Argentique

Canon Top Twin

Oui, je sais, j’avais écris que je n’achèterais plus de compact, ayant quasi fait le tour de la question (non mais, et présomptueux avec ça !)

Mais voilà, comme on dit « l’occasion fait le larron » et en l’occurrence un passage chez Emmaüs m’a permis de trouver un Canon Top Twin ( ou Sure Shot Tele en Amérique et Autoboy Tele au Japon), un des fleurons de la marque.

Quoique … en fait cet appareil m’apparait comme une énigme car si il a des airs de Canon AF 35 M II, il est muni d’une espèce de zoom qui est en fait un … double objectif !

« Tiens, tiens, ça me rappelle le Canon Prima Twin S« , des années nonante qui offrait aussi un « double » objectif : un 35mm et un 70mm ouvrant respectivement à f3,8 et f6 alors que pour le Canon Top Twin, c’est un 40 – 70mm.

Le Canon Top Twin date lui d’octobre 1986. Et il présente quelques particularités intéressantes.

Commençons par l’objectif (finalement, c’est lui qui fait ou non une bonne photo) : c’est un bloc optique qui avance lorsque vous choisissez la position 70mm, et qui recule dans la position 40mm (position d’ouverture). Il est équipé d’un bouton, sur le côté, qui assure la mise sous tension en libérant un volet qui protégeait l’optique. Et si vous continuez à descendre ce même bouton, vous ferez sortir un « soft filter », un filtre intégré destiné à rendre les contours plus flous. Ou plutôt devrais-je écrire « moins net » car l’optique ouvre à f2,8 et est particulièrement « piqué ». Ceci dit, si l’idée semble bonne, elle n’est pas pratique car vous devez garder le doigt sur le bouton, le filtre ne se bloque pas seul.

Et, cerise sur l’objectif, vous pourrez monter un filtre sur le bloc (diamètre de 40,5mm) pour encore multiplier les effets (le principe Lomo avant l’heure).

La commutation entre les deux focales est automatique. Le grossissement du viseur change également en même temps: 0,45x pour le 40 mm et 0,72x pour le 70 mm.

Les deux petits boutons près du bloc optique ont pour mission de favoriser les doubles expositions ou d’améliorer les contre-jours. Le premier bouton ME (celui du haut) doit être maintenu pendant la prise de vue pour empêcher le film d’avancer, permettant ainsi une double exposition. Le second permet d’améliorer une prise de vue en contre-jour.

En termes d’exposition, l’objectif offre une large plage allant de 1/8 s à f2,8 à 1/500 s à f22 lorsque vous êtes en 40 mm. À 70 mm, l’exposition varie de 1/3 s à f4,9 à 1/350 s à f / 27. Notez que proposer du f2,8 à 40mm c’est très bien et du f4,9 à 70mm c’est rare et ça permet d’aller chercher du détail même à cette focale.

Heu, soyons de bon compte, le passage du 40 au 70 est bruyant, et inversement. Si vous comptez l’utiliser dans la rue, faites le changement avant la prise de vue, loin des passants.

Le gros rond près de l’objectif est la fenêtre de l’autofocus, par infra-rouge, performant.

La taille et le poids (environ 400gr sans piles ni film) sont bien équilibrés et l’appareil possède une poignée très ergonomique et antidérapante. Le viseur est assez grand pour une vue claire et précise avec des marques de correction de parallaxe.

Le déclencheur est facilement accessible et très souple. Il suffit d’appuyer à mi-course pour mémoriser l’exposition (et l’on peut changer de cadrage ensuite). A côté du déclencheur, le petit écran LCD indique juste le nombre de vues et l’état de la pile.

Au fait, même sur OFF, l’état de la pile reste indiqué, ça évite les mauvaises surprises au moment de prendre l’appareil pour sortir parce qu’il faut un tournevis pour la remplacer car le cache batterie est à droite de l’appareil, sous la poignée – attention à ne pas perdre les 2 petites vis sur le terrain.

Le bouton, qui ressemble à une tirette, sous le déclencheur est celui destiné à passer du 40 au 70 mm et vice-versa. Ne tenez pas le bouton car le bloc fera alors des allers-retours incessants et bruyants. Vous poussez pour choisir le 70mm, vous repoussez pour revenir au 40mm.

Il y a aussi un retardateur, en cherchant bien près du petit écran LCD (+/- 10 secondes).

Il y a aussi deux diodes : une rouge pour avertir que l’usage du flash est nécessaire, la seconde, verte, signale que l’autofocus est verrouillé.

Enfin, parlons du flash, qui peut être débrayé avant la mise sous tension, ce qui évite de devoir penser à le neutraliser à chaque nouvelle mise sous tension.

Le résumé des données techniques :

  • Grand angle: 40 mm f / 2,8, 4 éléments, 3 groupes.
  • Télé: 70 mm f / 4,9, 7 éléments, 6 groupes.
  • Autofocus de 0,96 m à l’infini. Confirmation de mise au point et avertissement de proximité dans le viseur.
  • Exposition automatique
  • Flash intégré. Les modes Auto, Off ou Forcé sont définis à l’aide d’un curseur.
  • Utilise des films codés DX pour les valeurs de 50 à 1600 Asa. Les films sans codes DX sont exposés à ISO 100.
  • Batterie lithium 6V 2CR5

Pour conclure, je dirais que c’est un appareil qui rompt avec le classicisme de la marque, de par sa forme d’abord et ensuite pour son côté ludique : la double focale, le fait de placer un filtre d’origine, et la possibilité de monter des accessoires dédiés (comme celui qui coupe en deux votre image, à utiliser en sur impression pour des effets spéciaux). Sinon, c’est du Canon, solide, bien pensé, fait pour traverser les années sans (trop de) bobos.

Une petite video, glanée sur la grande Toile

Quelques références pour les curieux : https://www.35mmc.com/11/09/2020/canon-top-twin-mc-review/, https://global.canon/en/c-museum/product/film121.html, https://www.flickr.com/photos/deafburglar/11794761375/ en anglais, https://shop.benber.fr/produit/canon-top-twin-accessoires/, https://benber.fr/revue-du-canon-top-twin/, http://www.collection-appareils.fr/x/html/appareil-3869-Canon_Top%20Twin.html en français

Argentique

Fed 5V ou ФЭД-5в

Je viens de recevoir ce Feb 5V, à qui il manquait une clé pour refermer le dos amovible. Ce qui m’a permis de l’acquérir pour un prix minime car, hormis ce défaut, il fonctionne parfaitement.

Et comme j’avais démonté un ancien Zorki lui tout à fait HS (hors service), j’ai pu récupérer la dite pièce manquante.

Voilà donc un Fed 5V tout complet et fonctionnel.

Bon, ceci dit, … il ne gagnera pas un prix en design et je ne pense pas que le CID du Grand-Hornu en fera sa vedette !

Mais voyons l’appareil de plus près.

Indubitablement, le Fed 3 et le Zorki 6 restent les plus contenus, le Fed 5V et le Fed 4 sont quasi identiques.

Lorsque je reçois un nouvel appareil, j’ai ce fichu réflexe, après l’avoir déballé, de le porter à l’œil pour estimer la visée, ensuite je le nettoie car souvent il y a de la poussière sur les fenêtres de visée et celle du télémètre.

Ici, je reste dubitatif ! La fenêtre de visée est comme sur un demi-format et je visualise un point qui est la fenêtre du télémètre. Et j’ai beau tourner l’objectif, je ne vois pas de mise au point s’effectuer.

Faut que je trouve un mode d’emploi pour comprendre …

Les données techniques :

  • l’appareil fut fabriqué de 1975 à 1990 (belle longévité) avec environ 10 déclinaisons/évolutions stylistiques et fut produit à 1.500.000 exemplaires !
  • le modèle est extrapolé du Fed 3 et ressemble au Fed 5, mais sans le posemètre
  • l’obturateur est à plan focal horizontal avec rideau en tissus caoutchouté, au son assez discret
  • les vitesses vont de 1s, 1/2s, 1/4s, 1/8s, 1/15s, 1/30s, 1/60s, 1/125s, 1/250s, 1/500s plus pause B
  • la mise au point minima est de 1m avec un 50mm comme l’Industar 61, qui est son objectif d’origine.
  • comme sur les autres télémétriques soviétiques (sauf le Zorki 6), toujours armer avant de modifier les vitesses sous peine de casser le mécanisme
  • correction dioptrique en tournant la couronne du viseur à l’arrière
  • compteur de vue qui revient à zéro avec un nouveau film
  • aide mémoire pour les Iso/Asa
  • retardateur
  • et une nouveauté, un contact pour le flash sur la griffe (synchro au 1/30s) bien qu’il reste possible d’utiliser d’ancien flash avec fiche de contact (fiche à l’arrière)

Celui que j’ai acheté est des premières séries (les logos évoluent (!?) avec le temps). S’il est une extrapolation du FeD 3, il faut reconnaître que s’il reste « lourd », je sens que ce n’est plus la même fabrication. Sans doute les alliages ont ils été changé, la tôlerie affinée.

Je reprends l’appareil et re vérifie cette visée : en fait, la fenêtre permet le cadrage et le télémètre se règle dans le petit rond qui apparaît sur le côté. Pas pratique mais comme d’habitude, c’est un appareil sur lequel on utilise le principe de la zone de netteté, l’échelle sur l’objectif est parfaite pour cela.

Un mot d’ailleurs sur cet objectif, un Industar 61 de 52mm ouvrant à f2,8. Il a une très bonne réputation et d’aucun le compare au Tessar de Leica, surtout les versions marquées LD.

En résumé, un télémétrique qui ne remportera pas un prix d’élégance mais qui fera de bonnes photos pour un coût très modique. Si vous voulez vous lancer sans regret, c’est sans doute un excellent achat. D’autant que généralement vous aurez dans le même prix l’appareil et l’objectif !

Une petite vidéo pour illustrer tout ça :

Quelques références, comme d’habitude : http://cameras.alfredklomp.com/fed5v/, https://camerapedia.fandom.com/wiki/FED-5v, http://mattsclassiccameras.com/rangefinders-compacts/fed-5b/ et http://www.sovietcams.com/index.php?278113337 en anglais

Les improbables

Do you know VIDDY ? ou le sténopé marrant

… parce que moi, il y a quelques jours j’ignorais tout de son existence.

En fait, en baguenaudant sur un site de vente de seconde main, je découvre une offre qui m’intrigue :

Avouez que c’est tentant ! Je prends contact avec le vendeur, super sympa (merci Hervé), l’affaire est conclue et il m’expédie le colis, que j’ai reçu hier soir (ben oui, la Poste travaille presque en « trois x huit » ces derniers temps – merci aussi à notre facteur livreur).

Ce matin, déballage de l’objet :

Si j’en crois la description, le montage devrait me prendre une demi-heure, sans risquer de me couper, n’y mettre de la colle partout et mon épouse ne devrait pas me reprocher « d’avoir mis du désordre » …

Promis, je reviens vers vous dès que je me lance et je vous raconterai.

Toutefois, si vous trouvez que ça peut faire un chouette cadeau et qu’il ne faut pas trainer pour l’acquérir, voici des références utiles : Lomography, http://www.etvonweb.be/69131-photographie-viddy-lappareil-photo-en-carton, https://vertcerise.com/2015/02/25/the-popup-pinhole-company/ et en anglais, le site de la firme Pop up Pinhole Company

Le Zinc du photographe

Canon Eos 70D

Parfois un changement d’appareil tient à peu de choses, comme par exemple un petit souci de santé … qui m’empêche d’être aussi souple qu’autrefois, ce qui est bien gênant pour les prises de vue un peu originales.

Donc, soit je reste classique et je fais mes photos sans contorsions, soit je cherche une solution et je peux tester des prises de vues différentes.

Car la solution existe : un écran orientable sur rotule !

Je vous l’avoue, autant j’essaie d’être prévoyant dans mes achats, autant je peux parfois passer à côté d’une évidence, notamment lorsque j’ai acheté l’Eos 7D.

C’est un appareil fantastique, je vous l’ai présenté il y a peu mais son écran est fixe. En d’autres temps, je m’en serais accommodé, comme je l’ai toujours fait avec mes autres Eos mais là – et c’est sans doute la leçon à retenir – je n’ai pas fait assez attention à ce détail

Las, à la première sortie où je voulu cadrer en dehors des clous, ouille ! je n’y arrivais pas. Et même si le hasard peut donner des résultats intéressants, je ne peux pas toujours compter dessus.

Retour à mes recherches donc dans la vaste gamme des Eos. Et là je découvre que le 60D est pourvu de cet outil utile. De recherches en recherches, je trouve aussi que l’Eos 70D en possède un aussi et qu’il est plus proche de ce que je voudrais trouver.

Petits tours sur les sites de vente, quelques enchères, quelques « zut alors, raté » et puis, in fine, l’appareil que je veux à la fin d’une partie serrée.

Mais outre cet écran orientable et tactile, qu’à t’il d’intéressant cet appareil ?

  • d’abord une réactivité étonnante, notamment de son autofocus
  • qui se base sur une nouvelle technologie, l’AF CMOS Dual Pixel – je vais y revenir
  • une prise en main intuitive, qui le rend très vite opérationnel
  • il est tropicalisé, ce qui est toujours bien pratique en Belgique
  • son autonomie est remarquable (environ 1000 photos avec une recharge)
  • une excellente gestion des prises de vue en basse lumière
  • des rafales jusqu’à 7 images/seconde à pleine résolution
  • la fonction HDR et quelques filtres créatifs intéressants
  • et pour le technophile, la possibilité de le piloter avec le Wi-Fi

Je reviens un instant sur le Dual AF, (je cite ici l’article des Numériques) :

« Le système est ingénieux : chaque pixel est divisé en deux photodiodes (pour un total de 40,3 millions de photodiodes, attention à la diffraction !). Elles peuvent être lues indépendamment pour réaliser la détection de phase, en se basant sur leur simple décalage physique. Ce système est prédictif dans le sens où c’est lui qui va commander le déplacement des lentilles pour effectuer la mise au point.

Jusqu’à présent, le processus était inversé : le moteur déplaçait les lentilles et le module AF validait (ou non) la mise au point, ce qui faisait littéralement patiner l’objectif tout en agaçant le photographe — qui, c’est bien connu, est passionné mais pas patient. Sur le terrain, le Dual AF fait oublier cette mauvaise habitude en allant directement droit vers le sujet, sans hésitation. C’est donc un gain considérable en souplesse et en réactivité, permettant à l’EOS 70D de faire — presque — arme égale avec le redoutable Olympus OM-D E-M5. Ce progrès est surtout salvateur lors de la prise de vue en LiveView ou lors de l’enregistrement vidéo, offrant une souplesse qui ne laisse plus grand-chose aux SLT de Sony. De plus, l’écran arrière restant tactile, la mise au point peut se faire du bout du doigt, sur une zone couvrant 80% de l’image.

Un fonctionnement tellement génial qu’on en vient à se demander pourquoi personne n’y avait pensé avant. Notez que le Dual AF ne requiert pas d’objectif spécifique, l’intégralité de la gamme optique EF est d’ores et déjà compatible. »

Sorti en 2013, cet appareil est toujours parfaitement dans le coup. Il n’a été remplacé par le 80D qu’en 2016, qui ne fut qu’une légère évolution du 70D (viseur passant à 100%, processeur Digic 6, passe de 20Mpx à 24Mpx, p. ex.). Il a inauguré la détection de phase et la détection de contraste qui améliore la précision et la rapidité de l’autofocus. Ce dont d’autres se sont inspirés par après, y compris dans la gamme Canon. Seul l’Eos 90D fera un autre pas en avant avec 32,5Mpx, un processeur Digic 8 et une avancée vers la capacité à filmer (mais j’avoue que ça je m’en f… complètement).

En résumé, avec cet Eos 70D, je garde mes bonnes habitudes d’avec tous les Eos (si, si, je vous assure, je vais finir par leur demander de me sponsoriser chez Canon) et je ne devrai plus me contorsionner pour faire des cadrages qui sortent de l’ordinaire.

De plus, l’appareil est très compact (presque aussi compact que l’Eos 100D, c’est dire !) et léger. Comparé au 7D, il rend presque 2cm en longueur à son ainé, c’est appréciable.

Et cette compacité, alliée à un poids réduit, font de cet appareil un compagnon idéal, que l’on a envie d’emmener partout et c’est le plus important pour avoir l’enthousiasme de faire des photos, ce qui me manquait un peu ces derniers temps, je vous le concède.

Bref, je le configure à ma main et je vais le sortir …

Quelques références : https://www.lesnumeriques.com/reflex-hybride/canon-eos-70d-p16705/test.html, https://www.canon.fr/for_home/product_finder/cameras/digital_slr/eos_70d/, https://www.01net.com/tests/canon-eos-70d-fiche-technique-22261.html

Les nouveautés en un lieu

GPS et photographie

Non, je ne vous parlerai pas ici des GPS qui équipent certains boitiers. Ceux là ont pour seule utilité de « géolocaliser » les photos que vous avez prises.

Si cet argument peut avoir un intérêt pour des professionnels, je doute de son utilité pour Monsieur et Madame Tout le Monde, sauf s’ils font 10.000 photos de vacances et qu’ils ne déchargent leurs cartes mémoires qu’une fois l’an, oubliant les endroits parcourus et entr’aperçus dans leur viseur ou sur leur écran arrière !

Vous connaissez mon aversion pour tous ces « fils à la patte » que sont les Wi-Fi et GPS qui non seulement vous tracent mais ouvrent la porte à bien des déboires lorsque vous publiez vos photos sur Internet. Ces données sont dans les Exif de vos photos et des esprits chagrins et mal intentionnés peuvent s’en servir à votre détriment.

Bref, je vous parlerai de cette aide bien utile des GPS de randonnée.

Pourquoi « bien utile » ?

Imaginons une longue balade en forêt, où nous nous laissons rapidement distraire par des ambiances, des champignons, des animaux, des formes étranges …. bref, toutes ces petites choses qui font qu’à un moment donné nous ne savons plus très bien , en revenant sur nos pas, s’il fallait tourner à gauche ou à droite pour retrouver la voiture ….

Imaginons, au détour d’une promenade, cet endroit « terrible » pour faire de l’Urbex mais pour lequel nous ne sommes pas équipés, et qui demandera qu’on le retrouve rapidement …

Imaginons ce paysage qui devrait être magnifique au printemps/été/automne/hiver (au choix) mais que nous découvrons « à la mauvaise saison » ….

Imaginons …. plein d’autres bonnes raisons pour devoir retrouver un chemin, un lieu rapidement et sans trop de prise de tête ni énervement : un GPS de randonnée est fait pour ça !

Imaginons, encore, que vous ayez trouvé une rando magnifique et que vous vouliez la suivre, en la préparant à votre aise, parce qu’elle aligne plusieurs « spots » reconnus pour des images splendides.

« Mais, allez-vous m’objecter, j’ai mon smartphone pour ça ! »

« Certes, vous répondrai-je, mais avez vous pensé à l’autonomie ridicule de ce smartphone, surtout s’il fait froid ? A sa manipulation malaisée si vous êtes en hiver et ganté ? A vos précieuses data qui fondent comme neige au soleil ? etc. »

Parce que, tant qu’à faire, faites aussi vos photos au smartphone !

Sérieusement, un GPS de randonnée est pensé pour ce type d’utilisations et il est généralement étanche à la poussière, au sable et à l’eau, en plus d’être très solide (les chutes ne leur font pas peur – heu, raisonnables, les chutes, pas du 13ème étage !).

Leur autonomie est de plusieurs heures (jusqu’à 50h pour les plus performants), avec batteries ou – plus simplement – avec des piles AA, que l’on trouve partout et qui ne pèsent rien dans le sac (et en plus, elles peuvent être utiles pour le flash).

Est-ce facile à utiliser ?

Oui, et non ! C’est comme utiliser une carte au 1/25000ème, si vous ne l’avez jamais fait, cela vous semblera ardu. Prenez donc le temps : 1. de lire le mode d’emploi, 2. de parcourir la Grande Toile, il y a plein de tutoriels utiles pour comprendre plus vite comment ça fonctionne (voir aussi en bas de page, les références).

C’est cher un GPS de randonnée ?

En neuf, de 150€ plus de 400€ pour les plus performants, mais ceux-ci ne sont pas forcément nécessaires pour l’utilisation que je vous propose (en fait, vous payez des fonctions que vous utiliserez rarement).

En occasion, de 50€ à 200€ pour les mêmes appareils … sur les sites de vente.

Y a t’il une marque de référence ?

Sans conteste, la marque Garmin est la plus connue pour ce genre d’appareils … d’ailleurs je vous avoue que je n’en connais pas d’autres (d’aussi fiable s’entend), quoique Mio en fabrique aussi.

Lequel choisir ?

Un Garmin Etrex 10 coûte plus ou moins 100€ en neuf. Un Etrex 20 environ 200€ en neuf.

Si vous regardez en occasion, un Garmin Etrex 12 channel est sous les 50€, un Etrex 20 généralement sous les 100€ …

En, résumé, si vous voulez partir tranquille, sans (trop) vous soucier de devoir retrouver votre chemin en cas de longue sortie, le GPS de randonnée vous sauvera plus d’une fois la mise et vous permettra de rentrer en toute sécurité.

Quelques références : https://www.comparatifgps.fr/sports-et-fitness/guide-achat-gps-randonnee, https://www.i-trekkings.net/articles-outdoor/comment-bien-utiliser-un-gps-de-randonnee/, https://gps-randonnee.com/ http://www.randogps.net/ pour avoir des idées de randos en France, https://www.youtube.com/watch?v=kdS5WoOdFNk et https://www.altituderando.com/Comment-utiliser-un-GPS-en-randonnee pour apprendre à utiliser son GPS, https://www.youtube.com/watch?v=cyGtSssPzjY pour comment charger des cartes sur son GPS, https://gps-randonnee.com/bien-utiliser-gps-randonnee/ pour configurer son GPS, https://www.auvieuxcampeur.fr/guide-de-choix-gps-randonnee pour vous aider dans votre choix

Argentique

Koni-Omega Rapid M

Non, ce n’est pas un nouveau médicament pour booster vos défenses immunitaires, ni une moto de course, ni même une nouvelle montre …

Le Koni-Omega Rapid M est un très grand télémétrique en moyen format (rouleau ou rollfilm 120 ou 220) avec dos et objectifs interchangeables.

Tous les télémétriques n’ont pas la taille d’un Leica, la preuve ! Et Konica ne fut pas le seul, Fuji, avec ses Fujifilm GF670, Fujica GM670, Fujica GW670, Makina avec son Makina 67 et Mamya avec son Mamiya 7 se sont essayés à cet exercice.

Le Koni-Omega Rapdi M est une évolution du Koni-Omega Rapid (tout court) : avec ce modèle, il est possible de changer le magasin en cours de film grâce justement à des magasins préchargés amovibles et à fixation rapide..

Pendant les années septante et quatre-vingt, c’était l’appareil photo de mariage par excellence, grâce à son obturateur à lames et ses optiques très nettes, supplantant presque la série Hasselblad 500/501, d’ailleurs nettement plus chère et plus fragile.

Ce Rapid M fut, en tout état de cause, conçu pour être un appareil de reportage, avant de se reconvertir dans les cérémonies plus gaies. Il est solide et costaud, prévu pour affronter les situations les plus variées.

Une de ses particularités est son armement : le gros levier à droite, que vous tirez et repoussez rapidement, comme une culasse de fusil, réarme l’obturateur et fait avancer le film. Pas vraiment discret mais terriblement efficace. Et qui ne manquait pas de surprendre les invités à la noce !

Le Rapid M est très bien conçu : il est lourd, gage de stabilité, avec un télémètre très clair. Et il est bourré de sécurités :

  • Vous ne pouvez pas retirer le dos sans le dark-slide (feuille métallique à glisser entre l’objectif et le film, avec son bord rouge, sur les photos)
  • Vous ne pouvez pas prendre de photo avec le dark-slide
  • Vous ne pouvez pas retirer l’objectif sans le dark-slide.
  • Il y a un indicateur «  prêt  » à l’arrière pour indiquer que l’obturateur est armé et que le film est prêt.
  • il est possible de faire des expositions multiples mais jamais par erreur
  • et comme la pièce est importante, il y a un support pour le dark-slide à l’arrière de l’appareil pour ne pas le perdre.

L’objectif se fixe rapidement, sans réellement parler d’une baïonnette : vous déverrouillez l’objectif avec le gros bouton à gauche (face à l’appareil) et vous ôtez ce dernier, qui est maintenu en place grâce à deux tenons et au verrou. Rapide et facile. Pour autant que vous n’ayez pas oublié de placer le dark-slide sinon, impossible d’effectuer la manœuvre.

Toujours au niveau des particularités, c’est l’ensemble de la monture d’objectif qui avance et recule avec un système à crémaillère et pignon. L’image dans le télémètre et le viseur est déterminée par la mise au point et c’est une ou plusieurs broches dépassant de l’arrière de l’objectif qui assurent le réglage.

Récapitulatif des données techniques :

  • Négatif au format 6×7 cm (10 prises de vue sur un rouleau de 120 et 20 sur un 220)
  • Télémètre couplé, viseur corrigeant automatiquement la parallaxe
  • Objectifs interchangeables f5,6/58mm avec viseur optique, f3,5/90 mm, f4,5/180 mm (derniers modèles avec f3,5/135 mm) avec pare-soleil intégré,
  • Tous avec obturateur central aux vitesses B, 1/s jusqu’au 1/500 s, synchronisation M/X, pare-soleil intégré
  • Magasins pour rouleau de 120 et 220
  • Avancement couplé avec l’armement

Un peu d’histoire, en passant.

Ce sont les frères Simmon (des américains) qui ont conçu le premier Omega, en 1953. L’appareil appelé Omega 200 fut réalisé par Alfred Simmon.

Ensuite, de 1964 à 1968, c’est probablement les Berkely Brothers et Konica qui ont conçu les appareils ultérieurs, sur base du premier du nom. Ils ont produit les Koni-Omega Rapid, Koni-Omega Rapid M et enfin le Koni-Omega M. Si l’origine de l’appareil était américaine, la construction fut japonaise et vous remarquerez sur les photos le « US patent » à côté du numéro.

En 1975, c’est la firme Mamya qui reprend le flambeau et qui perpétue la gamme avec l’Omega 100 et 200, qui sera construit jusqu’en 1981.

Le Koni-Omega Rapid M fut fabriqué de 1967 à 1968 seulement. Celui que j’ai acquis porte le numéro 41.562A et il fut produit en décembre 1968

Premier constat, en recevant l’appareil, c’est du costaud !

Ensuite, je le tourne et retourne pour voir les différents éléments, en vérifiant avec le mode d’emploi, que vous pouvez trouver ICI :

Effectivement, il y a quelques boutons et il faut faire attention à toutes les sécurités, sinon rien ne fonctionne et ça fait bizarre.

Bon, j’ai compris comment enlever le dos (voir la video ici en bas), l’objectif, comment l’armer mais le déclencheur ne semble pas fonctionner. Ai-je oublié quelque chose ?

Petite précision au sujet dudit objectif : l’obturateur est à l’intérieur de celui-ci. Quelque soit donc l’objectif, l’obturateur est indépendant de l’appareil.

Donc, est-ce l’objectif qui est défaillant ou ai-je oublié une sécurité ? Bon, je creuse et vous dirai si j’ai trouvé.

Et j’ai trouvé ! Sur la sixième photo, en partant de la gauche, de haut en bas, vous verrez, objectif démonté, une tige métallique qui dépasse. En fait, lors du remontage de l’objectif, il faut que celle-ci soit dans la position indiquée par la photo sinon l’obturateur ne se réarme pas et donc impossible de déclencher.

Je pense que ce n’est pas un appareil compliqué, il faut seulement retenir une certaine routine dans l’assemblage et le remontage, vérifier que les sécurités sont ou non activées. Pour le reste, vous réglez facilement le télémètre avec le bouton à droite (photo 8 de gauche à droite, de haut en bas), réglez la vitesse et l’ouverture selon les indications de votre cellule (ou la règle du funny 16 qui fonctionne toujours) et clic !

Au demeurant, le bruit de l’obturateur est très discret, l’armement de l’appareil, un peu moins !

Les différents articles que j’ai pu lire pour préparer cette chronique s’accordent tous sur la qualité des objectifs, la taille imposante des négatifs (6×7) qui autorise de grand tirage, la solidité de l’ensemble, sa simplicité d’action.

Ce qui donne envie de l’essayer …

Une petite video pour illustrer son maniement (en japonais)

Quelques références : http://www.photoethnography.com/ClassicCameras/KoniOmegaRapidM.html http://camera-wiki.org/wiki/Koni-Omega_serial_numbers en anglais, http://www.peterlanczak.de/koni_rapid_m.htm en allemand/français/anglais; http://www.collection-appareils.fr/x/html/appareil-3965-Konica_Koni-Omega%20Rapid%20M.html en français,

Mes appareils et leurs accessoires

J’ai – peut-être – enfin trouvé la combinaison qui me convient !

En septembre, je tentais un récapitulatif de mes appareils, que vous pouvez retrouver ICI.

Depuis, des réflexions, menées avec d’autres photographes et par rapport à mes pratiques, m’ont permis de refaire le point et de reconsidérer certains de mes choix, que je vous présente ici.

J’ai envie d’écrire que ce devrait être le dernier chapitre, mais sait on jamais…

Pour la photo de rue, en numérique, je cherche un appareil léger, discret et performant au niveau de l’autofocus et du temps de sortie en mode veille, avec objectifs interchangeables, même si je privilégie toujours une focale grand angle.

J’ai donc arrêté mon choix sur le Lumix DMC-GX9 avec un objectif pancake 14mm f1:2,5 (28mm en 24×36). Son écran et son viseur orientable, sa rapidité de mise en route et de sortie de veille en font un excellent compagnon de rue.

Pour le fun et quand je suis d’humeur taquine, le Fed digitalisé qui est un vrai hybride, au sens noble du terme (et un beau moyen de communiquer).

En argentique, je garde mon Ricoh R1 avec son objectif fixe 30mm f1:3,5. Sachant que je vais encore faire pas mal d’essais d’appareils plus anciens, que je vous présente au fur et à mesure de mes découvertes.

Pour la photo de paysage, portrait, animalière, en numérique, je garde le Canon Eos 5D Mark III, que je double d’un Canon Eos 70D, un réflex expert performant avec un écran orientable et tactile, au format APS-C (coefficient de 1,62 pour la conversion en 24×36).

Au niveau des objectifs, je garde :

  • EF 17 – 40 mm f1:4 série L qui, monté sur l’Eos 70D me donne l’équivalent d’un 28 – 64 en 24×36
  • EF 24 – 70 mm f1:2,8 série L
  • EF 70 – 300 f1:4 -5,6 IS USM avec un doubleur de focale Kenko
  • EF 85mm f1:2,8 USM
  • EF 28 – 80 f1:3,5 – 5,6 autofocus
  • EF-S 18 – 55 f1:3,5 – 5,6

En argentique, je garde le Canon Eos 30,qui peut utiliser tous les objectifs des numériques même si sa focale préférée reste le 28 – 80 f3,5 – 5,6 de son époque.

Je garde le Mamya 645 Super (moyen format en 4,5×6) que je sortirai pour les portraits et le paysage

Et pour les photos souvenirs instantanées, le Kodak Classic Smile avec son grand format (10x9cm).

Voilà …

Ce qui veut dire, si vous me suivez depuis un moment, qu’il y a donc des appareils à vendre. Vous trouverez le lien dans la rubrique A VENDRE

Sans doute y aura t’il parfois des ajustements mais en principe, j’ai trouvé la combinaison des appareils qui me conviennent et – surtout – avec lesquels je garde du plaisir à photographier.

Argentique

Zorki C

Une petite précision tout d’abord : celui que nous appelons le Zorki C est n fait un Zorki S mais en écriture cyrillique, le S s’écrit C ! Ça va, vous suivez toujours ?

Ensuite, d’aucun prétende qu’il s’agit d’une copie du Leica II, ce dont je ne suis pas certain, au vu des images ci-dessous. Il y a bien « un petit air de » mais ça s’arrête là !

Esthétiquement le Zorki est moins « équilibré » notamment avec la molette des vitesses en surplomb alors que sur le Leica, tout est à la même hauteur.

Ceci étant, les 2 appareils sont un peu « torturés » au sens où il y a quand même beaucoup de boutons et molettes.

Pour le reste, remarquez la longueur de la base télémétrique, qui est sensiblement la même pour les deux appareils, gage généralement d’une meilleure précision lors de la visée.

Pour tout dire, le Zorki C a généralement moins la cote que le Zorki 3 (à cause de son esthétique particulière) mais il ne démérite pas et si vous voulez entrer à moindre coût dans la famille des télémétriques « à l’ancienne », c’est une belle opportunité, son prix étant toujours contenu.

Ah, encore, la différence entre le Zorki C et le Zorki 2C tient au fait que le second possède des œillets pour le porter.

Techniquement :

  • télémétrique à objectif au standard Ltm 39 (Leica visant)
  • calibré pour une focale de 50mm mais vous pouvez lui adjoindre un viseur dédié à d’autre focale (du 35 au 90mm souvent – en deçà et au delà, la visée est compliquée)
  • toujours armer avant de modifier les vitesses sous peine d’abimer la mécanique irrémédiablement
  • vitesses de 1/25 à 1/500 plus pause B
  • en dessous de la molette des vitesses se trouve une collerette pour la synchronisation des vitesses du flash
  • griffe flash avec un contact sur la face avant (mais on utilise rarement un flash avec ces appareils)
  • compteur mécanique et manuel pour le nombre de photos (penser à le remettre à zéro à chaque nouvelle pellicule)
  • deux œilletons à l’arrière : à gauche, le télémètre, à droite, le viseur proprement dit (cadrage) – ça c’est comme sur le Leica
  • le déclencheur est niché entre la molette des vitesses et la roue du compteur de vue qui est aussi la molette pour faire avancer le film
  • sur le déclencheur, notons les 2 positions matérialisées par un point de couleur, celle notée d’un Л (en rouge) indique la position pour rembobiner le film
  • à l’autre extrémité, la tige pour rembobiner le film en fin de course.
  • en dessous, une clé pour ouvrir le compartiment dans lequel vous allez insérer le film (vérifier toujours, en cas d’achat, qu’il y a bien une bobine réceptrice dans l’appareil) – comme sur les Leica de l’époque et même jusqu’au célèbre M.. Ce n’est pas le plus pratique, mais on s’y fait vite et il y a plein de tuto pour vous montrer comment ça marche (voir ci-dessous une petite vidéo d’exemple)

Cet appareil fut fabriqué de 1955 à 1958 à 472.702 unités. Pas mal du tout ! Quand je vous disais que les Russes ont produit le plus grand nombre de télémétriques au monde …

Mais qu’a t-il d’intéressant cet appareil, finalement ?

Sa compacité, proche de celle, par exemple, du Zorki 1c que j’ai déjà présenté, surtout si vous lui adjoignez un 50mm dit « rentrant ». Vous pourrez le glisser dans une poche (heu… de manteau ou blouson).

Sa solidité : tout est en métal ici, même les bobines à l’intérieur.

Avec lui, vous irez à l’origine de la photo 24×36, avec ses bons moments et ses (rares) galères. Mais quel plaisir de photographier différemment.

En plus, comme je le répète souvent, un boitier est une boîte noire plus ou moins sophistiquée et celle-ci ne convertira les rayons lumineux que si l’objectif est de qualité (et les réglages les plus corrects possibles – quoique le N/B vous laisse quelques latitudes). Alors, au prix où sont ces boitiers, faits vous plaisir et investissez dans une bonne optique, qui ne doit pas forcément être du Leica pour être bonne. Les russes en ont aussi quelques unes qui sortent du lot, comme les Jupiter 3 ouvrant à f1,5 ou les Jupiter 8 ouvrant à f2.

Franchement, à essayer !

J’ai trouvé une video sympa (en espagnol, pour changer) pour présenter l’appareil

petite video pour vous montrer comment charger votre appareil – attention, j’y fais une remarque toute personnelle : ne laissez pas la languette découpée avec un angle vif mais arrondissez le, cela risquera de moins coincer dans l’appareil.

Surtout je vous ai trouvé une petite vidéo (espagnole) sous titrée en français qui explique comment utiliser ces appareils russes. C’est super bien fait et très instructif.

Cette fois-ci, j’espère vous avoir donné l’envie d’utiliser ces vieux appareils sympathiques et encore bien abordables.

Encore un lien, en rapport cette fois avec la manière de couper la languette du film (en anglais mais très illustré).

Enfin, si vous tombiez sur un appareil peu fringant, soit vous l’envoyez chez Oleg Photocameras ou vous vous essayez à le réparer vous-même.

Quelques références : https://camerapedia.fandom.com/wiki/Zorki_2-S , http://www.sovietcams.com/index.php?2082523149, http://mattsclassiccameras.com/rangefinders-compacts/zorki-s/ en anglais, http://www.mes-appareils-photos.fr/Zorki-S.htm en français

Les nouveautés en un lieu

… alors voilà quelques bons plans.

Hier j’ai bien râlé sur les soi-disant bonnes affaires citées par la presse spécialisée mais je ne veux pas rester sur une note négative, alors je vous propose quelques pistes pour faire de meilleurs achats.

Si vous le permettez, d’abord posons les bases de ces bons plans :

  1. soit vous voulez acheter du neuf, pour avoir une garantie (deux ans au niveau européen, légalement)
  2. soit vous acceptez de vous tourner vers l’occasion, vérifiée par un professionnel
  3. soit vous achetez de l’occasion pure et simple et vous vous fiez à la réputation des vendeurs

En choisissant la première solution, vous serez tranquille mais votre choix sera « limité » aux appareils alors disponibles sur le marché, au prix imposé. Ceci n’empêche de faire parfois quelques affaires, notamment lors du passage d’un modèle vers un autre, avec la conséquence que souvent il y a des réductions sur « l’ancien » modèle.

Il vous faut être attentif et … patient avec les fins de série, à moins d’opter pour le modèle en cours.

Ah oui, dans certaines grandes chaines, le vendeur est payé pour vous fourguer une assurance, qui ne sert strictement à rien à part leur faire gagner un peu de sous. Franchement, pour avoir déjà entendu cent fois le discours de ces vendeurs, quelques morceaux choisis : « … si vous laisser tomber l’appareil, il sera couvert pour les réparations » (ah oui ? relisez les petits caractères de la dite assurance); « … s’il y a eu des problèmes d’humidité, vous êtes couvert » (heu, à moins d’avoir exposé votre appareil à une averse soutenue, ou l’avoir immergé, ça n’arrive jamais); « … quand vous achetez une voiture neuve, vous partez sans omnium ? » (ça s’appelle de la manipulation) …

La seconde solution est un compromis : un professionnel vous garanti avoir vérifié l’appareil et bien souvent vous propose une protection d’un an maximum. Ceci étant, rare sont ces vendeurs qui ont les compétences et le matériel pour vérifier et, éventuellement, réparer les appareils, à moins qu’ils ne les envoient au SAV (service après vente) des marques. Dans ce cas, le prix de vente va s’en ressentir et la différence ne se justifie pas par rapport au neuf.

Des chaines de vente de seconde main, style Cash Converter, proposent des prix intéressants mais leur garantie est limitée (un an maximum selon le prix). Si vous optez pour un achat dans ce type de magasin, essayez tout de suite l’appareil (batterie, écran, commandes, autofocus) pour déceler rapidement le moindre soucis et retournez le rapidement (toujours faire une copie papier de leur ticket de caisse, imprimé avec des imprimantes thermiques et qui ont la fâcheuse habitude de s’effacer avec le temps). Vérifier que les batteries sont d’origine, tout comme le chargeur, sinon renégociez le prix. Un bon truc aussi, faites un repérage de ce que vous trouvez intéressant, puis vérifiez sur le Net le modèle et sa cote pour éviter l’achat que vous regretterez en rentrant à la maison.

Dans la troisième solution, vous décidez de vous fier au vendeur. Les sites de vente ont mis au point des systèmes de notation des vendeurs qui sont généralement fiables. Rien ne vous empêche de dialoguer avec eux si vous avez des questions particulières sur l’appareil. Si les réponses ne vous satisfont pas, regardez ailleurs.

Les vendeurs vérifiés ne sont pas des arnaqueurs, ils essaient de vendre au juste prix leur matériel. C’est là l’objet des négociations ou enchères. Mais soyons de bon compte : si je vends un appareil 500€, c’est parce que j’ai regardé les prix moyens pratiqués et compte tenu de la qualité de ce que je vends (pas de griffes, écrans protégés, vendu avec accessoires, etc.). Alors, de grâce, ne proposez pas d’emblée 200€, ça vous discrédite comme acheteur.

Enfin, si vous n’habitez pas trop loin l’un de l’autre, arrangez-vous pour vous rencontrer et discuter de l’achat que vous envisagez.

Ce sont des règles de bon sens, auxquelles vous souscrivez déjà généralement, mais une petite piqure de rappel est parfois utile.

Quels sont les appareils intéressants ?

Toutes les options sont possibles, selon vos envies, préférences et budget. Ici je citerai les marques Canon, Olympus, Nikon, Pentax, Sony qui fabriquent ou ont fabriqué les modèles de réflex (DSLR). J’insisterai plus sur les reflex avec miroir de la marque Canon, car je ne connais pas les autres, et très peu des hybrides. Je vous parlerai mieux des appareils que j’ai pu manipuler.

Et je ne ferai pas la litanie des fiches techniques, vous savez comme moi vous servir de la Grande Toile pour aller chercher les infos utiles à ce sujet.

Chez Canon, les Eos 100D, Eos 200D sont des valeurs sûres. Très compacts, vous aurez envie de les emmener partout. Ils sont suffisamment complets pour (presque) tout essayer avec eux et vous pouvez les accompagner d’excellentes optiques au fur et à mesure. N’oubliez pas que ce sont des APS-C (conversion de 1,62). Personnellement, j’ai souvent monté un 17-40 mm f4 série L d’occasion sur mon Eos 100D, ce qui me donnait l’équivalent d’un 24 – 70 de qualité, sans mettre en péril sa compacité et sa légèreté.

Des appareils plus entrée de gamme, comme les Eos 1100D et 1200D (des APS-C) sont suffisants si vous voulez entrer dans le monde du réflex sans autre prétention que ce faire des photos familiales mais de qualité. Ils vous permettront ensuite de progresser si l’envie vous prend d’aller plus loin (et souvent ces appareils sont une entrée de choix pour cette progression). Ils fonctionnent très bien avec les optiques de base, sans être ridicules, loin de là.

Un peu plus « haut de gamme », les Eos 650D et 700D (des APS-C) sont encore parfaitement dans le coup pour des prix qui restent raisonnables. Vous devrez déjà regarder un peu plus à la qualité des optiques, soit avec de bonnes occasions de chez Canon ou chez les opticiens tiers comme Sigma ou Tamron.

En réflex « expert », l’Eos 60D (APC-S) vaut toujours la peine et il vous permettra de goûter aux fonctionnalités de ce type d’appareil, comme par exemple le fait de posséder 2 écrans, ce qui est parfois confortable. A noter aussi que cet appareil possède un écran arrière orientable, idéal pour les prises de vue originales. Un bon objectif est recommandé, chez Canon ou Sigma.

Au même niveau, un Canon Eos 7D (APC-S) reste une valeur sûre. J’ai opté pour ce modèle pour soutenir mon Eos 5D Mark III. Il va remplacer mon Eos 6D (qui est donc en vente 😉 dans la rubrique A vendre !).

Vous remarquerez que je ne cite pas les Eos plein format (full frame) parce qu’ils nécessitent des objectifs qualitatifs dont le prix fait monter la facture et que nous sommes parti du principe que nous nous adressons à des personnes qui ont envie de découvrir le monde des reflex.

Dans une autre marque, je citerai les Olympus, qui sont des hybrides en 4/3.

Moi je ne m’y fais pas (vous l’avez peut être déjà lu dans mes autres articles) mais ça n’empêche que ces appareils ont plusieurs avantages.

En vrac, je vous citerai leur encombrement, réduit, qui incite à toujours les avoir avec soi et donc favorise la prise de photos; certains sont tropicalisés et donc les sortir en Belgique n’est pas un soucis; ils sont stabilisés ce qui autorise des prises de vue en faible lumière sans trop de tracas; ils possèdent des fonctions ludiques comme la vue en direct des pauses longues; vous pouvez les équiper de bonnes optiques tant de chez Olympus que de chez Panasonic.

Pour ce qui concerne les moins de ces appareils : prévoir des batteries de réserve car ils sont gourmands.

Donc, dans les valeurs sures, les Olympus OM-D E-M10 d’entrée de gamme, qui sont déjà très bons, l’Olympus OM-D E-M5 qui est l’appareil expert et le OM-D E-M1 qui est le pro. Ceux en Mark I ou II (c.-à-d. première ou seconde générations) sont encore parfaitement dans le coup et restent abordables d’autant que l’annonce de la vente de la division photographie d’Olympus à un groupe d’investissement japonais (voir l’article à ce sujet) a miné chez certains la confiance dans la marque et donc ils se séparent de leur matériel à bon prix … pour vous !

Pour ne pas être taxé de complaisance envers ces deux marques, j’ajoute quelques autres boitiers que je ne connais pas mais pour lesquels j’ai fais quelques recherches pour les intégrer dans cette présentation :

Chez Pentax, le Pentax K-S2, s’il est un entrée de gamme, propose quand même la tropicalisation de son boitier, un viseur à 100% et sa robustesse. Le K 20D, qui est un appareil expert, a aussi de nombreux atouts dont toujours la tropicalisation et une stabilisation mécanique intéressante.

Du côté de Nikon, un DS 7100 avec son ergonomie professionnelle et sa qualité de fabrication est extrêmement intéressant. Tout comme un Nikon D 5500, qui allie compacité, ergonomie, qualité de fabrication à un écran orientable. Plus entrée de gamme, un D 3200 peut séduire par ses coloris différents ou pour son autofocus réactif et sa prise en main agréable.

Les Canon et Nikon ont aussi la plus large gamme d’objectifs propriétaire et tiers qui existe. Ce n’est pas pour rien qu’ils sont leaders du marché depuis si longtemps.

Pour l’anecdote, mon frère, qui adore aussi la photo est Nikon, je suis Canon. Longues discussions autour des BBQ !

Pour terminer ce petit tour d’horizon des reflex à miroir, passons chez Sony, avec, par exemple, le Sony Alpha 550 avec son autofocus réactif, son écran orientable et sa bonne gestion des ISO. Plus expert, un Alpha 65, qui assure au niveau autofocus, rafale et suivi du sujet, avec un bon viseur clair. La gamme d’objectifs propriétaires et tiers est aussi vaste.

Enfin, pour conclure, les personnes qui vendent ces appareils le font généralement avec leurs accessoires (flash, optiques, etc.), ce qui vous permet de partir tout équipé pour des sommes très raisonnables. En neuf ou chez les vendeurs pro vous devrez bien souvent passer une seconde fois à la caisse, pour les objectifs (sauf si vendu neuf en kit).

A titre d’exemples, vus sur 2ememain.be ce jour (1er décembre 2020 pour vous situer dans le temps) :

  • Canon Eos 700D + 2 objectifs + 2 batteries + sac photo pour 300€
  • Canon EOS 700d + filtre UV (neuf) + sac + trépied avec sac photo pour 380€
  • Canon EOS 650D + objectif EFS-S 18-135mm + sac photo + carte SanDisk 32 Go pour 450€
  • Canon EOS 200d double zoom kit pour 400€
  • Canon EOS 100D et objectif canon esf 18 – 55 f3.5-5.6 Is stm pour 150€
  • Olympus OM-D E-M10 II sans objectif pour 220€
  • Olympus OM-D E-M5 Boîte et accessoires divers (cables, chargeur,…) + Grip original Olympus HLD-6 pour prise de vue verticale et une autonomie accrue + 4 accus + Poignée grip supplémentaire + Flash d’appoint Olympus pour 175€
  • Olympus OM-D EM-1 + sa boîte + chargeur + flash externe (écran orientable, verre protégé) + objectif pancake 12 – 42m pour 285€
  • Pentax K-S2 + Objectif pentax 18mm-55mm + 1 batterie avec chargeur + Rollei Tripod Compact Traveler Star S2 (trépied) + Sac photo Samsonite (gratuit) + 2 livret pentax (gratuit) pour 400€
  • Pentax K 20D + grip pour 200€
  • Nikon DS 7100 dans sa boîte (boitier nu) pour 350€
  • Nikon D 5500 + Nikon 35mm f/1.8 avec pare soleil et filtre uv neuf avec boîte d origine nikon + Nikon 18-55mm VR + 3 batteries + 1 chargeur pour 500€
  • Nikon D3200 reflex + Nikkor 18-55 mm + 55-200 mm + sa boîte et accessoires pour 350€
  • Sony A 550 kit complet avec grip, batteries, 3 objectifs, boîte pour 250€