77 x [92%], avec obturateur et ouverture LED
Flash: intégré; GN: 12
Synchro flash: 1/100 à 30, B
Alimentation: 1x batterie 6V 2CR5
Retardateur: 12 secondes
Dimensions: 146 x 92,5 x 66,5 mm
Poids: 490 g nu

Des références : http://camera-wiki.org/wiki/Pentax_Z-10/PZ-10, https://www.pentaxforums.com/camerareviews/pentax-z-10-pz-10.html, https://simonhawketts.co.uk/2016/08/12/pentax-z-10-autofocus-35mm-slr/, https://www.pentaxuser.com/article/pentax-user-archive-article–pentax-z-10-558 en anglais, http://www.collection-appareils.fr/x/html/appareil-2291-Pentax_Z-10.html en français

Argentique

Hanimex VXL

Voilà, voilà, j’arrive au bout de ma caisse à « surprises » ….

Avec encore un tout petit appareil, un Hanimex VXL.

Si vous avez lu l’article précédant sur l’Hanimex VIF 110, vous en savez, comme moi, un peu plus sur cette marque aujourd’hui disparue.

Et donc avec cet Hanimex VXL, je vous présente le « haut de gamme » de la série des 110 dits verticaux (par opposition aux pockets « à plat » comme les Agfamatic et Kodak Instamatic), dévoilé aussi lors de la Photonika de 1978.

Petit comparatif rapide entre les deux appareils : celui-ci est plus compact d’aspect, plus épais aussi, manifestement, il est équipé d’une cellule (le petit rond au dessus de l’objectif). Il bénéficie aussi de plus de réglages, grâce au curseur sur le dessus de l’appareil, pour les vitesses et autour de l’objectif, pour les ouvertures .

Le viseur est collimaté avec indication de correction de la parallaxe et est finalement très grand par rapport à la taille de l’appareil (la grande fenêtre dorée à gauche).

Plus encore que le VIF 110, il ressemble à un petit 35 mm classique, si ce n’est que lui aussi utilise le format de film 110.

Mais entrons un peu plus dans les spécifications techniques, pour nous rendre compte des différences et, finalement, de la sophistication de ce lilliputien.

Son objectif d’abord : c’est un Hanimar XL, un 25mm en 5 éléments, qui ouvre à f1,9 (un objectif dit rapide). Il faut avouer que c’est assez rare, surtout pour cette taille. Mise au point de 1m jusque l’infini.

Sa cellule est une CdS, alimentée par une pile de 4,5 volts. Ici, je vais avoir un souci car je n’ai jamais vu ce type de batterie et je crains qu’il ne faille bricoler quelques chose pour compenser cette pile sans doute aujourd’hui disparue Il accepte des films de 80 à 400 Asa (calibrage de la cellule). Ceci étant, il fonctionne sans pile mais sans posemètre alors.

Dans le viseur, deux diodes indiquent une sur ou sous exposition

Son obturateur mécanique est programmé par le choix du diaphragme, de 1/30s jusque 1/800s.

A noter la prise pour un flash électronique sur le côté gauche de l’appareil. Celui-ci est synchronisé au 1/40s

Les dimensions de l’appareil photo sont 98 X 56 X 51 mm pour 200gr. A défaut de le glisser dans une poche, il rentre dans n’importe quel (petit) sac

Pour le reste, comme vous pouvez le voir sur les photos, le déclencheur est ce rectangle en métal, à côté du curseur des vitesses, très doux et silencieux, dans lequel vous pouvez viser un déclencheur souple.

L’avancement et le réarmement se font avec la mollette crantée située en dessous de l’appareil. Pas de compteur de vue non plus, la fenêtre donnant sur le film indique l’avancement des photos.

Alors que tout l’appareil est en plastique, bizarrement, la porte de la chambre est en métal, avec un petit presse-film (enfin, plutôt un presse cartouche dans le logement)

En résumé, si la prise en main n’est pas désagréable, il faut tenir compte de la taille de l’appareil, qui ressemble à un jouet tout en ayant des spécifications techniques intéressantes.Comme quoi la taille n’a rien à voir avec le talent !

Il est facile à régler (objectif, curseur des vitesses) et, si j’en crois les quelques textes que j’ai pu consulter, sa cellule est précise.

C’est un appareil rare, assez difficile à trouver en bon état mais parfaitement utilisable. Reste le problème de la pile …

… sur lequel je reviens car j’ai enfin pu visualiser de quelle pile il s’agissait, grâce à la vidéo que vous verrez ci-dessous. C’est une pile aussi utilisée dans les Kodak Instamatic Pocket.

Mais malgré de nombreuses recherches, je ne suis pas parvenu à en trouver un exemplaire ou, mieux, une équivalence moderne. Et je vous avoue ne pas avoir envie de sacrifier la portabilité de l’appareil par l’ajout du montage externe présenté ici.

Parfois il faut se résoudre à accepter qu’un appareil ne sera plus utilisable dans toutes ses fonctions parce qu’un élément manque. En l’occurrence, ici, l’appareil fonctionne mais sans cellule, ce qui limite son agrément si on veut profiter de son automatisme

Quelques références : http://camera-wiki.org/wiki/Hanimex_VXL, http://camera-wiki.org/wiki/110_film, http://camera-wiki.org/wiki/Hanimex, https://trove.nla.gov.au/newspaper/article/186914145 en anglais, https://www.flickr.com/photos/64947908@N05/24759260189/, http://www.collection-appareils.fr/x/html/appareil-3733-Hanimex.html en français

Le Zinc du photographe

La photographie, ou le plaisir du partage

Si vous avez lu ma page d’accueil, vous savez que le mot partage a beaucoup de sens pour moi.

Et jusqu’à présent, toutes les personnes, armées d’un appareil photo, que j’ai rencontrées ont utilisé ce mot pour décrire leur passion.

Qu’il s’agisse de Frédéric (Studio Argentique), de Patrice et Salvatore, de Benoît, Anne, Samuel, Pascal, Bernard, Concetta, Yannick, Agnès, Georges, Alexia, Olivier, Filimages, mes amis photographes, tous ont a cœur de partager leur passion, leurs trucs et astuces, leur vision du monde qu’ils n’ont de cesse de confronter aux regards de l’autre.

Alors si vous découvrez ce medium merveilleux, autrement qu’a travers un smartphone, regardez autour de vous, vous en trouverez aussi des photographes qui aiment leur métier, leur hobby, leur envie de voir le monde autrement.

Les livres sont sources d’inspiration, les musées aussi – bien que pour l’instant ce soit difficile – les expositions – compliqué aussi, pour les mêmes raisons en ce moment – les sites inspirants (regardez les liens des uns et des autres que nous prenons la peine de noter sur nos sites respectifs) et vous trouverez mille raisons de sortir votre boitier.

Que celui-ci soit argentique, numérique, petit ou grand format, qu’importe le flacon, pourvu qu’on ait l’ivresse ! … mais sortez le …

C’est en photographiant que l’on devient photographe, les écoles ne sont pas tout. Quelques uns des plus grands sont de parfaits autodidactes, curieux et n’ayant pas peur de poser des questions, mais qui ont découvert la photo en sortant photographier.

Quoi ? Mais tout et n’importe quoi. Vous avez envie de faire du paysage, de la rue, de l’Urbex, du portrait, du nu, de l’expérimentation, lancez-vous !

Un vieux bonhomme a dit un jour Ce n’est pas parce que les choses sont difficiles que nous n’osons pas. C’est parce que nous n’osons pas qu’elles sont difficiles (Sénèque). C’est toujours d’actualité.

De plus – et il faut le reconnaître – la technologie aujourd’hui vous simplifie encore la vie : plus de restriction pour déclencher, la photo ne vous coûte rien tant que vous ne décidez pas de l’imprimer ou la faire tirer; vous cherchez des informations, la Grande Toile en regorge, il y a pléthore de tutoriels sur tous les styles et la plupart du temps, gratuitement (c’est aussi ça le partage).

Et lorsque vous aurez envie de compagnie dans votre quête, inscrivez-vous à des ateliers, des groupes de photographes.

Oui mais là, c’est payant – Ben oui, il faut parfois aussi penser au temps investi par les personnes qui vous guident, qui ont préparé du matériel didactique, qui ont déjà été repérer les lieux pour que votre sortie soit la plus agréable et profitable possible, …

Ne vous lancez pas forcément dans les pas de personnes (très) connues – un stage avec Joel Meyerowitz, c’est comme un graal mais ça se mérite et ça a un coût conséquent.

Des professionnels ou des passionnés près de chez vous, le font aussi très bien.

Selon l’endroit où nous vivons, pour l’instant en tout cas, nous devrons nous plier aux restrictions en vigueur (seul, petit groupe limité) mais il est encore possible d’effectuer de tel stage.

Pour le Nord de la France (pardon, les Hauts de France), je pense à Frédéric qui peut encore organiser des sorties individuelles ou des cours à domicile. Et si vous êtes en panne d’idée cadeau, en voilà une bonne.

En attendant, photographiez, photographiez, photographiez, il en sortira toujours quelque chose !

Argentique

Pentax P30

J’ai continué à visiter le vide grenier où j’avais débusqué les Pentax ME et Pentax ME Super (en fait, j’avais repéré deux autres appareils que je ne connaissais pas) et j’en suis ressorti avec d’autres Pentax : un Pentax P30 et un Pentax Z10, et quelques accessoires.

Encore une fois, si je me débrouille pas mal dans les gammes de chez Fuji, Minolta et – surtout – Canon, Pentax restait pour moi une marque à découvrir.

Pour les Olympus, je laisse ça à mon ami Fred, qui les connais mieux que moi.

Donc, ce Pentax P30 fut présenté lors du Salon de la Photo de Paris en 1985.

Sa clientèle cible sont les débutants ou les quasi-débutants. Pourquoi ? Grâce à son mode « Program » (d’où le P dans le nom), il assure au néophyte la réussite de ses photos et son mode semi-automatique permettra à la même personne d’aller un peu plus loin avec un minimum de maîtrise.

L’électronique embarquée, mesure, analyse et choisit ouverture et vitesse en fonction de la sensibilité, que vous n’aurez pas à régler puisque le codage DX (inscrit sur la bobine du film) l’aura fait pour vous. En effet, la sensibilité est fixée par le codage DX des films, que l’appareil « lit » au moment où vous introduisez la bobine dans la chambre, sinon la sensibilité est positionnée à 100 ISO, par défaut..

Lorsque notre néophyte le sera un peu moins et qu’il aura à cœur de découvrir d’autres possibilités, il choisira le mode « Semi-automatique ». Grâce au posemètre, le boitier propose une vitesse idéale en fonction de l’ouverture et à vous de régler la vitesse ou vice versa. Il permet soit de choisir un diaphragme soit une vitesse et de régler l’autre paramètre en suivant l’indication du posemètre dans le viseur, ou de s’en passer.

Pentax a positionné son (alors) nouvel appareil en face d’une clientèle précise, en la séduisant, en plus, par une esthétique nouvelle et plaisante (pour l’époque, quoiqu’il ne fasse pas démodé 35 ans plus tard).

Techniquement, il propose des choses intéressantes comme des vitesses de 1/1000 à 1 sec + pose B et 1/100ème de seconde pour la synchro flash, à condition que le flash connecté sur la griffe porte-accessoires soit de la marque car elle est dotée de contacts spécifiques.

La monture d’objectif n’est plus la célèbre K mais la K-A. Elle dérive de la K de 1975, mais Pentax y a ajouté des contacts électriques en 1983 pour devenir la K-A.

C’est donc loin d’être un appareil au rabais. Ils ont même mis un testeur de profondeur de champ ! L’ergonomie, si elle déroute un peu par rapport à nos boitiers modernes, a été bien pensée : toutes les commandes importantes sont au bout de l’index (le déclencheur, la molette des vitesse et le levier de test de profondeur de champs).

A part bien le nettoyer et remettre de nouvelles piles (des LR44 comme d ‘habitude) je n’ai rien eu à faire sur le boitier, dans un très bel état de conservation.

Et puis, je vous avoue qu’il a eu ce petit »truc » en plus, qui le rend attachant : dans le sac où était remisé l’appareil, il y avait un flash Pentax, comme neuf, et deux objectifs – un Takumar-A Zoom 28 -80 et un Pentax SMC 200 mm – mais surtout, une copie de sa facture d’achat, sa carte de garantie, un petit fascicule qui accompagnait autrefois les bobines de films (ici, de l’Agfa), du papier Kodak pour nettoyer les optiques et un chiffon spécifique pour les mêmes optiques, et enfin un petit mot de son ancien propriétaire qui – sans doute lorsqu’il a déposé l’appareil au Vide grenier – avait re noté le prix d’achat, converti en euros.

Je pense qu’il a dû avoir quelques difficultés à se défaire de cet appareil, dont il avait pris grand soin.

Voici le scan de la facture (j’ai ôté les éléments qui permettraient d’identifier la personne) et, ce qui m’a aussi frappé, c’est que cette personne, qui a acheté l’appareil dans un magasin bruxellois, habite le même village que moi.

Si j’ai dû jeter le sac, irrécupérable, les objets à l’intérieur sont dans un état impeccable..

Je ne sais pas encore si je vais mettre un film dedans mais je peux déjà dire que c’est un boitier facile à prendre en mains, agréable, pas très lourd (environ 500 gr tout nu). C’est un boitier compact, qui donne envie de le prendre avec soi et qui a été pensé pour faciliter l’envie de prendre des photos sans se débattre avec un mode d’emploi à rallonge et des fonctions à foison dont vous n’utiliserez pas la moitié : ici tout est pensé que vous ayez envie de faire des photos.

Et quand j’écrivais, ailleurs sur le site, que la photo c’est du partage, je remercie Fred qui n’a fourni un lien vers des images qu’il a prises avec cet appareil en son temps. Je vous invite à les voir ICI ou dans son commentaire.

Le parc optique en monture Pentax K-A est grand, avec de « beaux cailloux », qui sont encore à des prix abordables.

Donc, si vous en trouvez un, soyez raisonnable, faites vous plaisir : craquez.

Pour le mode d’emploi, c’est ICI

Une vidéo d’illustration :

Quelques références : https://www.objectif-argentique.com/le-pentax-p30/, https://www.pentaxiste.org/revues-de-matos/boitiers/Le-Pentax-P30T, http://www.collection-appareils.fr/x/html/appareil-11133-Pentax_P30.html en français, https://cameragx.com/2020/09/09/the-last-mass-market-manual-focus-slr-the-pentax-p3-p30/, https://www.pentaxforums.com/camerareviews/pentax-p3-p30.html en anglais

Argentique

Hanimex VIF 110

Comme je l’avais écris précédemment dans l’article consacré à l’Agfamatic 901, j’ai acquis une caisse d’appareils dits « pocket », dont la petite taille justifie parfaitement le terme qui les désigne car nous pouvez les glisser dans n’importe quelle poche, (presque) sans faire de plis. Leur apparence et leur particularité est d’être plats, guère plus épais que le film qu’ils contiennent.

Autre caractéristique justement, ils utilisent un format aujourd’hui un peu oublié, le format 110 (pour plus d’infos, je vous renvoie de nouveau à l’article sur l’Agfamatic 901) mais néanmoins toujours fabriqué et qui permettait la miniaturisation des appareils, sans tomber dans des formats plus exotiques comme le Minox 8×11 ou le format 16mm des Minolta 16 – MG, qui lui n’est plus fabriqué.

D’autres appareils, aux formes un peu différentes ont pourtant aussi profité de ce format réduit, comme par exemple le Rollei A 110, ou le plus petit reflex à objectifs interchangeables du monde, le Pentax Auto 110, voire aussi le simplissime Fujica 250 Pocket.

Mais voilà qu’en sortant au fur et à mesure les appareils de la caisse, pour les nettoyer et vérifier leur fonctionnement, je tombe sur un appareil que je ne connaissais pas du tout. Et pour tout vous dire, dans d’autres circonstances, je m’en serais même méfié car la marque ne me rappelait pas des appareils de qualité.

Il s’agit d’un Hanimex VIF 110.

Hanimex, ça rappellera sans doute des souvenirs au plus que quarantenaires, qui ont connu cette marque qui vendait disons, un peu de tout….

En fait il s’agit d’une entreprise fondée après la seconde guerre mondiale par Jack Hannes pour importer en Australie et en Nouvelle Zélande des appareils photographiques européens, puis japonais et chinois ainsi que des objectifs en diverses montures adaptables sur les appareils de la plupart des grandes marques et d’autres équipements photographiques. L’origine du nom est l’abréviation de « Hannes Import Export »..

Elle a ainsi revendu des appareils fabriqués par Tōkyō Kōgaku (Topcon) et Sedic au Japon, par Finetta, Montanus, Vredeborch et Dacora en Allemagne de l’Ouest, par Pentacon en Allemagne de l’Est et aussi par divers autres fabricants, entre autres Chinois. C’est dire qu’il est souvent compliqué de savoir qui est derrière tel ou tel appareil, à moins que celui-ci n’existât aussi, à quelques détails près, dans sa marque d’origine (un comme le faisait les marques Quelle ou Revue qui étaient des « rebadgages » d’autres marques)

Je vous avoue que ça ne m’a pas beaucoup aidé pour trouver des infos sur ce petit appareil inhabituel.

Il semble que le véritable constructeur soit Sedic, un fabriquant « généraliste » japonais.

Par comparaison avec les autres pockets style Agfamamtic ou Instamatic, nous pouvons le qualifier de « vertical ». En, fait il ressemble plus à un petit 35mm, comme le Pentax Auto 110 ou le Fujica 250 Pocket.

Cet appareil a été présenté à la Photokina de 1978 dans une série appelée VIF dont le plus simple est le VIF 100. Le VIF 110 gagne lui un objectif lumineux, un Hanimar qui ouvre à f4 avec 4 éléments en 3 groupes, fabriqué en verre optique et non en plastique (gage de meilleure qualité). Le modèle haut de gamme de la série s’appelle VXL (nous en reparlerons, car la caisse contenait d’autres surprises).

La distance focale est de 20,5 mm. L’objectif est un fix focus avec une mise au point minimale de 1,8m jusque l’infini.

Petite particularité, l’ouverture est couplée à la sensibilité du film : elle est de f8 pour un film 100 Asa, f16 pour un 400 Asa et de f4 si vous utilisez le flash, qui est de type « pop-up » avec un nombre guide 15 pour 100Isa (pas mal pour un si petit machin). La vitesse est de 1/125s.

Il n’y a pas de cellule mais pour alimenter le flash, prévoir 2 piles AA. Ce qui veut dire que l’appareil fonctionne même sans piles, ce qui m’arrange car sur mon exemplaire, le flash est cassé (une pièce se balade dans l’appareil).

En résumé, 180gr, 114x60x35 mm que vous pourrez aussi glisser dans une poche sans trop déformer celle-ci et vous voila paré avec ce (tout) petit Hanimex VIF 110.

Avouez qu’il est « mignon », avec un peu de recherche au niveau design. Le déclencheur est le gros bouton plat sur le dessus, assez sensible et au bruit très discret. A l’arrière, un tableau reprend les distances pour le flash. L’armement se fait via la molette crantée tout en dessous. Pas de compteur de vue, mais une fenêtre qui laisse apparaître le défilement du film et le nombre de vues déjà faites. A noter, le petit pas de vis pour le fixer sur un trépied. Et le flash, qu’il suffit de soulever pour mettre en batterie puis de rentrer pour couper.

Comme quoi, au détour d’une caisse, on peut encore découvrir des appareils qui sortent de l’ordinaire.

Une petite video d’illsutration

Quelques références : https://fr.wikibooks.org/wiki/Photographie/Fabricants/Hanimex, http://camera-wiki.org/wiki/Hanimex_VIF_110, http://saturatedimagery.co.uk/cameras/hanimex-vif-110/, http://camera-wiki.org/wiki/Hanimex en anglais, https://drquid.pagesperso-orange.fr/PhotoCine/appareils-photographiques/hanimex/, http://www.reparphot.com/fabricants/32-hanimex, http://www.collection-appareils.fr/x/html/appareil-3738-Hanimex_VIF%20110.html en français

Les pockets

Agfamatic 901

Ben oui, je vous ai écris que j’avais acheté un lot, et dans ce lot, quelques pépites nous attendent encore.

Il y a quelques jours donc, c’était l’Agfamatic 6008, aujourd’hui cet Agfamatic 901 Motor.

Si je reprends la chronologie des Agfamatic, celui-ci est apparu sur le marché en 1979 et fut fabriqué jusqu’en 1981.

C’est toujours un appareil de la famille des pockets mais il inaugure une nouvelle ère : celle de la motorisation !

Dès lors, vous constaterez que la forme du boîtier du 901 est différente de celle des autres Agfamatic

Pour mémoire, l’Agfamatic 6008, et les autres de la gamme, utilise les « tirer – fermer » pour armer l’appareil et faire avancer le film d’une vue. Mais ici, l’avance du film est assurée par un moteur, il n’y a donc plus de partie coulissante, ce qui réduit aussi sensiblement la taille du boitier.

Un boîtier tout en plastique et entièrement noir, à l’exception du déclencheur orange, puisqu’il s’agit d’un sensor, la « patte » des Agfamatic.

Il est cependant assez dense lorsqu’on l’a en main. Au dessus de l’appareil, un bouton à glissière permet de mettre l’appareil en fonction, et de choisir entre deux pictogrammes « météo », afin de régler la vitesse d’obturation : ensoleillé pour le 1/100s et nuageux pour le 1/50s (et la synchro flash)

Deux piles AAA assurent l’alimentation du moteur. Ce qui peut être un peu gênant, c’est qu’il faille ouvrir la porte protégeant le compartiment du film pour y accéder, mais bon, il ne consomme pas beaucoup.

Historiquement, c’est l’Agfamatic 901 E Motor qui est sorti le premier, présenté à la Photokina de 1978. Puis Agfa a sorti le 901 Motor et le 901 S Motor.

Finalement, il y eut quatre variantes de l’Agfamatic 901 :

  • le 901 motor : pas de prise de vue continue, pas de cellule, 2 vitesses
  • le 901 S motor : prise de vue continue, pas de cellule, 4 réglages
  • le 901 E motor : prise de vue continue, cellule CdS, curseur de réglage
  • le 901 SE motor : prise de vue continue, cellule CdS, automatique

Mais d’autres particularités sont à relever :

  • l’objectif est un Color Apotar 27mm ouvrant à f1:6,3 en 3 éléments
  • les vitesses ne sont plus que deux : 1/50 s et 1/100s
  • la mise au point minima est de 1,2m jusque l’infini
  • le viseur optique est collimaté avec indication de la parallaxe
  • il y a un palpeur pour reconnaître les sensibilités des films de 64, 80 ou 400 ASA
  • connecteur pour un flipflash
  • ses dimensions sont de 125x30x53 pour un poids de 149gr (sans les piles)

Cela peut nous paraître « normal » qu’il y ait un moteur pour l’entrainement du film et l’armement du déclencheur, mais il faut se rendre compte que l’Agfamatic 901 E fut une première mondiale en 1979 par l’installation d’un micro-moteur dans un pocket.

Une « prise en main de Jean-Jacques Deutsch » nous présente l’appareil et une info lors de la sortie de l’appareil

Il faut admettre que nous sommes loin de la sophistication d’un Minox LX ou même de l’Agfamatic 6008 mais cet appareil a fait le bonheur de milliers d’amateurs – dont des enfants – grâce à sa facilité d’utilisation et à sa qualité d’image tout à fait acceptable.

Facilité d’utilisation car il suffisait d’introduire la cassette de film 110, de refermer le dos de l’appareil et tout le reste se faisait automatiquement …. il suffisait de viser, d’effleurer le « sensor » orange et la photo était dans la boîte.

Honnêtement, comme certains de ses confrères de même style, c’est un appareil que j’ai vu plus d’une fois lors de camps scouts dans la fin des années septante et début quatre-vingt, qui faisait la joie des scouts et la moisson de souvenirs à rapporter de ces moments inoubliables.

Regardez dans les tiroirs de vos parents, de vos grands-parents, oncles, tantes, … vous en trouverez sans doute un. Il me vous reste plus qu’à commander une boîte de 110 et vous retrouverez vos dix – douze ans …Ah, nostalgie, quand tu nous tient …!

Ça se glisse dans une poche, un sac (même sac à main) et c’est toujours prêt à « dégainer » .

Bon, ok,pour les moins sophistiqués, surtout en été, lorsque la lumière est bonne, mais au prix où ils sont vendus de nos jours, faites vous plaisir et prenez en un bon.

N’oubliez pas que ce film est toujours fabriqué. Vous pourrez le trouver chez Lomography, chez Fotoimpex ou RetroCamera et votre labo photo peut toujours les développer sans soucis.

Pour changer, une petite video pour démontrer le style de photos que l’on peut attendre de ce type de film et d’appareil

Des références, comme d’habitude : https://www.collectiongeven.com/piwigo/picture.php?/24832, http://www.collection-appareils.fr/x/html/appareil-345.html en français, https://www.kamera-museum-scholz.de/agfa-kamera/agfamatic-pocket/agfamatic-pocket-901/, https://www.kamera-museum-scholz.de/agfa-kamera/agfamatic-pocket/ en allemand, http://camera-wiki.org/wiki/Agfamatic_901_motor en anglais

Argentique

Kodak Instamatic 324

Franchement, je suis parfois moi-même surpris de ce que je peux trouver dans une caisse d’un lot de vieux appareils.

En l’occurrence, sous un Nikon F65 en très bon état, se cachait ce drôle d’appareil.

Lui non plus ne gagnera pas un prix de design mais comme appareil vintage, il est sans doute imbattable.

Non mais, vous avez vu sa bouille ?

Dès que je l’ai extirpé de sa cachette, je l’ai fait tourner dans mes mains, pour le « sentir » … et c’est à ce moment là que j’ai vu qu’il y avait toujours un film à l’intérieur et que 16 vues avaient été prises déjà. Mais depuis quand et par qui ? Seul le développement pourra nous le révéler …

J’imagine que le film doit faire 24 vues, je vais donc le terminer …

Mais avant tout, nettoyage en profondeur et détection des éventuels problèmes. Bon rien de grave, quelques endroits où il faudra recoller le simili cuir, un bouton de sélection qui a besoin d’exercice pour retrouver un peu de fluidité, une optique et un viseur à nettoyer sérieusement.

J’arme et déclenche une fois, pour entendre l’appareil réagir … mais pas plus, je ne veux pas gaspiller la pellicule.

Au fait, celle-ci est dans une cassette appelée 126, qui fut créée par Kodak expressément pour ce type d’appareil, les Instamatic.

« Le format 126 fut introduit sur le marché par Kodak en mars 1963. La cartouche KODAPACK mettait remarquablement fin au récurent problème de la difficulté de charger correctement un film dans l’appareil. Ce fut un succès immédiat : plus de 50 millions d’Instamatics furent vendus entre 1963 et 1970 dont 7,5 millions les deux premières années !
Mise au point par l’ingénieur Australien Hubert Nerwin, le chargeur 126 est une cartouche en plastique contenant du film 35 mm avec perforations spécifiques doublé par un papier portant au dos les numéros de vues. Il suffit de déposer le chargeur dans l’appareil, fermer le dos et avancer automatiquement jusqu’à la première vue. Une fois le film terminé, il n’est pas nécessaire de le rembobiner, juste ouvrir le dos et retirer la cassette ». source : http://www.philcameras.be/collection/collectionm/ijk/kodakm/instamatic126m

source : http://www.philcameras.be/collection/collectionm/ijk/kodakm/instamatic126m

Le tout premier appareil a en bénéficier fut le Kodak Instamatic 50, fabriqué par Kodak UK et vendu en Angleterre en premier. Il fut produit de 1963 à 1966.

Puis vint l’Instamatic 100, fabriqué lui par Kodak USA de 1963 à 1966.

Toujours de 1963 à 1966, par Kodak USA, un Instamatic 300 et un 400, qui avait la particularité d’avoir un moteur à ressort

Il y en eut plein d’autres, que je vous laisse découvrir sur l’excellent site de Philippe, Philcamera qui est une véritable mine d’or en renseignements. La saga des Instamatic s’est finalement terminée en 1985.

Mais revenons à notre Kodak Instamatic 324. Cet appareil a été fabriqué de 1966 à 1968 en Allemagne.

S’il n’est pas le plus beau, il a quand même quelques jolis arguments à faire valoir, comme par exemple :

  • son objectif, un Rodenstock Reomar de 38mm ouvrant à f2,8, mise au point minimale de 0,72m
  • un obturateur qui offre les vitesses de 1/30s et 1/125s
  • la synchro flash au 1/30s (le flash est un « flascube »)
  • un curseur pour allumer ou non ledit flash,
  • les,distances sur le fut de l’objectif stylisées par des repères simples (un visage, un groupe, une forêt et l’infini)
  • et enfin, une cellule CdS qui assure l’automatisme
  • l’alimentation par 2 piles de 1,5v LR1.

Il était vu comme un modèle sophistiqué dans la gamme.

Un petit mot sur le « flashcub », que les plus jeunes ne connaissent pas forcément : il s’agit d’un cube dans lequel 4 ampoules sont insérées et qui tourne au fur et à mesure des prises de vue. Lorsque les 4 ampoules ont « flashés », vous jetez le cube et vous en remettez un nouveau si vous n’avez pas fini vos prises de vue. Il est toujours possible de retirer un cube entamé et de le remettre ensuite pour finir les lampes restantes. C’était une alternative au flipflash que je vous ai présenté avec l’Agfamatic 6008

source : https://www.lightstalking.com/flashcubes/

C’est une évidence, l’appareil est « carré », taillé à la serpe mais finalement, il me rappelle certaines carrosseries des voitures de ces années là

Au niveau manipulation, rien de compliqué, forcément : un grand viseur avec les marques pour la parallaxe; une tirette en plastique noir pour ré armer l’appareil à l’arrière; sur le dessus, la prise caractéristique pour le flash cube; au dessus de l’objectif, un curseur noir qui permet de choisir entre A pour automatique et flash; à la même hauteur, un gros poussoir noir, qui est le déclencheur, pas vraiment souple, il faut appuyer pour déclencher (risque de flou de bougé); l’objectif enfin, avec ses symboles tout simples pour la mise au point (ce n’est pas un télémétrique donc pas de patch pour la mise au point), de 70cm à l’infini; pour le nombre de prises de vues, pas de compteur mais une fenêtre qui donne sur le dos de la cassette de 126.

Un appareil voulu facile d’utilisation et qui a su trouver son public, moins regardant que de nos jours (dirais-je moins difficile/exigeant ?) mais qui a rempli de souvenirs des tas d’albums familiaux, qui font la joie aujourd’hui des enfants et petits enfants.

Ne croyez pas que je sois nostalgique, loin de là, mais je pense que jouir des choses simples est devenu un luxe, qu’il est tentant de réapprendre.

Une remarque encore pour cet appareil, et tous les autres qui utilisaient cette cassette en 126, car elle n’est plus fabriquée de nos jours.

J’ai pu trouver sur Ebay un vendeur hollandais qui fabriquait, avec une imprimante 3D, des cassettes acceptant du film en 135mm (du 24×36 classique). Je vous livre ici quelques photos issues du site de vente car je ne suis pas certain que vous retrouviez l’offre au moment où vous lirez ces lignes

Je reviens aussi sur un élément, qui est comme une trace, comme cette inscription sur le MIR que je vous présentais il y a peu : le fait qu’il y ait une pellicule dans l’appareil, entamée.

Croyez le ou pas, ça arrive souvent, lorsque je trouve de vieux appareils, compacts ou autres, que je découvre un film encore à l’intérieur. Et à chaque fois, je me dis que des personnes ont laissé là, sans même plus s’en souvenir, des tranches de leur passé, que je vais découvrir parce que je vais faire développer les films.

Et ça arrive même en numérique : le dernier Canon Eos 7D que j’avais acheté avait encore une carte CF à l’intérieur. J’ai visionné les premières images et me suis rendu compte qu’il s’agissait d’images de fêtes enfantines, d’anniversaires. J’ai immédiatement contacté le vendeur, anglais, pour lui demander s’il avait sauvegardé ces images ou s’il fallait les lui renvoyer. Comme il n’en était plus certain, j’ai utilisé les services gratuits de WeTransfer pour lui expédier les 780 photos qui étaient sur la carte.

Là, j’avais eu de la chance, je pouvais immédiatement identifier le propriétaire des photos mais lorsque j’achète un appareil dans un vide grenier, chez Emmaüs, sur une brocante, c’est quasi mission impossible …

Peut-être un jour ferais-je une galerie de ces images oubliées, en espérant que quelqu’un puisse s’y reconnaître, ou un des ses proches …

Des références : http://camera-wiki.org/wiki/Kodak_Instamatic_324, https://www.lightstalking.com/flashcubes/ en anglais, http://collection-argentiques.net/?p=2534, http://www.philcameras.be/collection/collectionm/ijk/kodakm/instamatic126m en français

Argentique

Connaissez-vous le MIR ?

Non,, ce n’est pas une station spatiale soviétique, ni encore une célèbre lessive, ni le nom d’un rappeur, …. c’est ? ….

Un appareil photo !

Notez, si vous lisez ce site, c’est normal ….

Alors le MIR est bien soviétique et il est la version économique d’un appareil déjà pas très cher (en tout cas pour nous à l’heure actuelle), le Zorki 4

Cet appareil, qui connu quelques versions aux modifications minimes, était essentiellement réservé au marché intérieur de l’URSS. On estime qu’environ 156.000 exemplaires ont été construit. Ce qui n’est pas mal car il ne fut produit que pendant 3 ans.

Version économique parce que l’obturateur a été simplifié et il a perdu le 1/1000ème de seconde ainsi que les vitesses lentes. Néanmoins il prend le nouveau standard 1/30ème ,1/60ème etc.…..jusqu’au 1/500ème et la pose B.

Bon, les vitesses lentes, on s’en sert peu, il faut bien l’avouer (vous shootez souvent à 1s ?), ce n’est donc pas irrémédiable ni forcément préjudiciable.

Et il n’est plus livré avec le très bon Jupiter 8 mais avec un Industar 22. Ceci étant, puisqu’il utilise la monture en Ltm 39 (Leica visant), rien ne vous empêche de monter dessus ce que vous voulez, même du Leica (ce qui serait drôle).

Par contre, il garde son grand viseur, hérité si mes souvenirs sont bons du Zorki 3, le télémètre est couplé (vous voyez les réglages de votre objectif dans le viseur – réglage du patch du télémètre), le viseur comporte un réglage dioptrique toujours bien venu et vous pouvez synchroniser un flash. Ensuite, lorsque vous armez l’appareil, vous armez aussi l’obturateur. Attention, comme souvent avec les appareils russes (sauf le Zorki 6), toujours armer avant de sélectionner une vitesse, au risque de casser la mécanique des vitesses.

Il fut fabriqué par l’usine KMZ de Krasnogorsk, près de Moscou, entre 1959 et 1961.Le nom Мир = Mir, peut signifier «paix» ou «monde».

Voilà, disons que c’était la partie « technique » de la présentation car l’appareil que je vais vous montrer à une particularité.

Tout d’abord, je tiens à remercier mon ami Patrice, qui en est l’heureux propriétaire, de m’avoir permis de vous raconter son histoire singulière.

Quelques photos du Mir par lesquels vous verrez immédiatement l’air de famille avec le Zorki 4. Notez le bleuté de la fenêtre de visée (non, non, il fut produit avant Tchernobyl, quoique … vous comprendrez en lisant ce qui suit) : cette couleur renforçait le contraste du patch lors de la mise au point.

Comme nombre d’appareils soviétiques, il possède une bobine, souvent amovible, dont il faut vérifier la présence lors d’un achat.

Et puis, admirez ce cuir robuste du sac de transport, qui a généralement une odeur particulière, due – parait-il – aux bains de tannage.

Si vous regardez la seconde photo en bas à gauche, vous voyez le gros bouton pour armer l’appareil, niché entre celui-ci et la molette de réglage des vitesses, le déclencheur, la griffe porte flash puis à l’extrémité, la molette destinée au rembobinage en fin de film avec le petit levier, à sa base, pour la correction dioptrique du viseur.

Et puis, il y a cette photo

Voici la traduction de ce texte – et je remercie Maroussia pour celle-ci : « A notre très cher Youri Pietrovicht, pour votre anniversaire, votre équipe. OGM Krasnoïarsk – 26 – le 23 janvier 1961« .

La ville de Krasnoïarsk jouit d’un passé historique intéressant, que je vous invite à découvrir en cliquant sur le nom.

Mais Krasnoïarsk – 26, aussi connue sous le nom de Jeleznogorsk est aussi cette « ville fermée de Sibérie » qui a été créée en 1950 en tant que site de production de plutonium à usage militaire. Elle a été créée pour abriter les activités de fabrication des têtes nucléaires des missiles intercontinentaux. La construction de la ville va mobiliser 65 000 prisonniers du Goulag. Les usines et laboratoires se trouvent dans des installations souterraines à l’abri des attaques nucléaires. Trois réacteurs fournissent le plutonium. En outre, la ville mène des activités de recherche et développement de systèmes spatiaux, dont le célèbre programme GLONASS – une alternative russe au GPS de fabrication américaine.

Certaines sources affirment que la ville possède des installations nucléaires rappelant celles qu’on voit dans les films, construites à l’intérieur de grottes dans les montagnes qui entourent la zone – elles seraient conçues pour résister à une frappe nucléaire.

La ville n’est plus secrète depuis 1992. Au début du XXIe siècle, il ne reste plus qu’un réacteur en fonctionnement. Le Combinat minier et chimique de Krasnoïarsk (en russe : Красноярский горно-химический комбинат, Krasnoïarski gorno-khimitcheski kombinat) traite les déchets nucléaires de toutes les centrales russes. Un deuxième complexe industriel fabrique la majorité des satellites russes.

Une légende locale raconte que bien que les tentatives des services de renseignement étrangers d’infiltrer la ville n’aient jamais abouti, un résident local a déjà volé du plutonium à l’usine secrète, le conservant chez lui dans un simple bocal en verre. Lorsqu’il a été arrêté, il a déclaré que sa seule intention était d’empoisonner sa belle-mère trop intrusive.

source : https://fr.rbth.com/lifestyle/85151-cinq-villes-fermees-russie et https://fr.wikipedia.org/wiki/Jeleznogorsk_(krai_de_Krasno%C3%AFarsk)

Je reste sur ma faim pour identifier l’usine, mais je me doute qu’elle ne devait pas forcément être ouverte au public !

Je vous avoue que j’adore ce genre d’histoire car elle donne une autre dimension à l’appareil que vous tenez en main. Elle vous permet de vous rapprocher, un peu, de ceux qui en ont été les propriétaires respectifs, parfois uniques et qui eux ont gardé cet appareil longtemps, parce que c’était le leur et qu’il les avait accompagné dans nombre d’étapes de leur vie. Ce sont des petits bouts d’histoire personnelle, chargée de souvenirs.

Nous n’avons pas toujours la chance de telle remarque, de telle inscription, de tel détail, mais quand nous en possédons et que nous pouvons retracer le fil, c’est un vrai bonheur.

Enfin, si vous voulez goûter aux spécialités russes, en passant dans la ville de Mons, arrêtez-vous « chez Maroussia », rue Rogier, elle vous accueillera avec plaisir.

Quelques références : http://400iso.org/WP/2014/01/pourquoi-choisir-un-appareil-telemetrique/, https://pierretizien-photos.blogspot.com/p/mir-1.html, http://www.collection-appareils.fr/x/html/page_standard.php?id_appareil=11356 en français, https://camerapedia.fandom.com/wiki/Mir, http://camera-wiki.org/wiki/Mir, http://www.theothermartintaylor.com/moveabletype/archives/cameras/000012.html en anglais

Argentique

Agfamatic 6008

« Heu… c’est quoi ça ? une nouvelle machine à laver ? »

Hé oui, ceux qui ont moins de 45 ans ne peuvent connaître ces merveilles développées à la fin des années soixante et qui ont vu leurs heures de gloires dans les années septante, voire début quatre-vingt.

Je vais donc vous présenter l’Agfamatic 6008, un haut de gamme ce que l’on appelait affectueusement – ou avec dédain – les « pockets ».

« Bon, ok, mais c’est quoi un pocket ? »

Aïe, c’est vrai, enfants du smartphone, je vais essayer de vous expliquer et vous donner envie d’aller fouiller dans les tiroirs de vos parents et grands parents, car il doit bien y en avoir au moins un qui s’y cache ….

Un « pocket » est un appareil photo généralement extra plat, guerre plus épais en fait que la cartouche de film qu’il contient.

Car cet appareil a été conçu pour être très simple d’usage : vous l’ouvrez, glissez dedans une cartouche de film en 110 – je vais y revenir , vous refermez et actionnez une fois ou deux le mécanisme « tirer- refermer » et c’est prêt à photographier. Les derniers modèles ont même poussé le confort jusqu’à introduire un moteur qui le fait à votre place !

Le film est donc logé dans une cartouche plastique. Plus besoin d’accrocher une pellicule dans une encoche, la cartouche contient tout ce qu’il faut pour s’accoupler avec l’appareil : plus simple que ça, c’est pas possible …

Petite précision : on fabrique toujours ces films que vous pouvez trouver chez Retrocamera, Fotoimpex ou chez Lomography

Dernière chose concernant ce film, qui existe en N/B et en couleurs : sa surface sensible est de 13 x 17 mm, sa largeur est de 16mm et il fut inventé par Kodak en 1972 pour ses Kodak Pocket Instamatic.

Plus de 25 millions d’appareils Kodak seront vendus les 3 premières années de production des pockets 110. Toutes les grandes marques se lanceront dans l’aventure, certaines avec des modèles sophistiqués comme le Minox 110, l’Agfa que je vous présente, le Canon 110ED et même des réflex par Minolta ou l’Asahi Pentax Auto 110.

Voilà, le décor étant planté, je vis donc vous présenter cet Agfamatic 6008 (également connu sous le nom de Agfamatic 6008 Makro Pocket Sensor – ouf !) qui fut introduit en 1977 et fut présenté comme le modèle haut de gamme des appareils photo compact d’Agfa pour film 110 à l’époque.

Mais pour mieux comprendre, je vous invite à aller voir sur ce site la chronologie des Agfamatic qui furent produit de 1973 à 1983, éternels concurrents des Kodak Instamatic (pour la petite histoire, c’est Kodak qui a inventé le concept).

Je vous ai déjà présenté des appareils tout minis : le Minox B, qui est sans doute le plus petit et le Minolta 16 – MG. Mais les pockets, s’ils sont « une taille » au dessus, restent néanmoins des appareils très petits, qui se glissent dans toutes les poches.

Voulus simples d’utilisation, pratiques et que l’on pouvait toujours garder sur soi, certains modèles n’en étaient pas moins sophistiqués. Dont ce fameux 6008.

C’est un appareil à exposition automatique, son obturateur électronique contrôlé par une cellule CdS et son réglage d’ouverture nécessitant la puissance de trois piles PX625 (ou similaires de 1,5V). La vitesse d’obturation varie de 15 s à 1/1 000 s, avec un indicateur rouge / vert dans le viseur indiquant si la vitesse est plus rapide ou plus lente que 1/30 s.

L’appareil photo offre un moyen pratique de faire la mise au point, avec un sélecteur à molette autour d’une échelle en plastique transparent avec des distances en mètres. L’extrémité longue du pointeur en forme d’épingle sur l’échelle indique la distance en mètres, l’extrémité courte indique la distance en pointant sur des symboles. Une échelle de symbole de distance est également visible sur la ligne supérieure du cadre lumineux du viseur, et un pointeur rouge est décalé le long de cette échelle de manière synchrone avec le pointeur de symbole de l’autre échelle de distance tandis que la position horizontale du cadre lumineux est corrigée en parallaxe.

Il peut également être utilisé avec des flipflashes (des « barres » renfermant plusieurs lampes flash) via un connecteur et un flash électronique Agfamatic Pocket Lux via une griffe spéciale sur le côté.

source : https://www.flickr.com/photos/oskay/14417441066

Sa spécificité est une fenêtre coulissante avec un objectif « gros plan » qui peut être déplacé devant l’objectif rapide Solinar S 2.7 pour les expositions « macro ». L’appareil photo est doté d’un mécanisme d’avance de film push-pull qui décale également la fenêtre de l’objectif gros plan lorsque le mode macro est utilisé pour la dernière exposition. Il est donc nécessaire de fermer la fenêtre coulissante après chaque avance et réouverture de l’appareil photo pour réaliser une série d’images macro. Le viseur à cadre lumineux affiche des marques de parallaxe vertes pour les photos en gros plan.

Parlons en de son objectif : c’est un Solinar « S » ouvrant à f1:2,7 en 4 éléments et traité avec un revêtement multicouche (le fameux « S »). Il est réputé pour être très bon.

Avouez que pour un appareil si petit, c’est déjà une dotation plus que confortable. Tous les appareils de l’époque n’en étaient pas pourvu.

Ajoutons encore qu’il possède un retardateur et il est possible de faire des pauses longues avec lui.

Enfin, la signature de l’Agfa, le célèbre « point rouge » qui est le déclencheur sensible de l’appareil. En plus, il est possible de lui adjoindre un déclencheur à fil, si vous l’utilisez pour des pauses longues (sur trépied alors).

Lorsque l’appareil est fermé, l’objectif et le viseur sont protégés dans le boitier. Le mouvement push – pull (tirer – fermer) fait avancer le film d’une vue et ré arme l’obturateur. Par mesure de précaution, le 6008 doit être verrouillé pour rester fermé.

Comme tout bon appareil de cette taille, il était livré avec une dragonne métallique qui servait aussi de mesure pour les prises de vue en gros plan à 25cm

Une réminiscence des Minox et leur chainette à nœuds sans doute.

Il existe aussi un Agfamatic 5008 makro qui est un modèle très similaire, mais sans retardateur et sans «S» dans le nom de l’objectif. Ces appareils sont reprise de la série AGFA OPTIMA 5000 et 6000 de 1974 avec ajout de la macro et de la correction de la parallaxe. De petits bijoux !

Pour ceux qui aiment la technique :

  • Caméra de poche entièrement automatique
  • Cartouche de film 110 pour 12 ou 20 expositions, format négatif 13 × 17 mm
  • Agfa Color-Solinar S 2.7 / 26 mm, 4 lentilles avec un revêtement multicouche (MC); Plage de 0,50 m à l’infini; 4 symboles de distance
  • Obturateur électronique 1/1000 à 15 secondes
  • Contrôle entièrement automatique et continu des temps d’exposition et des ouvertures
  • Alimentation 3 piles de type bouton Varta 4626 / V 625 U ou Mallory RM 625 N / PX 625 N / PX 625 ou UK EPX 625
  • Contrôle de l’exposition par un signal rouge ou vert dans le viseur; vert 1/30 – 1/1000 sec (vitesses rapides); rouge 1/30 – 15 secondes (vitesses lentes)
  • Viseur à lignes lumineuses en cristal, symboles de distance réfléchis, compensation automatique de parallaxe jusqu’à 0,50 m; Marquages ​​macro verts pour les gros plans de 0,48 à 0,25 m, compensation automatique de parallaxe également active pour les gros plans
  • Objectif macro mobile pour une plage de 0,48 à 0,25 m
  • Prise pour flash / flipflash supérieur (allumage piézoélectrique du flash)
  • Vitesse du film: 19/20 et 27 DIN, 64/80 et 400 ASA
  • Retardateur avec retard de +/- 10 s, indicateur rouge sur la face avant de l’appareil photo pour vérifier le retardateur et les expositions de longue durée
  • Chaîne de transport en métal, qui sert également de chaîne de mesure pour les gros plans (0,25 m)
  • Accessoires: étui toujours prêt; flash électronique Agfamatic Pocket Lux 560
  • Dimensions: 132 × 56 × 30,5 mm; Poids: 225 g

N’oublions pas un peu d’histoire car si, aujourd’hui, des marques semblent avoir disparus, en tout cas comme producteurs d’appareil photographique, elles ont été des piliers de l’histoire de la photo.

Agfa a vu le jour en 1867, en Allemagne, et elle fabriquait des produits destinés à la photographie alors naissante. Mais ce n’est qu’en 1926 qu’est apparu son premier appareil photo, l’Agfa Standard.

Saviez-vous que c’est la société Agfa qui a construit le premier Leica, le Leica UR en 1914, selon le cahier des charges d’Oskar Barnak ?

En 1952, Agfa a fabriqué des appareils reflex et des compacts pour Zenit, des appareils photo russes !

Gevaert est née en Belgique en 1890 et elle fabriquait des papiers photo.

C’est en 1964 que les deux firmes ont fusionné pour devenir Agfa-Gevaert.

Pour mémoire, le célèbre Rodinal (produit pour le développement des films), a été fabriqué sans interruption de 1892 à 1997 – soit pendant 105 ans. De nos jours, il est toujours mis en production selon la formule originale mais sous le nom de R09

Et ne croyez pas que seuls les enfants et les familles ont utilisé ces appareils. Je vous renvoie au livre « Paris-Matic 1970-1990 Bernard Plossu » : « … Photos faites à l’Agfamatic, « pour enfants » c’est-à-dire d’une « technique enfantine »… Rien à régler, on met juste sur le petit dessin de nuages ou de soleil. Un rêve I Et en fait d’enfantin, ce sont les appareils les plus révolutionnaires I Pensez, il n’y a même plus à régler, il suffit d’appuyer : on peut photographier avant même qu’on ait eu le temps de se demander si on allait prendre la photo ou pas ! On n’a même plus le temps d’hésiter Plus rapide que du reportage ! »

Pour ceux qui ont envie de se lancer dans cette nouvelle aventure d’un appareil différent, je vous mets, en français, l’interview du concepteur de la gamme Agfamatic, Monsieur Julian Schlagheck

Une petite video d’illustration

Pour sourire, une vidéo publicitaire de l’époque

https://www.ina.fr/video/PUB3214565038

Quelques références pour les curieux : http://camera-wiki.org/wiki/Agfamatic_6008_makro_pocket_sensor, https://www.lomography.com/magazine/274546-lomopedia-agfamatic-6008 en anglais, http://www.collection-appareils.fr/x/html/appareil-3208-Agfa_Agfamatic%206008%20makro%20pocket.html, https://boowiki.info/art/les-societes-cotees-sur-euronext/agfa-gevaert.html, http://www.philcameras.be/collection/collectionm/ijk/kodakm/instamaticpocket110m.html, http://www.philcameras.be/collection/collectionm/ab/agfam/agfamaticpocketm.html en français

Argentique

Pentax ME Super

Pour continuer mon incursion dans le monde des Pentax, voici donc le Pentax ME Super.

Comme précisé dans l’article consacré à son prédécesseur, le ME cet appareil est apparu en 1979 et fut produit jusqu’en 1986.

Celui que j’ai acquis, en même temps que le ME de l’article en question présente lui un souci parait il connu : son miroir est « collé » en position haute, empêchant de l’armer et de déclencher. Il est monté d’un 150mm f3,5 de la gamme compacte SMC et, petite particularité, il est équipé d’un dos dateur.

Mais avant de me résoudre à le faire réparer, je vais vous le présenter

Le ME Super fut un gros succès du début des années 80. Il s’agit d’un reflex à présélection automatique du diaphragme, comme le ME. En fait c’est un semi automatique à priorité à l’ouverture dont une des particularités réside dans la sélection de la vitesse qui s’effectue à l’aide de deux poussoirs permettant de parcourir la plage des vitesses.

L’obturateur, toujours métallique et à défilement vertical, permet les vitesses de 4 secondes au 1/2000 de seconde. Il est possible d’utiliser cet appareil sans pile, au 1/125 de seconde (1/100s pour le ME). La vitesse de synchronisation avec les flashs est le 1/125 (ici aussi, 1/100S pour le ME).

Dans le viseur, petits changements aussi : cette fois, trois couleurs de diode apparaissent : le vert indique les vitesses entre 1/2000 et 1/60, le jaune les vitesses entre 1/30 et 4 secondes,le rouge la sous-exposition ou la correction d’exposition ou le mode manuel.

Pour les piles, toujours 2 bonnes LR44 à tout faire. Notez que pour le dos dateur, il faudra en compter 3 de plus. Et si jamais vous tombez en panne de piles (distrait va !), vous pouvez toujours travailler mais au 1/125s ou en pause B

Ce boîtier est toujours de petite taille, pas de grands changements par rapport au ME. Son poids est pourtant moindre, seulement 445 grammes tout nu.

Upgrade du Pentax ME, il s’en distingue par les évolutions principales suivantes :

  • Un mode d’exposition manuel – alors que le ME est purement automatique.
  • Les vitesses de 4 sec. à 1/2000 sec., avec synchronisation du flash à 1/125 sec – pour les ME, 8s et 1/1000S et synchro flash au 1/100S.
  • Un contact de flash supplémentaire dans le sabot porte flash pour l’utilisation de flash dédié Pentax.

L’exposition est TTL ( en français ça veut dire à travers l’objectif) et réalisée à pleine ouverture. Elle est du type centrale pondérée et activée par une pression à mi-course sur le bouton de déclenchement.

Le viseur du Pentax ME Super comporte un réseau de microprisme avec stigmomètre (le « rond brisé ») pour la mise au point et affiche la vitesse sélectionnée, mais toujours pas l’indication pour l’ouverture, comme sur le ME.

Nous pourrions lui reprocher l’absence de mémorisation de l’exposition et celle du témoin de profondeur de champ. Mais je pense que cet appareil était destiné « aux amateurs » qui voulaient un appareil facile à appréhender et donnant de bons résultats. Son succès ne semble pas démentir cette interprétation.

En résumé, c’est aussi un très joli petit boitier, avec quelques améliorations intéressantes par rapport à son prédécesseur, même si celles-ci ne rendent pas obsolète le ME.

Il reste un appareil très facile à utiliser et très agréable à prendre en mains.

Pour la petite histoire (c’est toujours la plus savoureuse), Willy Ronis l’adoptera, et il n’utilisera plus que lui avec seulement deux objectifs (zooms 28-50mm et 75-150mm).

Une petite video

Quelques références utiles : http://35mm-compact.com/reflex/pentax-mesuper.htm, https://pentaxklub.com/pentax-argentiques-3-mx-me-lx/ en français, https://camerapedia.fandom.com/wiki/Pentax_ME_Super, https://www.kenrockwell.com/pentax/me-super.htm, https://www.pentaxforums.com/camerareviews/pentax-me-super.html en anglais

Les réflex

Pentax ME et Pentax ME Super

Petit clin d’œil à mon ami Pascal (qui se reconnaîtra) car pour une fois je vais vous présenter un Pentax.

Deux en fait, l’un étant la suite de l’autre : le ME est sorti en 1976 et le ME Super en 1979, pour lequel je consacrerai un second article . Lors de la sortie du ME (semi-automatique), Pentax a aussi sorti le MX qui est lui complètement manuel.

Mais commençons par le commencement et parlons donc de ce Pentax ME.

Un peu de technique, pour mieux cerner l’engin : c’est un réflex semi-automatique, considéré à l’époque comme un « entrée de gamme » qui utilise le système que vient d’inaugurer Pentax pour ses montures, la fameuse monture K. En outre, avec le ME, Pentax a introduit la série SMC Pentax-M d’objectifs compacts.

C’est un appareil à priorité à l’ouverture. Le choix du diaphragme entraîne le calcul d’une vitesse d’obturation. Il n’y a pas de mode manuel, il est donc impossible de sélectionner soi-même une vitesse. Vous pouvez juste sélectionner, autour du déclencheur, 4 modes : A (mode automatique), 100 x (vitesse de synchro et vitesse mécanique fonctionnant sans pile), B (pose) et L (Lock qui bloque tout). Le posemètre n’est activé que sur la position A.
Dans le viseur, la vitesse calculée par le posemètre est indiquée par l’allumage d’une DEL en face de la vitesse sur une échelle. Il y a un repère de sur-exposition et un de sous-exposition.

Son obturateur est à plan focal vertical, métallique, capable de fonctionner de 8s à 1/1000s plus une pause B. En cas de panne de pile, il est toujours possible de photographier au 1/100s. La synchronisation du flash se fait aussi au 1/100s.

Sa dotation comprend encore un retardateur (délai variable de 4 à 10 secondes.), la possibilité de monter un moteur externe en option, une prise pour un câble de déclencheur à distance, un compteur de vue automatique. Il y a un correcteur d’exposition de +/- 2 diaphragmes. Il y a un « indicateur d’obturateur » prêt : point rouge sur le dessus de l’appareil photo sous le sélecteur de mode, qui devient noir après avoir été déclenché et rouge lorsqu’il est prêt à déclencher.

La cellule est de type photodiode TTL au gallium, pondérée central, sensible de 12 à 1 600 ISO

L’appareil possède un beau viseur de 0,97 ×, qui couvre 92% du champ. Au centre du viseur vous remarquerez un « anneau de microprisme », soit un rond brisé entouré d’une surface que l’on dirait granuleuse (un stigmomètre). Le but, lors de la mise au point, est de faire coïncider les deux demis-ronds, ce qui assure la netteté de l’image. La vitesse d’obturation choisie par l’appareil photo est affichée dans le viseur, mais pas l’ouverture. En fait, ce petit « entrée de gamme » possède un des plus grand viseur, toute marque confondue, ce qui est assez extraordinaire et il faudra presque attendre les viseurs 100% pour le dépasser !

Enfin, il existait en finition chromée ou noire, et une édition limitée appelée ME SE qui a eu un revêtement en cuir marron avec la finition chromée.

Il a été suivi en 1979 par le Pentax ME Super plus avancé et le Pentax MV moins cher.

Ce qui frappe d’emblée avec cet appareil, c’est sa taille réduite. Je pense qu’il fait jeu égal avec les Olympus OM . Et l’on comprend alors pourquoi Pentax a, en plus, fabriqué une gamme d’objectifs très compacts, qui seront les compagnons parfaits du ME.

A propos des Olympus OM, je pensais en trouver un pour faire le comparatif mais mon ami Fred, de chez Histoires de photo, a eu l’excellente idée de vous en présenter un en essai, que vous trouverez ICI avec comme à sa bonne habitude des conseils éclairés sur les pellicules qui vont le mieux avec ces appareils.

Ceci dit, compact ne veut pas dire léger, même si l’appareil ne fait que 460gr tout nu, il donne une bonne impression de poids, gage de stabilité lors des prises de vues. Ici il n’y a pas beaucoup de plastique, mais du bon métal, qui assure la longévité de l’ensemble, et sa solidité.

Dans l’ensemble, c’est un appareil bien fini (mais comme on en faisait dans les années septante). Celui que j’ai acheté dans un vide grenier ce matin a juste un petit soucis au niveau du cuir de recouvrement, un petit coin se décolle, rien de grave. Je devrai sans doute aussi changer la mousse du miroir mais là encore, rien d’important.

Ensuite, chez Pentax, on a voulu cet appareil facile d’utilisation, d’où le choix du semi-automatique (qui en fait reste en automatique tout le temps, sauf quand vous avez oublié de mettre de nouvelles piles !) et de cette astuce appelée les « aiguilles ou baguettes magiques ».

De quoi s’agit-il ? La hantise de nombreux amateurs était de ne pas accrocher correctement leur film dans l’appareil. Et donc, quasi tous les constructeurs se sont lancé dans des artifices pour faciliter la vie de ces photographes : Canon avec le QL pour quick load p. ex. et Pentax avec ses « aiguilles magiques » qui sont en fait des fines lamelles en plastique qui entoure la bobine réceptrice : on glisse l’amorce entre deux lamelles de plastiques et le film est aussitôt accroché. Plus d’angoisse ni de crise de nerfs avec des bobines réceptrices capricieuses aux encoches mal fichues ou aux ressorts facétieux.

Cet appareil est monté d’un étonnant 28- 50 mm f3,5 – f4,5, de la gamme SMC, donc la gamme compacte dont j’ai parlé plus haut.

Voilà, j’ai remis deux LR44 à tout faire dedans, pointé l’objectif vers le dehors et tout fonctionne, 44 ans après sa sortir d’usine !

Je vous avoue que pour moi c’est une chouette découverte car je ne connaissais pas du tout cet appareil.

Franchement, je vais essayer de faire quelques photos avec pour voir ce que cela donne.

Une petite video de présentation (en anglais) :

Quelques références, comme d’habitude : https://en.wikipedia.org/wiki/Pentax_ME, https://www.kenrockwell.com/pentax/35mm/cameras/me.htm, https://casualphotophile.com/2015/10/12/pentax-me-camera-review/ en anglais, http://www.collection-appareils.fr/x/html/appareil-2019-Pentax_ME.html, http://www.collection-appareils.fr/x/html/appareil-1073.html, https://pentaxklub.com/pentax-argentiques-3-mx-me-lx/ en français

Argentique

Exakta Varex IIa

De l’autre côté du rideau de fer, il n’y avait pas que des copies de Leica. Il y avait aussi, p. ex. Ihagee Kamerawerk Steenbergen & Co, à Dresde.

L’entreprise a été fondée en 1912 par Johan Steenbergen, un marchand néerlandais. Elle a commencé par produire des appareils pliants conventionnels à film et plaque (les foldings). Mais en 1918, l’économie allemande fut en grave difficulté, tout comme Ihagee.

L’entreprise a été liquidée puis reconstituée et relancée notamment après le Premier Conflit mondial. Pour vous donner une idée de son importance, en 1925, Ihagee produisait 1 000 appareils avec film par jour.

L’Exakta A – premier du nom – a été présenté en 1933. C’était un réflexe à une seule lentille, qui a été accueilli avec scepticisme. Cet Exakta prenait des images 3 × 6,5cm sur film en 127.

1933 … comme pour un certain Leica, qui « lança » le format 24×36.

Son design particulier, de forme pyramidale tronquée est reconnaissable entre tous. C’est la signature de la marque.

Et pourtant, la ligne Exakta allait devenir le grand succès d’Ihagee. En 1936, son appareil photo le plus célèbre, le Kine Exakta, a été présenté au Leipziger Messe (grand salon de Leipzig). Ce fut sans doute le premier reflex à prendre des photos sur un film 35 mm. Précurseur, il s’agissait d’une « caméra système », offrant des objectifs interchangeables, des viseurs, des adaptateurs de microscope et des dos acceptant les plaques (pour mémoire, c’est dans la fin des années soixante que les Japonais ont revisité le concept de système pour leurs reflex : Canon, Minolta, Nikon étaient les leaders de l’époque).

Entre temps, la seconde guerre mondiale est encore passée par là. Je ne vais pas vous refaire l’histoire de l’entreprise, que vous pourrez trouver dans les références en bas de page. Résumons simplement en actant que cette entreprise a fait preuve d’innovations tout au long de son histoire, avec une autonomie certaine dans un environnement qui ne la favorisait pas pourtant (le bloc de l’Est n’était pas réputé pour la liberté d’expression).

En 1950 Ihagge présente la série Exakta Varex, qui possédait des viseurs interchangeables, les derniers sont même calibrés. Ce sont de beaux appareils photo avec une réputation de bonne qualité. Tellement bonne que le photographe professionnel (joué par James Stewart) dans le film « Fenêtre sur cours » d’Alfred Hitchcock (1954) utilise un Exakta, ce qui fut un coup de pub orchestré par l’importateur américain des Exakta.

Cet appareil a fait le bonheur de milliers de photographes, quelque soit le côté du Rideau où ils se trouvaient.

Autre particularité de cet appareil, les gauchers vont l’adorer ! En effet, le réarmement et le déclencheur sont à gauche, ce qui – il faut bien l’avouer – déroute un moment car il convient alors de tenir l’appareil avec la main droite sous le fût d’objectif (à l’envers donc si on veut).

Encore un mot au sujet des objectifs. Si en effet l’Exakta fait partie d’un « système » comprenant de nombreux objectifs, la marque n’en fabriquait pas : ceux-ci ont été fabriqués par Zeiss, Meyer Optik, Steinhill, Schneider, Vivitar et d’autres opticiens légendaires, comme par exemple Nippon Kogaku, plus connu sous le nom de Nikon ! Un objectif Exacta très recherché est le Meyer Optik 100 mm f / 2,8, le célèbre Trioplan. Il est vénéré pour son bokeh en « bulle de savon » unique et, comme les autres objectifs à monture Exacta, il est souvent utilisé aujourd’hui sur les appareils photo modernes dotés d’un adaptateur.

L’Exakta IIA fut produit de 1956 à 1963. Il remplaçait l’Exakta Varex VX ( 1951 – 1956) et fut suivi par l’Exakta Varex IIB (1963 – 1967). Celui qui vient d’arriver chez moi par la Poste est un Exakta Varex IIa version 1, fabriqué en 1957. Il est monté d’un objectif ENNA München Lithagon f1:2,8 35mm. Et je l’ai reçu accompagné d’une belle documentation d’époque, venant d’Italie.

Petite anecdote au sujet du nom Varex : lorsque l’appareil allait être importé aux USA, la marque Argus (vous savez, cette espèce de brique qui sert d’appareil photo) a aussitôt déposé le nom pour les USA, empêchant ainsi Exakta de pouvoir l’utiliser. C’est pourquoi les appareils produits pour l’export sont appelés Exakta VX + le nom de la série au pays de l’Oncle Sam.

En tout cas, voici un appareil proprement déroutant. Sa forme tout d’abord, loin des standards que nous connaissons. Il est lourd, tout en métal. Pas vraiment facile à prendre en main, avec toutes les commandes de prises de vue à gauche, et ces gros boutons en dessous qui, s’ils assurent entre autre sa stabilité, sont un peu gênants sous les doigts car le boitier n’est pas très haut.

Ceci dit, il est arrivé dans sa house en cuir, doublée de feutrine bordeaux foncé, préformée aux particularités stylistiques de l’appareil.

Chose étonnante, le « sac tout prêt » possède des lanières pour le transport et l’appareil a des œillets. Il paraît que sur ce dernier, il était fixé une dragonne en métal.

J’essaie de trouver mes marques : l’armement se fait donc à gauche (comme sur les Rollei 35) et le déclencheur est aussi à gauche, fixé au fut de l’objectif, fileté pour y mettre un déclencheur souple (que j’ai aussi reçu).

Bon, j’arme – bruit discret – et je veux déclencher … rien !

Je tourne et retourne le boitier dans mes mains, pour essayer de trouver « l’astuce » quand je me rends compte que le minuscule bouton du déclencheur – le vrai, pas celui monté sur l’objectif, est encapuchonné par une petite pièce métallique, qu’il faut ôter pour pouvoir déclencher. Clic – bruit vraiment très contenu, la photo est prise !

Sur la face avant, trois prises flash : deux à gauche de l’objectif, une à droite :Trois prises coaxiales : X et F d’un coté, M de l’autre côté.

Sur le dessus, un verre de visée comme sur les 6X6 style Rolleiflex, avec une loupe et un système de visée dit « sport ». Il faudra d’ailleurs que j’y regarde car l’ensemble ne tient pas refermé, un petit réglage s’impose. Tout un système de prismes interchangeables ont été prévu

Au niveau des réglages, sur le dessus, à côté du ré armeur, la molette des vitesses, qu’il faut tourner après avoir armé l’appareil. Les vitesses vont de 1/25s au 1/1000s. Les nombres gravés sont des fractions de seconde : 25 = 1/25, 50 = 1/50 etc. Il a deux pauses longues : B et T

Dans le prolongement du ré armeur, une petite molette permet de remettre, manuellement, le compteur de vues à zéro. Un petit ergot, qui s’enfonce, placé derrière le ré armeur, permet de rembobiner le film, après avoir enfoncé, du doigt, la pastille centrale de la molette en dessous, à droite. Cette astuce permet aussi de faire des doubles expositions.

De l’autre côté, une grosse molette à « deux étages » : le cercle du bas est un aide mémoire pour la vitesse des films (ASA) de 0 à 400; la molette du haut sert à régler les vitesses lentes (de 1/5s à 12s) et le retardateur (de 1/5 à 6 s !).

Honnêtement, ce n’est pas aisé de modifier les vitesses rapides car le bouton est fort près du viseur.

En dessous, deux grosses molettes : celle de gauche permet d’ouvrir le dos de l’appareil, qu’il est possible de déposer complètement. A droite, accolée à la grosse molette, une plus petite permet de viser/déviser une tige qui comporte, à l’intérieur de l’appareil, un couteau extrêmement coupant : celui-ci permet de couper le film, quasi au ras de la bobine pour enlever le film plus vite. Attention, à n’utiliser que si vous utilisez une cartouche de réception car si vous coupez le film, c’est la partie enroulée sur la bobine réceptrice qui serait exposée.

Le film se charge de la droite vers la gauche. La Languette du film doit être introduite dans une bobine réceptrice, qui doit être présente dans l’appareil si vous en achetez un.

Venons-en au viseur. Celui qui est monté sur mon appareil est donc de type « cheminée » : en appuyant sur un petit bouton, il se déploie. A l’intérieur, une loupe permet de faire une mise au point précise. Et si vous voulez aller vite en prise de vue, vous relevez la loupe, la partie frontale du viseur et vous obtenez ce que l’on appelait un « viseur sportif ». En gros, vous visiez au pif.

Heureusement, ce genre d’appareil possède des objectifs avec échelle de profondeur, ce qui permet de prévoir la distance de mise au point à l’avance (voir « l’autofocus le plus rapide du monde« ).

Il était possible de monter un pentaprisme classique, qui redresse la photo et la met dans le bon sens.

Hé oui, avec le viseur du mien, la photo est inversée, comme sur les Rolleiflex, Yashica D, etc.

Personnellement, ça ne va pas m’aider, moi qui ai toujours aussi difficile à remettre l’image « à l’endroit ». Mais j’ai bien envie d’essayer cet appareil en rue car la visée particulière permet de ne pas (trop) se faire remarquer car on ne vise pas directement le sujet

En résumé, c’est un bel appareil mais pas des plus simples à utiliser. Sans doute une question d’habitude, que je n’ai pas. Toutefois, comme je l’avais écris plus haut, des milliers d’utilisateurs s’en sont servi, avec plaisir. Car cet appareil jouit d’une excellente réputation, notamment grâce à la qualité de ses optiques.

Quelques pépites d’époque qui m’ont été livrées avec l’appareil

Une petite video d’illustration

Pour le mode d’emploi, c’est par ICI

Quelques références pour les curieux : https://camerapedia.fandom.com/wiki/Exakta_Varex_IIa, https://emulsive.org/reviews/camera-reviews/exakta-camera-reviews/exakta-varex-iib-by-louis-sousa, https://www.photo.net/discuss/threads/exakta-varex-ii-a-best-classic-camera.168927/page-2, http://www.wrotniak.net/photo/exakta/exakta-gallery.html en anglais, https://www.selency.fr/produit/zu0gr46/appareil-photo-exakta-varex.html, http://www.philcameras.be/collection/collectionm/cde/exaktam.html en français, https://www.exakta-kamera.de/exakta-varex-iia en allemand

Les nouveautés en un lieu

Il y a des dates qui marquent comme un destin ….

Le 3 mai 1469 naissait Niccolo Machiavelli,qu’il n’est plus nécessaire de présenter …

Le 3 mai 1849 naissait Jacob Riis, réformateur social, journaliste et photographe dano-américain. En 1888, il donne une conférence intitulée « Les Autres 50 % : comment ils vivent et meurent à New York » devant la Society of Amateur Photographers. Il décide de compléter le texte de cette conférence à l’aide d’illustrations. Il pensait que ses conférences auraient plus d’impact si les gens pouvaient constater de visu les conditions de vie dans les quartiers insalubres. Il avait déjà pu constater la fascination qu’exerçait la photographie sur le public en organisant en 1886 des diaporamas grâce au procédé du « stereopticon ». Il continue, pendant plusieurs années, à sensibiliser le public à la pauvreté new-yorkaise en publiant des livres accompagnés de photographies.

Le 3 mai 1873  naissait Ernesto Aurini, peintre, photographe, dessinateur et caricaturiste italien. Très connu en Abruzzes pour ses caricatures piquantes, il a aussi œuvré comme photographe en illustrant, notamment, l’ouvrage de Francesco Savini «Sancta Maria Aprutiensis», «Les bâtiments de Teramo au Moyen Âge» et «La cathédrale de Teramo». Cette campagne photographique, réalisée sur l’architecture médiévale de Teramo, se compose de plus de soixante images qui montrent de nombreux coins et bâtiments de la ville aujourd’hui disparus.

Le 3 mai 1898 naissait Golda Mabovitch, appelée Golda Meir qui connut dans son enfance la misère et les pogromes, qui trempèrent son caractère inflexible. Elle devait dire un jour : « Jamais je n’ai éprouvé de peur face aux Goïm (les Gentils), ni de respect pour les riches, grâce à la misère et aux persécutions subies au cours de mon enfance. Elle participa à la création de l’Etat d’Israël. Pendant sa vie politique, Golda Meir avait gagné les surnoms de « meilleur homme du gouvernement » (par Ben Gourion) et de « grand-mère d’Israël » par la presse populaire.

Le 3 mai 1904 naissait Hermann Wilhelm (William dit Bill) Brandt à Hambourg. D’origine russe mais anglais, il vécu difficilement cette « expatriation », qui marqua toute sa vie de photographe. Socialement engagé, notamment pendant la Seconde Guerre Mondiale, pendant laquelle il illustra les dégâts causés par les bombardements allemands sur Londres, il parvint à montrer la fierté et la résistance des londoniens dans ces périodes difficiles. Puis il s’engagea dans des expérimentations formelles dans les domaine du portrait, du nu, des paysages, qu’il traita avec des effets particuliers.

Le 3 mai 1928, naissait Julien Guiomard, une « gueule » du cinéma français, inénarrable dans la peau de Jacques Tricatel dans « l’Aile ou la Cuisse ». Il faisait partie de ces grands seconds rôles qui ont écrit certaines des pages les plus savoureuses du cinéma comique et du policier français.

Le 3 mai 1934 naissait Giuseppe Mustacchi, dit Georges Moustaki, auteur-compositeur-interprète d’origine italo-grecque. Il est aussi artiste-peintre, écrivain et acteur. En mai ’68, il interprète la chanson inoubliable du « Métèque »

Le 3 mai 1944 naissait Yve Simon, artiste hors mode, il est aussi connu et apprécié pour sa musique que pour ses écrits. Maniant volontiers une image d’intellectuel, Yves Simon se pose en grand observateur de la société et, plus largement, du monde

Le 3 mai 1962 le photographe Suisse Hans Steiner décédait brutalement d’une crise cardiaque. Il laissait derrière lui 100.000 négatifs, qui sont son testament existentiel. Ses photographies aériennes sont exceptionnelles et ses portraits de la société helvète révélateurs de l’esprit du pays.

Le 3 mai 1968, la police française faisait évacuer la Sorbonne et « Mai ’68 » débutait » …

Le 3 mai (1994) a été proclamé Journée mondiale de la liberté de la presse par l’Assemblée générale des Nations Unies en 1993, suivant la recommandation adoptée lors de la vingt-sixième session de la Conférence générale de l’UNESCO en 1991. Ce fut également une réponse à l’appel de journalistes africains qui, en 1991, ont proclamé la Déclaration de Windhoek sur le pluralisme et l’indépendance des médias. Tous les ans, la Journée mondiale de la liberté de la presse permet : de célébrer les principes fondamentaux de la liberté de la presse, d’évaluer la liberté de la presse à travers le monde, de défendre l’indépendance des médias et de rendre hommage aux journalistes qui ont perdu leur vie dans l’exercice de leur profession.

Voilà, vous savez maintenant que je suis né un 3 mai …

Les nouveautés en un lieu

Idées cadeaux originales

Ben oui, les fête approchent à grands pas et même si elles seront un peu perturbées cette année, c’est le moment de faire preuve d’imagination, pour redonner un peu de lustre, de fantaisie, de joie à ces jours normalement festifs et gages de retrouvailles.

Si les réseaux sociaux offriront une alternative à l’absence physique, ils sont, par définition, éphémères.

Tandis qu’une photo ou – mieux – un album – est un souvenir que vous aurez plaisir à revoir, pour se souvenir de ces drôles de moments et y (re)trouver des anecdotes, des fous rires, des larmes de joie, des sentiments …

Bien sûr, vous pouvez faire ces photos au numérique, mais pour pousser le plaisir dans ses retranchements, pourquoi ne pas replonger dans la magie de l’argentique, le temps d’une fin d’année qui sera empreinte de nostalgie ?

Je ne vais pas vous faire de liste, d’autres l’ont fait mieux que moi.

Et je vous renvoie sur le site d’un ami, Fred, passionné de N/B dont la découverte du site est une balade dans cet univers particulier et dont le titre résume bien la démarche : Histoires de photo. Il vous parlera matériel et films. Faites lui confiance, il sait vraiment de quoi il parle, vous le verrez sur la qualité de son site.

Sur le site de Benber, vous trouverez aussi un Best Off des appareils argentiques qu’il a testé. Ça peut donner des idées …

Enfin, je n’oublie pas La Fille Renne, qui a consacré une « review argentique » parfois tout à fait décalée sur tous les boitiers anciens qu’elle a déjà testé. A découvrir.

J’ajouterai simplement que faire plaisir ou vous faire plaisir passera par les petites annonces de quelques sites de vente sur Internet. Vous y découvrirez des merveilles à prix généralement abordables. Pour éviter les longs délais de livraison, il est parfois utile de voir ce qu’il y a à vendre dans votre pays ou, à défaut, un pays limitrophe. N’oubliez pas que les transporteurs sont déjà sous pression.

Au niveau des films, outre les indications de Fred pour la France, je recommande toujours Retrocamera en Belgique et Fotoimpex en Allemagne, pour la qualité de leurs offres. Lomography propose aussi une offre amusante : pour 10 pellicules achetées, vous recevrez un appareil Lomo gratuit. N’oublions pas OWAX, encore en Belgique, pour ses films en production artisanale et originale.

Voilà, je pense que vous pourrez faire des heureux, à commencer par vous, car le cadeau offert est le premier plaisir.